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Tome second.
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lettres imprimées 1V4 0 , à Mons iS6r. Elies peuvent être dequelque milite', pour l'histoite de son temps.

III. GERVAIS , de Tilbury > florissoit dans le treizième siccle.Jlart 11 j roi d’Angleterre , étoit ion oncle ; il fut gagner lesbennes grâces de ['empereur Otkots IV , qui le fit maréchal ditroyaume d’Arles. Ce fut pour ce prince que Cervuis cnmposa sachronique intitulée : Ve otì s im\.e-iaiikut , imprimée à Helmstad ,í/i-4 0 , i«78. Cet ouvrage étant destiné à servir d'heures de récréa-tion à l’Empereur, est rempli des contes les plus extravagans. Lesfaits y font tellement éloignes de la vraisemblance, que les fablesd ‘Ejope 8c les contes des imadis font cent fois plus croyables.Cependant quelques Protcstans se sont servi de l'autorité de cechroniqueur imbecille pour appuyer l’aventure de la papesse Jeanne.On a encore de Gervais plusieurs autres ouvrages qui méritent en-core moins d’attention que la chronique , dont nous n’aurionspas. parlé si on n y trouvoit quelques faits relatifs à l’histoireecclésiastique.

I. GERVAISE, (Nicolas') naquit à Paris du médecin dufameuxsurintendant Fou^net. Il connut de bonne heure MM- Rrisacier SiTiberge , prêtres de la congrégation des missions étrangères, quirengagerentàs’embarquer pour le royaume de Siam, avec quel-ques ecclésiastiques qui y alloient en nriffion. Après avoir demeuréquelque temps dans ce pays , fur lequel il publia quelques ouvra-ges , il revint en France , où l’on mérite reijut des récompensés.II devint d’abord curé de Vannes emBretagne > Si ensuite prévôtde Suevre dans régisse de St. Martin de Tours. Cette dignité renga-gé a à écrire la vie de St. Martin , in-4*. Cer ouvrage ou l’on trouvedes recherches , mais où il y a beaucoup à désirer du côté del’exactitude , fut réfuté par dom Radier , Bénédictin , qui en re-leva plusieurs méprises. L’abbé Gervaise quitta Sucvte pour se ren-dre à Rome , où il obtint du Pape ['évêché d’Hcren. 11 s’embar-qua peur exercer Ion zele dan, le lieu de fa trfffion ; mais il eufut la victime. Ayant voulu appaifer une révolte qui s’étort élevéeparmi les Caraïbes, il fur massacré avec ses ecclésiastiques le ranovembre 1719. L’abbé Gcr,/tr/sétoit un homme de mérite, quiavoit beaucoup de vivacité 8c de pénétration ; mais ses démarchesétoient quelquefois précipitées , 8c il se laissoit emporter à l’ar-deur de Ion caractère. Comme écrivain , il ne sera jamais placédans le premier ordre > ni même dans le second. Nous avons delui outre fa vie de St. Martin , i’histoire du philosophe B é.e qu'ildédia à Lotir.' Xi V. Ce morceau est intéreslant pour l'histoite ec-clésiastique 8c profane. Boece y est peint avec des couleurs avan-tageuses I, érudition fait le mérite principal de cet ouvrage > dontle style n’est pas toujours pur Sc agréable.

II. GERVAISE, ( Dom Armand-fratic.i, )frété du précédent, na-quit à Paris comme lui. Après avoir fait ses humanités avec dis-tinction , il entra chez les Cannes déchaussés, où son esprit Scses vertus le Hrevt remarquer. Son amour pour la pénitence n’é»