GïR 187
tant pas assez satisfait dans cet ordre, il prit l’habit de la Trappecn lâs;. Sa régularité jointe au avoir Sc aux agremens d’une ima-gination vive plurent à Rabbé de Rance qui , âpres la mortde dom Zoz.ime , le fie élever à la dignité d'abbé. (Cette placefit connoìtie son caractère bouillant , inquiet Sc emporté LaTrappe fut b.entôt divilée en deux partis , l’un pour le nouvelabbé, Sc l’aucre pour l’ancien ; celui-ci voyant chanceler ion ouvrageeut l’auresse de lui faire donner fa démission 8c le crédit de lafaire agréer à Louis Xlv. Dom Gervaife se voyant simple particu-lier , quitta la Trappe , Sc composa une longue apologie qui mitde son côt 1 la plupart de ceux qui l’avoient condamne. Il paroitque sa chute vint moins de ses cabales , que du peu d’égards qu’ileut pour l’abbé de Rané ( voyez son article. ) Ce réformateur vou-loir jouir de tous les privilèges des autres réformateurs d’ordre.II avoir fait des réglernens , il vouloir qu’ou les suivit ; il exi-geoit des déférences , Sc elles lui étoient dues. Dom Gcrvaise de-voir d’autant moins les lui refuser , que dom de Rance' avoit étéson bienfaicteur. La ieconnoissance est le premier des devoirs , 8 cquand il n’auroit manqué qu’à celui là , il étoit assez coupable.Dom Gervaife erra pendant quelque temps de retraite en re-traite , toujours inquiet toujours bouillant, ne connoissanr pointle repos 8c jouissant tres-peu du calme de la raison. Il fut enfinarrêté par l’ordre de la cour , en sortant du Luxembourg. On Ren-ferma dans l’abbaye de Notre-Dame de Reclus , dans le diocèsede Troyes. C’est-là qu’il finit une vie errante en 175 5. Nous avonsde ce religieux aventurier plusieurs ouvrages dont les principauxfont, I. Histoire générale de la résumé le Cite mi x , in 4", dont ilne publia que le premier vol. Ce livre suc la cause de fa détention.Les Bernardins , qui y étoient vivement attaqués - 8c fur lesquelsil avoit compilé bien des faits désavantageux , portèrent desplaintes contre fauteur. Son ouvrage n’auroit pas pu leur fairebeaucoup de mal, si on ne Ravoir recherché que pour le méritede 1 exactitude 8c pour le choix des faits ; mais il étoit íatyrique& emporté, 8c il n’en falloit pas davantage pour exciter la cu-riosité du public malin. II ie St. Cyprien , evejue de Carthage ,dans laquelle on trouvera Rabrégé des ouvrages de ce pere > desnotes critiques 8c historiques 8c des dissertations théologiques furles différentes contestations de son temps. Paris 1717 , Ó1-4*.L’auteur a puisé ses matériaux dans les savans mémoires d cTCle-mont ; mais il s'en faut beaucoup qu'il soit aussi exact 8c aussi sageque cet écrivain. Son style est peut-être plus agréable, mais moinsnoble 8c moins pur. II ne prend pas toujours le bon parti dans sesdissertations, 8c dans quelques-unes il soutient le mauvais. Cettevie a été vivement attaquée dans les lettres écrites aux soli f ;r es,in-rz. III. La vie d’Abailard & d’Hcloife, en z vol. in-ìz. Cettevie est une espece de roman verbeux Sc mal écrit. L’auteur prendle parti á'Abailard contre St. Bernard ; mais ce n’est pas avec tropde raison. Il se peut faire que le St. réformateur de Clairvaux
A a z