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marque , que les trois peints de suspension ne sont pas en ligrte droite.
Si dun des bras du fléau trébuche toujours , même en transposantles badins ou Ja marchandise, c’est une marque qu’il est plus long ,ainsi il faudra battre l’aúrre à froid avec la panne du marteau pourl’allonger autant qu’il sera nécessaire , & le rendre égal à ion oppoíé.Quand vos balances feront ainsi rectisiées, il faut , quand on péie ,lur tout des marchandises de prix , comme ks diamans , retournerles balances , Sc changer les bassins de place , pour lavoir si la tablefur laquelle ils polènt est droite & de niveau; car si cela n'ítoit pas,il pourroir y avoir une erreur considérable dans l’estimation du poids.
BALANCIER, ouvrier qui fait les divers inftrumens qui fer-vent a peser toutes les lottes de marchandises, dentées, métaux & au-tres choses qui Rachètent ou se vendent au poids , ou dont on veutconnourç k pélânteur. Ce font aussi les Balanciers qui font & qui ven-dent les divers poids de cuivre, de set & de plomb, dont on 1c fer t pour^ peser. On a parlé à l’article précédent des inftrumens qui ont étéinventez pour cette opération si néceslaire dans le commerce , com-me font la balance, la romaine, ou péson, le trébucher. On parie endivers endroits de t ct ouvrage des poids qui íbnt en uíàge , loir enFrance, soit ailleurs: voyez cntt’autrcs articles ceux de k livre,dumarc , & du poids en général. La Communauté des Balanciers éta-blie a Paris en corps de jurande , y est trés-ancienne, & une des plusutiles pour 1 a commodité & 1 a sûreté du négoce. Ses Statuts font en-registrez á k Cour des monnoycs,que les maîtres reconnoiflentpourleur Juridiction en ce qui concerne leur art & métier. Cest à cetteCour cutis doivent être reçus à la maîtrise ; ils y prêtent k serment;ils font étalonner les poids de cuivre qu’ils fabriquent, & ils y prennentles petits poids matrices fur Jeíquels ils coupent ces légeres feuillesde lcton dont on se sert dans les trébuchets & les petites balances desJouailkrs, Epiciers, Droguistes > Apoticaires , pour peser les grains ,les gros, les scrupules & autres semblables petites parties & dimi-nutions du marc. Chaque Balancier est tenu d avoir son poinçon dontl’empreinte sc conserve fur une table de cuivre au greffe de k Courdes monnoyes > & au bureau de la Communauté, pour y avoir recourssi le cas y écheoit. Ce poinçon fur lequel il n'y a ordinairement quela premicre lettre du nom de chaque maître , avec une couronnefleurdelisee an deslus , íert à marquer leur ouvrage afin que chacunen puisse répondre s’il sc trouvoit quelque altération aux poids ou auxbalances ; k marque sc met au fond des bassins, aux balances dontles baílîns font de cuivre , aux autres c’cst au fléau. Pour les poids ,s'il s sont de cuivre , ils sc marquent par-deíious , qui est aussi l’en-droit où s’applique l’écalonnage de la Cour des monnoyes. Cet éta-lonnage de la Cour des monnoyes, est 1 a régie du devoir des aitsiansBalanciers : c’est par cette conformité de leurs poids & balances à cetétalonnage , qu’ils sc rendent irréprochables & irrépréhensibles enJustice , Si ce poinçon mis aux poids vendus à tous artisans qui pè-sent , est une garantie pour la probité dcfdits artisans, & l.s met àcouvert du reproche d’avoir des faux poids & fau iles balances. Le poin-çon de 1 ouvrier qui Jcs a faites Sc vendues est leur garantie. Auxpoids de plomb la marque se met fur le plomb même , & à ceux defer qui ordinairement font quartez avec un anneau pat deíìùs & uneprofondeur par-deílous, fur le plomb qui est dans cette cavité, Sc quiíert à k justesse du poids. Les gros , les grains & les autres diminu-tions portent aussi l’empttinte du poinçon. L'étalonnage de k Courdes monnoyes sc fait pareillement avec un poinçon , ou est seule-ment giavée en creux une fleur Je lys; mats l’on ajoûte avec d’aurrespoinçons des chiffes Romains, ou des points qui ma.qucnt la pe-santeur du poids. Lrs maîtres ne sont pas obligez dc faire étalonnerles petites diminutions ; mais ils les dressent fur la marri e étalonnéequ’ils ont chez eux , & ensuite les marquent de leur propre poinçonavec les chiffes & ks points convenables à leur péfanteur. On appellechez les Balanciers , remèdes des poids de marc , ce qu’ils doiventdonner à tous les poids qu’ils fabriquent au-dela de leur juste pesan-teur , à k réserve néanmoins des diminutions depuis quatre oncesjusqu'au demi-felin , aufqucls on ne donne aucun remède. Voyez ail-leurs , remède des poids de marc. Nous ajouterons encore ici ttoisconsidérations, i. Sur k nombre des maîtres de cette Communauté.i. Sut la maniéré dont s’exerce leur discipline, j. Enfin ce qui con-cerne les apprentifs.
i. A l’égard de leur nombre , ks maîtres de cette Communauté àPaiis n’éroient que six en i í v i. mais leur ayant été permis de rece-voir queìqu’autres maîtres, ladite Communauté s’est trouvée en 1717.composée de dix maîtres. L’occasion qui a cauíé ces nouveaux mal-,tres , a été en conséquence de diverses finances payées fous le régnede Louis XIV. pour ['incorporation & union de ce grand nombre denouvelles Charges créées pour subvenir aux besoins dc l’État.
1. A l’égard de la discipline de cette'Communauté > quoique ccsmaîtres ayent toujours recours à leurs anciens Statuts,c’eít cependantpat les divers articles des Arrêts du Conseil de 1691. de 1695. & au-tres,solvant que tout y est réglé. Deux Jurez ont soin de k police ,des visites & des affaires. Ils restent chacun deux ans en charge , lesplus anrjens sortant chaque année . & un autre nouvellement élu à lapluralité des voix, remplissant fa place: c’est chez l’ancien des Jurez encharge que te tiennent les assemblées , & c’est à lui à les indiquer : ceont les Jurez qui donnent les poinçons. Enfin les deux Jurez , ou dumoins l’un des deux , a droit par leurs Statuts confirmez par plu-sieurs Arrêts du Parlement, d’assister aux visites que font les mairiesSc gardes des Epiciers > ou autres des six corps des Marchands , quidans leur profession usent de balances Sc des poids, afin de jugeravec eux des défauts que peuvent avoir lesdits poids ou balances, &des abus qui s’y commettent ; & cette police est très raisonnable &bien fondée, vû k capacité & connohlàncc que doivent avoir ks maî-tres Balanciers dans ce qui est le principal objet de leur art & métier,& 1e public íáns doute ie trouvetoit bien si cet ordre s’obkrvoit bienexactement.
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AI égard desappijentifs, chaque maître ne peut avoir qu’un ap-prentie , & nul apprends ne peut aspirer a k maîtrise qu’après cinqans d’apprcntilìage & deux ans dc service chez les maîtres commecompagnon. Nul compagnon nc travaille a Paris s’il n’est apprentisdes maîtres de k Ville ; les afpirans doivent faire un chef-d'œuvre >& les fils de maîtres simple expérience. Les veuves jouissent des pri-vilèges dc la maîtrise > a k réserve de celui dc faire des apprentifs,
BALANCIER. Roué ou verge de fer d’une horloge ou d'unemontre, qui en íe mouvant lur un pivot > modère ou arrête k mou-vement du ressort , Sc l’empéche de se lâcher tout d'un coup. On ap-pelle aussi balancier une maniéré de petite verge de fer qui est auhaut d’un tournc-broche , & par le moyen de laquelle on k gouver-ne. On appelle balancier à monnoyer , celui auquel ks quartez àmonnoyer ( qu’on appel k coins) sont attachez. Le coin de l’cthgicest cn délions du balancier dans une boctc quariée garnie de vis Scd ecroues pour Jc setter Sc tenir cy état, & l’autrc est en dessus dansune semblable boète garnie de même vis Sc cì’écrouë pour retenir sequarté à monnoyer, Le flanc étant pose lur le quarté d’cffigie > ontourne a l’instant k barre du balancier , qui fait tournsr la vis qui yest enc lavée , k vis entre dans 1’ccrouë qui est au corps du balancier ,& k barre fait ainsi tourner lavis avec tant de force que poulknt l’au-tre quarté fur celui de l’cffigie , le flanc violemment pressé par ksdeux quartez en reçoit ks empreintes d'un seul coup cn un moment :voyez M. Boifard dont cette explication est empruntée & m,se enabrégé, vous verrez dans son Trajté des monnoyes la figure de ce ba-lancier. Cette ma: laine est une invention de la fin du sixième siécle,mais dont Lissage n’a été emiciement établi dans ses Hôtels de mon-noyc de France, que depuis l'cntierc suppression du monnoyage aumarteau, Sc 1 ’étabislement de celui au moulin. Les principales puniesdu balancier lont le fléau, k vis, l'arbre , les deux platines , le ja-quemart & les botes , qui feront expliquez cn particulier en leurlieu : rouies ces parties , a Ja réserve du fléau , lent contenues dans lecorps du balancier , qui est quelquefois de fer , mais plus ordinaire-ment de fonte ou dc bronze. Ce corps est très massif pour soutenirl’effort du travail, est porté par lin tort billot de bois,on pat un blocde marbre. Le fléau qui est placé horizontalement au-Jdìus du corpsdu ba'ancier , est une longue barre de fer quarrée , garnie á chaquebout d'une pesante boule de plomb , en quoi consiste toute k force,Sc d’anneaux où (ont attachez ses cordons avec lesquels on lui donnele mouvement dónt on a tait mention. Dans le milieu du fléau estenclavée k vis , qui s’engréue dans l’écrouë travaillée dans la partiesupérieure du balancier même , & presse l'arbre qui est au-dessous ,drellé perpendiculairement SC traversant les deux platines qui serventà lui conserver régulièrement cette situation ; le jaquemart est unecípece de ressort en forme de manivelle. La folle est une profondeurau bas du balancier, ou fa tient assis le Monnoycur qui doit mettreles skons entre les quartez ou les en retirer quand il font marque?.
Loriqu’on veut marquer un flaon, ou frapper une médaille , on lesmer fur le quarté d’cffigie, à l’instant deux hommes tirant chacun deleur côté un des cordons du fléau , font tourner k vis qui fait baillerl’arbre où tient le quarté d'éculion, enlòrte que le métal qui se trou-ve au milieu prend k double empreinte des deux quartez. Tout cequi fut la différence c.tre 1 e monnoyage des dp c ces Sc celui de mé-dailles au balancier , c’est que la monnoye n’ayant pas un grand reliefsc marque d’un seul coup, Sc que pour les médailles il faut les rengie-ner plusieurs fois , Sc tirer plusieurs fois la barre avant quelles ayentpris toute l'empreinte, outie que les médailles donc le relief est tropfort , se moulent toujours en (able , Sc ne font que sc rengrencr aubalancier , Sc quelquefois íi difficilement qu’il faut jusqu a douze ouquinze volées du fléau pour les achever.
BALANCIER. Se dit aussi du lieu où sont établis les presses &balanciers pour les médailles & les jettons, dans lesquels , exclusive-ment à tous autres , ils doivent être fabriquez Sc frappez. C’est ccqu’on appelle autrement, la monnoye des médailles , qui fût établiesous Louis XIII. dans ses galeries du Louvre. II est défendu par l’Éditd’établiisement du balancier Sc monnoyes des médailles, & par plu-sieurs Lettres Latentes, Arrêts du Conseil & de k Cour des Monnoyes,entr’autres par celui du Conseil du 1 y. Janvier i6Sf. < 5 c par ceux dcladite Cour des iS. Janvier & 10. Mars isiyz. 6c du i+. Juillet 168s.il est deffendu à tous ouvriers Graveurs 6c Monnoyeurs, & a toutesautres personnes dc quelques conditions qu’clícs so.cnt , à l’exceptiondes Commis & Gardes des balanciers du Roi , établis aux gale.ies duLouvre à Paris > & des Hotels de monnoye , d’avoir ni tenir aucunscoupoirs, laminoirs,presses, balanciers 6c autres semblables machines,à peine hetre punis comme faux Monnoyeurs, ni de fabriquer ou fairefabriquer ailleurs qu’avec leidits balanciers des galeries du Louvre &des Hôtels des monnoyes , des médailles Sc pieccs de plaisir , d’or ,d’argent , ni d'autrcs métaux, a peine contre ks ouvriers Sc fabrica-teurs de confiscation des outils & machines, & de mille livres li'amen-de contie chacun des contrevcnans , & de plus grande peine s’il yéchcr.
B AI. AY. Instrument de ménage : cet instrument fort communest composé d’un long manche de bois,a un des bouts duquel est unvaisseau de menuës branches ou verges de bouleau , lié par le hautpar trois liens ou bars d’ozier ou de chataigner. On fait aussi des ba-lais de genêt , liez comme ceux de bouleau a trois liens. On en laitde jonc , & attachez d’une médiocre ficelle au manche avec un cloud.Ceux de cette derniere sorte servent aux cochers pour nettoyer lespieds de leurs chevaux , & les roués de leur caroííè ; ils lont poissezsor la ficelle , afin que l’eau où ils le trempent ne les pourrisse pas siaisément. On fait encore des balais de poil , d’autres de plumes 5 cd’autres de barbe ou frange de roseaux qui servent pour nettoyer lesparquets , les meubles , les tableaux , ks livres des bibliothèques , &autres choses qui demandent d’être ménagées. Ces derniers balais .par-ticulièrement ceux de poil , se font par ks Brokers Yergctiers. La
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