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prise en vin blanc, rompr merveilleusement la pierre des reins. Ca-tien, Avicenne.
IX. JLe passereau, dit Troglodyte, qui est le moindre de tous les oi-seaux, excepté le roitelet, lalé Sc mangé crud, clnlle lagravelleavecFarine, & guérit parfaitement celui qui y est sujet. Pour le bien con-fire il le faut plumer, puis le couvrir touc de sel ; 8c quand il sera biendéiseché on le pourra manger. S’il y en a plusieurs, on les peut cuirecomme les autres oiseaux. On les peut aussi brûler sans plumes, enun pot couvert, Sc en donner la cendre avec un peu de poivre & decanclle. Quelques-uns les salent vifs, les plumes tirées, ce qui estle meilleur. D’autres les mangent rôtis tous entiers, & n’en jettentrien que les plumes. Âétius Sc Mgmeta.
X. La gomme de cerisiers détrempée en vin blanc, pat expériencecertaine, íèrt contre le calcul Sc la gravellc. Mtcauld.
XI. L’Arréte-liœufeíl fort estimée contre la graveile ; car elle délivrepromptement de la douleur, & la poulie dehors en buvant de la pou-dre de 1 écorce de fa racine avec du vin blanc. Mizauld.
XII. Je me souviens bien à propos d’un secret d’un très-habile Méde-cin , ailé Sc familier pour faite lortir les pierres Sc graviers des reins. IIse fait feulement avec le sirop d’hysopc, mêlé avec le double ou tripled’eau de pariétaire; par ce remède donné pendant dix ou douze joursen Hiver à jeun, il m’a aíluré en avoir guéri plusieurs personnes de lagraveile. Mitcauld.
XIII. La racine de pivoine mâle cueillie en Mai, la Lune crois-sante , Sc pendue pour remède , aide aux goutteux & graveleux.Cardan,
XIV. Faites cuire dans de l’eau ou dans du vin blanc à volonté,rherbe appellée Géranium Ciconia > bec de grue > ou pied de pigeon, bû-vez-en un verre le matin, a midi & le soir ; si le remède opéré trop,bûvez-en moins, continuez quinze jours. Ce simple remède a guérides gtavellcs qui avoient été rebelles a tout ce que la Médecine avoirpû mettre en pratique durant plusieurs années.
XV. Prenez une poignée de feuilles & racines de persil, dont vousôterez les cœurs, faites-les bouillir dans une livre d’eau pout la réduireà moitié, dans laquelle vous aurez fait fondre un morceau de lucrecandi. Les grandes personnes boivent lc tout le matin a jeun, 8c iesen-fsns en boivent un peu moins. Si c'est pour la gravellc il faut con-tinuer quinze jours ou trois semaines, pendant lequel tems les mala-des jettent une grande quantité dc graviers. Mais ii c’est seulementpour une rétention d'urine, bûvez-en jusqu’à guérison, elle arriverabientôt.
XVI. Il faut prendre des boutons & bourgeons de grofeillers, quandils commencent a vouloir porter des feuilles, Scies manger en potage;ce a est suffisant pour faire rompre la pierre.
XVII. L’injection du lâng de renard tout chaud, fait fondre la pier-re dans la vessie.
XVIII. Prenez une livre de cerises Sc ôtez-en les noïaux, que vouscasserez; vous ferez ensuite un lit de cerises & un lit de noïaux,dansun alembic que vous laisserez toute une nuit, & le matin vous y ajoû-terez demi once de Milhum Solis concalìé & mis dans un linge lié.l aites distiller le tout au bain-marie ,& prenez-en une potion au matin,8c après vous vous promènerez.
XIX. Ptenez de racine dc persil, de fenouil saisifragea, de chardonà cent têtes, de chacun une poignée, que vous nettoierez ; vous en pren-drez 1c cœur que vous ferez bouillit dans trois chopines de vin blancdu meilleur, jusqu’à la consommation de la moitié dans un pot detem-neuve, & vous userez de cette décoction l’espace d’un mois ouquarante jours.
XX. Prenez doigtions blancs telle quantité qu’il vous plaira, creu-scz-les, rempliísez-ks de sucre candi fin, 8c bouchez-les de leur cou-vercle que vous avez ôté: faites distiller le tout dans l’alembic de ver-re , Sc donnez-en à boire au malade deux doigts en un verre soir Scmatin.
XXI. Mettez une pincée de l’herbe appellée turquete, dans un doigtdc vin blanc 8c Se buvez.
XXII. Prenez un oignon blanc , fendez-le en quatre , Iaissez-letremper quatre heures dans un verre de vin blanc, puis aiant prestese jus, mêlez une once d’huile d’amandes doucesdanslevin, 8cbuvezce mélange, à jeun s’il se peut, quand il vous faudra uriner.
XXIII. Tisannesouveraine pour la graveile. II faut prendre de la fu-meterre, la faire bouillir dans un coquemar avec de l’can > de la maniéréqu’on fait la tisanne, Sc en prendre tous les matins un verre à jeun.
XXIV. Eaufinguliere pour la graveile. Prenez racines de persil 8c defenouil, bien nettoiées Sc mondées de leur cœur, dc chacune quatrepoignées : faites-les bouillir en douze pintes d’eau de rivière ; quandelles seront à demi cuites, ajoûtez-ydes tendrons de mauves, guimau-ves, & violettes de Mars , christemanne , de chacune quatre poi-gnées ; faites bouillir le tout jufqu’á la consomption de la moitié > puispalïez-les par une serviette blanche; faites distiller cela dans l’alembicde verre, y ajoûtant deux livres de térébenthine de Venise.
GRAVOIS. Terme de Jardinage. C’clt un mot emprunte desbàtimens, qui signifie une grande quantité de petites piètres Sc de plâ-tras; ainsi il arrive quelquefois qu’on fait un Jardin au même endroitou il y a eu une maison, ou bien dans un endroit où on a aporté beau-coup de gvavois, de décombres Sc de démolitions de maisons. Nousdisons qu’il faut être soigneux de bien ôter tous lesgravois, Sc mêmequelquefois de passer la terre à la claie, afin qu’étant bien épierrée ;c’est-a-dire, bien purgée 8c nettoïée des pierres 8c plantas dentelle étoitpleine, elle devienne propre à nourrir tout ce qu’on y voudra semer& planter. Nous disons quelquefois égravillonner; par exemple, égra-villonner une mote d’oranger ou de figuier, après qu’on en a retran-ché à Fenrour Sc dessous environ les deux tiers; ce qui fe faisant àcoups dc hache, ou de serpe , ou de bêche, la terre qui resteparoîtdure, & les racines n’ont pas leur extrémité assez découverte ; pourlors avec la pointe de la serpette, ou d’aurre morceau de fer pointu faitexpiés, on retire d’entre les racines un peu de la terre qui y étoit, afinTome 1.
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que ces racines fe trouvant ensuite dans un autre endroit cù la terre estnouvelle Sc meuble, en soient promptement revêtutís, Sc remplies, Scy puissent par conséquent mieux agit pour la production des nouvellesracines.
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GREFFER ou enter. Termes de Jardinage, quì signifient fáircchanger d’eípece ou de nature à un arbre en y f..i(ant quelque opé-ration : on se sert plus ordinairement du second de ces termes en car-taines Provinces, où les Curieux, pour parler de leurs arbres, fruitiers di-sent : j’ai dix, douze ou quinze entes de tel fruit ; je vous donneraiune ente > Lee. au lieu de dire : j’ai dix, douze , quinze arbres de telleelpece ; mais du côté de Paris on fe sert plus ordinairement des motsde greffe Sc de greffer. Ainsi nous disons : j’ai quarte, cinq, íix gref-fes, 8cc. Il y a aussi de certaines Provinces où l’on se sert du termedenture pour dire greffe.
On appelle greffoir ou entoir, un petit coûteau fait exprès pour gref-fer: il doit avoir le manche d’un bois dur, ou d’ivoire;l’extrcmitéd«ce manche est plate, mince Sc arrondie pour pouvoir servira détacheraisément i'écorce d’avec le bois des plus petits arbres, Sc y inférer en-suite les écussons sans rien blesser ou rompre.t Le sauvageon, ou l‘arbre sur lequel on applique la greffe, est appel-le sujet ou franc, Sc l’on donne 1e nom de greffe, d’ente ou dc ra-meau , à la branche qui doit être insérée sur le franc ou fur le sujet.
On distingue plusieurs sortes de greffes; savoir, !a greffe cn flûte, lagreffe à écusson, la greffe en couronne, la greffe en approche, Sc lagreffe á emporte-piece.
De la maniéré de greffer en flûte.
I. Il faut premierement que le rameau dont on veut greffer, 8tqu’on doit avoir cn main devant que de lien commencer pour mieuxfaire ses comparaisons nécessaires qui fe font du rameau avec la bran-che à greffer, Sc se font avec du fil > du jonc, du ruban, Scc. II faut,dis-je, que ce rameau se trouve entiercmtnt de la grosseur de la bran-che sur laquelle on doit greffer; car s’il est plus gros ou plusftnenu,la greffe ne réussira pas. Ensuite il faut marquer sut ce rameau un belendroit où il paroisse deux bons yeux, qui régulièrement sont l’un d’uncôté Sc J’autre de Faune, avec le greffoir ou autre outil bien tran-chant. II faut couper jusqu’au bois circulairement, tant par haut quepar bas, l’écqrce de la piéce qui est a enlever pour la greffe. 11 fautôter à ce rameau toute I’écorce qui est à la partie plus menue pourfaire aisément sortir par la cette piéce qui doit être enlevée, aprèsqu’en Fagitant Sc la tordant doucement avec le pouce on Fauta dé-pt.se & détachée de (on bois. Or avant que de Fenlever de fa pla-ce, il faut racourcir juíqu’à quarte ou cinq pouces de long !abran-che qui doit être greffée, Sc fans blesser le bois > se dépouiller endere-ment dans un endroit bien sain Sc bien uni, julqu’à la partie la plusbaffe ou doit venir la greffe, pour l’occuper fi juste, qu’elley paroisseplûtôt venue naturellement que par aucun artifice ; Sc pour ne paslaisser déslècher une petite humidité qui est autour de cet endroit jdé-pouillé, & qui est la seve nouvellement montée, on achevé de fairesortir de fa place la piéce destinée à giestet, Sc aussi-tôt avec toute ladiligence 8c toute l’adrelse possible, on la fait entrer dans la branchegreffée. Sc de I’écorce nouvellement appliquée, on entame dans sebois dela branche, tout autour de l’extrémité íùperieure de cette greffe,de petits coupe aux fans ses détacher, & on les fait retombercn manièrede fraise, ou de bourse:, fur l’extrémité de cette écorce pont la couvritSc la défendre des injures de Fait.
De la maniéré de greffer k écuffon.
II. On distingue deux forte* de greffe à écuffon, l’une qu’on appel-le à exil pouffant , & Fautre à œil dormant.
Les greffes à œil pondant Sc les greffes à œil dormant, ne diffèrenten rien l'une de Fautre, que par les tems de les faire: du reste elles sefont toutes deux d’une seule Sc unique maniéré. La premiere chosequi est à faire pour cela, est que fur ses arbres dont on veut greffer, ilfaut prendre des rameaux dc l’année bien acoustez, Se où il paroisseaussi de bons yeux bien acoustez, Sc ce sont ceux qui ont été les pre-miers formez depuis le Printems, les derniers formez sont trop ten-dres pour réussir. Tout aussi-tôt que ces rameaux sont coupez, il cnfaut ôter les feuilles jufqts’auprés de Fendroit où elles tiennent à leurqueue, Sc par ce moïen ses yeux ne se fanent pas si-tôt.
On peut conserver les rameaux jusqu’à trois & quatre jours, pour-vû qu’ils aient le gros bout dans quelque matiete humide, soit eau,soit glaise, soit fruits, qu’avec cela ils ne soient longs que d'environun bon demi pied ; ainsi on peut fort bien couper en différons mor-ceaux un rameau qui a deux pieds de long. Avec ces précautions onenvoie sûrement à trente 8c quarante lieues loin des rameaux fraîche-ment coupez fur larbre.
Remarquez que si ce font des rameaux de pêchers, il n’y faut guè-re í enlever d’ecullons, à moins qu’il n’y paroisse un commencementde branche à venir, qui soit accompagnée de ses feuilles, Sc qui ait àdroit Sc à gauche deux commencemens de boutons à fruit, ou d’au-tres branches à venir. Pour tous ses autres fruits, poiriers , pom-miers, pruniers, un œil simple sert aussi bien que les yeux doubles &triples.
Quand on est fur le point dc faire la greffe, on choisit fur la bran-che , ou fur le corps dc la tige qui sont à greffer, un endroit bien uni;cet endroit sc rencontre d’ordinaire dans l’intervale qui séparé un œilinférieur d’avec un autre qui est immédiatement au deslùs ; c’est làqu’on fait deux incisions qui représentent un grand T Romain ; c’est-à-dire , que la plus haute incision est horisonrale, 8c la seconde commen-çant près du milieu de la premiere fente descend de haut en bas , jus-qu’à ce quelle soit de la longueur d’environ un pouce ou un pouce &
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