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Tome second.
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F ii E . io£

„ dessus de ses fermons. Mais quoiqu’il soit vraiment éloquent„ dans íes oraisons funèbres ; qu'ii y soit insinuant, touchant S i„ même sublime quelquefois, on y trouve cependant une symmé-,, trie de style trop étudiée & qui est contraire à la belle élo-„ quence. M. ftecbí‘r a trop souvent le compas 8c le niveau à la„ main, il veut marcher presque toujours fur des fleurs & il n’y,, marche qu’à pas comptés. M. Bojsuct au contraire ne fait prel-,> que jamais ulage de l’antithese, dédaignant l'art , ne se livrant,, qu'à la nature , sacrifiant l’exactitude 8c les agrémens du lan-„ gage à l’énergie & à la sublimité des pensées. L’éloquence de„ Mafctton est fort différente de celle de Flecbier & de Bojsuct.„ 11 n a ni l’elégance del’un ni la force de l’autre ; plus net-s, veux , plus élevé, moins délicat , moins poli que le premier,„ aussi sublime que le second > moins judicieux que l’un & l’au-,, tre. L'oraifon funèbre de M. de Tur,;we est son chef-d’œuvre ,,, & celle du chancelier Strier est assez belle. Les antres font„ fort défectueuses , 8c peuvent à peine se lire.

FLEURI , ( Claude ) fils d’un avocat au conseil, naquit à Parisen 1640. Ses parens le destinèrent au barreau , qu'ii suivit pen-dant neuf ans avec distinction. La jurisprudence & la littérature■l’occuperent alors uniquement s mais la douceur de ses mœurs& son goût pour la retraite & la pieté le portant vers l'étatecclésiastique, il y entra & fut élevé au sacerdoce. 11 abandonnadcs-lors toutes les études qui n’avoient point rapport aux scien-ces ecclésiastiques, dans lesquelles il se renferma. Sa maximeétoit qu'en étendant l’esprit par une érudition variée , on luifait perdre en profondeur ce qu il gagne en étendue. Après avoirétudié sérieusement la théologie , récriture - sainte , l’histoireecclésiastique , le droit canonique Sc les saints peres il se préparaà faire part au public de ce qu’ii avoit amassé. Son mérite neresta pas long-temps caché ; en 1672. il fut choisi pour êtreprécepteur des princes de Conti , que le Roi faifoit élever auprèsde Mgr. le Dauphin son fils. La fidélité avec laquelle il remplit sesdevoirs - lui procura un autre éleve. En 1680 , on lui confia laconduite du prince de Vermandois , amiral de France , après lamort duquel le Roi le nomma en 1684 à l’abbaye du Loc Dieu.Cinq ans après il fut íous-précépteur des ducs de Bourgogne ,d’Anjou & de Berri. Il fut associé dans ce travail à l’illustre Feue.'hr. , 6c il ne contribua pas moins que lui à en faire des princesvertueux & éclairés. L'académie françoise le choisit en râ;S , pourremplacer la Bruyère dont il traça le caractère avec beaucoupde vérité dans son discours de réception. L’abbé Fleuri > délivréde la cour où il avoit vécu en solitaire , se renferma dans soncabinet. Il n'interrompoit ses études que par des conférences qu’iifit pendant plusieurs années fur l’écriture-sainte. Ce fut alorsqu’ii s’attacha plus que jamais à son histoire ecclésiastique, dontil avoit dejà compole quelques volumes. M. le duc á'Orle'itns ,régent du royaume , l’appelU à la coût en 1716 , pour être co».

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