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ccs de résine en poudre, 8e mettez-la premierement dans le plat. Sc 1condement, deux onces de térébenthine & mettez-la da relc plat avecrésine 5 puis prenez les deux go n mes Sc vous les mêlerez , les trem-pant avec l’huile d’afpic; puis piencz une demi livre de blanc d’El-pagne bien pilé, mettez tout enlembledansle plat, & vous les tour-nez fur le feu avec un bâton ; puis vous fêterez du feu & prendrezdeux onces de cinabre bien pilé, & le mettrez au plat, remuant bienle tout: alors vous prendrez un bâton, 8c laverez vos mains, & for-mant les magdaléons, & L vous délirez quelles sentent bon, ajostez-y du benjoin en poudre.
Autrement.
Vous en ferez d une autre façon, lì vous prenez une once de mas-tic, du cinabre trois dragmes ; ou si vous la voulez d'autre couleur ,mettez-y ce qu'il vous plaira; mais premierement, sondez le mastic;Sc étant un jieu refroidi , vous y inciterez le cinabre, & soudain lajetterez sur un marbre un peu chaud, oint d’huile d amandes douces,& vous en formerez des bâtons.
Troisième façon.
Prenez calabre blanc, diiiolvez - le en eau douce.
Pour faire de la Cire d’Espagne à t épreuve.
Prenez de la gomrrie Iacque, deux onces; du mastic une once: dusandarac, de la gomme Elerni . de chacun une once & demie: de lapoix refîne, un gros & demi: de la térébenthine de Venise, uneor.ee:baionne ou coleuvrée, trois gros, du cinabre ce qui suffira pour rou-gir , mettez le tout en poudre bien subtile, que vous mêlerez avec larésine & la térébenthine, Sc que vous broierez bien asin de réduire letout en pâte, ensuite vous le roulerez peur en faire des bâtons.
Autre.
Prenez de la poix grecque luisante que vous ferez fondre , Sc vous yajouterez du cinabre tant que vous voudrez pour lui donner couleur;vous y ajouterez quelque bonne odeur pour la fai. e odoriférante.
CIR ON. Pour les Cirens des mains, & autres endroits du corps.
I. Il faut laver l’endroit où vous aurez des cirons, gales ou lignes ,de laie de vache, que vous aurez fait bouillir auparavant.
II. Prenez du soufre, jetiez-en dans un réchaud de feu, 4c en par-fumez l’endroit où font vos cirons, gales Sc teignes.
III. Faites bouillir de la ciguë, & lavez de certe eau les cirons & lesdartres.
■ IV. Faites une décoction ou lessive de feuillesd’aluine, d’auronneScde noïer en vinaigre bien fort.
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CITERNE. Si la nature du lieu ne permet pas, qu a grands frais,on puitfc faire des puits, pour lors & à ce défaut, l’on fart construireune citerne en un endroit ou la ta’eté ne puisse aborder, car autrementl’cau nîn feroit jamais bonne. De plus, on prend garde que le lieu oùl'on veut fane la citerne, ne toit point exposé au Soleil, ni a u tropgrand vent, Sc qu’on remarque que ion eau différé de celle des puits,en ce que celle-ci ne veut point être renfermée, pour les raisons qu’ona donné ci-dcíìiis, 8e que cclie-la au contraire veut toujours qu’on latienne close , a cause que le trop grand air a coutume d’attirer à luitout cc qu’il y a de plus iubtil, de telle manière, que ce qu’il y a deplus greffier, demeure au fond / & par ce m.ncn tend ce, te e m pe-lante , Sc íiijette à causer des crudités dans l’estomac de ceux qui enboivent II y a des gens fort scrupuleux fur les eaux qu’iis veulent quereçoivent leurs citernes; car ils prétendent qu’indiíféremment elles neíbntpas toutes bonnes: celles qui tombent'en petite quantité pendantles chaleurs, Sc les grandes pluies qui viennent d’abord après de gran-des ít-chereíìês, font du nombre des mauv.uíes; & ce font celles - là,diiënt-ils qui fout eauié quelque-íois que l’eau qu’on tire des citernes estd’un goût fort délàgréable, même puant bien louvent. Pour les eauxqui tombent pendant l’Antomne, k- Printeins 8c l'Hivcr, lorsque lerems n est pas bien rude ; celles -la, d.’s-je, font à ménagjfcr : & dans toute labelle saison, on estime les petites pluies du mois de Mai, qu’on a loinde ramaller exactement, comme étant les eaux les plus pures & lesplus legeres, Se qui purifient même celles qu’clks trouvent dans lesciternes.
Pour la maniéré de les construite on laisse cela aux maîtres de l’art;on prendra garde feulement que les murailles en soient bonnes, &bâties à profit, de crainte que l’eau ne íë perde ; que le dedans loicbien cimenté, principalement dans les encognures, lans qu’il loir be-soin d’en faire de même a la voûte, pat où l’eau ne sautoir se vuider.Quant a la grandeur > cela dépend de la santailie de celui qui en veutfaire la dépense.
On sait comme on a coutume de ramasser ces eaux; qwe cëstpardes canaux faits de différences maniérés qu’on attache au bord descouvertures du logis, Sc qui conduisent ces eaux dans un petit badinde plomb ou du fer blanc, dans le milieu duquel est un trou par oùcette eau paílèdans un tuyau qui y tient, Sc qui avant que dentierdans la citerne, lui aide a descendre jusques dans une auge de pierrefaite exprès proche de cette citerne, Se dont voici Pillage.
Cette auge est mise pour recevoir les eaux qui tombent des couver-tures de la maison , Se de-là les laisser écouler dans la citerne ; maiscomme on a dit qu’il y âvoit un choix à faire des eaux qui tombentdu ciel, Se qui toutes indifféremment reçues, ne pourroient pas faireune bonne eau : comment donc s’y prendre pour n’y faire descendreque celles qu’on estime les plus saintes Se meilleures ? si çe n’elt parle moïen de cette auge qui est percée en bas dans une encoignu-re , du côté ou elle paroítra le plus en pente : ce trou dansle teins qu’onjugera á propos de ne point laiíssr perdre les eaux, fera fermé, afinque cette auge venant à f# remplir jufqua un certain endroit qui
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scia gtiilé du côté de la «terne > fournisse un passage à Peau qu’ellerenfermera pour tomber dans cette citerne. Et lors au contraire qu’onfera mépris des pluies qtu tombent on aura qu’alaiikr ce trou ouvert,en telle forte qu’a mesure que Peau y entrera , elle cn sortira de mê-me.
II y en a qui ne se servent point de cettte auge, & souffrent quePeau tombe indifféremment dans unendftfit souterrain, bâti plus balti-que la citerne, qu’ils appellent citerneau, dans lequel ils font mettredu fable de rivière , prétendant que Peau passant au travers, fe puri-fie de tout ce quelle peut avoir de méchantes qualitez > & que parcenlequent Peau qu’on tire de ces citernes pour boire, doit être mer-veilleuse. On íë rapporte de toutes ces choíès à ceux qui ont coutu-me d’uíër dc cette eau pour appaiíer leur soif; mais on fait bien qusdans beaucoup tic citernes qui reçoivent ainsi leùrs eaux , on y enpuise de fort désagréable au goût; cc qui oblige de croire que l’ufageSc les eaux choisies qu’on y laiflè entrer, pour eníisite fc jetter dans laciterne , peuvent effectivement composer úne eau meilleure > que del’autre maniéré; c’est mon sentiment, le suive qui voudra.
Pour entretenir proprement la citerne, il faut avoir soin dc bien fairenettoier les endroits par où doit palier l’eau, qui feront des conduitsprès deíquels on pourra aisément approcher; Se crainte qi.e !a pluiene tombe directement dans la citerne, il faut au-délias y drelièr unecouverture qui jettera de côté Sc d’autre les eaux qui tombent dessus;Sc pour empêcher qu’«n n’y jette rien de vilain dans sauge dont oavient de parier, on la tiendra fermée a la clef d’un couvercle fait d’un bonbois. Bien du monde voudroit qu’on bannit les pigeons où íont bâtiesles citernes; mais si cela est absolument nécessaire, il. ne sourdons ja-mais penser d’cn construire dans une maison de campagne, cù un co-lombier apporte beaucoup plus de profit á son maître, que ne fait pasune citerne.
CITRONIER , en Latin Cltreum
Description. C'est un Arbre dont les feuilles sont dune belle couleurvertes, sellantes, dentelées sor les bords & allez semblables a celles dulaurier. Sts fleurs sont á cinq souilles disposées en rond, odoriféran-tes , Sc d’une couleur blanche tirant sor le rouge ou fur le purpurin.A ces fleurs succédé un fruit oblong qu’on nomme citron, dontl’éeor-ce, Sc qui est épaisse Sc raboteuse, renferme une substance vesiculeusedivitce en plusieurs cellules remplies d’nn soc acide, rrès-agiéable au goût.
Lieu On cultive cet arbre en Provence, en Languedoc, cn Italie Scdans les Pais chauds.
Propriétés. Le citron est cordial, propre pour rafraîchir, pour pré-cipiter la bile Sc pour appaiíer le trop g-.and mouvement du sang.Pendant les maladies épidemiques on porte sor soi un citron lardé toutau tour dc clous de géiofle ; C’est ■pour íe garantir de la contagion.
Le citrosocr qu’on vient de décrire est celui qui porte des citrons ai-gres , il y en a un autre > dont les fruits sont doux. Ces citrons soiwtison goût assez fade , mais ils sont plus gros que les communs.
Le citron bergamote est le fruit d’une tsspece de citronicr, dont orîdit que l’originc vient de ce qu’un Italien s’avifa d’enter une branchede citronnier fur le tronc d’un poirier bergamote. C’est de ce citronqu’on tire l’cflènce de tedra, ou bergamote.
Maniéré de tirer îeffsnce-de Cedra.
.Aïez un vase de terre dîme ass-z grande capacité, Sc dontl’ouver-ture soit telle quelle puisse être fermée par les bouts de deux doigts,avec lesquels on doit presser i’écorcc de citron bergamote coupée pafpetits morceaux, de la méme maniéré qu’on presse les zestsd’orange.Pour empêcher l’cvaporation dc cette eiientc, il ef! bon d’enveloppcrl’embouduue du vase avec du parchemin mouillé. On tire bien peud’etìence dîme grande quantité de petits morceaux d’écorce de citron,mais elle est bien meilleure que si on la riroit par la méthode dont oníë íèrr communément pour les eílènces.
On distigue encore trois fores de citrons. La premiere, est le li-mon , dit en Latin Ltmo ou Mahtm Limonìum : la seconde , est leci ton , dit Gtrium : Scia troisième Poncerimn qui est le poweyre,lequel, est auili appelle Citrionatum , ou Pomurn Adanû , ou PomumAsijrium , Sc Pomum Medicum , à caille du Pais de Medie ou lc citroncitm abondamment Sc fans grande peine, Sc à cause qu’il a plusieursvci tus médecinales, résiste aux venins , Sc à l’ardeur de la fièvre, ilexténue la bile crasse.
A l’égard du soc de limon, il est propre à lagravelle, Sc à nétoïenles taches du visage.
Leur écorce est alexipharmaque Sc cardiaque, elle fortifie l’cstomacquand elle est confite , elle aide à la digestion , prépare la pituite ,
Sc la mélacolie; faitmourrir les vers, Sc enfin col tige le mauvais air,particulièrement en teins de preste. Sa semence a les mêmes vertus.
Pour faire des petits pains de Citrons.
II faut prendre un blanc d’oeuf ou deux, Sc le battre avec un peudëau de fleur d’orange , puis prendre du sucre en poudre, jusqu a cequïl fc fasse une pâte ferme comme de la pâte de maflë-paín, vous ymêlerez parmi de la rapure de citron, puis vous la roulerez en petiteboule gros comme le bout du pouce à-peu près ; vous les dresserez furdu papier , Sc cn les dressant vous les applatirez un peu ; vous lesmettrez dans le four, Sc lorsqu'ils seront cuits, vous les ôterez : voilàce qui s’appelle du petit pain de citron.
On fait de la conserve de rapure de citron. Votez Conserve.CITROUILLE, en Latin Citrulkts.
Description. C'est une plante qui a les feuilles découpées comme lacoloquinte ; mais plus grandes Sc plus rudes : Ses branches s’étendencbeaucoup for terre tomme celles des melons : ses sieurs sont jaunes,ses fruits sont plus gros que les melons, unis, verts, Sc pefans, Sc quel-quefois tachez de blanc.
Lieu. On some les eiktouAcs dans les Jardins cn lieu chaud: elles'
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