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où ils avoîenr passé, les cadavres assassinez & instrumehns dont on s'é-toit servi, quoique cachez fous terre. Votez Coudrier;
NOIX. Cels le fruit de l'arbre qu’on appelle noier. La noix estcouverte d’unc écorce charnue & verte qui s'oirvre loríqu’clle est mure& laide voir une coquille ligneuse, dure & ovale. Cette coquille ren-ferme uneefpece d’amande divisée en deux ou quarte patries recouver-tes d’une membrane fort deliée, très adhérante. Ces parties font sépa-rées par une cloison ligneuse nommée zest.
On mange les noix en cerneaux lorsqu elles font tendres, c’est unragoût que l’on fait avec du sel & de l’eau; quand elles font vieilles onen tire de l’huile dont on fe sert a brûler, à peindre & á faire des fritu-res dans les lieux où il en a en abondance.
Cette huile est emploiée dans la Médicine pour les coliques, pourfortifier les nerfs, & pour apparier les tranchées des femmes nouvelle-ment accouchées.
La seconde écorce du bois de noier arrête le vomissement, on la faitfecher, on la réduit en poudre. La dose est depuis un scrupule juíqu’àune drachme.
Ón a inventé plusieurs manières de déguiser les noix pour les rendred’un goût plus délicat. Votez. Noier,
Noix de galle. C’est une excroissance qui fe trouve fur leschênes. On doit Ion origine à la piqueure de quelques infectes quifont une ouverture aux branches ou aux feuilles de ces arbres pour ycacher leurs œufs; il en íbrt uaie humeur qui jointe à celle qui y aété jettée par l’mfecte prend une coniistence ligneuse, Sc forme la noixde galle. II ne faut point s étonner íi elle renferme dans son centre unver, puisque c’est la production de l’œuf qus y a été déposé; on peutiamarquer que c’est de la méme maniéré que fe forment les vers quile trouvent dans les noisettes & dans les autres fruits.
Iroprietez de la Noix de galle.
Elle resserre le ventre. On la donne en poudre ou en bol dans la fiè-vre intermittente, au commencement de l’accés > ou pendant l’inter-misson de quatre heures; mais H van t que d’en prendre ;1 faut mettre enusage les remèdes généraux qui font les purgat.ons & les íaignées , Siaccompagner cet usage de lavement pour modérée ta vertu astringente.C’est avec la noix de galle qu’on fait l’encre, Sc que les Teinturiersfont le noir écru.
Noix heiïui, Cette plante ressemble si fort au solanum, qu’ilest impossible qu elle soit plus semblable; ses feuilles ont aussi 1 odeurde l’oprum, ce quilcs fait distinguer de celles du solanum: elle a sesfleurs blanches comme le grand convolvulus, & les fouits de la grandeurdes neflses, armez de grosses & courtes épmes. La graine est entiere-ment semblable à celle de la mandragore.
Heu. On la semé dans les jardins comme les autres plantes étrangères.
Vroprietez. Cette noix oppile, fait vomit, & endort comme la man-dragore': bue au poids de quatre grains, elle enivre fortement ; lorfqu’onen prend deux drachmes, elle tué fi on ne vomit promptement, ou lîon ne trempe pas les bras Sc les jambes dans d’eau chaude.
Noix muscade, en Latin Moschata.
Dejcriptton. Comme la muscade est connue de tout le monde > pource qui est du fruit, ladeseription en setoit inutile, l’arbre est presquesemblable a nos pêchers, excepté que la seuil le est plus étroite & pluscourte. Lc ìrucis environ e la noix avant qu elle soit mûre, commeune fleur en façon d’une rose ouverte, & lui sert d’cnveloppe quand elleest mûre. La noix étant scche, le macis s'ouvre, & perdant la rougeur
u’il avoir, il devient d’un ja ine doré ; on connoit la bonté des mufca-
es quand elles sont fraîches, pesantes, gralses, & pleines d'huile, sibien qu c n enfonçant une épingle dedans , l’huile en lotte ; il faut pren-dre garde qu’elles ne soient point percées ou vermoulues.
Lieu. Elle vient dans les Indes Orientales.
Vroprietez. La muscade est astringente , elle rend l’halcine bonne ;elle fortifie le foie Si l’estomac, L ;c.t á la vûé ; elle provoque surine,arrête la diarrhée, chaste les vents > & est admiraole contre le mal demere ; une noix muscade cuite en six onces de miel rosat, & deux oncesd’eau de vie, julques á cc que l’eau foie toute consumée, & puis coulée,guérit le mal d’estomac íì on en prend á jeun trois cuillerées, fur toutíi le mal vient de cause froide.
Les muscades corrigent la puanteur d’haleine, aiguisent la vûë, aug-mentent la mémoire, fortifient l’estomac, & le foie, aident a la di-gestion, dissipent les vents, resserrent le ventre, éfacent les taches duvisage, amolislenr les durerez de la rate & du foie causées de fro-tseur ,& guérissent les dattes.
L huile de muscade a beaucoup de vertus contre les douleurs des join-tures & des nerfs ; le macis fait venir ses ordinaires si l’on cn donneen infusion avec du vin & un peu de sucre ; enfin l’un & faune sont ad-mirables pour toutes les mal ides froides.
II fe rencontre quelquefois chez les Droguistes une cfpece de noixmuscade, appdléc Mujcttde mâle , qui diffère de la commune en cequ'elle est plus longue & moins for.e. C’est la muscade sauvage.
Huile de muscade. Prenez seize onces de bonnes muscades, battez-kslong-tems dans un mortier jusques à ce qu’elles soient presque en pâte,& les mettez fur un tamis: couvrez-les d’un morceau de toise forte &d’une terrine ; il faut poser votre tamis fur une bassine à demi pleined’eau, & mettre la bassine furie fou , afin que la fumée de seau échauffetout doucement la mu Icade. Lorsque vous sentirez en touchant leplat qu’il- sera lî chaud que la main n’y pourra pas demeurer, reti-rez 1e tamis , & atant renverse la matière dans le linge, prenez-en lesquarte coins, Liez-!es promptement ensemble: mcttez-la a la presseentre des plaques bien chaudes : placez la terrine délions, il sortira«vue huile qui lé congèlera en refroidistànt : exprimez la matière aussifort qu’il le pourra > afin de tirer toute l’huile, puis gardez-la dans unpot bien bouché j vous en aurez trois onces deux drachmes: cettehuile est fort stomacale appliquée extérieurement, ou donnée inté-rieurement : La dose est depuis quatre graias jusques à dix dans unTome II.
NOI. N O L. NOM. NOT. $r
bouillon ou dans une autre liqueur convenable. On la mêle ordinaire-ment avec de l’huile de mastic, pour en oindre la région de l’estomac.
De cette maniéré on peut tirer lts huiles vertes d’anis, de fenouil,d’anet, de macis, de carvi.
Remarques. 11 faut que ses muscades soient bien pilées, autrement onn’en tireroit pas tant d’huile ; cette maniéré d’échauffer est ce qu’onappelle Bain de Vapeur.
La méthode commune est de faire chauffer les muscades dans unebassine, puis de les exprimer fortement ; mais comme en les échauf-fant de cette manière, le fou cn enleve beaucoup de parties volatiles,l’huile n est jamais íì bonne ni si belle que quand on la fait avec ses cir-constances que j’ai prescrites: car alors la matière est insensiblementéchauffée par la vapeur de l’eau qui n’altere en aucune façon fa vertu;& s’il s’en est mêlé dans ses muscades, elle se séparé facilement d’avecl’huile. Ceux qui voudront lavoir encore plus odorante, pourrontmettre dans la baljne du vin aci lieu d’eau.
Si vous tirez l’huise de seize onces d’anis de la maniéré que nousvenons de décrire, vous en pourrez avoir depuis six diachmes julquesa neuf drachmes &dcm.e telon la bonté de Panis que vous aurez em-ploie, cette huile fera v.itc.
Tes huiles d’amandcs, de noix, de semences froides, d’aveline, depavot & de been, doivent étr. seulement pilées Sc mises á la presse fansêtre échauffées, parce qu'eìle, rendent leur hui’e facilement; & commeces huiles sont données souvent par la bouche , il est bon de les tirerfans feu, pour éviter f impression qu’d leur lamtroit.
N O L.
NOLI ME TANGEREou Cancer. Si le cancer est fermé, gar-dez-vous bien de l’ouvrir avec 1e fer; s’il est ouvert, venez au plûtôcà la cure, si vous voiez qu’il ronge jusques aux os, & qu d a.t , aiminous le nom de Noli me tangere. Or pour quelque cancer que ce loit,ouvert ou formé, le Manus Dei ou i’cmplatre divin, po^rvû qu’Jsoiccomposé fidtllement, feront utiles.
II. Quand il est ouvert, qui est se plus ordinaire, prenez ses fouillesdAmara dulcis , pillées & appliquées en cataplame, qu’il faut chu. gerde douze en douze heures.
III. Pendant l’hiver lorsque ces fouilles manquent, on prend de l’eaude vie > ou l’on a fait infuser du Romarin, on en bassine 1 e cancer detems en tems.
Au cancer que les femmes ont aux feins, après lavoir nettoie, bassi-nez-le avec l’eau du chardon bénit, ce qu’il faut continuer.
NOM.
Nombre d’o r. Ou Cicle lunaire. C’est une période de dix neufans solaires astronomiques , parce que la Lune après une révolution de19. ans fe trouve a peu près au méme point du Ciel. C’est-à-dire quesi la Lune cít nouvelle au premier Janvier d’une certaine année, elle seraencore nouvelle au premier Janvier après dix neufs ans accomplis.Cette période fut trouvée par Méton Astronome d’Athene, & elle futnommée nombre d’or, parce que ses Athéniens la firent graver cn let-tres d’or au milieu de la p ace publique.
NOMBRE,S & petits fikfs, se leverit ensemble ; c’est ce qui fe prendau dedan. des cuisses & dis reins du cerf.
NOMBRIL. Pour le mal du nombril des petits enfans. Prenez del’hcrbe aux puces que vous appliquerez en Uniment avec un peu devina'gre fur se nombril.
Pour empêcher que le nombril des enfans riavance trop. Prenez desfouilles fraîches de Percefeuille, broiez-ks & incorporez-Ies avec duvin &de la farine de froment, & faices-en un cataplame que vous met-trez fur le nombril.
NOT.
N O T AIR E. C’est un Officier qui reçoit les contrats & autres actesqu’on a pallé devant lui, qui en garde les minutes ou notes, s’J estnécellàirc, & cn délivre des expéditions autenriques & obligatoires.Les Norares sont dé; oiitaiies de la foi publique, ils prennent se titrede Conseillers du Roi. 11 s prennent encore quelquefois les noms de Ta-bellions Sc de Gardenotes.
Des obligations des Notaires.
Les Notaires conserveront leurs biens ou (augmenteront, s’ils rem-plissent leurs devoirs, & font fidtlles à exécuter ce qui fuit ; car S. Pauldit dans lapremiéic Epitreà Timothée. c. 4. v. 9. La pieté est utile 4tout , & c est elle a qui les biens de la vie présenté & ceux de la vie sutureont été promis. Fieras ai omnia utids est, promisstonem habens vit a qus,nunc est & sutura.
I. Si ses Notaiies onc assisté aux Méfiés de Communauté, & à tousles aunes Offices de pieté qu’eìle fait célébrer; comme leurs statuts lesobligent, pourvu que ces Méfies & Offices ne ses détournent pas del'Office de leur Parroiflè. Status des Notaires du zo. Novembre 1651.Art. 1. 1. ?. 4. f. S.
II. Si fans aucun intérêt particulier, mais dans la feule vûë du biende la Communauté, ils ont fait choqr d’Offiçicrs propres Sc capablesde la bien gouverner. Statues, Art. 1.
IIJ. Si les Officiers íé trouvent assiduëment à toutes les asièmbléesde la Communauté. Statuts, Art. 8.
IV. Si ses Offic ers ont reçu quelqu’un au Notariat par argent, fa-veur, recommand.it.ons Sc antres mo.ens injustes. Statuts, Art. 10.
V. S ils ont reçu quelqu’un qui ne fût j as de bonnes moeurs, quin’eût été Clerc chez un Notaire pendant cin.j années, Sc qui n’eût lafuffiíànce Sc la capacité néceflaire; étant de leur devoir de s’en infor-mer , pour en faire rapport à la Communauté. S. Thom. 1.2. qu. 76.Art. in corp. Charles VIII. 14-0. Charles IX. Art. 81. François I. 1 ; 3 y.Chap. ip. Art. 7.
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VI.