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Tome second.
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G E R iSj

table doctrine qui est comme [a marque du souverain Roi pour don-ner la valeur légitime à la monnoie (pi.ituelle , des-lors il est cer-tain q;.e la prétendue révélation est une fausse monnoie. Elle estnéanmoins., ajoute , quelquefois tres-seniblable à la véri-

table : & les plus habiles n’en découvrent pas aisément la fausseté ;parce qu'au milieu d'un grand nomb.e de traits ou le démonmontre la vérité à dessein de faire prendre le change , on n’apper-çoit p.-.s d’abord le point unique où se trouve la fausseté. L ouvra-ge. trip&rtire , ainsi intitulé , parce que tierjon y traite trois 1t.j-tadiffetens > fut tres bien accueilli. Les evêques de France le choili-lenc dans leurs synodes pour servir d’instruction aux prêtres Sc auxfidelesde leurs diocèses, recommandèrent aux cures de le lire dansleurs prônes, & l'insererent dans leurs rituels. La prenv.ere partiecontient une exposition fort claire des articles de foi , & une ex-plication solide du dccalogue. La seconde traite de la confession-des péchés ; & la troisième > qui a pour titre l’art de bien mourir ,renferme des exhortations & des prières pour aslïster un homme àla mort. Le même auteur a fait un traité de ia maniéré de condui-re les enfans d J C L'on y trouve d'excellentes réglés pour l’é~ducation de la jeunesse Dans le traite de la lymonie , il proposeles moyens que le concile général peut employer pour l’extirper.11 dit nettement que les annates ne font point exemptes de lymo-nie. Dans celui de 1 a théologie mystique, il approfondit cettescience, & pose des réglés tres utiles pour ne pas tomber dansles erreurs & dans les folies que l'on remarque dans quelquesmystiques. Nous avons de ce grand homme aes fermons prêchescn ftançois , des p efi-s latines , des tertres, Sc un si grand notubttid’auties écrits, qu'il seroit trop long d’en donner ici le catalo-gue. Son style est fort dur & fort désagréable : mais il est mé-thodique > il rationne juste, & épuise les matièresqu'il traite. IIétablit, ses décisifs fur des principes certains , tires de i’écriture-sainte , ou de la loi naturelle. 11 a défendu la vérité en toute sorted’occasions avec un courage admirable , a íouffett persécutionpour la justice, & est mort en exil pour savoir soutenue avec zele.Sa réputation etoit si grande > que dans le concile dc Constance ilfut reconnu 6c loue par le cardinal de ZaínrciUs , comme le plusexcellent docteur de toute l’églife. Quoiqu'il y ait quelques dé-fauts dans plusieurs de ses ouvrages > & que quelques-uns de sesécrits soient peu considérables, cela n’empèche pas qu’il n y aitbeaucoup à profiter en les lisant avec application , 8c ens’arrétantmoins au langage qu’anfond de la doctrine.

I . GERVA 1 S , moine de Cantorberi , florissoit vers l’an irpq..On a de lui une chronique des archevêques de Cantorberi, depuisj 122 jusqu à r r,j>. Cette chronique est comme celle de tous lestemps barbares -, c est à-dire, plate 8c infidelle.

II. GEB.VAIS , évêque de Séez , fut recommandable par fa doc-trine 8c fa piété. U vivoit vers l’an 1207. Hoirs avons dc lui de*

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