B A ï-
Concierge de la maison des Rois, il avoir une Jurìsdiction civile Sc cri-minelle, dont le territoire a été limite de notre te ms dans l’enclos dusalais ; il a le même pouvoir des Baillifs & Sénéchaux.
BAINS en Architecture, c’étoienc chez les Anciens de grands édi-fices qui avoient plusieurs cours Sc appartemens, dont les principalespieces étoient les filles du bain, l’une pour les hommes, l’antrepourles femmes,chacune avec leurs dépendances pour la commodité, aumilieu de chaque salle il y avoir un grand balfin entouré de fìeges Scde portiques , & à côté du bain étoient des cuves d’où l’on droit deî’eau froide & de l’eau chaude, pour composer l'eau tiède selon lebesoin en les mêlant en grande ou petite quantité , selon qu’il plai-foic ; ces bains étoient éclairez par en haut, & ícrvoicnc pìûtot à lapropreté ou a la volupté, qu’a la santé ; près de leurs salles étoientles étuves sèches pour faire suer. Voyez Vitrave Liv. 5. chap. 10. Lesplus magnifiques bains dont il reste des fragmens, étoient ceux del’Empeœur Titus, de Paul Emile Sc de Dioctétien ou est à présent leMonastère des P. P. Chartreux à Rome, lequel est encore appelletermini du nom de termes que les Romains donnoient à ces fortesde bains, & qu’ils avoient emprunté du mot terme, qui signifiechaleur. Publius Victor dans la Topographie ou Description d’unlieu particulier de Rome, rapporte qu d y avoir 8 y 6. bains, tantpublics que particulières. Ces bains artificiels sont aujourd’hui sorten ulàge chez les Levantins, qui cil font lc plus considérable de leurlogement.
BAIN. Voyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, &y ajoutez ce qui fuit. Ûn doit prendre le bain de tivicte avec lesmêmes précautions , cela s’entend , si on doit prendre le bain pen-dant plusieurs jours de fuite > Sc pour quelques indispositions: carsi l'on íè baigne feulement une ou deux sois . pour le seul plai-sir , ces préparations ne font pas néeeslàires. II ne faut jamais sebaigner dans des eaux troubles, ou dormantes, non plus que danscct;es qui font dures Sc froides > telles que font les eaux des nei-ocs fondues : car elies causent souvent des jaunisses ; il faut obser-ver aussi de lc baigner le matin à jeun , ou cinq ou six heuresaprès le repas.
Manitre de préparer do de prendre le bain eu le demi bain■domestique.
II faut premierement tapisser la baignoire avec un drap en de-dans , & placer au fond a une des exrrémitez , un coussin de crinou de paille , fur lequel le malade s’alíeoíra ; ensuite il y faut jet-ter dix 011 douze féaux d’eau froide , & en faire bouillir trois ouquatre pour échauffer le bain , ensorte cependant que l’on y puiffesouffrir la main. Alors le malade se place sur le coussin, observant,de s’appuyer la tête contre la cuve , ou fur un autre coussin , pourla lui soutenir plus doucement , & de s’eníoncer dans l’eau juíqu’aucou. Quand il fera bien placé , il faudra couvrir la baignoire d’unautre drîp , laissant quelque ouverture vers les pieds pour laissersortit pat là la trop grande vapeur qui pourroit porter à Ja tête. Onfait la même chose pour le demi bain , excepté qu’on n’employeque la moitié d’eau , dans laquelle le malade nefs pas si enfoncé.La meilleure eau pour le bain est celle de pluye , ou de rivière.Au défaut de cclle-la > on peut se servir d’eau de fontaine ou de puits ;mais i! en faut corriger la mauvaise qualité cn y mêlant quelques pin-tes de lait de vache ou quelques poignées de feuilles de vigne , sic’enest lc teins.
Si le malade a l’estomac, ou la poitrine foible, il doit se les frot-ter avec de l’huile d’amandes douces, avant que d’emrer dans le bain,ou il peut rester une heure, ou une heure & demie, si ses forces lelui permettent. II prendra un bouillon rafraictiiíiant , au milieu dubain, ou une chopine de petit lait clarifié, dans lequel on aura méiéune once de sirop violât.
Pour empêcher le bain de fe refroidir, on y jette de tems entems de l’eau chaude. Après le bain, on eíluye bien le maladeavec des linges secs > & on le couche dans un lit bassiné , où il doitrester une demi-lreure , ou une heure , & y dormit s’il lui est pos-sible.
Ces sortes de bains conviennent principalement dans les douleursnéphrétiques, les phrénéíies, insomnies, vertiges, vapeurs, passionshiftériques, maux de tête violens & opiniâtres, dispositions inflam-matoires , ou inflammations des entrailles > rétensions d’urmcs, jau-nifle , pâles cotileurs. Ils sont propres aussi contre les maladies de lapeau > telles que sont ks dartres, boutons, démangeaisons, galle ,gratelle, &c.
Maniéré de préparer do de prendre k bain minéralartificiel.
Faites bouillir dans vingt-quatre pintes d’eau , deux livres de cen-dre de farinent, six onces de limaille de fer, six onces de sel de tar-tre , ou de nitre des trois eaux , huit onces de souphre en canongrossièrement concaílé ; quand la liqueur fera réduite à quinze ouleize pintes , vous la pafîerez par un linge Sc vous l’employerez laplus chaude qu’il fera possible, foie pour la bouche, soit pour le bain.Avant que de s'en servir , il faut avoir soin de bien frotter les par-ties affligées devant un feu clair, avee de l’eau de muscade chaufféefeulement dans le creux de la main, ou avec de l’onguent martia-tum , ou de la pommade divine mêlée a un peu d’eau spiritueuse,de celle qu’on tire du romarin, de la lavande > díi thim , de la mé-lillc , Sec. Cc bain peut servir a différentes fois pendant sept à huitjours. II convient a la paralysie , aux débilitez L douleurs des nerfs,sux pesanteurs Sc engourdiflèmens des membres > & généralementà tout, s les maladies contre lesquelles convient le bain des eau* mi-nérales.
BAI.
Maniéré de préparer d? de prendre le bain aromatiquepeur Its jambes.
Faites bouillir dans huit pintes d’eau, & deux pintes de lie de virrrouge , des feuilles de thim, lavande., absinthe, marjolaine , roma-rin, laurier, sauge, fleurs de camomille , mélilot, bouillon blanc,Sec. de chacune une poignée ; graines de laurier, de cumin, de dau-cus concassées, de chacune une once ; le tout étant bien cuit, vousôterez le bois, & ajouterez a la liqueur une poignée de sel commun,Sc la verserez toute chaude dans un vaifleau, ou vous mettrez les jam-bes du malade , ayant soin de les bien frotter de haut cn bas , detems en tems ; vous aurez soin de le bien couvrir jusqu’aux genoux,pour le garder du froid, Sc empêcher que Fodcur des aromates ne luiporte à la tête. Ce bain est propre contre les douleurs, lafoiSleslè,l’enflme Sc les inquiétudes des jambes.
Maniéré de préparer & de prendre t Etuve domestique pourprovoquer à suer.
II faut prendre deux chaises de paille, dont l’une soit haute & l'au-tre balle, attacher deux bâtons de patt & d’autre a leurs extrémitésd’en haut.afin de les tenir en état; vous faites asseoir le malade furla plus haute , Sc vous lui faites poser ks pieds fur la plus balle, ayantfoin de mettre sous lui un drap, ou une alaise pliée cn huit doubles.Vous avez ensuite deux couvertures que vous étendez par le moyende deux hâtons ; Tune par devant & sous le menton du malade, ayantsoin de la garnit d'une serviette ouvrée en cet endroir-Ia , & ratta-chant dernere 1e cou avec des épingles, ou la coulant avec une égail-le; l’autre par deiriere, en la faisant croiser sur l'autre par devant, Siles 1 aillant traîner toutes deux à terre, pour empêcher l’air extérieurde s’iníìnuer. Le malade doit être placé auprès d'un bon feu, & lachambre bien échauffée. II faudra mettre fous chaque chaise un ré-chaud d’une grandeur médiocre, rempli de bonne biaise bien allu-mée , & non de charbon à cause de fa vapeur qui est très-malfaifan-te : on aura soin d’augmentcr, ou de diminuer le feu à proportiondu tempérament Sc des forces du malade, & de jetter de rems entems daas les réchaux une petite poignée de graine de genièvre con-cassé. Quand on s’apperçoit que la lueur est a fiez abondante, on lelaisse tel qu’il est fans l’augmenter. Si l’odeur de la braise portoir 3la tête du malade , on pourra sc servir d’esprit de vin ou d’eau devie, ayant soin d’en remettre routes ks sois qu’il est nécessaire pourentretenir la chaleur. Si 1e malade est d’un tempérament maigre Scsoibie , au lieu de réchaud, on mettra sous chaque chaise une terri-ne remplie de décoction bouillante de fines herbes , observant de 1*remuer de tems en tems avec un fer rougi au feu , afin d’augmen-tcr la vapeur Sc h chaleur. Si le mal.,de íè mouvoir foibk pendant 1»sueur, on k fortifiera en lui faisant prendre une cuillerée de vin unpeu chaud. Après la sueur on l’elsuycra bien avee des linges secs ,on l’enveloppera dans un drap bien chaud, & on le mettra dans unlit bassiné pour fe reposer. Un lui donnera un bouillon nourrissonspour réparer ses forcer , & au bout d’une heure il pourra se lever& s’habiller, fans pourtant sortir de la maison, ni s’exposer aux im-pressions de l’air.
Loríqu’on veut continuer cette étuve pendant plusieurs jours , onobserve de n’y laisser le malade qu’une demi-heute lc premier jour ,trois quarts d’heure le second , & une heure le troisième & les sui-vons. Si l’on s’apperçoit qu’il ait quelque palpitation de cœur , quiest le signe ordinaire d’une prochaine défaillance , il faut le retirerpromptement, & le mettre dans son lit. On peut employer cetteétuve pendant sept ou huit jours plus ou moins , selon la nature dela maladie, & les forces du malade. Certe sorte d’étuve est préféra-ble aux étuves ordinaires . Sc convient dans ks sidatiques, rhumatis-mes, paralysie imparfaite , scorbut, vérole, & généralement dans tou-tes- ks maladies où la soeur est indiquée. Le tems propre pour s’easervir, est le commencement du Printems & de l’Automne. après s'yêtre préparé par la saignée Sc la purgation.
B A J O I R E. Terme de Monnoyeur & de médaille. C’est unemonnoje ou médaille qui a une empreinte de deux têtes en profil,dont l’une avance sor l’autre comme on en voir de Louis & de Car-loman, du Roi Henri IV. & de Marie de Medicis. II y en a qui tien-nent qu’on a dit bajoue au lieu de baioire à cause que ks deux têtessemblent fe baiser. Voyez M o n n o y e.
B A J O QU E , en Italien bajoco, monnoye toute de cuivre quiíàfabrique & qui a cours à Rome Sc dans l’État Ecclésiastique. La ba-joque vaut environ neuf deniers de Fiance , il en faut dix pour unJule. II y a aussi des demi-bajoques ou pieces de quatre fols &demi.
BAL.
BALANCES. Voyez cet Article dans lc Dictionnaire (Economi-que , Sc y ajoûtez ce qui fuit.
Maniéré de faire des Balancés justes.
II faut que toutes ses paities des Balances soient égales, chacuneà son opposite ; que les points de suspension fe tiouvent dans une mê-me ligne droite; que l’aiguille soit d’équerre avec 1e fléau, Sc que lesdeux bia. du fléau soient parfaitement égaux. Ce dernier pomr esttrès-difficile ; mais pour y parvenir , 1e meilleur moyen est d’açro-*cher à chaque bout du fléau , deux bassins qu’on aura faits parfai-tement égaux, & de ks changer après cela , en décrochant Fundu bout pour k mettre à l’autre. Si lequilibre fe trouve juste ,c’est marque que les balances sont bonnes, fur tout si le même effetarrive en transportant de la même maniéré la marchandise qu’oiïveut peser, pourvu néanmoins qu’un des bassins tombe tout à coupà bas, lorfqu’il aura commencé a débucher ; car si les balancés vac-cinent, ou qu’elles se tiennent long-tems en équilibre; c’est une
marque