Band 
Supplementband
JPEG-Download
 

/

D E N.

& certaines mesures & proportion qu’il n’est pas aile de déterminerprécisément, Lc qui sc réglé par deux Loix. Celles de la Conscience,de la Police, & ue la Coutume & usage commun des Marchands.

[D’ÈNT. Voyez, cet article dans 1 c Dictionnaire (Economique, &p ajoûtez ce qui luit.

Pour resserrer les gencives & dents qui branlent, \

Détrempez un peu de myrrhe avec du vin & de l’huilc : ensuitelavez vous-en la boache. Ce remede est propre aussi contre les versdes dents.

Poudre qui est propre pour nettoïer , blanchir & fortifier les dents ,çj’ les conjerver contre la carie.

Pulvérisez deux dragm.es d’iris de Florence, chacune séparément ;pierre ponce, os de seiche , corail préparé , & crème de tartre, dechacune une once, ina^s toutes ensemble. Mêlez le tout ensemble,

& gardez cette poudre pour le besoin.

Pour empêcher & prévenir le mal de dents.

Faites bouillir un peu de sauge & de romarin dans un verre degros vin rouge. Apres deux ou trois bouillons , prenez une partiede la liqueur, & rincez-vous la bouche le plus chaudement qu’ilvous scra possible, réitérant la même chose trois ou quatre lois toutde luire. 11 suffira de faire te remede cinq ou six sors dans l’année.

Pour la douleur des dents lorsqu elles font creuses.

Faites entrer par le moïen d’une aiguille à tricoter, ou de quel-qu’autre fil de fer, un peu de coton bien charpi dans le canal d’unepipei remplissez cette pipe de tabac, fumez-le, & quand vous aurezfini, casiez la pipe, titez-en lc coton, 2e appliquez-le dans le creuxde la dent.

Autre.

Prenez des vers de terre qui soient rouges, mettez-îes tout vivansfur une brique ardente, laisscz-les calciner, & reduisez-les en pou-dre. Ensoite incorporez cette poudre avec du suif de chandelle, quisoit bien net; fortnez-en une pâte un peu dure, & mettez-en une par-tie dans la dent creuse. Vous pourrez réitérer le même remède s’il neréussit pas pour la premiere fois. On peut aussi faire bouillir ces verspendant long-tems , ensuite les réduire en poudre, 6c mettre cettepoudre incorporée avec un peu de inaílic dans le creux de l’oreille qui estdu côté de la dent qui fait mal.

Dtvers remedes pour le mal de dents.

Pilez un gros escargot avec sa coquille, jusqu’à ce qu’il soit réduiten especc d’emplâtre ; ensuite mettez-!e sur un linge, & Rappliquezsut la temple du côté de la dent qui Fait mal. Si l’on souffre des deuxcotez, il faut mettre une autre emplâtre faite de la même maniéré,sur Faune temple.

Autre éprouvé.

Prenez essence de gérofle, essence d’anis, de camphre > de chacuneun gros; mettez le tout dans une once d’esprit de vin rectifié ; ensuitetrempez un peu de coton dans cette ellênce. & poscz-le fur la dentqui vous fait mal; la douleur s'appaisera fut le champ. Conseivczlereste de votre liqueur dans une phiole de verre bien bouchée, vousaurez dequoi soulager un grand nombre de personne.

Pour les dents cariées.

Faites un liniment avec quantité suffisante de miel, de deux scru-pules de myrrhe en poudre, d’un scrupule de gomme de genievre»d’un demi scrupule d’aluo, & frottez-en la dent cariée.

Pour faire tomber une dent cariée en huit purs.

Mettez dans le creux de la dent un petit morceau d’éponge imbibéd’huilc de papier; laissez-l’y pendant trois ou quatre heures, & réité-rez de la même maniéré tous les trois ou quatre heures. Au reste ilfaut bien prendre garde que l’huilc ne sc communique aux dentsvoisines, parce qu’elle les íeroit tomber infailliblement. Pour l’em-pêcher on peut mettre de petits morceaux de bois très-minces dessusla dent cariée Sc à scs cotez , ou se servir de quelqu’autres moyensconvenables.

Autre.

Mettez dans la dent cariée de la poudre de corail rouge, ou dusuc de jusquiame, dans lequel on aura trempé du sel ammoniac.

Autre.

Faites infuser dans du vinaigre de la pomme de coloquinte sauva-ge; faites-Ia cuire ensuite jusqu’à consistence de miel ; scarifiez la gen-cive tout autour de la dent; touchez la de ce liniment; fermez labouche pendant un peu de tems. Après vous pourrez tirer la dentavec les doigts, fans souffrir la moindre douleur.

Pour faire mourir les vers qui font dans les dents.

Rincez les dents avec une décoction de racine d’ortie, ou d’écorcede frêne. ]

DENTICULES. C’est un membre de la corniche Jonique, &de la corniche Corinthiene, qui est quarté & recoupé par plusieursentailles. Les Auteurs Latins le nomment denticulue , & les Italiensdentello ou denticoli , à cause qu’il n’y a que dans les corniches Joni-ues & Cotinthienes que l’on taille des denticules, Sc que d’cn mettreans les autres c’est commettre une sauce selon Yitruve. qui dit en-Tomt l.

D E N. D E P.

core que les Grecs ne pouvoient souffrir qu’il y eût des denticules audeslous des modelions, pour Içs raisons qu’il rapporte au z. Chap. deson 4, Li. ce qui n'a pas été suivi par tous les Architectes qui fontvenus après lui. Vitruve étoit un grand imitateur des ouvrages dela nature, & ennemi de tout ce qui sc faisoit fans raison, Lc contre Tin-tention des premiers inventeurs des Ordres, C’est pourquoi il louebeaucoup les Grecs, & dit que ces savans hommes ne croioient pointque les ouvriers puisent raisonnablement reptesenterdans sems ouvra-ges ce qui véritablement ne peut être > & en effet, peut-on trouverquelque beauté en ce qui dément la nature, Sc l’accuse de manquer deraison en ce qu’elle fait, & dans ce qu'clle n a pas voulu exhiber a nosyeux > Sc les ouvrages des hommes raisonnables 6c des habiles ouvriers,ne doivent-ils point porter les caractères de Tefprir humain qui affectel’ordte, la raison Sc proportion en tout ce qu’il fait Sc recherche ? 11est vrai que plusieurs d’entre les Modernes ne décident point lur cesmatières par un discernement original Sc primitif, fondé íur les idéesdu beau&dulymmétrique, ils ne jugent qu’cn vertu d’un certain goûtformé fur les jugemens des plus habiles , ou qui sont généralementestimez pour tels ; & ce goût n’est a itte chose que le fruit d’une lon-gue habitude à imiter ces modelés, fans pouvoir raisonner Sc justifierìeur goût comme soutenu pat les principes Sc les réglés claires & évi-dentes de l’Art, de sorte que ceux-ci sont confirmez qu'ils ont choisile mieux par la facilité & 1c plaisir qu’ils prennent a travailler facile-ment. Les Airs inéchaniques peuvent à peine atteindre à leur perfe-ction, parce que peu de grands hommes ont voulu se borner al’ob-jet de T Architecture , de Ta Peinture, Scupture ; en un mot, il fautplusieurs siécles pour enfanter des Vitruve, de ManzardSc de Vigno-les. Pour revenir aux Grecs délicats, le même Vitruve nous apprendque pat les mêmes raisons ils ne souffroient pas que Ton mit dans lesfrontons des modillons, ni des denticules; mais vouioient qu'ils fus-sent seulement ornez de corniches simples. Dans le dernier Chap. duLivre, il montre avec qu’ellc symmetrie on doit dispoter les den-ticules ; Sc comme dans TOrdre Jonique elles ont autant de hauteurque la seconde face de l’architrave , autant de saillie que de hauteur,que leur largeur doit avoir la moitié de leur hauteur, & la distanceou intervalle qui est entre chaque denticule les deux tiers de la hau-teur. 11 appelle metoche Teípace vuide qui est entre les denticules,comme celui qui est entre les triglyphes > sc nomme me/ope > quoi-que la bande où Ton taille d’ordinairc les denticules soit quelquefoisunie Sc fans dents, on ne laiffe pas de la nommer denticule, a causeque c’est la partie disposée a les recevoir. On voit à la corniche de 1 »porte d’un Temple appellé la Maison Qrarréç qui est à Nîmes, uneespece de denticule taillée dans le larmier. II est vrai que les dents n»sont pas taillées encicrement, Sc font seulement marquées comme dedents naturelles qui 1e touchent ; ce qui se voit encore au larmier deTac de triomphe qui est à Orange. : i

DENTICULES en guillochis sont celles qui sont faites d’unepetite plâtre bande continue, Sc qui retournent d equerre par en hauï& par en bas, comme il s'cn voit a la corniche Jonique de 1 -a nef doTÉglise des Peres Ma burins à Paris.

[DENTRIFIQJJES. Voyez. Remsdes,

D E P.

DÉPART, Terme de Chimie. C’est la séparation d’un métald’avec un autre, avec lequel il avoir été intimement mélangé. Ledépart de Tor Sc de Targentsc sait avec l’eau forte , qui dissout Tar.gent, ou le sépare d’avec lot, lequel sc précipite au fond, fans re-cevoir aucune atteinte de ce dillolvanc. ]

DÉPARTAGER, Terme de Palais. C’est ôter, vuider le par-tage > il sc dit au Palais des procès ou les Juges ont été partagés Sc scsont trouvés en nombre égal d’avis differens. On les envoie enune autre Chambre pour les départager. Voyez, Partage.!

DÉPARTEMENT. Terme de Droit. Se dit & sc fait tant òl’égard des lieux Lc des personnes, que des affaires & des choses ; c’estfur tout la distribution Sc partage qui se fait entre plusieurs personnesà l’égard de leurs fonctions qu'on affigne à chacun , pour éviter laconfusion,la contestation, & quelquefois cc qu’on appelle conflit daJuridiction. Les Secrctaircs d’État ont chacun leur Département,voici comment : toutes les Provinces du Roïaume sont divisées enquarte Départemens , & il y a pour cela tout autant de Secretairesd’État. Les Lettres, Requêtes & les affaires de chaque Province doi-vent palier pat les mains des Secrctaires d’État dans lc Départementduquelclle le rencontre. Ainsi on dit, un tel Intendant des Financesa dans son Département la Marine, la Maison du Roi, les affaitesde Religion. Cette élection, dir-on, est du Département d’un tel In-tendant de Justice. Ce sont ces Intendans de Justice à qui on adreslèles commissions des tailles & autres levées de deniers, pour en fairelc département fut les Élections , Villes Sc Parroisiès , le plus juste-ment qu’il leur sera possible,

DÉPARTEMENT. Ce motsignifioit autrefois la distributiond’un plan; mais il se dit aujourd’hui d’une quantité de pieces destinéesà un même usage dans une grande maison , comme le départementde la bouche, le département des domestiques, lc département desécuries, &c.

DÉPARTIR. Terme de Palais Sc de Droit. Se dit en plusieursoccasions. On dit, le demandeur s’est départi de fa demande; Tac-cusateur ou délateur de son accusation ou dénonciation. Se départirde son droit, de ses ]ustcs prétentions , il n’y adhère plus. On died’un homme habile & entendu, qu’il ne s’est pas départi de scs sû.retez fans raison. Départir dans un sens actif, se dit dans les façonsde parler suivantes. II se dit en termes de Palais de tous les procèsque Ton partage entre les Juges , & dont on distribué les pieces,asin de les examiner & d’en faire le rapport à la Cour, Dans ce senson dit , cc procès sera bien-tôc jugé , on le départi dans 1^ départe-ment des tailles; on dic par exçmple, il y a six mille francs de taille

Xij A