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volumes. Le premier parut en 1650, 8c le dernier fur la fin deJ7ip. Il s’est proposé dans cet ouvrage de rapporter les faits cer-tains qui peuvent servir à établir ou à éclaircit la doctrine deL’égliíe , sa dilcipiine & ses mœurs. II omet les faits peu impor-tuns . qui n'ont point de liaison entre eux , ni de rapport au butprincipal de fhistoire. U n'admet que le témoignage des auteurscontemporains, & encore faut-il qu’il soit persuadé de leurbonne foi. II n'a íemé dans son histoire que quelques réflexionstrès-courres , mais très-solides & tres-judicieuses. Il en a retran-ché les dissertations , les discussions 8c les notes de critique. II nes'y attache point scrupuleusement aux questions de chronologie ;il y fait des extraits exacts des ouvrages des peres touchant 1»doctrine , la discipline & les mœurs. II donne les actes des mar-tyrs , qu'il a cru les plus véritables. II ma.que la fuite des Empe-reurs 8c lesévénemens particuliers qui ont une connexion né-cessaire avec l’histoire de la religion. II expose dans le discoursqui est à la tête du premier volume > les réglés qu’il s’est prescri-tes 8c qu’il a suivies exactement. On trouve plusieurs autres dis-cours au commencement de quelques volumes , qui montrentégalement le bon goût, l’érudition Sc le jugement de fauteur.On volt dans celui qui est au huitième tome , rétablissementdivin du christianisme, 8c le gouvernement de régisse : au treiziè-me , l’inondation des barbares 8c la décadence des études : aufeizieme , le changement dans la discipline 8c dans la pénitence,les translations, érections, appellations , 8cc. au dix-septième,les universités 8c les études : au dix-huitième, les croisades 8cíes indulgences : au dix neuvième, la jutisdiction essentielle à ré-gisse , enfin au vingtième on trouve íes réflexions de fauteurlut f état des divers ordres religieux qui subsistoient au quatorziè-me liecle. Ces huit premiers discours ne surent d’abord impri-més qu'avec le corps de l’histoire ecclésiastique : mais plusieurspersonnes ayant désiré de les avoir séparémenc, on en fit au com-mencement de ce siecle une édition à part, en r vol. in-iz qnele public reçut avec plaisir , 8c qui fut suivie de beaucoup d’au-tres éditions. M. Fleuri avoir composé quarte autres discours dansle goût des précédens fur la poésie des Hébreux > sur l’écriture-fainte , fur la prédication 8c fur les libertés de f église gallicane.Quoiqu’ils ne soient pas de la même force que les autres , 01*les a tous réunis dernierement en un seul volume iniz; ce quicompose un recueil de douze discours. On y a joint le discoursfur le renouvellement des études ecclésiastiques depuis le qua-torzième siecle pat ìí, l’abbé Goujet , chanoine de St. Jacquesde f Hôpital. Il n’y a eu qu’une voix fur les huit premiers áis-cours de M. Fleuri , mais son histoire a essuyé différentes criti-ques. Nous nous bornerons à rapporter celle de M. l’abbé Lenglet,8c nous la détruirons en partie par des témoignages plus favo-rables. ,, Cette histoire , dit ce censeur sévere , est ce que nous„ avons de moins mauvais. Néanmoins ce sons plutôt des extraits
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