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cela" semble un paradoxe, cépendan: cela est vrai, & cela vient de ceque les couleurs trop vives font abondantes & très fines, & se mêlentfacilement à fait qui a des parties avili très subtiles, & alors fair parl’on flottement & mouvement perpétuel enlève , lave & délayé la cou-leur i mais par une raison un jpeu difierente, fait efface facilement lescouleurs pales, parce que les parties colorantes ne font pas en gran-de abondance , & leur diminution cil bientôt remarquable.
DÉTENTION. Ternie de Droit. C’eít faction de détenir©u retenir les personnes ou les choses, loit licitement oúillicitement;dans le premier sens le mot détention signifie captivité, prison, escla-vage ; ainsi on dit ces façons de parler: on fa élargi des prisons avecdommages & intérêts depuis son injuste détention. La détention desotages, parlant du droit militaire, ne doit durer que jufqu’à f exécu-tion de la capitulation, après kquellc le droit de la guerre porte qu’ilfaut rendre les otages. Dans le second sens c’est la possession Sc oc-cupation des biens meubles ou immeubles. Ainsi on dit, parlantd un détenteur des héritages hypothéqués à une certaine rente, qu'onle doit faire assigner à palier un titre nouveau de cette rente, à causede tels & tels héritages qui y font hypothéqués Sc qu’il détient; parle Droit Civil les créanciers antérieurs ne peuvent troubler ni inquié-ter le tiers détenteur, qu’après avoir discuté les autres biens du débi-teur ;5 mais s’ils ne suffisent! pas , alors on assigne le tiers détenteuren déclaration d’hypothéque : en quelques Provinces pourtant lescréanciers antérieurs ne font point obligés à discuter les autres biensde débiteur principal , avant que d’attaquer le tiers détenteur, ilspeuvent ; saisir fans discussion rcus les biens qui leur sont hypothé-qués, quoique políedés par un tiers acquéreur. On appelle tiers dé-tenteur f acquéreur d’un fond hypothéqué par le vendeur.
L [DÉTERSIFS. Voyez. Remedes. Plantes.
DÉTONATION, Fulmination. Terme de Chimie. C’estle bruit que font les parties volatiles de quelque mélange , quandelles sortent avec impétuosité. ]
DETTES. Terme de Droit qui vient de debitum , du mot dé-liré qui signifie selon son étymologie de babere , avoir quelque cho-se d’ailleurs que de son cru. C’est |cc qui est parfaitement bien d'ac-cord avec f élégante maniéré dont les fa vans Latins ou Romains ex-primoient debitum en disant &s aliemtm , monnoïe d’autrui qui se trou-ve chez nous ; mais plus généralement dette est toute obligation &engagement de rendre une somme d’argent , de paier une tente, detendre une somme ou autre chose empruntée. Dettes sont ou actives,ou passives, ou mixtes. Les dettes actives font celles qu’on nous doitpaier dites actives, parce quelles nous donnent droit & action con-tre nos débiteurs. Dettes passives font au contraire les dettes & som-mes que nous devons paier aux autres, & qui donnent à nos créan-ciers droit & action contre nous ; par exemple un particulier medoit cent livres , cette somme dans un effet est une dette active.Je dois au contraire une somme à un particulier , c’est pour moiune dette passive, & pour lui une dette active ; mais les dettesentre deux correfpondans peuvent être appellées mixtes, lorfqu’ilsse doivent mutuellement les uns aux autres sommes à peu prèségales , lesquelles dettes fe résolvent & païent par compensation.II y a une antre maniéré de considérer & distinguer les dettes entrois efpeces. Dettes personnelles , dettes réelles , Sc dettes mixtes ,qui font personnelles & réelles tout ensemble, de là vient qu’il y aaussi trois sortes d’actions , l’une réelle pour poursuivre la dette àlaquelle la chose seule est seulement engagée ; sature personnelle ,j'our obtenir condamnation contre la personne obligée ; la troisièmemixte pour avoir recours & cofttre!apersonnc& fur la chose. De cettederniere distinction d’oùnaiffent les trois fortes d’actions qui sont don-nées au créancier contre lc débiteur, il semble qu’on doive conc’urrequ’on nc peut exécuter que les meubles pour dettes purement mobi-liaires ; cependant il est autant permis à un créancier, qui n’a,acquishypothèque, de faire saisir réellement un immeuble qu’aux créanciershypothécaires > avec cette differencc qu’il nc sera mis en ordre fur leprix, qu’après que ceux qui ont une hypothèque spéciale ou généraleauront été payés. Une dette claire & liquide est celle qui est exigible,dont on ne peut remettre le paiement, Sc qui ne peut être raisonnable-ment contestée, c’est en cet état qu’elle entre en compensation avecune autre. Outre les diverses distinctions ou efpeces de dettes ci-dessus,il y a encore les efpeces & dénominations suivantes ; savoir , dettecbircgr ophiure , est celle qu’on doit en vertu d’un billet sous signa-ture privée non reconnue en justice. Dette hypothécaire , celle qu’ondoit en vertu de contrats ou de condamnations , & pour laquelleon peut faire saisir & vendre des fonds Sc des héritages. Dette fon-cière , qui provient de f aliénation du fonds dont on n’a pas payé toutle prix. Dette privilégiée , celle qui doit être payée avant toutes lesautres. Dettes mobiliaires sont celles qui ne se peuvent exiger que parune action personnelle, & qui ne font ni foncières ni hypothécaires.Les immobilutires font les rentes foncières Sz constituées à prix d'ar-gent. Celles-ci s’appellent grosses dettes, & les autres menues dettes;on appelle dettes criardes des petites dettes à des ouvriers.
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DEVERS. C’est selon les Charpentiers le sens incliné d’un corps,comme d’un poteau posé obliquement dans un pan de bois oud’uneautre piece de 1 ois, mise en place du côté de la courbure, commeune force de comble; ce mot signifie aussi particulièrement le gauched’une piece de bois. C’est pourquoi les Charpentiers piquent ou mar-quent une piece suivant son devers, pour mettre en dedans le côtédeverse; on dit aussi déverser pour pencher ou incliner.
DEVIS en Architecture. C’eít un mémoire général des quanti-tés, qualités, Sc façons des matériaux d’un bâtiment fait fur des des-seins cottes & expliqués en détail, avec des prix à la fin de chaquecfpece d’ouvrage par toise ou par tâche, fur lequel un Entrepreneurmarchande Sc convient avec le Bourgeois d’cxsauer l'ouvrage moïe-7 eme L
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nant ‘une celtaîne somme ; c’est pourquoi lorsque eet ouvrage estfait, on l’cxamine pour voir s’il est conforme au Devis, avant que desatisfaire au parfait payement. II arrive allez souvent que le Devis estfait & proposé par le-Bourgeois à plusieurs ouvriers > pour en avoirmeilleure composition pat le rabais qu’ils en font l'un fur Faune >mais quoique le Devis lbit nécessaire pour voir clair dans l’exécntiond’un bâtiment, aussi le trop grand rabais est cause de mal-íaçons queles ouvriers font > pour fe sauver ou trouver leur compte. II y a en-core des Devis particuliers pour les ouvrages de charpentcric , me-nuiserie , serrurerie. Devis en Latin fe dit deferiptio jeu enumeratiop'artium edificii. C’est le dénombrement de toutes les pieces & pat-ries d’un ouvrage d’Architecture exposé à la vûè. Le mot mémeDevis vient de diviser, distribuer , ensortc que le Devis est la devision& l’exposition œconomiquc d’un certain tout & de toutes les partiesqui doivent entrer dans là composition.
D E VIS de maçonnerie > est le rftarché par écrit contenant toutesles clauses & conditions auíquelles l’Entrepreneur du bâtiment Sc lepropriétaire se font soumis; c’est pourquoi loríqu’on veut faire un bonemploi, il est nécellairc en prêtant ses deniers pour paier le maçon , auxdroits duquel on veut être subrogé, de tirer de lui-méme une quittanceau bas de son Devis, parce que rien ne peut mieux justifier que les de-niers ont été emploies a cet effet. Telles quittances pour n’ctre sujettesà contestation, Sc nc point donner lieu de débattre le privilège, doiventêtre pasiées par devant Notaires. Ce mot n est pas feulement en cetusage particulier, & borné comme est le Devis de maçonnerie ci-def-fus, mais c’est un terme d’un usage trcs-amplè dans toute FAuhitcc-ture; & on dira ici pat provision que c’est un mémoire & déclarationen détail que donne non-seulement un Maçon, mais un Charpentierou autre ouvrier , & fur tout l’Architccte > même qui s’occupent outravaillent à quelques constructions, contenant la qualité, l’ordre &la disposition de leur ouvrage, les matériaux qu’il y convient four-nir , du prix, de la quantité & de tons les frais qu'il faut faire pourles mettre en état > fur quoi ils font leur- marché avec se Bourgeoisqui les emploie. Quand on estime les ouvrages, il faut voir s’ilssontconformes au Devis fur lequel on a fait marché, qui doit ctre Ieplulexact qu’il est possible pour éviter toute contestation.
DEVIDOIR. Se dit de plusieurs instrumens plus ou moinscomposés dont on se sert pour dévider. Nous n’cxpliqueront icique les plus simples & les plus ordinaires dpnt l’ufage est allez facilea comprendre; à l’égard des autres machines à dévider, elles sont ex-pliquées en differens endroits de ce Dictionnaire, savoir le moulin oudévidoir à mouliner les soies, qu'on peut voir à l'ArticIe du Mou-lin agi, & 1 c métier à dévider pour filer Sc dévider' les foies dedessus les cocons à l’ArticIe de Soies. Voicz ces deux Articles.
Les dévidoirs plus simples font 1. Un petit dévidoir qui se peut te-nir à la main. 1. Un dévidoir fait eu forme de roue. 3. Et le dé-vidoir commun, celui-ci est trop connu pour en faire une exacte des-cription. Il tourne fur un pivot & a quarte ailes > ou branches , oubras doubles, traversés du haut en bas de longues chevilles, qui ser-vent pour allonger ou diminuer 1 espace que doit occuper l’éeheveau.
Le dévidoir à roue est composé de la roui' même & de ses raïons,d’un axe, de deux soutiens, dune manivelle, de plus d’une brochede fer, de bobines. Voici la maniéré de î'aflèmbïage de toutes casparties. Cette roue de dévidoir doit être d'abord conçue être placésperpendiculairement fur lc milieu d’une assez longue planche horison-tale vers une des extrémités de ladite planche. Cette roue est d'unpied Sc demi de diamètre. C’est là toute l’étenduë dé son tour oucirconférence , mais ses raïons au -nombre de six ou de huit nc sontpoint attachés par aucun, cercle extérieur , & tiennent seulement ' aumoïende la roue, par lequel passe l’axe de la roue Sc quil’afait agir.La planche que nous avons nommé dans la description générale& en gros d’un pied de large > Sc de deux de long, Sc portera tou-te la machine , par le moïën de deux, soutiens perpendiculaire-ment posés fur la planche qui y font «mmortoifez ; ces deux sou-tiens supportent l’axe de la roue, lequel pat un seul de ses bouts estgarni d’une manivelle. A l'autte extrémité de la même planche ,font encore deux autres pareils soutiens d’une moindre hauteur , &qui font plus bas, lesquels font traversés par une broche de sec quisert à porter la bobine qu’on veut dévider e» écheveaux.
II faut bien remarquer outre cela, que tous les rayon» de larouë,fur lesquels fedoit faire l’écheveau, sont garnis à leur extrémité d’uncportion de cercle de bois peu enfoncée, de peur que la soie, fil oucoton ne s’échappe, & aíìn de lever facilement Fécheveau de dessusle dévidoir quand il est fait, un des raïons est mobile par le bout &en se baissant facilite {la sortie de l’écheveau.
Le dévidoir à la main ou qui fe peut tenir à la main, consiste catrois petites pieces de bois tournéesiui un tour, pour ne pas accroche!pat ses inégalités ce qui est dessus, filet, soie, ou coton. La plus grossiepiece & la plus longue n’a qu’environ un pied &. demi de long , Sctrois lignes de .diamètre ; elle est traversée par les deux autres piecesde disscrens sens , par l’une à son extrémité d’en haut, & par l'autrc àun pied de distance au-dessous, Sc ce qui est au delà en bas lc qui cilplus gros sert de poignée.
L’ufage de tqus ces differens instrumens compris fou» le nomcommun de dévidoir est, pout-devider & dégager les parties d’unlong fil de foïe, de coton > de lin, de chanvre, le mettant en écheveauou en pelotton, de peur que ces longs fils & soies ne sc mêlent Scembarrassent, cc qui empécheroit de les mettre en œuvre. C’est aussidevider que de charger ou de décharger les! bobines de ces filets pour sesemploïeren differentes fabriques d étoffés de fil, de soie & de coton.Ce devidage sc fait par les devideurs & devideuses, à l’égard dc tou-tes matière qui se peuvent filer comme fil de chanvre ou de lin, lai-nes > poils, soies , cotons. L’on dit fur tout des foies qu’elles sontd’un beau Sc facile devidage , pour faire entendre qu’elles se rom-pent rarement & qu’on cn perd peu, & qu'on la met cn ccheveau,
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