C Y c.
»AS C U R.
couvre ajourd'hui !a tire de tous les deux, vous signifie que quelquesubordination quil doive y avoir entre vous pour vivre íèlon Dieu,la grâce qui vous couvre également, vous rend égaux devant lui;& que le joug du mariage doit être tellement partagé que vousreceviez l’un & saune les chagrins qui y lont attachez, comme uninoicn de pcnitence pour les péchez communs à votre état: Lescierges enfin que vous tenez au lieu de flambeaux allumez, que ltsPaïens fuioient porter devant les mariez , pour marque que leurvie paíl'croit .& s’éteindroit comme eux pour ne se plus voir jamais,selon l’csprit de l’Eglise vous sont par leur cire un symbole de l’in-nocence dans laquelle vous devez vivre, & par leur flamme unsymbole de cha ité dans laquelle vous devez mourir. Helas cheresAmes, que ce mot de la mort nous parole en ce jour peu de sai-son > cependant tout cet apareil, tûmes ces cérémonies , toutes ccsprières qui les accompagnent j les loix selon lesquelles vous avezcontracté, toutes choses enfin ne vous parlent que dc mort, & nevous laiflent d'idée que de cette fâcheuse separanon ; c’est une ter-rible sentence d’avoir ainsi si peu à vivre ensemble : il vous la fautnéanmoins subir; plaise à Jssus-Chrisv que le souvenir en soitii profondément g v avé dans vos coeurs, qu'au milieu de la joiedont l’Fglise vous permet d’accompagner cette cérémonie, vous voussouveniez en vrais chrétiens, qu'aptes tout il faudra un jour aller ren-dre compte à Dieu de l’état dans lequel vous aurez vécu.
■C UR H’E. Ceíl faire manger le Cerf ou autres bêtes aux Chiens.
C U R.
On fait auíîì la Curée du Lièvre.
CUREURES de cour & de mares. Ce font comme la lie Ll’égout qui se trouvent au fond uune cour qu'on nettoie, ou d'u-ne mare qu’on defliche, & qu’on nettoie, ensuite: lescureuresaiantété mises en état, & long-rems exposées au Soleil, font une ma-niéré de terre neuve, propre à être emploiée, soit pour les Arbres,soit pour des Légumes, &c.
c y c.
CYCLE. C’est une révolution de certains nombres d’annces, aprèslesquels on recommence à compter dans le même ordre. On distinguetrois cycles. Le Solaire, le Lunaire & l’índiction Romaine.
Le Cycle Solaire est une révolution perpétuelle de iî an-nées, après lesquelles les lettres dominicales recommencent à marquerles jours de chaque semaine, dans le même ordre quelle-, lts ont mar-qué dans les z8. années précédentes.
Le Cycle Lunaire est une révolution de dix-neuf années,au bout desquellts le Soleil & la Lune se trouvent à peu près au mô-me point du ciel, qu’ils avoient été dix-neuf ans auparavant. C’est-â-dire: que si la Lune cil nouvelle au premier Janvier dune certai-ne année proposée , la Lune sera encore nouvelle aptes dix-neufans accomplis.
Le Cycle de l’Indiction est une révolution de quinze an-nées , dont la Cour de Rome se sort pour intimer le ceins.