Band 
Hauptband
JPEG-Download
 

/

. J

n N I V. NOE. N O Y.

■Les Maçons Te fervent de quelques instrumens qu’ils appellent niveau I gefiieurs pom la conduite des eaux, ont des niveaux plus considérables,pont poser horizontalement les pierres, ou pour tiret des lignes horizon- j On y joint quelquefois des lunettes d’approche pour distinguer plustaies fur les murailles. 1 fac.lement les points éloignez. On en a inventé de plusieurs sortes :

Les Arpenteurs pour le nivellement des grandes distances, ou les In- ‘ on pourra lé servir de celui-ci.

figure du Niveau.

Ce niveau est fait d’un tuïau de fer b aie recourbé à angles droitsVers fcs deux extrémitez A B, & íoutenu veis le milieu par des liens«de fer C C attachez a une douille qui tst propre à recevoir un bâtonou piquet quand on veut s’en servir. Ce tuïau doit être gros d’un pou-ce & long d’environ quarte pieds. Au milieu fur le dessus on soude untuïau G, qui a communication avec les deux autres A & B, & qui■étant hors de leur alignement & écarté d’environ deux lignes, fort depinules & dirige mieux le raïon visuel. Dans ces trois tuïaux A , G ,

B on met des fioles ou tuïau de verre qui furpallenc cTíix dc fer blancde trois ou quatre pouces > & que l’on arrête avec du mastic ou de la

Autre figure

cire molle. Ces tuïaux font ouverts des deux côtrz, & l’cn a loin demettre du papier fur l’ouverture fuperieure. de peur que .le vent n’agitel’cau qu’on met dedans, & qui peut être colorée en y mêlant du vinaigre.

Cet instrument remplit d’une liqueur teinte,à'quelque pouce près,marquera une signe de niveau par le moien des deux tuïaux de verte,si on observe à le tourner, enforte que ía longueui A B foit dirigéevers l’objet E, dont on veut savoir l’élévation, & que le raion visuelpâlie par la superficie dc la liqueur entre les tuyaux A, B & celui dum lieu G, alors on est allure que l’objet ou le point E est dans le mê-me niveau que le point du milieu des deux tuïaux.d un Niveau.

J’ajoute ici un niveau que l’on peut fairfc à peu de frais. C’eit unecarte íur laquelle on a fait un trait quarté avcc un plomb A B qui sertà mettre la ligne D C de niveau. On le suspend à quelque bâton, &en (e reculant vers D on vise par la ligne DCE le point E qui est de niveauavec la ligne DC. CetobjetEestce qu’on appelle l’objet de visée.

On íe lèrt dans le Jardinage du niveau commun ; c’est l’équerre desMaçons. II consiste en deux rég'es longues d’cnvïron trois pieds, at-tachées par une de leur extrémitez à angles droits ; & arrêtées par uneautre régie qui les traverse) cette troisième régie doit avoir une entail-le ou coche pour recevoir la corde du plomb qui est suspendu au som-mer de l’équerre. Les deux autres extrémitez doivent être tellementcoupées, que leurs superficies soient dans le même plan également éloi-nées du sommet, lorsque ce plomb pâlie par l’entaillure, la surface surlaquelle les deux extrémitez font appuices, est horizontale ou de niveau.

Figure du Niveau.

On dit qu’un terrain ou une allée est de niveau, lorfqu’tlle n’estpas plus haute cn un cadrait qu’en l’autre. On dit aussi qu’il saur dres-

ser une allée suivant son niveau de pente, lorfqu’on fait enforte que lapence tst égale par tout datis toute la, longueur de I’alléé, de maniuequelle pareille unie d’un fond à l’autre, quoi qu’tlle ne soit point ho-rizontale.

NIVELER. C’est connoitre par le moien du niveau si plusieurspoints de différents objets sont dans une même ligne paiaiLle a li.ori-zon.

NOE.

N O E U D S. Ce font des morceaux de chair qui sc Ievent aux qua-tre flancs du cerf.

N O Y.

NO YER. 11 y a trois efpeces de noyers; la premier e, la plus belle& la plu's exquise, est telle qui rapporte le moins i la seconde est d'unegfofleur médiocre, de figure longue ,&crlie qu’on estime le plu-' pourcharger davantage que les autres, & rapporter beaucoup plus de fruit)Sí la troisième est celle qui est petite, & qui croît à plusieurs angles;ce qui la rend plus propre á faire de l’huilc, qu a marger.

Cet arbre se plaît mieux fur les grands chemins, que par tout ailleurs;& il est d’une nature à vou'oir qu’on le batte , pour donner moins debois que de fruits; quoique le noyer fe plaise ainsi dc la rigueur dc sonfort.

Le Noyer est un arbre quijiorre une si grande ombre que rienne vient autour de lui > c’est pour cela qu’on le plante cn pleine cam-pagne ; la noix qui est son huit, Ioriqu’eJlc est confite, est très-bonnea 1 estomac; étant encore verte & distillée, l’eau qui en sort est uès-eftîcace pour 1e haut mal, la mêlant toutefois avec tant foit peu de vi-naigre & de sucre ; elle préseryc de la peste; l’eau de ses feuilles distil-lées, dcíleche, consolide & guérit tous ulcérés si on s’en lave loir &matin , & qu'on laisse dessus une compresse bien mo 1 illée; les noixvieilles & vertes lont toutes indigestes & nuisibles à l’cstomac , elles aug-mentent la bile, causent douleur de tête, & font roi ssr. Ceux quivoudront vômir en pourront manger à jeun; Huiise quilort de (â co-que impéche le poil de tomber &ìe fair renaître ; l’on met de son hui-le tirée lans feu dans des lavemens pour appailer la clique; si on cnfait une omelette avec un œuf, & qu’on rapplique chaudement fur leventre, elle arrête les tranchées des perses enfuis. Les paysans ont re-marqué qu’auflï-tôr que 1e noier a quitté les fleurs, p us il reste defruit, plus l’a r.ée est abondance en vin.

Culture