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84 CAD. C A'F. CAL CAL.

CADRAN solaire. Espece J’horloge qui marque toutes les diffe-renies heures, & mime le., lignes ou le Soleil se trouve par le m oie u deïa lumière ou de sombre. Il y en a de verticaux de plusieurs sortes quile tracent fur une muraille , & qui marquent les heures par un fille , &d'autres qui font itlolez, & que l’on pôle fur un pid destai au milieu d’utijardin, comme l’horilontal, l’équinoxial, le sphérique, le convexe Scle concave, le cylindrique > la croix gnomonique, le corps à facettes,& qui désignent les heures par le moïen d’un lìyle eu d’un point delumière.

r CADRAN anémonique, du Grec mémos , rent, celui qui par lemoïen d’une girouette lert a marquer le vent qui souffle, comme il s'envoit au jardin de la Bibliothèque ..u Roi, Sc a la Samaritaine à Paris.

CADRAN ou horloge hydro.líque, celui qui sert à marquer lesheures («r le mouvement de seau, comme cette Clepsydre que décritVitruve Liv, 9. Chap. 9.

CADRE. C'eft en menuiserie la bordure quarrée d’un tableau,'d’un bas relief, d’un panneau de compartiment.

CADRE de maílònnerie. Espece de bordure de pierre ou de plâ-tre traîné au calibre, laquelle dans les compartimcns des murs de faces& des plafonds, renferme des tables. & dans les cheminées Sc dessusdes portes, des tableaux ou bas reliefs.

CADRE de charpente. Assemblage quarte de quatre grosses piè-ces de bois qui fait souvenante de i’entoncemenc d’une lanterne, pourdonner du jour dans un sallon, un escalier > Sce.

CADRES de plafond. Ce sont des renfoncemens causés par lesintervalles quartés des poutres dans les plafonds lambrissés avec dela sculpture Sc dorure.

C A F.

CAFFA. Toiles de coton qui sc fabriquent aux Indes Orientales,Sc qu’on achete au Bengale. L’aunage en elt inégal. Ces toiles sontpeintes de diverses couleurs, & elles sont remarquables Sc curieusespar une grande variété de differens destins.

CAFFARD. On appelle damas caffard, diverses sortes d’étoffes,dont quelques-unes sont tout de fil, tant en trème qu’en chaîne. Lesautres toutes de laine, Sc les autres qui sont les plus estimables, sontdes étoffes ayant la chaîne de soye ou de fleuret, Sc la trême de fil.On nomme caffard de Village, une étoffe assez grossière, Lite tou-te de laine > ou de íil Sc laine fans aucun mélange de soye. VoyezDamas Caffard.

C AFFILA. La caffila est proprement dans l’Empire du Roi dePerse, ce que le mot de caravane signifie dans l’Empire du Grand Sei-gneur. C’est une troupe de Marchands ou de Voyageurs, 011 piíìtôtc’est une troupe qui est compolée de Voyageurs & de Marchands quig’alicmblent pour traverser avec plus de sûreté les vastes États du Mo-gol , & autres endroits de la terre ferme des Indes. II y a aussi de sem-blables caravanes ou caffilas qui se forment & assemblent pour traver-ser les déserts d’Affrique, particulièrement ce qu’on appelle la mer defable , qui est entre Maroc & Tambouctou Capitale du Royaume deGago. Ce voyage qui est de 400. lieues, dure deux mois pour allerSc autant pour le retour. La caffila ne marchant que de nuit a cause desexcessives chaleurs du Pais.

CAFFILA. Se dit aussi des petites flottes marchandes qui partentde differens Ports que les Portugais occupent encore fur les Cotes duRoyaume de Guzatate , & vont à Surate , ou qui reviennent de Surateaux mêmes Ports ; ce qui se fait sous l’eseorte d’un vaisseau de guerreque 1 e Roi de Portugal y entretient à cct ester.

GAI.

[CAILLE. Voyez, cet article dans le Dictionnaire (Economique,Sc y ajoûtez ce qui fuit.

Propriétés, de la Caille .

La caille, fur tout quand elle est jeune Sc grasse, nourrit beaucoup,excite sappétit, & produit un bon suc ; mais elle devient dégoûtanteíì on en mange avtc exccs. Sa graisse est propre pour enlever lestaches Sc les rayes des yeux, Sc fa fiente pulvérisée est bonne contref épilepsie.

CAILLE-LAIT, petit muger. Plante a fiez commune, ainsi ap-pellée parcequ’elle sert à faire prendre le lait. Comme elle a beaucoupd’eíprit acide, propre à ralentir la trop grande raréfaction du sang Scdes esprits animaux, on s’en sert très utilement contre l’épilepsie. Ladose de fa poudre est d’un gros. Si on la donne en décoction, on faitbouillir une poignée de les feuilles avec la tige dans une peinte d’eau ;on en use aussi comme du thé contre la goure. Le sirop fait avec sesuc de ses fleurs, est fort apéritif, & propre à provoquer le flux desrégies. La décoction de cette plante est fort bonne aussi pour gués rparfaitement la galle scche des enfans ; il les faut bien bassiner, oumême les baigner dans certe liqueur. Plusieurs Médecins prétendentqu’ese est vulnéraire.

CAILLOT-ROSAT. Espece de poire qu’on noinme aussi poi-re d’eau rose. Voyez. Poire.

CAILLOUX. Préparation des Cailloux. Voyez Préparation duCristal.]

CAISSIER. Est une personne commise pour tenir & garder !acaisse, qui est chargé de recevoir tout sargent de son Maître, & detoute recette, comme aussi de faire tous les payemens de sargent qu’ilâ en garde. C’est de la sage conduite du Caissier que dépend tout lebonheur ou le malheur d’une Société, tout le bien du commerce queplusieurs personnes associées font ensemble.

CALLADARIS. Toile de coton rayée ou de rouge ou de noir ,u’on apporte des Indes Orientales . particulièrement de Bengale ,ont la piece ordinaire a huit aunes de long, sor sept ou huit delarge.

CALANDRE. Machine composée du deux gros cylindres, ou

C a L.

rouleaux de beis dur & poli, appellé corrois parles Manufacturs rSd’Amicns , autour deíquels on roule uniment les picces d’éfoffè aus-quelles on veut donner la calandre. On se sert de cette machine dan*les manufactures pour preíler certaines étoffes de soye ou de laine,même des toiles, pour leur donner 1e lustre, les rendre plus polies,unies Sc liiles, ou pour y faire venir des ondes, telles qu’on les voiefur les moires & fur les tabis. Donner une voyc de calandre a uneétoffe, c’est la faire passer huit fois lous la calandre ; chacune des foisquelle y passe te nomme un tour de calandre. L'apprêt seul, & legrand nombre de cours de calandre que l’on donne aux étoffés & auxtoiles, leur fait venir des ondes. C’est une erreur de croire, commequelques-uns font avancé, qu’on se serve pour cela de rouleaux gra-vés. On pourroic faire une calandre particuliete & excellente, si l’onfailoit la table inférieure de la calandre avec un bloc de marbre bienun;, pendant que la table supérieure feroit garnie par dessous d’uneplaque de cuivre tout d’une piece Sc très-polie ; telle est cette calan-dre extraordinaire que l’on appelle par excellence calandre Roïale, quia été conítuute par les ordtes de feu Mr. Colbert, Ministre Se Secré-taire d’État > Surintendant des Arts Sc Manufactures. II y a quelques ca-landres fans roués , d’autres avec des roués Sc rouleaux 1 celles quifont fans roués vont par ,e moyen d’un cheval : son estime la calantdre a cheval moins bonne que celle à roué, cette derniere ayant unmouvement plus égal Sc plus certain. A Amiens & par tout ailleurs11 est loisir a toutes personnes d’avoir des calandres ; mais à Parisil n’y a que les Maîtres Teinturiers du bon teint, qui puissent en te-nir ci.ez-eux. Calandrcr, c’eit faction par laquelle on presse Sc unieavec la c-landre une étoffe ou une toile, & on la tabise. Étoffe Sitoile calandrée , est cette étoffe ou soye qui a paílé fous la ca-landre. On nomme Calandreur dans les Manufactures de lainerie dela Ville d’Ansiens, sOuvrier qui met fous la calandre ses camelots,baracans Sc autres telles étoffes qui ont besoin d erre calandrées ; cesOuvriers ne font point de Communauté, étant loisible a chacun defaire ce métier. Mais il est mieux, & d’un usage plus étendu, d ap-pelle r Calandreur l’Ouviser qui conduit la calandre, qui met dessousles étoffés & les toiles, après les avoir étendues & roulées fur les rou-leau c. Le mot de cette machine appellce calandre, semble devoir ve-nir de son effet , qui est d’égaler & unir la surface des étoffes outoises qu’on veut polir en ses pressant.

[CALANDRE. Sorte de grosse alloiïette , qui a comme un co-ller de plumes noires. II est cxès-difficile de lelever fi elle n’a été priseau nid. On l’y laisse peu, de crainte qu’elle ne s’éstropic ; elle s’élevecomme salouette commune. Le coeur de mouton est fa nourriture.On jette du blé fur 1 e fable au rems de la mué. On leur donne duchénevis & de l’ópeautre avec un morceau de tuf ou de mortier pours’y mouler le bec.

CALCINATION. Action par laquelle on calcine quelquematière, c’elt-a-dire, qu’on la réduit en chaux Sc en poudre tres-fubtile , ou feuleijient en cendres. Il y a deux fortes de calcina-tions : sune qu’on nomme actuelle, parce quelle fe Lit par 1 e fe.iactuel Sc ordinaire entretenu avec du bois, du charbon , Sc d’au-tres matières combustibles , poulie à un certain dégré, suivant lasubstance qu on veut calciner. L’autrc se nomme calcination po-tentielle , parce qu’elle se procure par un feu potentiel , c’eft-a-dire,la puissance du feu, telles que sont les eaux fortes & ses esprits cor-rosifs. Vous trou verrez la calcination de différentes matières, a leur»differens articles. ]

CALCUL ou Calculation. C’est proprement faction decompter avec des jetions, ou des petites pierres en place de jetions;ces petieçs pierres ou jettons s appellent calculas , de force que le calculsignifie originairement compter avec des pierres appeílées cakulus áfcau pluriel calculi. A présent calcul signifie Lire toutes sortes decomptes & d’opérations arithmétiques, soit en additionnant des som-mes ensemble, soit en ses soustraïant l’unc de lautre, soit en fai-sant une multiplication ou une division > Sc calcul en un mot estla supputation de plusieurs sommes ajoutées, ou soustraites , ou mul-tipliées, ou divisées. On dit comme une maxime de probité Sçd’honneur, qu’erreur de calcul n’est pas compte , pour faire enten-dre qu’on doit faire justice des erreurs qui fè trouvent dans ses com-ptes , lorsqu elles proviennent du deffaut de calcul : car celui qui don-ne un compte fur lequel il doit recevoir un argent qui lui est dû fur dsbons fondemens, la méprise du calcul ne lui doit point être préju-diciable , parce qu’une faute , ni decriture , ni d’ortographe , nid’arithmétique dans la pratique Sc l’exhibition d’un compte, ne dé-truit pas les fondemens , sources & raisons de son droit réel. II ya une autre maxime qui dit , qu’erreur de calcul dans un compte nese couvre jamais , non pas même par Arrêts , par Transactions, ourautres Actes, parce que tous ces Actes ne peuvent corrompre la réali-té du droit Sc des choses mêmes qui ont leur vérité & valeur inter-ne, que rien d’extérieur , ni aucune formalité ne peut violer dansf exacte justice Sc équité. Le calcul d’un compte fe fait après quetous les articles en ont été arrêtés ; & c’est par la comparaison ducalcul de la recette Sc de la dépense, que s’en fait la balance ou bi-lan. Voyez Balance Sc Bilan dans le Dictionnaire de Commerce Sc dansle Dictionnaire de Furetkre. Ordinairement on n appelle pas celuiqui calcule 011 Lit des calcules mercantilles Calculateur; mais pro-prement Calculateur se dit des Astronomes qui calculent des éphé-mérides ou qui font d’autres supputations astronomiques. Faire uncalcul < c’est calculer, c’elt-a-dire, compter,supputer. Les Marchands né-gocians doivent souvent calculer leurs livres pour connoitre 1e fondsde leurs affaires. La négligence á cet égard les jette dans de grands em-barras & dans de grands malheurs. A ceci se peut rapporter en quel-que manière cette façon de parler, dans laquelle on dit, qu’un Négociancs’est trompé dans son calcul, quand il a pris de fausses mesures &queses entreprises n ont pas réussi suivant qu’il se sétoit imaginé. Oi»appelle un compte calculé , un compte dont les sommes de tous ses

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