Ttu Ardent &s«n nom ; Sc Daillc faic beaucoup valoir cette rataplaisanterie.
FEUILLET, (Nicolas) chanoine de St. Clcud , mort en 1S4,à 70 ans , ie tendit célébré par ses prédications St iur-tcut parla conversion de M- de Oiameau , dont il a publié l'histoire édi-fiante en un vol. i---ia. Ce célébré penitent, consingemiain ucM. de Caumartin , conseiller d état, etoit un homme rien tait,d'un esprit vis St pénétrant, d’un caractère en joue , ardent Sczélé pour ses amis, mais plonge dans la débauché St se failantgloire e,e ne rien Croire de ce que la religion enseigne. M. deChameau fut entraîne malgré lui a un ,-es lermons que M. F uulet,prêchoit en triât à St. Nicolas-des-Champs à Paris Le sujet futce jour là lajaujje penìt nce-, il en fut pénétré si vivement, qu’ilne put retenir ni ses soupirs ni ses larmes. Apres le lermon , ils’adressa á celui qui avoir produit ces mouvement, dans ion coeur.Le sage directeur lui fit lire assidûment le nouveau testament,lui apprit à prier , à s humilier & à racheter les pèche par lejeûne St par saumoné. Dieu bénit le ze e de M. Fiuiiict ; Ion pé-nitent l’eccuia comme un homme qui lui parloir de la part de Dieu,& il eut toujours pour lès avis la docilité d’un enfant. M. Feuilletlui donna un reglement de vie conforme à lès besoins , & pro-portionné à lès fautes. M. de Ihaateau marcha constamment toutle reste de fa vie dans la voie étroite : humble , mortifie , pleind’austèrité pour lui-même , pendant qu’il etoit bienfai/ant enverstout le monde. Les lettres que M.. F-utlier écrivoitàM. de Chant eau,& celles de ce dernier , font voir toute la làgesse de l’un & la pro-fonde humilité de l'autie. Le levnron fui la fausse pénitence quiavoir été l’occasion de la conversion de M. de Chanteau , se trouveaussi imprimé dans les dernieres éditions de l’histoire de ceueconversion , avec ses lettres. Nous avons encore de M. FeuitUtune lettre à M. le duc d 'Orienta > qui lui avoir mandé que lasainte Hostie etoit tombee dans la boue à la procession du St. Sa-crement. 11 en prend occ.’sion de montrer , combien on doitêtre plus touché de ce que l’on jette si souvent le corps de J. C.dans des âmes impures.
I. FEVRE , ( Jacquet le ) surnommé d'Etapirs , lieu de r a nais-sance , qui est un petit bourg en Picardie, fut un des premiersqui firent revivre dans l'université de Paris le goût des éludéssolides. Ayant été accusé de favoriser les nouveautés de Lutter-,il fut obligé de sortir de Paris & fut dégrade du doctorat. Songrand adversaire fut Nil Beda , docteur de la faculté de théo-logie de Pâtis, qui s’attira des affaires fâcheuses par Ion extrêmevivacité. 11 attaqua la dislertation que le Faire avoir faite , pourprouver que Marie Magdeleine , dont il est parlé au chapitre hui-tième de St. Luc , la femme pécheresse dont il est fait mentionau chapitre septième du même évangéliste , & Marte sœur dei_.az.are, font trois femmes différentes. Le Fevre s’élevoit en celacontre le préjugé universel , & sa dissertation fit beaucoup de