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«uecertaines plantes negrainent pas comme on voudroit, paf exem-ple les plantes d'œilets , de passerout , de choux fleurs ; 8c dans lesterroirs froids Sc humides le basilic & lc persil de Macedoine nc grai-llent point, ou plutôt grainent fì tard que leur graine ne sautoir mûrir.

GRAINETIER. C’est le Marchand des autres grollês graines i'savoir, avoine , blé , pois , feves.

G R A INIE R. C’est le Marchand de graines tant potagères que■de fleurs.

GR AISSE.'C’cst une substance blanche , grasse, huileuse , épais-íîe, engendrée de la partie la plus aérée du sang. Elle ne différé d’avecïe suif, qu’à raison de la solidité de la substance > plus grande au der-nier, qu'en la premiere;ce qui ne dépend que de 1 humidité qui pré-domine plus en la graillé qu’au suis, ce qui fait quelle lé fond plusfacilement . & qu’étant fondue elle n’aquiert pas íi promptement (àpremiere solidité que le soif. 11 y a encore de la différence entre l'un■& 1 autre, à raison de la situation des parties de ranimai; car la grail-lé lé trouve entre cuir 8c chair; mais le soif esta l’entout des veines,joint à cela qu'il ne se trouve que dans ks bêtes à cornes.

Quint au choix qu'on doit faire de la graillé Sc du soif, ils doiventêtre réccns & non rencis, de bonne odeur,purs Sc nets de toutes or-dures, non salez,s’il est possible,parce que le sel détruit leur humidi-té naturelle Sc ks rend plus acres;ce qui a lieu particulièrement dansft s graisses anodines & ramoliilántes , les premieres devant être tem-pérées, Sc les dernieres humides, de couleur blanche » la jaune étantmarquée de vieillesse ; enfin l’un Sí 1 autre doivent être pris dans un■anima! bien sain , Sc qui ne soit pas mort de maladie.

I.e temsle plus propre pour «ter des animaux les graisses Sc le suifxpi’on doit fondre pour les garder , est celui auquel les animaux ensont ks plus chargez ; savoir , en Automne. Mais avant que de lesfondre, iî les faut"laver plusieurs fois dans seau froide . puis ayant jet-te les pellicules & les veines , il les faut faire fondre à petit feu dans•un vase double , Sc puis les ferrer pour le besoin dans des pots deterre ou d’étain, Lee, en un lieu sec Sc froid.

Graisse d 'homme. En Médecine on sc sert de la graisse d’hom-ïne , de sa moelle , de son crâne , Sc même des pierres Sc des versqui sc forment dans son corps lorfqu’il est vivant. Sa graillé Sc samoelle ont la propriété defacer les cicatrices : cet e même graisse estraréfiante & anodine, Sc étant appliquée sor les jointures', elle forti-fie les nerfs : son crâne n’est pas feulement cephali’quc , mais encorelythontriptique : on se sert fort du crâne de l’homme dans l’épiicpíìe.La pierre tirée de son corps est aussi lythontriptique,& les vers pré-parez comme il faut, font mourir les vers mêmes. Voyez dans le motde VERS la maniéré de les préparer.

Graisse de poules. Quant aux vertus de cette graisse, elle est de■moyenne nature entre celle de porc 8c celle d’oye : étant toute fraî-che Sc fans sel , elle est fort propre aux maladies de la matrice ; elleadoucit les crevasses des lèvres, les douleurs des ore Iles Sc celles quisont causées par de petites pustules qui viennent sor le bout desmam-melles. La tunique intérieure du ventricule , selon Diokoride , étantfechce Sc pulvérisée , 8c prise en breuvage avec du vin, est utile àceux qui sont travaillez du mal d’estomac.

G R A M E N piquant , en Latin Gramen aeuleatum.

Description. La racine du giamen piquant , s’étendmt de biais estassez groíîe Sc chevelue , eik n’est gneres. • nfoncte dans la terre. Ellepoulie plusieurs tiges menues > de la hauteur d’une paume , & quel-quefois plus, defquelles il sort plusieurs forgeons a droit Sc á gaucheenvironnez de leurs feuilles , jutyu’à l’endtoitoù l’aiguillon commen-te à sortir,& alors elles s élargissent au sommet de la tige. II a troiségaillions , qui sont séparez comme les feuises de trèfle, gros par lebas Sc aigus au bout, du milieu defquels sortent des petites fleurs en-tassées comme des pelotes.

Z■>«. Cette plante naît dans des lieux humides & marécageux > &particulièrement en Italie.

Propriété z. Le gramen piquant a les mêmes qualitez Sc vert s quela dent de chien;mais il a cela de particulier qu’il sert à émouvoir lasaignée par le nez > si on pousse les bouts épineux de ses feuilks dansles narrines.

GRAMEN DE MANNE.,

Description. C’est une plante qui a les feuilles & les racines commela dent de chien, avec cinq ou six pointes & quantité d’elpics à la cime,qu’on fe met dans le nez pour se faire soigner. Sa graine est blanchecomme celle du ris,Sc plus petite que celle du millet ou du panis; ilriait avec une écorce comme l'orge , que l’on ôte en le pilant.

Lieu. Cette plante le lème Sc le cultive cn Allemagne comme lesautres légumes.

Propriétés. La graine a les mêmes proprictez que le ris > étant mé-diocrement astringente. On l’appeile manne en Allemagne, Sc l’ons’en sert pour viande comme du ris ; mais elle nourrit peu : étant cui-te dans du bouillon gras , elle guérit les durerez.

GRANGE. C’est le lieu ou l’on serre Jes grans Sc où on les bat. Ondistingue dans la grange, l’aire & deux travées. L’aite est au milieu,Sc les deux travées sont à chaque côté de l’aire. On entasse les ger-bes dans ks travées Sc on bat le blé dans l’aire. La grange doit êtrebâtie sor un terrein élevé , Sc il ne (eroit point mal que la porte fûtexposée au soseil levant.

G R A P E S de Raisin dans le Printems. On aura dans lc Printemsdes grapes de raisins, si on ente une vigne for un cerisier , le raisinqui en viendra fera formé Sc mur dans !e te m s des cerises ; mais laquestion est de bien enter la vigne sor le cerisier. On le soit ainsi ,on perce avec une tarriere un trou dans le tronc d’un cerisier. On faitentrer dans ce trou la branche de la vigne. Onl’y laisse croître jufqu'àce qu’clle bouche 1e trou de tarriere, & qu’elle soit intimement unie aucerisier. Alors on retranche le serment de son sep ; & dans la sosie il netirera plus de nourriture que du cerisier. La fève du cerisier avancerala fr r nation & la maturité du raisin qu’on pou; n manger deux moisplutôt qu’à l’ordinaire.

G R A.

fe RATELLE. C’est une maladie de la peau,sor laquelle3paroi»des petites gales lèches. Gcux qui ont la gratelle reilentent une gran-de demangeailon dans l’endroit qui en est infecté.

Remède contre la gratelle & autres démangeaisons.

I. Prenez de Peau de la foge d’un Maréchal, fates-y fondre unepoignée de sel, Sc lavez avec cette eau le lieu grateleux : Quand kgale sera ieche , vous l’étnvcrez avec de la crème de lait de vache.

II. Prenez, deux parties de térébenthine de Venise que vous laverezcinq ou six fois dans dc l’eau commune fraîche ou dans de Peau rose;quand elle sera bien lavée prenez une partie de beurre frais salé , unjaune d’œuf.Sc lc jus d’une orange aigre: fait .-s-cn un limaient,dosevous frotterez l’endroit gai:ux en l’cxposont au feu.

Gratelle. C’est aussi une maladie qui attaque les agneauxcu moutons quand ils mangent de l'herbe mouillée de rosee. Voyn.AGNEAU.

GRATERON ou Reble , en Latin Aparine.

Description. C’est une plante dont les tiges sont foibles , pliantes .quarrées Sc rudes au toucher. Elle croît quelquefois à la hauteur déplusieurs coudées. Ses feuilles sont étroites Sc rangées en rond enfaçon détoi'e, ni plus ni moins que la rubtola,ì laquelle elle ressemblesoft. Elle a une petite fleur blanche , une graine dure, ronde , creuse»faite comme un nombril, d’où vient que les Grecs l’appellent Ompha-locarpon.

Quoique la ruliolaScYaparine paroiïlént semblables à la vûë.il y Xnéanmoins dc la différence del’unc à ! autre » en ce que I aparine est strude, quelle s’attachc aux vétemens des pallàns, d’ou vient quelle estappel lée par les Grecs philantropos ,pbiladelphos , comme qui diroit amiedes hommes.

Lieu. Cctre plante croît dans les haïes,dans les buissons, auíquclselle s’acroche.

Propriété z. Dioscoride dit, que le suc dc so graine, de ses branches »St de ses feuilles pris en breuvage , est singulier aux morsures des vi-pères ,Sc aux piqueurcs des araignées phalanges : que ce soc étant in-stjlé dans les oreilles guérit leurs douleurs ; Se qu’enfin Phcrbe broyée& incorporée dans l'axonge de porc , refout les écrou elle. Marliioledit, que quelques-uns en font grand cas pour sonder les plaies fraîches,Sc pour guérir les fentes Sc crevasses des paupkres. II est médiocre-ment abstersif St dessicatif, 8c est quelque peu sobtilisont en ses parties.

GRA VEI.ÉE. C’est la cendre qui est faite de la lie dc vin , se-chèc & brûlée au feu de teverbere. El e est corrosive. Elle est em-ployée par les Teinturies Sc les Blanchisseurs.

G R A TE L LE. C’est une maladie qui attaque les reins Sc la vessiesSc qui est causée par un gravier qui s'y amasse.

Remède pour la gravelle.

I. II faut prendre deux cuillerées d’huile d’olive vierge, Sc deuscuillerées de vin blanc , les bien mêler ensemble Sc donner cette po-tion a boire le matin au malade á jeun.

II. Prenez deux livres de racines d’orties gríechcs , nettoyez-îes Sífaites-lcs bouillir en deux pots d'eau, jufqu’à la diminution d’un tiers rajoutez trois chopines ce bon vin blanc, taites bouillir à petit feu pen-dant une heure : puis laissez refroidir, étant piefquc froid, retirez lesracines Sc presiêz-’es, puis mettez le jus avec la décoction seulementdans un pot de terre neuf; 8c quand il sera clair, Sc que l'on en vou-dra user , prenez trois pilules de beurre frais , Sc les ayant avalées ,prenez un vers de décocton , le tout à jeun Sc le plus matin que l’oitpourra , & deux heures après un bouillon clair ; il faut continuer du-rant trois jours à chaque decours de Lune. Les laverrcns laxatifs jrsont exccllens.il les faut prendre 1e soir que l’on voudra user de cet-te décoction.

III. Prenez le fruit dc la rose sauvage appellce églantier , tirez de»péri's grains qui sont au dedans que vous mettrez lécher au Soleil ,plutôt qu'au four , puis vous les pilerez Sc réduirez cn poudre , dclaquelle vous mettrez une dragme dans un petit verre dc vin blanc »que vous laisserez tremper sept ou huit heures : puis vous prendrezlc tout une demi-heure avant de vous coucher , cn remuant bien ,asin que rien ne demeure au fond du verre. Cela fait de grands ef-fets , car il chaise toute sorte de gravelle Sc fait rompre la pierre quel’on rend pas petits morceaux. Ce remède est éprouvé ; mais il n’ci*faut prendre que de deux jours l'un,5c puis laisser huit joins d’intcr-vale, Sc au découis de la Lune. Du fruit rouge qui reste on peut fai-re un cotignac 8c cn manger après le repas , il empêche que rien netlé conglutine.

IV. L’eau c!e l’écorce du refort ou dc tout 1e refort est bonne contre lagravelle ; il la faut prendre avec de la poudre de térébenthine, faite paraduction ou par dessèchement au Soseil , Sc o» s’en trouve bien.

j V. Quclqucs-uns disent que les grains de leucantha , c’est-à-dire »d’aubeípin , pris avec du vin blanc , sont de grande efficace contre 1»I gravelle.

! VI. Toutes sortes de pierres que l’on trouve ès têtes de poissons,pi-lées Sc prises avec du vin , appaifent la douleur 8c colique , Sc rom-pent la pierre qui tient aux reins.

VII. Plusieurs font grand cas, pour savoir expérimenté contre 1»I calcul , de la poudre de la peau du brochet , prise cn vin blanc avee' de l’eau de pariétaire. D’autres promettent 1e semblable de la peau

de barbeau , Sc de l’eau distillée dc l’herbe appellée argentaria ou po~. tentilla , ou agrimoine sauvage. Mizauld.

VIII. Avenzoar fait la poudre de verre en ce te maniéré : on en-duit dc racine de térebinthe un morceau de verre de crystal épai*& clair , on le met sur les charbons embrasez jufqu'à ce qu’il soirfort chaud > éteint en l’eau on l’enduit de rcchef > on le cuit Sc onl'étcint de rechef: Après qu’on aura fait cela sept fois , on lc pile enpoudre trèc-menué, de laquelle le poids d’un écu ou d’une dragme , t