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préférer aux fdeux autres , car elles durent davantage , Si tííìstcnt•nieux aux gelées & mauvais vents qui rouillent les feuilles & jeunesjets : les pruniers blancs , ou poltrons , n’y font pas propres j maisbien le damas noir, cypre & saint julien : ceux qui sont greffez fur lepécher durent peu de tems , ceux fur lamandier durent beaucoupplus que les autres , & font le fruit meilleur : de plus il y a tant dedifficulté à gouverner lamandier en ce pays -ci, q t,'il vaut mieux s’ar-rêter aux pruniers > car l’amandier ne veut point être transplanté , Sc«st en danger de mourir si l'on att.nd plus d’un an après qu’il aurapouffé son premier jet , ou deux années tout au plus , & encore letaudra-t’il placer à demeurer , pour là être écuífonnez & n’en pluspartir ; l’amandier est aussi plus sujet a la gelée que les autres, à causequ’il fleurit plutôt:tout l'avantage que l'on en peut espérer c’estqu'ilne produit point de rejetions au pied.
Les cerises , bigaireaux & aunes fruits semblables, se greffent surle merisier avec plus d'avantage que fur autre plan :1e vrai tems pourks écullónner est,quand le fruit commence à rougir & prendre cou-leur : l’on écuflonne aussi fur les cerisiers qui tiennent du sauvage &dont le fruit est amer.
Ils fe greffent fort bien en sente,& pouílènt de ttès-grande force,mais l’écuslòn vaut beaucoup mieux.
On peut greffer des figuiers si on veut, comme j’ai dic dans leur At- .ride : mais il y a peu d’avantage à les grtftcr.
Les azeroles fe greffent particulièrement , foi: en fente fur l’épineblanche , on en greffe aussi quelquefois fur de petits sauvageons depoiriers, qui réussissons allez bien,Sc quelquefois fut des coignaHiers,& des poiriers greffez ; mais le suc n'en est pas trop certain.
A l’égard des pommes de coing on ne s'avise guere d'eti greffer ,attendu que les coignassiers font si aisément du fruit d’eux-mêmes :ils fe peuvent cependant greffer les uns fut /es autres : ainsi on gref-fera des coignassiers de Portugal fur ceux de France; on en peut gref-fer aussi fur des poiriers, soit greffez, lóit sauvageons.
GREFFIER. Terme du Palais. C'est un Officier qui tient unGreffe,qui garde ks dépôt des Actes de Justice,& qui est délivre lesexpéditions.
Des obligations des Greffiers.
Les Greffiers s’ils ne font fidèles à oblèrvcr ce qui fuit , bien loind’augmenter leurs biens , ils sont cn danger de le perdre ; car Daviddit, N ifs Dominus eitfica'uerit domumtin vanum laboraverunt , qui &difi-tant eatn ; qu’ils prennent donc garde.
I. S’ils ont fait lts foirions en personne & non pat substituts , &s’ils ont travaillé avec assiduité. Etat d’Orlcans, Art. 77. Ordonnancede Louis XIV. Tir. de l’obfcrvation des Ordonnances,
II. S’ils ont fidèlement mis par écrit ce qui a été prononcé pat leJuge. Faire le contraire est péché , qui oblige au dédommagement.S. Thom. i. i. q. 76-Ait. r. in corp.
III. S’ils ont signé les minutes de toutes les obligations, procès-ver-baux & autres actes, áussi-tôt qu’ils ont été faits, ils ne peuvent s’endispenser sous prétexte que l’on ne les a pas encore fatifaits de leurs va-cations. Arrêt de la Cour du Parlement de Paris , portant Rcglementpour k salaire des Greffiers , du troisième Septembre mil lix censíòixante-sept.
I V. S’ils ont refusé aux Parties de délivrer quelque piece, & si pource sujet ils ont formé des difficultez, afin de le faire donner une plusgrande somme d’argent,ou pour favoriser les adverses parties ; ils fontobligez à la réparation des dommages que ce refus & ces retardemensont apporté. Etats d trie ans , Art. 11.
V. S’i's ont rempli les pages des expéditions , soit en parchemin ,soit en papier , conformément aux Ordonnances, pour ne pas mul-tiplier inutilement les rôles afin de faire payer davantage, lbid.
VI. S’ils ne ks ont point remplis de choses superflues & inutiles ,rie devant y mettre que ce qui est néceíîàire , comme il est réglé parles Ordonnances. Franfois I. isiç.Art. zs. Idem isss. Ch, 3. Art.s. & is. _
VII. S’ils ont tenu un fidèle registre de toutes les productions desParties, lbid.
VIII. S’ils ont chiffré toutes les pages de leurs registres criminels,avec paraphe des Officiers de Justice, lbid.
IX. S’ils ont écrit jour par jour toutes les procédures criminellessons rature , continuellement fans aucun blanc ni intervalle. lbid.
X. Si les Greffiers de Justices subalternes ont un extrait de leurs re-g'stres au Greffe des Juges qui reçoivent leurs appellations, & en on:tjié bon certificat.
XI. Si ks Greffiers ou leurs Commis ont exercé la fonction de Pro«tueur : leur étant défendu fur peine de deux mille livres d’amcndc ,& d’incapacité de l’un & de l’aurre emploi. lbid.
XII. S’ils ont fait mention fur toutes les expéditions du payementdes épices , & par qui elles ont été payées: il y a peine de cent livre spour la première fois , & d’interdiction pour la seconde contre leseontrevenans. lbid,
XIII. S’ils ont publié à l’Audiance la premiere enchère des bienssaisis en Justice, & s’ils ont donné certificat de la publication, lbid.
XIV. S’ils ont pris pour leurs vacations & pour leurs expéditionsplus qu’il ne leur est taxé , ils sont obligez de restituer ce qui est au-deslus de ce qui leur appartient de droit. Etats de Blois, Art. z 6 .
X V. Si pour la publication des enchères ils ont pris plus qu’il neleur est dû , selon les réglemens. lbid.
XVI. S’ils ont pris plus qu’il ne leur appartient pour ks déclarationsdes adjudications : rl leur est défendu à peine de pasl’er pour concus-sionnaires. lbid.
XVII. S’ils ont pris quelque chose pour les présentations des cau-ses des pauvres & des autres , pluíqu’il ne leur est ordonné. lbid.
XVIII. Si pour l'instruction des affaires criminelles ils ont prisplus que ne porte l’ordonnancc. lbid.
XIX. Si pour ks voyages ils ont plis plus que ne porte l’ordon-çance. lbid.
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?ÍX. S’ils otlt souffert que leurs Clercs ayent Fait quelque action ,
& pris des Parties quelqu’autre chose que les droits légitimes de leursMaîtres. Etats d Orléans , Art. 77.
GRE MIL , ou herbe aux per'es, en Larin Lithospermum ,ou Mi-lìttm Solis. On en distingue deux fortes, le grand & le petit.
Description du gremilgrand. C’est une plante qui a les feuilles com-me l’olivier ; mais plus large , plus molles & plus vertes : cel'es qu!font auprès de la racine lont couchées par terre. Ses tiges sont droi-tes , menues > fermes comme du bois, & rampantes par terre ; leurcime fe divise en deux branches, qui ont parmi leurs feuilles une grai-ne de la grosseur de celle de 1 ' or obus, semblables a des perles , & du-it s comme une pierre, doit rl a pris son nom de Ittbojpermum. La ra-cine est rouge par dehors.
Lieu. Cette plante nart dans toute l’Italie parmi les hayes ; elle pro-duit des flairs bleues au mors dc Juin & Juillet.
Propriétés. La graine du gremil grand, prisé dans du suc de plantain ,■ou de pourpier, ou de laitue, pendant plulknrs jours , au poids d’u-ne dragme & demie,&y ajoûtant demi-dtagme dc fcolopendrium , avecdeux scrupules d'ambre , est admirable contre la gortorrhée.
Description du gremil petit. II est semblable à un ar rlllèau, ayant unet ge chargée de branches qui ort des feuilles longuettes comme legrand ; mais fes branches font plus courtes , plus fermes & blanchâ-tres, à la naiflànce defìjueiles vient une fleur, & ensuite une graine blan-che & longuette, qui rdsomble au millet; ce qui lui a fait donner lenom de milium jolis : il a quantité de menues racines , Sc il ne rampepas comme l’autre.
Lieu. II s’en trouve dans toute l’Italie, dans les lieux sablonneux Scincultes, & fleurit en Juin , Juillet & Août.
Propriétés. La graine du gremil petit bûë avec du vin blanc > estbonne à ceux qui ont la pierre. Elle provoque I’u ine ; mais elle íèrtencore plus aux femmes qui sont en travail déniant , si on leur estdonne deux dragmes pulvérisées dans du lait de femme.
GRENADIER, en Latin punica malus. C’est un arbrisseau donton distingue en général deux tfpeces. Le cultivé & le sauvage. Celui-ci ne diffère du cultivé qu en ce q r'.I est plus rude & plus épineux.
Description du grenadier cultroé. Ses feuilles approchent de celles del'ol vie r o 1 du myrte ; elles sont parfaitement vertes, ayant ks veines& la queue rouges. Ses branches fort souples & pl antes. Sa fleur estcomme une petite cloche,dont ks bords sont dentelez , ayant au de-dans des fcuil'c > minces, d’un rouge de feu. La grenade qui succède àla fleur a une greffe écorce rougeâtre en dehors & jaune au dedans :Elle renferme une infinité de grains rouges comme des rubis, séparezpar une peau délicate, rendant un jus comme du vin.
II y a trois fortes de grenades, qui ne font différentes que par leurgoût ; savoir, les grenades acides, les douces & les vineuses : ces der-nieres tiennent k milieu encre ks acides & les douces ; c’est ce qui lesfait nommer douces acides , ou plutôt aigres douces.
Lieu. Cet arbrisseau vient dans tous ks pays chauds fans grand arti-fice. Les sauvages croissent d’eux-mêmes dans les hayes & ailleurs.
Propriétés. Toutes ks grenades sont bonnes à Pcstomac : elles res-serrent , elles rafraîchissent , particulièrement celles qui font acides >empêchent la pourriture ; les douces causent des inflammations, & àraison de quelque chaleur quelles ont , leur u fige est défendu dansles fièvres. Pour ce qui est des aigres douces , elles sont d'une naturemoyenne entre les douces & les acides relies inclinent néanmoins plu-tôt du côté de la froideur que de la chaleur. Quoíqu’il en soit , on fif rt particulièrement des acides dans ks fièvres bilieuses, dans les goûtsdépravez des femmes grossis , dans la gonorrhée , & dans les pourri-tures de la bouche. Les douces acides sont employées dans les sinco-pes , dans le vertige , &c. & les douces . dans la toux chronique SCinvétérée. -,
On employé aussi dans la Médecine ,Técorce & les grains de grena-des : l’écorce , dite maltcorium , est fort âpre au goût , & par consé-quent très-astringente. Pour ce qui est des grains , ils rafraîchissent Screstraignent tous, particulièrement ceux qui viennent de grenades acides.
Les' fleurs qu’on appelle dans les boutiques balaustia , sont astrin-gentes aussi-bien que l’écorce. La poudre de grenades calcinées dasisun pot dc terre , resserre k ventre.
Culture des Grenadiers.
Les Fleuristes distinguent quarte sortes de grenadiers; savoir, ks gre-nadiers a fkur double,les panachez,ks grenadiers d’Amenque & ceuxqui portent des fruits après avoir porté des fleurs simples.
On ékve tous ces arbilleaux dans des caillés ; 1 e grenadier à fruitvient fort bien en pleine terre , pourvu qu’il soit exposé au Midi, Scpaliflé contre un mur. Le grenadier à fleur double y fait aussi un très-bel effet dans les pays où il ne craint point trop 1e froid.
Les grenadiers demandent une très-bonne terre , qu’on fait moitiéde terreau , & moitié de terre neuve passée à la claye. On les labouresouvent j mais légèrement avec une houlette de Jardinier, lorsqu’ilssont en caille ; & pour ceux qui íor.t en pleine terre on fe sert de lapioche & de la bêche. On commence a leur donner cette façon dèsle mois d’Avril. CètTs-ci ne veulent être arrosez que dans les plus gran-des chaleurs ; mais ks autrr s demandent d'être amplement arrosezcomme de deux ou trois joins l’un.
La beauté des Grenadiers est d’avoir la tête ronde & touffue’; on lestaille de maniéré qu’onariête ks branches qui son trop élancées, celaks fait garnir en dedans , & s’il y en a quelques uns qui soient malplacées, on ks retranche. II est bon dc les pincer aussi après leur pre-miere pouffe. Enfin on leur donne un demi renaiflement tous les deuxans , & il faut saupoudrer la superficie de k caille de deux ou troispouces de terreau.
Les Grenadiers simples ont de la peine à venir en Bourgogne & àParis, & ne portent presque jamais de fruits > & fort peu de fleurs : ilest vrai que cela vient en partie de ce que l’on ks 1 aille venir en buil-1 son.