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Tome second.
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cherchent qu’à se cacher. Gtrson donne ensuite cî’excellentes ré-glés fur les dispenses. II passe de-lì 'a l’autorité du concile général ,qu’il prouve être souveraine dans l'église. Elle est plus étendue &plus ample que celle du Pape, tant à cause de ^infaillibilitéduconcile, qu’à cause du pouvoir qu’il a de réformer Téglise dansson chef &r dans ses membres, 8c de décider en dernier ressortles causes de la foi. II définit le concile général, une assemblée fui-te en quelque lieu pur une autorité légitime de tous [es ordres hiérar-chiques de l'église catholique , de laquelle on n'exclud aucun fdele qui'veuille etre entendu , pour régler ce qui regarde le gouvernement de l'é-glise dans la foi & dans les mœurs/. C’íft au Pape à le convoquer,excepté lorfqu'il est mort, ou déposé, ou insensé; ou bien siétant requis d’assembler le concile > il le refuse avec opiniâtreté ;ou enfin , si le concile légitimement assemblé désigne le temps 8cle lieu du concile suivant. Gerson a fait un traité intitulé: Vaaufenhilìtate Papa ab ecilefià, pour montrer qu’il y a plusieurs casdans lesquels l’église peut être pour un temps fans Pape : 8c qu’il yen a d’autres dans lesquels on peut le déposer. 11 en a fait un au-tre fur la maniéré dont il faut fc comporter pendant le temps duschisme, lorfqu’il y a deux Papes, 8c que l’on ne fçait pas certai-nement lequel des deux il faut reconnoître. Il y établit qu’il fautalors s’abftenir de se condamner mutuellement, Sc que l’on doitsur-tout éviter de se séparer de la communion les uns des autres.Ce savant théologien a composé d’autres ouvrages fur l’autoritéde l’église, fut son unité 8c fur ses prérogatives. Dans ses traitésde morale ils’eleve avec force contre les vices des ecclésiastiques.La pluralité des bénéfices n’y est point oubliée, non plus que lesbrigues Sc les sollicitations pour les obtenir ; l’absence des évêquesde leurs diocèses ; la négligence du clergé à s’acquitter de ses de-voirs 8c à célébrer l’office divin ; l’ignorance de plusieurs , leurvie toute mondaine ; la pompe 8c le faste des cardinaux Sc des au-tres prélats, 8c une infinité d’autres désordres. Dans un traite dela communion des laïa sous les deux especes , Grr/on'fait voir que,quoique 1 écriture soit la tegle de la foi, elle est susceptible d’ex-plications , 8c que c'est à l’église à les donner. II combat l’erreurde ceux qui soutenoient, qu’il étoit de nécessité de salut pour leslaïcs de communier fous les deux especes, 8c il rapporte les rai-sons qui avoient engagé à retrancher la coupe. Nous avons de cesavant théologien deux écrits fort importans fur . le discernementdes esprits , & sor les moyens de distinguer les fausses -Visions des véri-tables. Voici entr’autres les réglés qu’il donne : un miracle quin’est ni utile ni nécessaire 8cqui n’a point de rapport â la religion,devient par-là même sospeét ou digne d’ètre rejette. Dans une vi-sion ou une révélation divine , tout doit y être vrai, julqu’à lamoindre proposition , usque ad minimum propofirionem. Dans le dis-cernement des choses extraordinaires, il faut suspendre son juge-ment, à moins que la fausseté 8c la folie ne s’y manifestent claire-ment. Si la révélation s’écarte dans le plus petit point, de là vert-