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Quant aux facilitez de la Gttleget , le même Matthiole dit que les Mo-dernes en font grand cas contre la peste & contre la morsure des bê-tes venimeuses, mangeant l’hetbe feule Se rappliquant au dehors : ilrapporte que quelques-uns disent quel le est bonne pour Tépilepsie, pre-nant quarte dragmes de son soc ; mais il ne croit pas qu'elle faste revenir1e lait aux nourrices comme fait le Glttux , & dit qu’il n'oferoitl'affirmer,parcequ’il y'a trouvé aucun Auteur qui en faste mention ; ainsi il est facileâ voir que le même Auteur met de la différence entre le Glaus & le Gale-ga, &qu’il les prend pour deux différantes plantes, contre l’opiníon dequelques-uns qui tiennent que ce n’est qu’une même plante.
Mais Galien parlant duGlaux , dit que l’herbe des glauxest bonne àfaire venir le lait aux nourrices.
Recette f mr faire eau de Noix.
L’eau de noix est dite le fondement de vie, St fc peut faire en troisfaisons; savoir, à la fin de Mai, à la fin de Juin, & environ ledixiémeAoût à la Saint Laurent.
Les noix étant cueillies il les faut couper en rouelles, puis les fairedistiller dans l’alembic à petit seu, & garder soigneusement les bou-teilles bien bouchées > les mettre au Soleil, Sc après les mettre toutesensemble dorique l’on en fera en ces trois saisons, qui est pour lorsle meilleur : après il faut ajouter sor chaque pot d’eau trois onces desucre ; néanmoins elle fait plus d’effct à ceux qui la peuvent prendrefins cela, le lucre n’étant que pour la modifier.
Ses 'vertus. Cette eau étant prise tous les matins à jeun dans un verreavec un peu de vin blanc, ou autant de poudre de tartre qu’il en-faut pour couvrir un écu, guérit toute hidropisie maligne en trentejours, & la nouvelle en quinte jours; cette eau se prend quand on seva coucher , de même qu’au matin.
Cette eau étant prise tous les matins fans poudre de tartre avec un peudevin blanc , guérir se mal caduc, paralysie, migraine , tournemens detête, fait revenir 1e lait aux femmes,' augmente la semence génitale auxhommes, & sesrend propres à engendrer; elle est bonne a toutes sesmaladies des yeux en s’en lavant St en en mettant dedans : elle -guéritaufli toutes douleursd'estomac & de cœur, rafraîchit le foie, ôte sesdouleurs du ventre & des boiauy cauíées des flegmes & des ventositez,fait mourir les vers, & fait dormit si on s'en frotte les temples.
Si on en lave ses plaies elle ses guérit ; elle-ôte toute corruptiondu vin gras Sc poussé si on en met une chopine dans un vaisseau.
Elle est bonne à toutes maladies du dedans du corps , apostumes,fistules & autres > eHe fait beau vilage , nettoie les taches en ses la-vant souvent ; aux fièvres chaudes la buvant comme j’ai dit elle gué-rir & désenfle, reserre les gencives & garde ses dents de pourriture.
Confiture de Noix excellente.
11 faut prendre des noix tendres Sc vertes avant que Pécorce s’en-durcilfe, Sc ôter la pelure verte de dessus jufqu’au blanc avec uncouteau, & en même tems, afin qu’elles ne se noircissent, il les fautjetter dans de l’eau claire, & ses faire cuite julqu’á ce qu’elses devien-nent tendres & molles, puis ses percer à travers avec de la canelse & degérasses; enfin il ses faut mettre dans le sucre réduit en sirop cuit par-faitement, & leur donner trois ou quatre bouillons ensemble, & pourleur faire prendre 1e liure il ses y faut laiflèr tremper trois ou quatrejours; St d-autant que se socre te rend liquide & creux à causedel’hu-rneur dont ses noix étoienc abreuvées, faites recuire k même socre àpart, & réitérez cela par deux ou trois fois.
Le tems ordinane où l’on confit les noix est se commencement deJuillet, où ce fruit pour lois n’a pas encore son bois formé ; Sc poury réussir il y a bien des choses à quoi il saur prendre garde, autrementen ne fait rien qui vaille.
D’abord il faut avoir soin de peler les ncâx jufqu’-au blanc, sesjet-tanc à mesure dans l’cau fraîche; cela fait on ses met bouillir dans del'eau un peu de teins, tandis qu’il y en a d’aucre qui bout pour les yjetter après qu’elses auront été tirées de cette premiere, & cela afinde ses foire cuire ; étaftt cuites Sc avant que de ses tirer on y mêsenne poignée d’alun brûlé, après quoi on leur foit prendre encore unbouillon;-ce bouillon pris on ses rira, & on ses jette-dans de Peaufraîche, puis on y met deux .cuillerées de socre contre une ss’eau; 1esocre ainsi prépaie est jerté sor les noix qu’on a arrangées dans uneteirine.
Ges noix demeureront dans ce sirop jusqu’au lendemain qu’on leségoute, lans néanmoins les ôter de la terrine-, á cause qu’il ne fautpomequ* ee fruit passe par le feu.
Après qu’on a ôté ce sirop on se met encore sor 1e feu, où on luidonne cinq à six bouillons., en Pangmemant tfun peu de socre pour êtreaprès-répandu fur les noix.
Le jour suivant on remet encore ce sirop sor se feu , où il prenddouze a quinze-bouillons ; & enfin le lendemain on le soit cuire entelle sorte, qu’en trempant le bout du doigt dedans & rappliquant en-suite sor le pouce. Sc ses ouvrant aussi-tôt un peu, il sc soit de l’unà l’autre un petit filet, qui se sépare austi-tôt Si demeure en goûtefut le doigt : ce sirop ainsi foit, & après avoir toujours été augmentéde sucre o n le jette sor ses noix > de tejle maniera quelles trempenttoutes également, & les lai liant poster la nuit à Pétuveonles dresse 1elendemain dans des pots.
Avant que leur cuisson foit parfaite on est soigneux de les lar-der d écorce -de citron , ce qui leur donne un relief qui est fort.agréable.
1 Observation. Les noix entrent dans la composition de PAntidore-Micridate : voici comme on se compose. Prenez des noix vieilles bienmondées de leurs pelures tant dehors que dedans, une portion de selSc de fouilles de rué, de chacun la sixième parjic d’une portion, desJfiguts trempées en dîi vina'gre ou bien du vin , autant qu’il en fau-dra pour mêler toqt -k leste ; 1s tout b;esl pilé A bieiìméiésoi-
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tes votre"'piéservatif. La façon d’en user, c’est á’en prendre de lagroslètir d’une noisette commune, buvant après un peu devin blanc;cet Antidote est bon contre ses venins & contre la peste.
NOIR. Pour faire un beau noir pénétrant. Toutes sottes de bois quihormis la noirceur reflèmble à l’ébene, se peuvent teindre en noir ;mais ses dures & solides comme le buis & autres semblables , sontmeilleurs & même plus reluisons, sor tout le bois demeurier noir &blanc, mais 1e noir est le plus propre.
II faut prendre ledit bois & le mettre Pefpace de trois jours en eaud’alun au Soleil , ou un peu loin du feu, jufqu’à ce que l’eau de-vienne un peu chaude; puis il faut prendre de l'huile d olives avec unpeu de vitriol Sc autant de souffre, 1e mettre dans une poêle avec sespièces de bois, & ses faire bouillir quelque espace de tems, plus il bouil-lira, plus il deviendra noir ; mais le trop bouillir 1e rend fragile &lesoit fendre.
Quand on le retirera de l'eau il ne sout pas l’expofer à l'air qu’il nesoit lec.
Autre maniéré plus facile. Four teindre en noir sor se tour il sout avoirde l’eau de galle, Sc la prendre un peu chaude avec de la prêle , enpolir la pièce sor le tour & la laiflèr secher , puis prendre une foireteinture de brésil, & en frotter ladite pièce lorlqu’else fera chaude,puis la laiflèr secher; ensuite vous prendrez telle encre que vous vou-drez , & vous en donnerez quatre ou cinq couches à ladite pièce en Ufaisant un peu chauffer, & quand il sera sec il le faudra polir à ladre.
Noir dos de pieds de Mouton.
II sout prendre autant de pieds de mouton qu’on voudra . les cal-ciner dans un cteusct, ses éteindre dans un linge mouillé ,& ses broierà l’eau avant que de les mettre à la gomme. Ce noir sert pour lamignature, on le mêle avec la laque & avec la terre d’ombre pour lacardon.
Noir de fumée très fin.
Faitesle avec des lampes à huile, mettant quelque chose dessus pourrecevoir la fumée.
Pour calciner le noir de fumée & le rendre plus fin.
II saur faire rougir une pèse à seu , mettre le noir dessus & lui lais-ser jetter fa fumée, on l’emploiera avec de l’eau gommée , Sc pourl’huile il ne serait pas bon de l’emploicr.
NOISETTES TERRESTRES.
Description. Cette plante est bulbeuse, & fa bulbe a la racine dou-ble ; on la mange communément en Espagne : elle jette une racinepremieretnent en Hiver , Sc puis au Planteras elle diminue & so bul-be devient plus grosse, elle reflcmble à I’hyacinthe , ses fleurs fontbleues Sc durent peu ; fa graine rellèmble à celle des raves. étant ronde& petite comme elles.
Lieu. Elle croît en Espagne & en Portugal.
Propriété*.. Sa racine étant douce St bonne à manger, semble être denature teinperée Sc de bon soc, un peu venteuse, émouvant Venuscomme les truffes noires.
NOISETIER, ou coudrier, en Latin Corilus ou Nux Avtllana.
Description. L’arbre qu’on appelle noisetier, ne vient presque pas haut,dès so racine il jette quantité de trbncs, au bout defquels sortent ses ra-meaux qui font fort chargez de feuilles ; son bois n'a point de nœuds »ses feuilles soif semblables a celles de l’aulne, mais plus larges, plus min-ces, plus madrées, dentelées, Ion écorce est mince, marquetée de blanc.II ne jette point de fleurs; mais il poulie des chatons qui lui tiennentlieu de fleurs, Quoique ses fruits naiflent dans des endroits iépatezlur semême pied; son fruit sc nomme aveline.
Lieu. II croît,par tout, principalement dans les bois, proche les ri-vières.
Propriétés. Les avelines font terrestres & peu faines à l’estomac > quoi-qu’clles nourriflènt plus que les noix; elles font mal à la tête, les lèchesplus que les vertes ; elles engendrent 1» dyflenterie si on en mangebeaucoup ; elles sont admirables contre la gravelle & l.s douleursde reins , quand on ses mange à jeun , ou au commencement du re-pas.
Ctdture des Noisetiers.
Lorfqu’on souhaite avoir chez soi de ces fortes d'arbustes, commearbres de peu de coniéqucnce, on ses met dans quelque coin du parc,ou en quelqu'autre endroit de cette nature, Sc qui soit frais ; car c’estce qu’iìs aiment; & pour ses hâter de venir, après qu on les a tu a misdans des trous faits expiés, on ses labourera de tems en tems; on nesoit point de doute que 1e noisetier, aussi bien que ses stries arbres ,ne puillè venir de graine; si l’on sc vouloir donner la peine de sc ler-vir de c^tte voie pour en élever; mais ne cherchons point dans notreœconomie des choses qui coûtent plus qu’elses ne rendent > on ne con-seille personne d’en faire des pepinieras; mais plutôt dsen planter com-me la nature ses aura produits dans les bois; ily a de deux sortes decornulies, rouges & blanches, celles-ci sopt plus rares Sc moins commu-nes que les rouges, qui sont fort ordinaires par toute la France; onles cueille vertes pour ses mettre dans l’eau avec du sel, comme desolives: d’autres ses laistènt parvenir à une entière maturité , ee qtiifereconnoit, loríquelles paroiílènt d’un rouge d’écarlate, pour lors c’estpour en manger ainsi, ou pour en confire; cette confiture, dit- on,sert de raflai histèmenr aux malades.
Lf. Noisetier, sor tout celui qu’on appelle franc , est un desplus beaux arbriflèaux qui servent à garnir ses boiquets > ses feuillesqui font belles & sort larges donnent beaucoup d’ombrage ; son boisest fort clair & poulie une glande quantité de rameaux; enfin son fr «test d’un fort bon goût.
II ne sout point oublier que fur la fin du dernier siécle on a attribuéde grandes propriétez à cet arbre. On a prétendu découvrir par sonìnoiun les eaux, les trésors, les voleurs, les aslàssins, les chemins par
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