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pas obliger fes Religieux de sortir du Royaume pour leur aller rendrecompte de leurs actions.
[CHÉLIDOINH. Plante qui porte des fleurs semblables à cel-le du' -violier ; son suc elt propre pour 1a vue.
CHEMIN. Espace en longueur sur une certaine largeur pour com-muniquer commodément d’u* lieu à un autre. Les chemins qu’onnomme auiîì voyes sont naturels, ou artificiels , terrestres ou aqua-tiques, publics ou particuliers. Les Romains entie ses autres Nationsont fait des dépenses incroyables pour les rendre spacieux, commodesSc agréables jusqu’aux extrémitez de leur Empire. Voyez, Nicolas Ber-ger dans Jòn Histoire des grands Chemins de (Empire Romain. On ap-pelle chemin naturel, celui qui est fréquenté par une longue succes-sion de te ms, a cause de sa disposition, Sc qui subsiste avec peu d’en-•retien. Chemin artificiel, est celui qui est fait à force de mains, foiede terre rapportée ou de maisonncric, & dont 1e travail a surmontéJes difficukcz qui f opposent a son exécution, comme font la plupartdes levées le long des rivières, des marais, des étangs. Chemin terres-tre - s’entend non-sculement de tout chemin par terre, mais aussi deceux qui sont faits de terres rapportées en maniéré des levées sou-tenues de berges en glacis avec aires de gravoirs ou de pavez , commeune partie du chemin de Palfi à Séve près de Paris, Chemin aquati-que , on appelle ainsi cous les chemins faits sor les eaux courantes desfleuves Sc des torrens, comme sont les ponts & digue-s, sor les eauxdormantes, comme les levées & chaussées à travers les marais Sc lesétangs. On comprend aussi sous íc nom de chemins aquatiques lesrivières navigables Sc canaux faits à la main, comme d s‘en voit en Ita-lie, en Flandres, en Hollande & en France, ceux de Briare , de Lan-guedoc & d’Oiléans. Chemin public, ou grand chemin, se dit de toutchemin droit ou traversant, militaire ou royal. Chemin particulier*,est celui qui est fait pour la commodité du château d un Seigneur àquelqu'autre maison , ou un grand chemin toujours sor lès terres,comme la grande avenue de Meudon près de Paris. Chemin militaire,on appelloic ainsi clic-z les Romains les grands chemins pour envoyerles armées dans les Provinces de !’Empire,ou du secours aux Alliez.Chemin royal, c’est le plus ample de tous les chemins, où la dépense& le travail ne doivent point être épargnez, nonobstant les monta-gnes, vallées, fondrières, fleuves & autres difficultez, a cause de la si-tuation pour le rendre le plus court, le plus commode Sc le plus siirque faire fe peut. Chemin double, on appeiloit ainsi chez ies Romainsun chemin pour le charrois à deux chauffées l’une pour aller ■& l’autrepour venir, afin d éviter la confusion, lesquelles étoient séparées parune levée en manière de banquette de certaine largeur, pavée de bri-que pour les gens de pied, avec bordures Sc tablettes de pierre dure,des montoirs a cheval a’efpacc cn espace, & des colomnespour mar-quer les distances ; le chemin de Rome à Oslic, écoit de cette maniéré.
Chemin relevé > petit chemin qui est a côté de ceiu des charriots ,
Sc qui sert pour les gens de pied, comme les banquettes des quais Scdes ponts de pierre Sc les termes des foilez & canaux faits par artifi-ce. Chemin droit, celui qui est le plus court,le plus à la ligne & deniveau que faire íepeut. Chemin de traverje, celui qui communiqueà un grand chemin ; on appelle aussi chemin de traverje , tout sen-tier de tour plus court qu’une route ordinaire. Chemin rampant, ce-lui qui a une pente sensible, & quand elle est de plus de íept poucespar toise les charriots ne le peuvent monter qu’avec beaucoup de pei-ne. Chemin ejearpé , celui qui est fait sor la côte d une montagne,qui ne peut pas être droit, mais tortu 6c avec des lìnuoiitcz, Sc quiest soutenu du côté du précipice par des levées de pierre sèche & quel-quefois de maísonnerie en certains endroits, comme ceux des Alpespour palier de France en Italie > Sc ceux des Pirénées pour aller enEspagne. II y a encore chemin ferme . dont le sol est affermi par dela terre battue mélée avec du caillou de la roche , ou du sable , oupar une aire de maísonnerie, de gravoir, de brique, de têts de potsSc avec de la chaux. Chemin de carrière , c’est ou le puits par où l’ondescend dans une carrière pour la fouiller, ou l’ouvercure qu’on fait àla côte dune montagne pour en tirer de la pierre ou du marbre.
CHEMINS. La voirie qui regarde les grands chemins appartientaux Officiers du Roi. Les Seigneurs Hauts Justiciers ont droit devoirie sor les chemins particuliers qui sont fur leurs terres , ou fur rel-ias de leurs vassaux. Les Ecclésiastiques ne font point exempts ni dis-pensez de la réparation des ponts Sc chemins. Voyez fur ce qui regar-de l’entretcncmcnt des ponts , chemins Sc chauffées, f Ordonnance deBlois Art. ; 55 . ,
CHEMINÉE. C’est dans une maison aussi bien l’endroit ou l’onfait le feu, que le tuyau par où s’cchape 3a fumée; il y a plusieurs fa-çons de cheminées > ce qui donne lieu á divers noms , comme lontcheminées isolées , addojjees, affleurées , tn hotte angulaire. La cheminéeisolée , est celle qui au milieu d’un chaceíioir ne consiste qu’en unehotte soutenue en 1 air par des soupantes de fer, ou portée par qua-tre colorants , comme les anciens la piatiquoicnt ; on nomme aussicheminée isolée, celle qui étant addoílée contre une cloison, laiíìè unespace entre le contrecœur & les poteaux de peur du feu. Cheminéeaddoffée . est celle qui est posée contre un mur ou le tuyau dune au-tre cheminée. Cheminée affturée, que Sammozzi nomme à la Romai-ne , est celle dont latte & le tuyau sont pris dans 1 c'paiileur du mur& donc l’architecture du manteau est en soillse. Cheminée on saillie,est celle dont le contrecœur affleure le nu du mur, Sc dont le manteauest cn dehors ; cheminée en hotte, est portée en faillie par des cor-beaux de pierre, comme les cheminées anciennes, & celles de la gran-de Chambre du Parlement de Paris. Cheminée angulaire, celle dontle plan est circulaire , & qui est située dans sangle dune chambre ,comme il s’en voit en quelques Villes du Nord. Cheminée de Cuisine,est avec hotte feulement, & le plus souvent sons jambages.
Les parties de la cheminée sent, latte ou le fait le leu, le contre-cœur est le mur intérieur qui compose le canal en dedans félon touteià longueur, so hotte ainsi dire à cause de íà figure, se manteau ou
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partie baffe de la hotte e* saillie \ le tuyau, la montée Sc ses piedsdroire. Le tuyau de la cheminée, est le canal de pierre, de brique oade plâtre par où s’écoule la fumée, & qui íè leveau délias des toits.
On dit que le feu est a la cheminée, quand il a allumé la litye quiest attachée au tuyau > la Police condamne en cinquante livres d'amen-de ceux qui laissent prendre le feu a leur cheminée. Le tuyau d’unçcheminée doit ctre plus étroit par le bas que par le haut, asin quela fumée trouvant plus d’espace pour sortir & se dégager, elle ncse rabatte point dans la chambre. L’opimon de plusieurs Savans, estque les Anciens n’ont point eu l'usigc des cheminées. II nous en res-te peu de vestiges & d'extinples; Sc Vùruve parle li obscurément dece qui peut avoir rapport à cela, que l’on est porté à juger que l'usà-ge des étuves Sc des poêles leur avoir fait négliger cette parue du bâ-timent, que la nécessité de notre climat nous a obligé de iend.c undes principaux ornemens de nos habitations.
CHENAL, Courant d’eau borné de; deux cotez de terre, où unvaisseau peut entrer.
CFIENALER, en terme de Marine, signifie chercher un pas-sage dans la mer, en un lieu où il y a peu d’eau en suivant les lînuo-litez d’un chenal.
CHENEAU. Terme de Plombier. Canal de plomb qui se metle long du mur, à côté de f entablement, & qui scie à porter l'caude la pluye dans une cuvette de plomb.
CHENILLE. Plante qui porte une cfpcce de vessie ou de pois ,qui à la figure d’une chenille.
CHEPTEL. Espéré de bail, par lequel un maître donne à nour-rir une certaine quantité de bœufs, de vaches, de brebis, à moitiéprofit.
CHEVAL de Barbarie, c’est un barbe. Cheval Arabe. C’est uncheval qui provient des chevaux sauvages des déserts de l’Arabic.Ces forces de chevaux sont très-eílimez pont leur force & leur légè-reté. Le cheval sauvage est celui qui naît & se nourrit dans les désert»il est li vif, qu’il est impossible de ['attraper a la course.
Cheval Marin. C’est un animal sort grand, qui se nourritdans la mer, Sc qui a la figure d’un cheval. II est d’un gris brun ; ila le poil court, le crin fort petit, la queue de part & d’autre garniede poil > quoiqu’au milieu, Sc prés de la croupe, il n’y en ait point.
Cheval de Bois. Terme de manège. C’est une efpece de che-val fait de pluaeurs piétés de bois jointes ensemble, sor quoi on vol-tige pour )e rendre le corps souple & vigoureux.
Cheval de Fri s e. Terme de fortification. Solive quarrée d’cn,viron dix a douze pieds de long , traversée par trois rangs de pieuxde bois d’environ six pieds de long qui sc croisent, Sc font armez depointes de fer par les bouts, dont on sc sert á la guerre pourdessen-dre une brèche, ou pour dorre un camp. ]
Cheval considéré pat rapport au droit. Les chevaux doivent ctregarerais des cas rediiibitoires. Or ces cas redhibitoires sont tels queje vendeur est obligé de reprendre le cheval qu’il a vendu avec cer-tains défauts, comme la pousse , morve 8i courbature, Sc cette ga-rentie est pendant le tems marqué par les coutumes, comme de huitjouis, ou selon qu’il est observé par l’ufùge des lieux. Les chevauxdoivent être aussi garerais à ségard de tous autres cas, lorsque le vendeurles a garerais soins & nets de tout défaut. Voyez. Institution de Co-quille tit. des Contrats. Voyez Contrats.
CHEVALIER est celui qui est reçu avec certaines cérémoniesdans un Ordre Militaire, dont il porte quelques marques honorables;ces Chevaliers font de divers Ordres. En Fiance Chevaliers de l’Or-dre du St. Esprit, de l’Ordre de St. Michel, de 1 Ordre de St. Lazare,Chevalier de Malte. Ailleurs Chevaliers de la Jarretière, de la Toisond’or, de l’Annonciade. On dit parlant des Chevaliers, l'Ordre de Che-valiers qui est l‘institut ; Communauté Sc Assemblée de Chevaliers.Création des Chevaliers qui est leur promotion. Institution de l’Or-die des Chevaliers. Les Chevaliers Romains étoient ceux quitcnoiçncle fécond rang de la République, & ils portoient un agneau d'or pourmarque de leur dignité; Cicéron croie un Chevalier Romain. L’origi-nedes Chevaliers Romains, félon le sentiment de Denis d’Halicatnaf-fè, dans le second livre des anriquitez Romaines, vient de ce que Ro-mulus choisit pour fá garde trois cens hommes des plus considérablesde la Ville, lesquels on appclla Celcres, donc !e l'on Sc prononciations’est confondu avec le son du mot Chevaliers > ce mot Celeres, patecque ces hommes d’Élite étoient des plus agiles.
Présentement outre les Gentils-hommes qui sont Chevaliers d’un Or-dre,les personnes les plus qualifiées,comme Ducs, Comtes, Barons ,Marquis , prennent aussi cette qualité. L’Ordre des Chevaliers deMalte, est dit Sc nommé ainsi de l’Isle de Malte, ou le Grand Mai-ne fuit à présent fa résidence. Les Chevaliers de cet Ordre, sont vé-ritables Religieux Ptofez, qui nc diffèrent ces autres que parce qu’ilsont toutes les marques extérieures des gens du siécle. Les grandes ac-tions de cette sainte Sc noble milice remplissent l’Histoire de fi beauxtraits, qu’il ne faut pas s’étonner íì les Papes ont accordé de tems netems des privilèges a l’Ordre, quil’excmptent du droit commun. Ona jugé que pour accorder la discipline militaire avec celle de Je sus-se h ki s t, il étoit néceslàire de donner â ceux qui vouloient s’enga-ger dans i’une Sc dans l’autre, une honnête liberté qui ne tint de-1 aus-térité des cloîtres ,. ni de la licence de la guerre ; aussi nous voyonsque par un íì juste tempérament cette troupe tirée de la plus fainepartie de la Noblesse de tous les États de la Chrétienté, se maintienedans l’honneur Sc la gloire de son origine. Us font avec une modifi-cation & convenance parfaite à leurs fonctions militaires, les voeux depauvreté > chasteté & obcïflance ; & en voici la modification indispen-sable ; quoique, ces généreux Chevaliers faíìènt vœu de pauvreté, ilsnc font pas pour cela réduits a la mendicité ou à la vie privée ducouvent. 11 est aussi vrai qu’ils n’ont en particulier aucuns propres ,nuis outre qui leur est peunis de poflèder des Commanderies, ils peu-vent à ce défaut recevoir des pensions de leurs Parens pour subsister
honnêtement
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