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ipo CIV. CLA- CLO. COA. COG

vinaigre du pain rôti, & le bicíi écacher quand il sera remplit, pursl’áiant mêlé avec du lait ou mo'éle d’amandes, le verser dans le civéforlqu’il aura bouilli quelque tems, y ajoûtanr quelques morceaux decandie liez ensemble & du sucre, ce qu il en faudra pour faire la sau-ce douce; faites bouillit le tout bien doucement, juíqu’ace que le civésoit cuit, le remuant & retournant de fois à autre peur empêcher qu'ilne s'attache au pot & ne se brûle.

CLA.

CLABAUT. C’est un chien courant, à qui les oreilles paient lenez de beaucoup. Ce noin vient de cc qu'il demeure à châtier & à re-battre des voies en trois ou quatre arpens de bois, ce qu'on appelleclabauder, en ce qu'il s manquent de force, & ne peuvent aller avecles autres chiens.

CLARIERE. C’est Pendroit d’un bois qui est dégarni d’Arbres.

C L AYE , dont se servent les Jardiniers pour palier, comme ondit, des terres à la claie. C’est une maniéré de tissu de plusieurs brinsde bois ronds garnis de leur écorce, & allez menus ; c’est-à-dire, de lagrosseur d’un bon pouce; ces brins de bois sont séparez l’undel’autred’environ un pouce, & liez en trois ou quatre endroits de leur hauteurd’une chaîne d’olier qui les entrelaílé, òt de plus attachés par derrièreavec autant de traverses du même bois, ou un peu plus gros pour main-tenir tout formage cn état, enserre qu’à l’user la claie résiste à iapélàn-teur de la terre qu’on doit jettes contre, & qu’ellenese defaise point&ne te disloque li-tôt quelle sereit sons cela: cc ion t les Vaniers quisont ces claytsd’enviroasixàsept pieds de haut & autant de large.

CLO.

CLOCHE pour les Jardiniers. Ce font des ouvrages de verrefaitsàl’imitationd’une cloche de fonte, qui ont environ dix-huicpou-ces de largeur pas le bas de leur ouverture, & autant de hauteur avecun gros bouton de la même matière pour les piendre Sc les placercommodément; on en fait quelquefois de plus grandes. Ces clochesservent l'Hiver, & pendant toute la saison froide pour mettre sur lesplantes qu’on échauffe, & qu’on fait avancer par se moïen des fumierschauds, par exemple, frailcs, oseilles > asperges , melins, concom-bres , & petites salades, &c. Ces cloches les garantissent du froid Scdu vent; on dit donner de l’air a la cloche, c’est l’élever ou d’un cô-té feulement, ou par tout, ce qui se sait avec de petits morceaux debois, ou avec des fourchettes: on dit, hausser les cloches, baisser lescloches. Les melons ne peuvent plus tenir fous les cloches, &c.

De ce mot dc cloche on en fait un adjectif: cloché, pour dire, j'aiccnt-deux pieds de melons clochez. Cela signifie garnis chacun de leurcloche.

CLOUX DE GE’ROFLES, en Latin Cariophilli.

.Dejcription. Cc for,t les fleurs d’un arbre des Indes, dont la figure,la grandeur & les feuilles font semblables au laurier, sinon qu’ellesfont plus étroites, ainsi queecllso des saules ou des pêchers;il a beau-coup de branches, & de fleurs qui sont premièrement blanches, pmsverdâtres, & enfin roussàtres: leiquelks étant endurcies font les géno-ises qui on: comme une tête au bout avec quatre petites dents éten-dues en étoiles : cette fleur croît au bout des petites branches, com-me le fruit du meurte.

Lieu. Il croît feulement aux cinq Uses desMoluques; on amaíTe lesgérofles au mois de Septembre, au mois de Janvier & Fevrier

Prcpriétez. LYau tirée des clous recens, íêr.t merveilleusement bon,& est bonne aux symptômes du cœur; quelques-uns font suer ceux quiont la groííes verole avec des doux de gérofles, des noix musca-des, du poivre long & noir. Les doux de gérofles sont bons pour 1esoie, l’cstoinac & se cœur, Sc fortifient ces parties; ils aident à la di-gestion, & reiièrrenc se ventre.

COA.

COAGULER. C’est donner une consistance aux liquides en fai-sant consumer une pairie de leur humidité íurle feu, ou bien en mê-lant ensemble des liqueurs de différ.nte nature.

C O C.

COCHENILLE. C’est un petitlnsecte qui se nourrit du soc desfruits rouges de l’Opuntia. Sa figure est allez semblable a celle despunaises qui Rattachent aux orangers. On croie que ce qu’on nousapporte fous 1e nom de cochenille > n’est que la partie du ventre decet infecte couverte d’écailles qui est restée toute entiere: On n’y re-marque rien de la partie du corps qui est vers la tête , ni des pattesqui te font apparemment desséchées & réduites en poussière.

On trouve ces infectes fur dissertas arbres dans la nouvelle Espa-gne; les Indiens ont soin de les ramasser & de les transporter fur l’O-ptmtia qui est une eípece de figuier du Pais, dont le fruit est remplid’un suc rouge. Les cochenilles té nourrissant de ce fruit acquièrentune belle couleur rouge; & quand ils sont d’une grosseur fuffiíante ,on les tue avcc de l’cau iroide, & on ses fait sécher pour les apporteren Europe où l’on s’en sert pour teindre en écarlate.

On doit choisir la cochenille grotte, nette, bien nourrie, seche ,de couleur argentée, brillante en dessus, & rendant quand on la écra-sé une couleur rouge foncée.

COCHER , son devoir. II saur en premier lieu qu’un cocher soithonnête homme, sage & point ivrogne, puisque la vie du Seigneurdépend souvent dc là conduite ; il doit aussi se connoitre un peu cnchevaux : qu’il les lâche bien panser ou faire panser soir & matin, te-nir ou faire tenir i’écurie bien propre ; qu’il ait soin de faire ou de fairefaire la litière 1e soir, & la lever k matin , & ne point laisser fumercans Pc«ur,e de peur «lu st u, & prendre bien garde aux lanternes &

c o c.

chandeliers, pour 1a même raison ; il saur encore qu’il ait soi défai-re boire les chevaux a leurs heures ordinaires, leur donnée l’avoinede même, & ne pas manquer à leur laver & faire laver les jambes ,lorfqu’ils arrivent dc la ville; le loir & se matin, leur visiter tous lesjours ses pids avant que de sortir > les bien faire ferrer & les entrete-nir de même,, leur faire ses crins de tems-en-tems&les tenir toujoursle plus propre qu’il est possible : il est pareillement encore de son de-voir de nettoyer, ou faire nettoyer ou sont íes carrolìès, tant par de-dans que par dehors, les grailler ou faire graisser quand il est besoin,prendre garde tous les jours qu’il n’y manque rien : & en cas qu’il ymanque quelque chose , avoir soin d’en avertir l’Eciiïer, se Maitre-d’Hôcel ou ceux qui en doivent avoir 1e loin ; ses avertir de mérnede ce qui pourroit manquer aux siamois ; les bien laver , brosser Sc net-toyer tous les jours , afin que touc l’équipage soit dans une égale pro-preté, & que lc Seigneur en ait une entiere satisfaction.

COCHON ou PORC. C’est un animal domestique très-conmjqu’on engraissé, & dont on sole la .chair qui est d’un bon goût. Safemelle est-appel!ée Truye , elle porte quinze ou seize petits cochons d’u-ne feule ventrée, mais il ne faut lui en laitier que huit ou neuf, asinqu’il; profitent davantage. Le mâle se nomme Verrat. Celui qu’oachâtre pour engraisser retient le nom de cochon ou de Porc.

Qualité du Verrat & de la Truie.

Sa tête doit être grosse, son groin long, ses oreilles grandes & per-dantes , íes jambes eourtes & groíle;, en un mot il doit avoir le corpsgros & ramassé. II faut que la Truie air ses mêmes qualitez ; que sonvenue soit large Sc ample, & que ses tetins soient longs.

Tems de faire feuer la Truie.

C’est depuis le commencement de Février jufqu’à la mi-Mars. Catfsi on fait louer la truie en Mai ou en Juin, ses petits cochons quinaissent au mois de Septembre ou d’Gctobre n’ont point le tems de sefortifier avant l’Híver, ce qui fait qu’ils ne deviennent jamais beaux.La truie donne des petits deux fois par an, Scies porte pendant cinqmois.

On aura soin de séparer les verrats d’avec les truies de peur quil*ne ses blelsent Sc ne les fassent avorter ; ou qu'ils ne mangent les pe-tits cochons quand ils sont nez; c’est pourquoi on ne Ies envolera pasensemble aux champs. On doit aussi ne jamais laisser manquer la mam-geaille â la truie, ce crainte quelle ne mange elíc-rncim. tes petits.

Maniéré efélevtr les petits Codions.

Trois semaines après que les cochons font nez, qui est le tems ct,dinaire de ses sevrer, on commence à les mener aux champs pour paîtrei'herbe. On ne doit point manquer soir & matin de leur donner â boi-te de Peau qu’on aura blanchie avec du ion > ct foin dure jufqu’à cequ’ils aient atteint Page de deux mois. On choisit pour lors!a quan-tité de ceux qu’on veut sevrer pour la provision de ta maison, afin dçVendre 1e reste.

Comme après cela on n’a plus une si grande quantité de cochonsà élever, on peut leur donner la nourriture plus ample, c’est a dire»qu au lieu d’eau simple, il faut loir Sc matin leur faire boire du petitlait où Pon mêle du son, on leur en donne un peu plus que seuf-qu’on en a beaucoup à nourrir.

Des laveures d’ècudles faites de petit lait ne font point mauvaises ;& si sic st en Hiver on ses fait t.edir fur lc feu, puis on ses jette dansleur auge avec un peu de son, & quelques fruits pourris, ou bien quel-ques grosses raves; on les entretient ainsi julqu’au mois d’Avril, queses herbes commencent à leur fournir la meilleure partie de leur nour-riture ; & on le souviendra de les en voie r tous les jours aux champsavec ies biebis; car d’élever ces petits cochons sons les envoler paître,c’eíi abus, PEté ie pâlie ainsi ; ruais quand P Automne arrive, & qu’onpense a engraisser ces cochons pour ses tuer, c’est une aune affaire;oa doit pour lors tripler la dose & les gouverner comme on va l’crt-feigner.

Méthode pour engraijfer les Cochons.

Pour disposer la nature des cochons à prendre graissé, ilne faut pastout d’un coup leur donner la nourriture bien forte. C’est ce qui fàicque pendant huit jours on prendra des choux qu’on fera boillirdaijsune chaudière avec de Peau, parmi lesquels on mêlera du petit lait,des laveures d’écuclses, & de l’cau; si cela ne suffit pas pour détrem-per suffisamment ce son , & ces choux, puis on laissèra refroidir cet-te mangeasse jufqu’à ce qu’on y puisse endurer la main.

Ce teins passé on attache ces cochons dans leurs toit, d’où on neles fait point sortir qu’ils «e soient tout-à-fait gras, & pour lors on leurôte ses choux, & on ne leur donne plus soir & matin a pleine auge,que de Peau ou du petit lait > dans lequel on aura mis du son un peuépais, & qu'on aura fait bouillir, pour leur présenter, après qu’il au-ra été refroidi : on leur donnera un picotin d’orge bouillie, & autantd'avoine crue, Sc pour le mieux l’un & l’autre alternativement : huitjours lé palilront encore ainsi, après quoi ou leur donnera a mangerduíòn bouilli tout épais, & tant que ces cochons en laissent de reste.

Si-tôt que cela arrive ils ne tardent guéres a aiguiller; & quandon ses juge propres à être tuez, ouleur met le coûteau dans la gorge,pour être accommodez Sc salez.

Du tems de c.hâtrer Us Cochons,

Tous ces foins ci-dessus feroient inutiles, si on rk prenoir celui dechâtrer les cochons qu’on veut engraisser, & qu’on destine pour êtrevendus.

Les cochon* pour bien faire , (solvant avoir six mois lorfqu’on

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