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ï?i C O C. C O E.

ne nature à vouloir être mangé tout rôti: cela fait, Sc lorsque cetteépaule est cuite, on la tire, Sc avant que de la íérvir on y tait unesaillie robert, composée de la maniéré qui voici.

Prenez du Beurre, lailíez-le bien chauffer > mcttcz-y frire de l’Oignonmince en morceaux quarrez , ou bien de la Ciboule; après celajeitcz-yun verre de Vin, un peu de Vinaigre, que vous aílaiíònnerez de el,de Poivre, de Muscade, & d'ure cuillerée de bouillon, puis vous le lèr-virez après y avoir ajouté de la Moutarde.

Autre maniéré pour faire cuire les jambons.

Nous avons dé j a dit qu’on mcctoit les jambons au fond du saloir, afinCfu’ils prisent davantage le íèl, quand on les retire on les met tremperdans la lie deVin quelque tems, Sc on les expose ensuite dans la che-minée environ deux mois pour les faire paiftimc r. Quand on veutles faire cuire > on les met dans la terre l’elpace de deux jours, aprèsqtior on les lave Sc on les íà;t cuire dans une chaudière avec du Foin.

Autrement.

On met un jamboin dans la lie de Vin pour lui donner une couleurvermeille, enluiteon le lave bien, LL on le met dans une calleiole avecnne livre deSain-Doux & un demi feprier de bon Vm blanc, quelquesfeuilles de Laurier, & quelques Clous de Gérois. On ferme cette cas-serole avec une autre, Sc ahn qu’il n’y entre point d’aii, ou que k lirene sorte point, on prend de la pâte qu’on met tout autour des deuxcaiseroles à l'endroit qu’elses se joignent.

Pour lavoir si le jambon est cuit, il faut lever la coiiene, & en-foncer une paille dans la chair, fi elle entre c’est une marque que kjambon est cuit. Alors onleve entierement la coiiene, & on met en-tre cette coiiene & k lard, des Clous de Gérofk & quelques feuilles deLaurier.

11 y a encore d’autres picces qu’on kve de dclíus k Cochon, & quise mangent ou rôties à la broche, ou fur k gril, fans être lalées ; ce sontks échinées, l’os court, & les griblettes.

Gri'ohttes de Cochon.

Aiez des griblettes de Cochon, pallèz-ks à la poêle dans du Sain-Doux; laiffcz-les bien frire, tirez-les, & puis servez-les avec jus deCitron, ou soute robert.

On se sert encore de ces grib'cttes pour mettre en hachis, Sc qu’onaptère comme on a dit qu’il falloit faire des rouelles de Veau.

Pieds de Cochon.

Lorfqu'ori veut manger ks pieds de Cochon fans beaucoup de façon,on les rire de l’endroit ou ils ont pris Sel, puis ou ks fut cuire dans unpot; Lc quand ilsk sont suffisamment, on ks met rôtir fur k gril, puison les íert avec la sauce robert.

Pieds de Cochon fricassés.

On fait une fric allée dc pieds de Cochon, en ks mettant rôtir fur kgril, âpres quoi on ks coupe par morceaux pour ks palier à 1a poêledans du Borne : celafut, on y joint de l’Oignon coupé en petits car-reaux qu’on 1 aille frire aullì, puis on y jette deux veires de Vin, duSel, ce qui est absolument neccllaire, ainsi que du Poivre , Ledit Cloude Gérofk ; on laifle tout raisonnablement tarir, puis on y met unfilet de Vinaigre ; lorsqu’ils sont cuits, on y mêle la Moutarde, Sc onks sert tout chaudement.

Pieds de Cochon à la famte-Menehout.

On fait encore des pieds de Cochon à la fainte-Menehout: &poury réuílir coupez-ks en deux, mcttez-les dans une..marmite, au fondde laquelle sera une rangée de bardes de Lard, puis une de pieds deCochon, & ainsi jufqu’à ce que la marmite soit pleine : après cela, pre-nez un verre d’eau de vie, un f eu d’Anis, du Lainier, Sc une chopinede Vin-blanc ; couvrez k tout de bardes. Sc d’un couvercle qui joignebien, observant pour cela de l’empáter, puis me.tant cette marmiteà la braise, laillez-lcs cuire cn cet état pendant dix ou douze heures,fans leur donner !e feu que très-mediocrement, afin qu’ils acquièrentune cuisson qui les rende comme nou; les souhaitons ; & ce ragoûtsurtout demand<^bcaucoup de vigilance: cela fait, loríqu’iis fort cuits& refroidis, faupoudrcz-les de mie de pain, faites-les griller, Si ser-vez-les ainsi tour chauds. Voiez , P o r c.

C O E.

■COEFFE, bien coeffé. C’est quand un Chien contrant est bienavalé, &que ks oreilkslui patient k nez de quatre doigts.

C O E U R. Pour le mal de cœur. Loríqu’on a mal aucœur, on sentnnegrande débilité & un grand abattement de corps; on devient pâle,& on sent une grande foiblcílc en tous les membres, fans pourtant res-sentir aucune douleur qu’au cœur, qui provient de chaleur acciden-telle , de cause froide & lèche.

On connoît qu’il provient de chaleur accidentelle, lorsque k maladesent une grande chaleur à la poitrine, &quilest beaucoup altéré.

On connoît que le mal de cœur provient dc ffiause froide ou sechc,lorsque le malade n’a point de fièvre, & qu’il est mélancolique.

Et íi l’on connoît qui! y ait abscès, tous iesrcméd s sont fort inutiles ;car toute apostume de cœur est mortelle, & c'eít pat ungiandhazardii l’on cn guérit.

Pour le mal de coeur provenant de chaleur.

I. I! faut donner au malade tous les matins k poids d’un écu d’or desTi offusques de Camphre, ou bien de l'Ekctuairc de Diamargaritonseoid une lozange, & lui mettre fur la poitrine, du coté gauche,du Sandal, ou un singe trempé dans de Peau Rose, & un peu de Vi-naigre: shl peut attirer l’a.r froid cela le soulagera plus que de boirede l’eau froide.

IL Iseenez Conserve dc Rose ce que vous voudrez, de Violier, de

C O E.

Nenufar, autant de l’un que de l’autre : mêlez bien ensemble touc ceque dessus, Sc donnez-en au malade le matin à jeun& aprèslcrepas;Peau d’Oleille bûë aullì après ses repas, est très-souveraine ; commeaullì de faire sentir au malade, de tems en te ms, des Roses, ou dePeau Rose, ou du Nenufar, ou bien un linge trempé dans du Vinaigre.

Pour le mal de Coeur provenant de cause froide ou feche.

I. Prenez Elcctuaire appelle Diamofchus, & donnez-en tousses ma-tins une lozange au malade; donncz-lui enluice un demi verre de bonVin, ou bien de Peau de Buglose, & lui frottez la poitrine d’huik Nar-din , du côté du cœur ; donnez-Iui aussi , une fois la semaine, cinqheures devant manger, le poids d’un demi-écu d’or deTheriaque ouMitridat détrempé dans du Vin blanc, ou on ait fait tremper un peude Macis.

II. Prenez Gérofle, Canelle, Noix Muscade, Zedoaire, racine deCail.nc, autant de l’un que de Pautre, pilez bien toutes ces droguesensemble ou fépaiement, si vous voulez; mêlez-les bien & mettez decette poudre dans k manger du malade, pourvû qu’il ne soit pas éthique.

III. Prenez Stecas avec du sec de Buglole, ou íuc de Pommes dou-ces , & donnez-en à boire au malade.

IV. Lorsque k malade a battement de cœur avec la fièvre, il lefaut faire soigner de la veine du foie, & lui faire boire tous ks matinsdu Sirop de Grenade ou de Limons, oudujus d'Ozeilk; ou fflfcnpren-dre de l’une dc ces choses & la mêler avec de Peau Rose, de Peau dePourpier Sc de Peau de Chicorée, & lui en donner a boire tous ksmatins. On peut aussi lui faire sentir quelques bonnes odeurs aroma-tiques, Sc lui appliquer fur la mamelle gauche un linge trempé dansd. Peau dePlantin, d’eau-Role, & un peu de Vinaigre que vous mê-lerez ensemble.

Battement de cœur.

I. Donnez au malade deux drachmes d’EIectuaire > fait de k poudrede Diamargariton chaud, & la troisième partie de la poudre de Gem-mis; faitez-lui boire ensuite de l’cau de Buglose & de Mdiíìc, environdeux onces de chacune, que vous mêlerez bien ensemble auparavantde la lui donner.

II. Prenez eau de Buglose, demi-tiers, eau de Melilíe demi - tiers,eau de Bourrache demi tiers, bon Vm un tiers, Canelle en poudre,deux drachmes; Noix Muscade cn poudre, deux diachmcs ; Gcroiseen poudre, deux drachmes; mêlez bien tout cela ensemble, faices-leun peu chauffer dans un pot ou poêlon fur le feu, trempez-y un singede Lin, ou un morceau decaiiate loisqu’il sera chaud, & l’apliquezsur la mamelle gauche.

III. Prenez fleurs de Bourrache une pincée, fleurs de Romarin unepincée, racine de Buglose une pincée, Safran une drachme, Vin blancdu meilleur deux livres, íuc de Coings quatre onces. Mettez toutes cesdrogues dans une bouteille de verre bien bouchée, laquelle vous met-trez dansdu fumier de Cheval pendant quinze jours; faites distiller celaensuite dans un alambic, conservez cette eau qui distillera pour vousen servir tant pour lc battement de cœur que pour la mélancolie.

IV. Prenez un peu de Confection d’Hya.lnte, tous les matins dansquelque liqueur, Sc vous serez guéri.

Autre pour le battement de cœur.

II est très-íingulier de pendre au col aussi gros qu’un pois de Cam-phre , ou boire deux ou trois çnces des eaux de Buglose & de Meliífe.L’on tient pour souverain remède Peau distillée qui s’ensuit. Prenezdeux cœurs de Pourceaux, trois cœurs de Cerfs ou dc Bœufs > NoixMuícades, Clous de Gérofle, semence de Baillie, de chacun troisdrachmes, fleurs de Souci, dc Bourrache, Buglose & Romarin, cha-cune demi poignée : faites k tout tremper en Vin de malvoisie oud Hypocras l’elpace d’une nuit: puis distillez-k par alembic, & réser-vez Peau pour l’usoge qui lèra de trois ou quatre onces quand la né-cessité le présentera. La conserve d’Oeillets& de Romarin, Peau de Ca-ndie , Peau de vie, Lc Peau de la Reine d’Hongrie sont d’un grandsecours dans ces sortes de maladies.

Contre toutes fortes de maux de Cœur.

Prenez des feuilles de Chicorée, pilez-les grossièrement; mette z-yun peu de Vinaigte, fa.ces-en un Cataplâmc & l’appliquez íur lamam-melle gauche.

Centre les défaillances de Cœur.

Prenez du Vinaigre, du soc de Menthe & de Pouliot, mêlez biencela ensemble Lc donnez-en à boire an malade; trempez aussi un lingedans certe eau Sc l’appliquez sor k cœur; Peau de Chardon - Béni di-stillée, fait le même éffet.

Pour les évanoui(femens & défaillances de Cœur.

Lorfqu’on a la défaillance de cœur, il faut jetter subitement aumalade de Peau froide, mêlée avec un peu d’eau Rose; íi c’est unefemme ou fille, il faut prendre garde que cette défaillance ne pro-v.enne de 1a matrice ; car lì cela éroit au lieu d’emploier ces eauxil faudroit lui mettre au nez toutes choses fétides & puantes, commesont plumes, particulièrement de Perdrix, vieux Souliers, Chapeaux,Drapeaux, Papiers brûlez, & autres chose dc cette nature ; outre effaon doit donner à boire au malade pour l’une& pour Panne de ces ma-ladies un doigt dc bon Vin, lui bien frotter les bras & les cuilses avecun singe chaud, & les lier bien fortement avec des ligatures; k provo-quer à éternuer, en lui mettant au nez de la poudre de Poivre long,ou Euphorbe, ou de Castor, ou antres choses fortes; ou bien lui ap-pliquer au nez du Pnulsot mêlé avec un peu dc Vinaigre.

II faut remarquer que si l’cvanoiiílsement vient par une grande foi-bleíìè des esprits, comme par grande évacuation, soit par k lueur,flux dc sang, ou flux de venue ; en ce cas-ia on ne doit point jet-

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