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48 BAL. BAN.

îabrique & le commerce des autres dont il fe fait une grande con-sommation à Paris, sont permis à tous ceux qui veulent s’en mêler.Plusieurs ouvriers , entr’autres ceux qui travaillent fur le fer, commetes Serruriers, Maréchaux , Taillandiers & quelqu’autres , fe fervent«k halais de bouleau ; mais ils les appellent plus ordinairement eícou-vettes.

BALAZÉESde Surate> toiles blanches de coton qui fe fabriquentdans cette Ville du grand Mogol Sc aux environs.

BALCON, en Latin sodium menianum , c’est une avance hors lelogis pour mieux voir fur une place. Le mot de balcon vient de l’Ita-lien balcone , avance & faillie > c’est en effet une saillie au-delà du nuddu mur, portée sur des consoles ou sor des colomnes, & fermée par unebalustrade de pierre ou de fer. On appelle aussi balcon la balustrademême de fer composée de balustres plais ou ronds ou de panneaux,avec frises fous l’appui & pilastres de fer auxencoigneuresi les grandsbalcons font ceux qui portent en faillie.

B A L D A QU IN , de f Italien bddarbino. C’est un dais. On appel-le de ce nom le principal autel dune Église, quand il est isolé , c’est-à-dire , tel qu’on peut aller tout au tour, parce qu’il n’elì point con-tient à aucun mur , & qu’il est couvert d’un dais ou amortissementporté fut des colomnes > tel est l'autel magnifique qui est dans l’Églísede S. Pierre a Rome.

BALEVRE , du Latin bijlabrtt > qui a deux lèvres. C’est la partied’une pierre qui avance & paife plus qu’une autre pierre, ce qui arriveprès d’un joint dans la douellc d’une voûte ou dans le parement d’unmur, & qu’on retaille tn ragréant,c’est-à-dire , en égalisant 1c murou ces endroits inégaux. C’est aussi un éclat prés d un joint creve par-ce qu’il étoit trop ferré, & que !a péfmteur de la masse du mur écraseSe comprime juiqu’a se fendre & éclater,

[BALISE. Pieu , branche d’arbre , ou une marque que l’on m.tà rentrée des porcs , aux -embouchures “des rivières Sc autres lieux ,pour montrer les endroits où il y a du péril, ]

BALISTE, en Latin bdifia , machine dont les Anciens se fer-voíent pour jetter des pierres r elles étoient différentes des cataplates,■en ce que ccs dernieres lanceoient d. s javelots ; mais elles fe b.;n-doient dune même maniéré. Voyez Vitruve , liv. io. ebap. 16, & UsTiottes de M. Perrault.

BALUSTRADE, est un assemblage de plusieurs balustres quiservent de clôture, comme celle dont l’on enferme les autels. C’est lacontinuité d’une ou de plusieurs travées de balustres de marbre, depierre , de fer ou dc bois qui servent ou d’appui > comme aux bal-cons , terrasses , ou de clôture : Vitruve appelle la balustrade , quel-quefois podium , quelquefois pluieus. Balustrade ou balustre est aussiîa clôture de balustres à hauteur d’appui, qui dans une chambre deparade environne le lit chez les Princes & les grands Seigneurs. Ba-lustrade feinte , celle où les balustres sont taillez ou attachez dc leurdemi-épaisteur fur un fonds,comme il s’en veit à quelques appuis dccroisée.

BALUTRE, est nneefpecc de petite colomne qui se fait en dif-férent, s maniérés, & que l’on met ordinairement sous des appuis oupour faire des clôtures. Le mot de balustre vient de balaustrum , quiliernifie le calice de la fleur de grenade , auquel le balustre reslcmblepar l’une de fesextrémitez, & quelquefois par les deux balustres , estune efpece de pilastre orné de moulures tourné en.rond ou quarté ,pour remplir un appui à jour fous une tablette; il y a quatre par-ties dans un balustre, 1c pied douche ou base ; la poire ou la pan e,qui en est la plus grande partie ; le col ou la plus étroite partie au-dessus de la poire, & le chapiteau qui couronne Sc termine le balustre.Selon la diversité des matières, il y a des balustres de bronze , quifont de deux fortes, ou de feuilles de bronze ciselées & à jour, oufondus Si massifs , comme les balustres du grand escalier du Roi aVersasses.

Balustres de fer , ceux qui sont contournez de fer quarte ou de ferplat, & qui servent pour les balcons Sc les rampes d’efcalier ; il s’enfait aussi de fer fondus.

Balustres de bois qui sont ou tournez ou faits à la main, qui sontdroits ou ramoans , posez, non à plomb ; mais de biais , pour lesescaliers & galeries en dehors.

Balustres de fermeture, sont ceux qui sont- les plus ralongez en ma-niéré de colomne, & qui se font de bronze , de fer ou dc bois pourîcs clôtures de chœur d’Église Sc de Chappelle.

.BAN.

BAN , est la convocation des Vasscaux qui tiennent du Roi im-médiatement; & arriéré ban, de ceux qui tiennent médiatement deSa Majesté. On confond aujourd’hui ces deux mots , de sotte que ban& arriéré b:.n est un mandement à tous Gentilshommes & autres te-nons fiefs Sc arriéres fiefs , dc venir à la guerre pour le service duPrince. Voyez, Arriéré ban. Ban à vin , est le droit que quelquesSeigneurs ont de rendre leur vin a l’exclulion des habitans qui fontdans leur teuseoiie , lequel droit n’est que pour quarante jours, pen-dant lesquels ils doivent faire diligence de vendre celui de leur cru,car ce terme expiré il est permis à chacun dc vendre son vin.

[BANALITÉ. C’est un droit qu’ont certains Seigneurs, en vertuduquel ils obligent leurs Vasteaux à faire moudre leur blé à un mou-lin qui appartient à ces Seigneurs ; ou à faire cuite leur pain aux foursétablis pat ces mêmes Seigneurs. ] Lorsque ce four , moulin ou pres-soir sont en état : car s’ils ne le font pas, il est permis aux habitansd’aller ailleurs. Ce droit appartient à l’aînc cn récompensant les puif-nez , Coutume de Paris art. 14. Celui qui a fief dans l’étenduë d’uneSeigneurie où ii y a molin banal, n’est pas exempt de la banalité.

[BANANIER. Sorte d’arbre des Indes, qui sert à beaucoup d’u-sages en ce Pays-là.

LAN C, Terme de mer. Grand amas de sab. ou les vaisseaux

BAN.

vont souvent échouer. On pèche la mouruë au grand banc de TerreNeuve > & aux perses bancs qui sont plus à l’Occident, & où elle estmeilleure.

On appelle banc dans les carrières , un lit de pierre , celui qui estle plus élevé , s’appelle banc du ciel.

Dans les Galères on appelle banc; un siège où peuvent s’afleosecînqou six forçats. ]

BANCS Sc places des Égl ifes ; ils ne fe peuvent bailler à perpétuité:telles places font purement personnelles , Sc le don d’icelles résolupar le décès de lajperlonnc ; mais il n’en est pas de même du patronou fondateur deímtes Églises.

BANC d’Églife,c’est un siège de plusieurs places pour une famil-le, fermé d’une cloison à hauteur d’appui: ces sortes de bancs doiventêtre d’allignement & de pareille hauteur , autant pour la symmétrieque pour ménager h place qu’ils occupent. C’est ce qu’on a fort bienpratiqué dans l’Église de S. Germai* deLauxerrois à Paris,

[BANDAGE. Terme de Chirurgie. Bandes appliquées fur lesparties du corps disloquées, blessées ou meurtries, pour les soutenir ,ou pour contenir les remèdes topiques qu’on y applique pour lesguérir. ]

B A N D E, fe peut ainsi définir ; c’est en architecture tour membreplat ayant assez de longueur Sc peu de hauteur. On la nomme aussiface , du Latin sapa , qui dans Vitruve signifie la même chose , & quichez le même est appelle ténia.

BANDE de colonne, efpece de bofiàge dont on orne le fust,c’cst-à-dire , la longueur ou tige des colonnes rustiques Sc bardées.Dc ccs bandes qui sont íur la largeur des colonnes , les unes font sim-ples & unies , comme aux colonnes Toscanes du Palais de Luxem-bourg > les autres pointellées ou vermiculées , comme à celles de lagalerie du Louvre , ou enfin taillé & orné d’ornemens de peu de re-liefs différens dans chaque bande , qui sont disposées l’une fur l’autreá des intervalles égaux , comme aux Joniques des Tuilleries.

[BANDE. Terme de Pâtissier. Morceau de pâte aplatie & éten-due en long pour bander les tourtes & autres píeces de pâtisserie. Enterme dc Chaircuitier , cc sont six cervelas attachez au boUt fun dcl’autre.

BANDE. Terme de mer. Mettre un vaisseau en bande ; c’est lefaire pancher d’un côté pour k nettoyer de faune. Bande du Sud oudu Nord ; c’est le côté du Sud ou du Nord.

BANDE. Terme de blason. C’est dans un écu la piecc honorablequi représente le baudrier du Cavalier , Sc qui s’étend depuis le hautde sangle droit de 1 écu , jufqu’a sangle gauche de lecu, ce qui estla situation contraire à celle de la barre.

BANDEAU. Terme d’architecture. Architrave, ou moulure quis’étend depuis un imposte jufqu’à faune , en fe courbant en arc par-deslus une porte ou une fenêtre, ] ou de queiqu’autre ouverture quiest entrée, ou en are. Les ouvriers appellent aussi quelquefois ban-deaux , les chambranles des pentes ou fenêtres quatrées, qu.e Vitruveappelle antepagmenta.

[BANDELETTE. Terme d’architecture.Régie,ornement pluspetit que la platte-bande , & plus grand que le liteau.

BANDER. Terme d’Horloger. Presser & faire plier un ressortde montre pour en avancer le mouvement.

BANDER une voile. Terme de marine. C’est coudre des bandesde toiles fur une voile pour qu’elle dure plus longtems.

BANDEREAU. Cordon de soie ou de fil, qui sert à pendre latrompette au cou de celui qui en sonne.

BANDEROLE. Efpece de petit étendant que l’on mec au mâcdes navires, Sc quelquefois ailleurs pour servir d'ornemenr. Pain bénitorné de banderoles.

BANDINS. Terme de mer. Lieux où l’cffï s’appuie étant deboutdans la poupe d’un vaisseau.

B ANE. C’est une efpece de grande manne , faite dc btaachïges ,où l’on met le charbon pour 1 e voiturer. Ce mot fe dit aussi d’unegrosse toile qui sert â couvrir les bateaux ou la voiture qui est de-dans.

C’est aussi la piece de grosse toile que les Lingères attachent foussauvent dc leurs boutiques.

B AN ERE T. Seigneur qui a droit de porter baniere pour assem-bler ses Vasseaux.

BANIERE. Terme de marine. Cest letendart d’un vaisseau.BANILLES. Petite gousiè longue Sc étroite , remplie d’un fusmielleux Sc de très-bonne odeur , dont on fe sert dans la compositiondu chocolat. ]

BANNISSEMENT , ou Proscription , est lorfqu’on in-terdit à un Criminel un lieu , une Province ou le Royaume à perpé-tuité ou pour un rems. On dit bannissement , du mot ban , publica-tion > à cause qu’auttefois il fe publioic à son de trompette : à Romedans les premiers rems , on ne pouvoir pas bannir un Citoien , maison lui intercisoit l'usage de Peau Sc du feu , afin que fe voyant privéde deux élémens fi néceilàires à la vie , il fût obligé de lui-méme desc retirer de la Ville pour les aller chercher ailleurs.' Cependant commeil arrivoit souvent qu’encore que personne ne dût donner aucun se-cours a ceux contre lesquels cn avoir prononcé cette condamnation ,ils ne laisloient pas de trouver des amis qui leur officient une retraite;on inventa une autre efpece de peine apptllée déportation , laquelle peutêtre justement comparée à cc que nous appelions bannissement perpé-tuel ,puisque nous voyons que ceux qui croient déportez dans une Isle»perdoient le droit de la Cité & devenoient incapables de tous effets' civils. II y avoir aussi une moindre peine ; on reléguoit souvent lesgens pour un rems : ce: te efpece de proscription avoir le mêmeeffet que le bannislement de tems ; enfin k Magistrat enjoignoicquelqu ifois de s’abstenir pour un tems d’un lieu , ou d’cxercer unsfonction : cette forme de prononcer n’eniportoit aucune peine d’infa-ime.

Parmi