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v i v.

DIVISION > est une opération d’Arithmétique , qui consiste àdiviser un nombre. Je puis ( pour proposer cette opération en unexemple ailé ) ôter j de 14 quatre fois , Sc il restera encore deux.J’eXprime cet exemple ainsi: Diviser un nombre c

que j’appelle A. par un autre que Rappellerai A. 14. (4

B. c’tst 1. Soustraire le nombre B. du nombre A. B. j.

2. marquer combien de fois on le peut ôter ou ----

combien de fois 1c nombre A. contient le nom- i.

bre B. 3. Si le nombre A. contient outre le nombre B. plusieurs fois,quelque testant, c’est encote exprimer ce reste. Le nombre A. Rap-pelle divisé ou dividende. Le nombre B. s’appelle diviseur, & le nom-bre C. qui indique combien de fois le diviseur est contenu dans ledivisé j s'appelle a cause de cela quotient.

Pratique .Premiers.

3. est en 9. fois ( 3. est en 3. une fois) A. -36. (311.)

3. est en S. deux fois. Cette maniéré d‘o- B. 3.

pérer est sondée fur cette considération , lorsque le nombre qui doitêtre divisé consiste en plusieurs colomnes , dont chacune contient pré-cisément le diviseur , il faut chercher séparément combien de fois lediviseur est contenu dans la première colomnc,combien de fois dansla seconde, & combien de fois dans la troisième, &c.

Pratique Seconde.

Lorsque les colomnes du divisé necontient pas le diviseur préciíément ,jl faut 1. ôter le diviseur de la premiè-re autant de fois que l’on pourra. 2.marquer le résidu & le joindre à laseconde colomne , de méme il fautsoustraire autant de fois que l’on pour-ra le diviseur de la lecondc colomne, & joindre le résidu de cette se-conde colomne à la troisième , de laquelle augmentée ainsi par le ré-sidu de la seconde ,on déduit encore le diviseur, & ainsi du reste. 1.J’écris B. le diviseur (4) à côté du divisé A. (984) r. Je dis 4. en 9.y est deux fois. 3. J’ôte 4. pris deux fois , c’eít-à-dire, 8 de 9. & fousla premiere colomne j’écris 8. 4. comme 9 vaut 900 huit dans la pre-mière colomne vaut 800. Sc un qui reste vaut 100. 11 continue & jedis 1». 4. en 18. y est quatre fois. 1 0 Je multiplie 4. par 4. & le pro-duit 1 d je lots de 18 Sc il reste r. 3» Comme j’ai demandé com-bien de fois 4 est en 18 dizaines. Le quotient 4 vaut quatre dizainesSc le produit 16 vaut 160. Jote donc 160 de 184 & il me reste 24.Dans la pratique l’on n’écrit pas toujours les zéros, ma s l’on les fous-entend 8 vaut 800 , 16 vaut 160. L’on dit donc de 9 j’ôte, & de18 j’ôte 1 6. II faut toujours faire des soustractions , & c’est pour (esrendre exactes que je partage 984 en 3 parties. Dans la premiere 4 estîoo , dans la seconde 40 fois. Dans la troisième 6. fois. &ûûC’est la méthode de M. Crousaz , Professeur cn Philoso- 160

plue & en Mathématique à Lauzane. Dans íbn nouvel 24essai de Ion Arithmétique démontrée, je n’ai pas dessein de parlerplus au long de la division, puisque l’on voir dans le Dictionnaire(Economique cette régie de la division , traitée parfaitement fous l’Ar-ticle & mot Arithmétique.

DIVORCE. Terme de Droit Civil & Canonique. Le divorceproprement dit n’est point admis ni admissible dans la Religion Chré-tienne , on ne connoit que la séparation de biens & d’habitation > quine permet ni à l’homme ni à la femme séparez de passer à d’autresnoces qu’après la mort de l’un d’eux ; comme c’est là le caractèrevéritable & distinctif du mariage* Chrétien, & plus particulièrementdans I’Églifc Romaine , il s'enluit que tout ce qui a été fait dans l’É-gliíe contre cette institution divine par notre Seigneur J*sus-Christ lui-méme est abusif & illégitime. Le divorce proprement dit n’a été quedans l’ancienne Loi parmi les Juifs & parmi les Païens de ce tems-là.Sc à présent à cet égard le divorce est une diílòiution réelle & effec-tive du mariage , une rupture du lien conjugal; mais parmi les Chré-tiens i! y a bien une suspension des fonctions matrimoniales , maisnon une destruction du mariage , fur tout dans la Communion où lemariage étant estimé Sacrement, cause dans cet état un caractère indé-lébile ; les Communions Protestantes n’ont pas des idées semblables,mais regardent leurs mai rages comme purs contrats civils, mais in-dissolubles par eux-mêmes. L’indillolubilité du mariage admise parmitous les Chrétiens, outre les considérations précédentes de son institu-tion par Jesus-Chiïsl même , est dune grande & sainte convenance :car cette indissolubilité prépare les coeurs des mariez & des conlors àse dévouer après Dieu l’un à l’autre, dans une résolution Sc constantevolonté très-iustc, de s’aimer à jamais & fans partage de leur coeurSc de leurs affections , Sc ce dévouement Sc ferme résolution ne peutnaître & s’entretenir d’une maniéré durable Sc constante , dans ceuxqui savent le malheureux droit qu’ils auroient de fe séparer l’un del'autre pour des cas qui peuvent arriver sort fréquemment ; au lieuque lorsque la porte est fermée à ces divorces, chacun fait son mieuxpour fe bi«n comporter Sc alléger leur joug mutuel ; alors on r.edélibéré pas un moment si Ton doit compatir l’un à l'autre , avoirune mutuelle complaisance , & exercer réciproquement cette charitéChrétienne dont Je mariage donne de si héquenres occasions pourleur mutuelle sanctification & édification, II íe forme heureusementde cela une nouvelle efpece de point d’honneur domestique & réci-proque , par lequel il se fait u u saint défi , à qui sera le plus déférant& prévenant en tout ce qui est de leur bien & satisfaction commune.Les enfans, fruits de ces faines mariages , sont bien plus heureux quedans des mariages ebaneelans Sc exposez à la Loi Sc Droit effréné d’undivorce impuiilánt & lâche ; car ces enfans reçoivent une parfaitenourriture,éducation en route moralité, & instruction dans tous leursdevoirs Sc domestiques & civils. Le divorce cmprêche donc de grandsbiens & occasionne de grands maux ou privation de biens domefti-

D I V- D I N. Q I X. isj

«pies > marque la foibkste & Vimpuiffancc du cœur hutqaia à maîtri-ser ses passions , Sc montre le peu d’cfprit & de prudence qu’il y adans ces amateurs de divorce, a ne savoir trouver des expédiens pourobvier à des inconvéniens très-faciles à prévenir , & á remédier quandon a de la prudence , de l’cfprit, & fur coilt une vertu & charité sin-cère ; cependant il est constant que Moïse permit le divorce aux Juifs,pour éviter des plus grands maux dans des hommes , qui pour lecommun étoient bien éloignez de la vertu Chrétienne. Cette licencealla ensuite si soin , que la laideur , la vieillesse , la mauvaise humeurdune femme > étoient des raisons valables pont lui donner la lettrede divorce. Les hommes seuls avoienr ce privilège , les sommes Jui-ves ne pouvoient donner la lettre de divorce à leurs maris. Mais c’estune chose bien remarquable des anciens Romains , que selon les an-tennes mœurs de la République Romaine , le divorce n’étoit pointpermis , Sc on prétend que Carvilius > en l an f 20, de Rome , fut lepremier qui répudia fa femme ; depuis le divorce for très-commun àRome, la stérilité , la vieillrfè , la maladie , la foreur , le bannisse-ment en étoient les causes ordinaires. Les Jurisconsultes Paulufi Sc Mo-de! sinus mettoient pourtant de la différence entre la répudiation & ledivorce : quoiqu’il en soit, les femmes avoient le même droit & ellespouvoient répudier leurs maris , comme leurs maris pouvoient lesrépudier. Sénéque dit que de son teins les divorces étoient si fré-quens,que les sommes 11e comptoient plus les années par les Consuls,mais par le nombre de leurs maris. II y a eu plus de rigidité pout lesdivorces dans la Religion Chrétienne , & l’on s’en tenoit au préceptede Jcfus-Christ , c’est-à-dire , au seul cas d’adultére. L’Empereur Jus-tinien , Empereur Chrétien , ajouta pourtant lïmpuiísaiKC , le vœude chasteté , & la profession de la vie Religieuse comme des causesvalables de divorce. L’Égliíè Romaine n’admet aucune raison de di-vorce, non pas même l’adultére. Seulement pour cause dïmpuilîáncele mariage est déclaré nul , & cc qui semble avoir été mariage estdéclaré comme un contrat invalide, qui n’a jamais été ni devant Dieuni devant les Juges É clésiastiques un vrai mariage Sacrementcl, maisun acte & état érronne , & qui n etoit pas accompagné des con-ditions nécessaires Sc essentielles pour mériter un tel nom & dénomi-nation de vrai mariage. On juge dans l'Eglise Romaine , de la naturede cet état Sc de son vrai nom , par les découvertes qui fe font ensui-te, qu’on ne pouvoir prévoir , & qui ont fait que cet état défectueuxdans son essentiel n’a jamais été m une matière propre à être élevéeà la qualité de Sacrement, ni un vrai mariage accompli Sc indissolublepar soi > & quand on dit que le mariage est nul , on entend parlerd’un prétendu mariage , d’un phantôme de mariage , qui n’en a ja-mais eu la solidité & l'essentiel.

Parmi les Protestai» > particulièrement en Allemagne , il y a deuxcauses principales de divorce , l’adultére & la désertion malicieuse :voyez ces deux mots dans leur ordre. Le Concile de Trente , session24. chap. 8. a deffendu le divorce , quant au lieu du mariage pourquelque cause que ce soie. On excepte le mariage entre deux Payer,s,lequel peut être dissous par la conversion de l’une des parties. Mi'tona fait un Traité fott subtil de la Doctrine Sc de la raisonnable disci-pline du divorce > ses partisans tirent des préjugés fort favorables dela Loi Mosaïque pour cet usage du divorce : car, disent-ils, Moïse n’apas permis une chose & pratique mauvaise par fa propre nature , si ledivorce est d’une nature non mauvaise mais indifférente , on peut lerendre bon par l’ufage raisonnable qu’on en fera : mais je crois avoirfuffilámment répondu dans cet Article à cette aplogie du relâchementde la morale œconomique s dans ce Traité il soutient que le divorcedoit être permis pour la f ule incompatibilité des humeurs ; on ditqu’il avoir pratiqué fa propre Doctrine. Les gens de bel'c humeur ,mais ornez de peu de moralité & de bienséance, disent que le mariageparfait est de si grande conséquence, que l’on ne peut que téméraire-ment s’imaginer être si heureux & li prudent > qu’on puisié atteindreà ce chef-d’œuvre du premier coup > Sc qu’ainsi le divorce n’est que cedéfaut Sc faux coup, ou plutôt le remède pour le réparer par un nouvelellái plus heureux ou plus prudent, de sorte que dans le premier sensle mariage n’est qu’un jeu ou une loterie > Sc dans le second le maria-ge n’est qu’un état incertain , méme cc ne sera plus un état , maisune action passagère Sc libre , fur quoi chacun peut voir que ceuxqui sont dans de pareils fentimens sont aussi peu éclairez dans la Ju-risprudence , Police Sc Politique qui s’excrce sor des sujets Sc états cer-tains & fixes , qu’ils sont peu fournis de la science des mœurs.

D I XJ.

[ DIU R É TIQU E. Remède qui tend á procurer un écoulementplus abondant des urines > en déchargeant le sang de ses sérosité?lùperfluês. La racine de paréra brava est un excellent diurétique. Onl’employe avec succès dans toutes les maladies des reins & de la vessie,dans les douleurs néphrétiques , dans les suppressions Si diminutionsd’mine , dans lesboufissuresde toutes les parties du corps, Sc dans leshydropisies.

DIX.

DIX. Conseil de Dix.e’est un Conseil à Venise composé de dix No-bles pour la recherche & punition des crimes. C’est une efpece d’Inquisi-tion en matière d’État. Ce Tribunal panche coûjours vers la rigueur,& les soupçons y passent pour des convictions. On le renouvelìe toutles ans ; il est fore redouté a cause de la íévérité de ses maximes & dtfses Anéts , Sc la Noblesse n’en entend patler qu’avêc frayeur.

DIXIÈME en matière de commercé de mer , 1e dit d’un cer-tain droit attribué à l’Amiral , à prendre fur toutes les prises faites<n mer ou fut les grèves , sous commission Sc pavillon de Rance,même sor les rançons. Ce droit consiste en la dixième partie dessommes à quoi peuvent monter les prises Sc les rançons, de manic-

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A. 984. (146) L. 4*zoo. í -

184 . _ Z.

160. 4.

014. 16.