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pour ce genre, qui tient à l’orailon funèbre , Sc qui demandtfles orncmens Sc la pureté du style. 11 y a des grâces Sc de la forcedans plusieurs de ícs discours , mais ii faut convenir avec unexcellent critique que ces grâces ont quelquefois un air d affecta-tion Sc que fa force n'est ìouvent qu’un ton declamateur. l/onc-tion Sc la chaleur font rares chez lui, parce qu'il avoir plus d'es-prit que de genie , plus Tesprit des tours que celui des pensées,& beaucoup plusl’espric de l’antitheíe que celui de. autres tours.On pourroit meme dire qu’il en avoir le génie , tant il maniaitbien cette figure Elle se pré/eutoit à lui très-souvent, Sc il laprodiguoit. lil. Des sermon .< en 2 vol. qui ne font pas de la mê-me force que ses oraisons funèbres & /es panégyriques. On ytrouve de belles periodes 6c tres peu de raisonnement. II avoicbeaucoup lu les vieux lermonaires, pour y chercher des traits d’é-loquencc & des pensées ingénieuses , dont il faisoic un usageplus ingénieux encore : aulsi lui trouve-t'on quelquefois quantau fond des choies un air antique , l’air du commencement dcson ficelé. Il prêchoit aVcc un vieux goût Sc un style moderne :delà des traits recherches, des contrastes peu naturels , des pen-sées plus ingenieuíes que solides , enûn cette foule de traits quiamusent l’auditeur frivole , mais qui ne le touchent jamais. Lereproche qu on a fait à M. hlechit’ , de puiser dans nos anciensprédicateurs , n’est point une chimère ; il est certain qu'il prit letexte Sc l'exordc de l’oraison funèbre de Turenc , dans celle queprononça Jean de Lt-^.ndes évêque de Maçon pour Charles Emanuesduc de Savoyc , mort en 1530. IV. Hisoire de /*empereur Tkcodofele C.ranA , in-4 9 , Sc en 2 vol. rn-12. Inexactitude des recherches& l’élegance du style caractérisent ce morceau. L’auteur décou-vre avec beaucoup d’attention toutes les qualités de Thecdofe ;mais il ne cache point ses défauts. V. V,- cardinal Commsndrn ,traduite du latin de Grattant, in-4°. Cette version élégante d'uitouvrage estime lésait lire avec plaisir. VI. Vie ducardìml xime-nè> , in-4 v . C ; est plutôt un panégyrique qu’une histoire; il nemontre ion héros que par les beaux ôôtés ; il l’excuse en tout& il en fait presque un saint. L’abbé Marso'.Her publia, en mê-me temps que lui, une vie de Ximenes moins élégante Sc d’unstyle moins pur Sc moins harmonieux, mais bien plus exacte Scplus impartiale. Vil. Des lercres cn 2 vol. ìn-12 , oh l’on trouvedes choses curieuses fur les troubles des Cevennes. Celles quine font que de pur compliment ne meuroient guere d'ètte im-primées, & on devroit bien faire un choix dans les lettres desgrands écrivains , puifqu’on en fait pour leurs ouvrages. M. K<?-chier n’avoit point le style épistolaire 5 le sien est trop arrondi Scil recherchoit le nombre Sc l’harmonie , jusques dans les moin-dres billets. Nous croyons devoir finir cet article par le parallèleque l’abbe des Fontaine j a fait des oraiíòns funèbres de Flechier ,EoJJnet Sc Mafcaron* 5 , Les oraisons funèbres de M. Flechier font„ fort au-desius de ses panégyriques des saints 6c plus encore au-
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