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CAB. C A C.

C A D.

ABALISTE. II est parlé de ceterme dans I Art. 14. du Règle-ment généra! de la Bourse com-mune de Toulouse de Tannée1701. pour l'Éiéction du Prieur& des Consuls de ladite Bourse,ou ce mot íigmfìe un Marchandqui ne fait pas le commerce fousson nom ; mais qui est fntércllédans le négoce d un Marchanden chef. Cet article porte, Quetout Marchand, ou fils de Mar-chand , faisant actuellement lamarchandise , sera obligé d’ae-ccptcr la Charge de Baille ouAdministrateur de la Confrérie,s’il y est nommé, & que les Cabalistes & Intérellés au commerce d’unMarchand cn chef, pourront aussi être choiiìs & nommés a ladite Admi-nistration , lé pouvant faire que ceux-ci, quoique moins conhdérables,puiíqu’ik ne ton t point de commerce en cheir, font doués d’un plusgrand talent pour les fonctions d’un (âge & habile Administrateur.

CABINET. Piécela plus fecrerte de Tappartement pour écrire,étudier & (errer ce qu’on a de plus précieux. Cabinet de tableaux >pièce au bout d’une galerie ou d’un appartement ou Ton tient des ta-bleaux de bons Maîtres, rangés avec lymmétrie 6c décoration, & ac-compagnés de bustes & figures de marbre & de bronze, & autres cu-riosités. 11 y a quelquefois plusieurs pièces de fuite destinées à cet usa-ge, qui toutes ensemble s’appellcnt cabinet ou galerie. On dit aussi ,cabinet de glaces, celui dont le principal ornement consiste en un lam-bris de revêtement fait de miroirs, pour donner plus d’apparence degrandeur au lieu, réfléchi Sc multiplier les objets, & augmenter lalumière, comme il s’en volt a Trianon & à Mcudon.

CABINET de marqueterie, c’est une armoire en maniéré de bu-fet, décoré d’Architecture avec colomnes, pilastres, termes, & autresornemens de bois de diverses couleurs, de pierres de rapport, commelapis, agathe, & de métaux gravés ou sculpté, de relief; laquelle sertplûtôt d’ornement que de meuble, comme il s’en volt chez le Roi.

CABINET de jardin. Petit bâtiment isolé en maniéré de pavil-lon de quelque forme agréable & ouvert de tous côtés, qui (ert dcretraite pour fe mettre à Tabri Sc prendre le frais, comme les deuxcabinets dc la fontaine des bains d’Appollons à Veriailles, qui ioncdc marbre enrichi d’ornemcns de bronze doré.

CABINET de treillage. Petit berceau quarré, rond, ou à pans,composé de barreaux de fer maillé d’échalas , & couvert de chèvre-feuille , jasmin commun, &ic.

CABINET de verdure. Espèce de berceau fait par i’entrelaHémentde branches d’arbre.

C A C.

[CACHET. Petit steau de métal, fur lequel on a gravé les ar-mes d’une personne.

Secret pour tirer l'empreinte ct un Cttchet.

Mettez dans une poêle de fer neuve, une demi livre de vitriol, au-tant de verdet pulvérisé, partie égale de mercure : incorporez bien cespoudres, en les remuant bien avec une efpatule, dans de gros vin rou-ge que vous y verserez à proportion. Votre pâte étant faite, vous lalaverez avec de l’eau fraîche > jufqu'à ce qu’elle cn forte claire. Ensuitelassiez durcir cette pâte á Tais, aiant soin de la ramollir après cria enla mettant fur une plaque de fer avec du feu par dessous, Ty tenant tou-jours jufqu’à ce qu’il s'y forme de petites gouttes en façon de perles.Alors il faut pétrir votre pâte avec Its doigts, l’unir fur une glace ou unmarbre bien poli, & Tappliquer étant encore chaude fur le cachet » elleen prendra l’empreinte. Vous la remettrez à l'air, elle s’y durcira de ma-tière que vous pourrez vous cn íèrvir comme du cachet même.

CACH O S. Plante ou eípece d’arbriílèau dont les feuilles íont ron-des , minces & d’un beau verd. Elle croît fur les montagnes du Pé-rou. Sa semence qui est fort petite, est très propre pour chaíièrTurine& la gravdle; elle est spécifique pour la pierre. quelle brise & pous-se hors des reins, fur tout fi elle est encore tendre.

CACHOU Eípece de gomme qui fe forme avec le suc d’un arbredes Indes Orientales, en faiíánt bouillir dans Teau le bois, après savoircoupé par morceaux. Quelques Volageurs prétendent que le cachouest une terre qui íé trouve sous les racines des cèdres, &d’autres croientque c’est une composition. Quoiqu’il en soit, le cachou est fort enusage dans la Médecine. II est propre à calmer la toux, & à fortifierlests mac. On en fait des pastilles en le réduisant cn poudre, &le mê-Tome I.

lant avec de Tambre gris, & des muci! iges de gomme adragant. Lecachou qui est d'nn rouge tanné en dehors, & d un rouge clair en dedans» est le meilleur.

C A O.

CADASTRE- Registre ou livre d’écritures. I! est pris en deux sens.1. Dans les Fermes & Finances du Roi, Sc dans ks Élections de Provence& de Dauphine , c’est k Registre public qui íért al’assieltedrs tailles quifont grandes ou petites selon que les fonds son t grands ou petits, si pour-tant (imposition des cailles fe fait par ks OfficLrs qui ont cette Charge,avccì’équiré & proportion convenable j dans c es sortes d’impohrions cecadastre est en u!age dans k-s lieux ou les tailles íònt réelles comme enProvence & Dauphine, comme nous venons de dire ci-dclìus, z. LesMarchands de ces Provinces donnent aussi quelquefois k nom de cadastreau journal ou registre lur lequel ils écrivent chaque jour les affaitesconcernant leur commerce, Sc le détail de la dépente de leur maison.Voie z. Journal, ou Tarticle des livres des Marchands.

CADAVRE. Corps humain privé de vie. La mort d’un hommearrive, ou par mort naturelle, ou par mort violente. Le cadavre d unhomme mort naturellement, doit être enterré honnêtement & av-cbienséance, dans un lieu séparé & destiné pour cela; k commun peu-ple dans des Cimetières, qui, particulièrement chez les Chrétiens, (ontinviolables; les personnes d’une qualité éminente font posées avec distin-ction dans des tombeaux magnifiques ; & les personnes médiocres fontinhumées dans les Églises ou 'Temples, avec des Inscriptions particu-lières. Le cadavre d’un criminel exécuté a mort, écoit chez ks Romainsprivé de 1a sépulture, si ks parens ou amis n’obtenoient, par une grâceparticulière > la permission de le faire enterrer, L. corpora i.&L. corprault.ff. de cadaveribus pmitorum. La même chose fe pratique en France,avec cette différence, qu’il y a certains cas dans lesquels, outre que l’onrefuse la sépulture au cadavre, on lui frit son procès, ou à fa mémoire.Cette maniéré de procéder est pourfendre icscrimes de ces morts plusremarquables & plus dignes d’aveiíion, d’abomination & d’exécration.L’amour que ks hommes ont pour leur corps, leur fait sentir en cettecondamnation & punition même des corps morts, Thorreur qu’ils doi-vent avoir pour ces sortes de crimes, qui peuvent ks priver de la vieSc exposer leurs coips après leur mort a cette juste infamie exercée cor -tre leur cadavre, leur mémoire, Sc i’honneur de leur famille. C’estpourquoi lorsque ks Juges ou les Commissaires du Cácelet font avert.squ’il y a en quelque lieu que ce soit des cadavres, ils sont obligez de s'ytransporter pour faire la description du corps, des habits & de tout ccqui le trouve fur lui, pour mettre le liteau de la Juriídiction fur sonfront Sc le faire enlever. Cette Jurifdiction est pour découvrir si le dé-funt a été tué , ou s’il est homicide de lui-mcrtie. Au premier cas, s’iln'y a point de partie civile, k Procureur du Roi poursuit à sa Requête.Au second cas > après qu’on lui a créé un Curateur , on procède contrelui comme tenant place du défunt extraordinairement, & on condam-ne k défunt & fa mémoire; le cadavre est tramé fur la claie > pendupár ks pieds, & jette à la voirie. C’est ce qui s’observe aussi contre ceuxqui font convaincus du crime de kze-Majesté divine ou humaine , deduel, ou de rébellion à Justice avec force ouverte. Ordonnance crimi-nelle, Tit. 11 z.

C A DI S. Étoffe qui signifie deux sortes dc cadis. La première sorteest une étoffe de laine fine , croisée & drapée, d’une demi aune de lar-ge , dont ks pièces contiennent depuis z 1. jufqu’à 41. aunes mesure deParis. Ces fortes de cadis fe fabriquent en Languedoc, particulièrementauX environs de Monraubànr, & sont même de différentes qualitez, ksuns plus forts & ks autres plus fins. Les plus fins ont la croiíute très-déliée , & sont peu chargez de poil. ce qui les fait appellet cadis ras. Lepeu qui s’en voit a Paris y est envoyé de ce Païs-ci en blanc ou noir.Les fins fervent a faire des habits poui les Religieux & Gens d’Église.Outre cette eípece dc cadis, il j en a une autre qui est une étoffé de lai-ne croisée, qm n’clt autre qu’une songerie très-étroite Sc legere, qui n'aque deux pans de large , mesure de Languedoc, dont il se fait des envoisconsidérables dans les Pais étrangers. Ce (ont les Lionnois qui en fonc1e plus grand commerce. Voilà les deux étoffes aufquelles on aplique lemême mot de cadis. Mais il y a une autre étoffe appelléc d’un nom ap-prochant cadife, qui est une eípece de droguet croisé & drapé, dont ìliê fabrique plusieurs sortes en divers lieux dc Poitou. Leurs chaînes doi-venrê tre montées de 48. portées de seize fils au moins chacune. & ellesdoivent avoir tout apprêtées une demi aune de large , & 40. aunes delong. Votez Droguet.

CADRAN. C’est la décoration extérieure d’une horloge enrichied’Architecture Sc de Sculpture , comme k cadran du Palais à Paris , oùil y a pour attributs la Loi & la Justice avec les armes dc Hcni III. R 0 ide France Sc de Pologne. Cet ouvrage est de Germain Pilon Sculpteur.

L ij CADRAN