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qai aflîstent le rapporteur |Sc |qui vérifient les pieces du procès patPcxtrait. Ce qui se passe ainsi , & se doit ainsi plus clairement enten-dre. Évangéliste se dic de celui que l'on donne pour assistant à un rap-porteur , pour vérifier plus seurement ce qu’il dit > quand on rapporteun procès dans l’ordre il y a deux Conseillers affistans aux côtés d’unrapporteur, donc l’un tient l’inventairc Sc l’autre les pieces . & aprèsque le rapporteur à mis le fait & les moïens du procès , l’un lit lesclauses des pieces produites, l’autre les inductions qui en font tirées :on I» dit aussi à la Chambre des Comptes de celui qui tient les acquicsdu Comptable & les vérifie, tandis que l’anditcur rapporte au Bureau.On applique aussi par trop grand abus dans Pari* ce même mot auxrevendeurs qui se tiennent aux soins des rues , ausquels on demandeles adrelses des personnes qu’on cherche dans leurs quartiers & donton ignore la demeure, ce qu’íls savent vous indiquer.
[EVAPORER. Terme de Chimie. ïairc consumer, faire dissi-per une liqueur sut le feu , ou au soleil.
Évaporer jusqu’a pellicule. C’est faire consumer l’humidité,jusqu’à ce qu’on apperçoive une elpecc de petite peau surnager sur laliqueur , ce qui se fait toujours quand une partie de l’humidité étantévaporée, il n’en reste qu'un peu moins qu’il ne faut pour reSir lcselen fusion. ]
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EVE N T. Impression ou action de l’air qui change la qualité dela plûparc des choses, ainsi on dic mettre à l’évent, pour dire mettreà lait pour lécher. Les Teinturiers mettent à l’évent leurs foies &étoffes fur des perches, qu’il leur est permis de mettre fur les rues.Le vin prend mauvais goût quand on te laisse aller á l’évent. Cettebouteille n’a pas été bien bouchée , le vin sent l'évent. De la Maredans son Traité de Police explique aussi en un sens particulier cemot» qui se dic d’un lieu en grand air où l’on parfume les choses quiviennent des Pais attaqués de peste \ dans le tems de contagion ildoit y avoir des évents ou des lieux en grand air, pou t parfumer toutce qui vient des Pais infectés. L'étymoïogic de ce mot semble êttebien claire, puisqu'il vient manifestement du substantif vent Si duverbe éventer. Cependant il est assez difficile d’expliquer comment lemot vent, venter peuvent avoir causé la variété de ces significationsmarquées dans cet article. Tantôt avons nous dit évent est.factionde l’air ou du vent, qui par ion agitation exprime hots des corps , quilui font exposés les bonnes ou mauvaises qualités qu’ils ont naturelle-ment ou qu’ils ont contracté ensuite. II arrive que l’air agité ou venttire dehors & exprime les bonnes qualités hors des corps qu'il évente ;comme quand on parle d’an vin éventé . du fil , de la ibic , de lalaine qui s’éventenc & se corrompent à l’air. L’air exprime & tirehors au contraire les mauvaises qualités, & purifie les corps , dansccs façons de parler. Éventer le bled cn le remuant & criblant al’air, par quoi l’a r ou le vent le purifie , & prive d'unc mauvaiseodeur qu’il contracte faute d’étre éventé & purifié á l’air, qui en-levé certaine odeur forte, que les Latins appellent àr 1»moite , oule triant. Dans oe même sens de purifier & d’ôtcr les mauvaises qua-lités on évente souvent les meubles , & on les expose à l ait agitédans le tems de contagion. Après cette double remarque on pour-ra concevoir comment le mot vent peut produire raisonnable-ment les mots éventer & évent , en supposant selon les deux re-marques précédentes, que dans le mot éventer il y a deux mots ,la particule / ou ex qui doit marquer l'cxpreffion que le vent faitpar son heurt ement & chcq contre les corps qu’ii .environne , &; lesmots venter ou éventer qui exprime le mouvement de l’air , qui estla cause dc I expression de la bonne ou mauvaise qualité des cor ; séventés, comme ci-dessus. Au reste évent est un substantif verbalqui est cn place d'éventetnent hors d’ulage & qu’on cxprìmeroic soitbien en Latin par ventilatio , eventilotio.
ÉVENTAI L. Mot qui a rapport à plusieurs artisans & pro-fessions , car il signifie en terme de Jardinage la figure que doitavoir un espalier pour être bien formé ; un espalier doit avoir laforme d’un éventail ; Ltgcr dant son Dictionnaire d Agriculture , dic queles Jardiniers appliquent atiffi ce mot en parlant dus arbres en Éven-tail > pour des arbres dont on ne laisse point venir les branches enrond, qui est la manière ordinjitc la plus belle & la plus natu-relle, mais que l'on conduit de bonne heure à prendre une figureplate, comme celle d’un arbre cn espalier, ainsi on dit former uneallée de tilleuls en éventail.
ÉVENTA IL chez les Émail leurs, est une petite platine defer blanc ou de cuivre dc sept ou huit pouces de diamètre, fìnilìàntun peu en pointe par le bouc d’en bas, où elle est attachée à une ef-pcce de queue de bois ; ils s'cn servent pour n’être point incommo-dés du feu de la lampe à laquelle ils travaillent, & la mettent en-tre-eux & elle dans un trou percé à un pouce ou deux du tube outuïau de verre, par où le vent du soufflet éxite la flamme de cettelampe. Voyez Émail. ,
ÉVENTAIL proprement & dans fa commune signification,estune machine de papier . de taffetas, ou dc peau mince . qui est par-fumée & enjolivée, elle est soutenue de petits bâtons plats qui ser-vent a l’étendre & à la fermer, Sc que les Dames portent à la mainfour sc rafraîchit un peu 1c visage. Même la Coutume s’est introduiteparmi les D;une| de porter des éventails en Hyvct aussi bien qu’enÉté, mais c’est seulement pour leur servir de contenance ; car plusieurspersonnes scroienr souvent fort embarrafiécs fans éventails, fansgands,& fans boëtes à tabac. Ce sont des soulagemens & de grands secourspour la plûpart des jeunes gens & jeunes filles , aussi bien que pourdes personnes d’un âge meut, qui ne peuvent fans cela rencontrerpereux-mêmes des façons, postures, attitudes un peu raisonnables. EnEspagne tant que la Messe dure ses femmes fans cesse usent des éven-tails , ce n est pas feulement pour dissiper le hâle ou vapeur étouffan-te des lieux uop pleins Sc trop fréquentés, mais c’est aussi pour s’occu-
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per dc rems en tems & ne pas être obligées de prier Dieu fans relâ-che. En Orient on a des éventails de plume pour le garentir duchaud & des mouches. II y a une efpece d’éventail qui est fait decarte & suspendu au plancher, donc on se sert en quelque Pais futtout cn Italie ; on l’agite souvent pour donner du vent & dcla fraîcheur. II y cn a en Italie qui lalsenc les bras de quatre va-lets. On a remarqué que l'agitation de l’air par un éventail ne faitaucun effet fut le Thermomètre , cette agitation n'efì pas capablede le refroidir. St ['expérience est véritable, il est alsez difficile d’endonner la raison a moins de ne dire , qu’un air échauffe , agitéautour d un cube fait deux effets qui se balancent mutuclment Sclaissent le cube dans son état » parce que si l’agitation peut cauletune fraîcheur, la qualité de l’air chaud agité empêche l’cffet deccttc fraîcheur par une plus force impression de la chaleur de cemême air. Chez les Grecs, au rapport du P. Rof'weide, on donne unéventail aux Diacres dans la Cérémonie de leur Ordination , parce quedans l'Églisc Grecque c’est une fonction des Diâcies dc chaiièr avecun éventail les mouches qui incommodent les Prêtres durant laMesse. Wiquefort dans fa traduction de l'Ambaffàde de Garcia s deTigueroa vers 1e Roi de Perso, appelle Éventails certaines cheminéesque les Persans pratiquent pour donner de l’air & du vent dans seursappartemens , fans quoi les chaleurs ne seroienr pas supportables»
II y a plusieurs choses à considérer fur le sujet dc cet article; savoir,la fabrique des éventails, les parties de leventail . ses accessoires Scornemens , peintures , dorures , quel est son co ^ 'rrce & les diversPais de leur fabrique & de leur débit. A l’égard ae la fabrique oufacture de 1 cventail il y a à considérer le bois de l'éventail , qui sentses petites flèches ou bâtons fur quoi le papier est collé j de quelq .ematière que ces flèches soient, elles sont appellécs Ic bois de l’éventail ;dans ce sens on dit, 1e bois de mon éventail est rompu , quoique ccfoie de l’yvoire ou de lccaiile de tortue qui en salle la monture : ondit aussi par la même expression générique , le papier d’un éventail,quand on parle dc ce qui couvre Tes flèches ou bâtons , bien que ccne soit pas du papier , ainsi l’on dit remettre un papier quoique cesoit du canepin & du vélin, à l’exception néanmoins des étoffes , àqisi l’on conserve leur nom > ainsi l’on dic remettre un tasser.s > unegaze , une toile de soie, fr l’éventail doit être de l’une de ces étof-fes; avant de placer ses flèches ce qu’on appelle monter un éventail »on en plie le papier, ensorte que le pliage s’cn fasse alternativementcn angles fadlans & rentrans , tels qu’ils paroiífenr dans un pat avantà l’entrée des Chambres en Idyver, ou pour parler plus communé-ment, il faut que ce pliage soit fait une fois en dedans , une fois cndehors, Sc c’eít dans se milieu de civique pli qui a environ un demipouce de large, que fe placent & sc collent ses flèches. Or ces flèchesqu’on nomme asscit communément les bâtons de lcventail, font tou-tes réunies par le bout d’en bas & en fil ; c’est dans une petite brochede métal, que l’on rive dc deux côtés. Elles font très-minces Scont quatre à cinq lignes de largeur jusques à fendroic quelles sontcollées au papier, au «fêla elles ne sont larges au p ! us qre de deux li-gnes Sc aussi longues que le papier même. Les deux flèches des ex-trémités font beaucoup plus larges que les autres, & sont collées sorle papier quelles couvrent entieremenc > quand l’éventail est fermé ;elles sont diversement ornées suivant la beauté & ’e prix de l’éventail.Le nombre des flèches ne va gueres au de là de n; elles serventa l’ouvrir & à le fermer par deux fortes de mouvetnens à sens con-traires , dont l’un est celui par lequel toutes ses flèches sc dévelop-pent & s’étendent cn glissant f une fur l’autre de la gauche a la droite»& l’aiitrc pqt lequel toutes ces flèches fe réunissent & se recouvrententre les deux branches extrêmes, qui sont fore larges. Le bout paroù ccs bâtons fe réunissent sert comme dc manche pour 1e tenir a lamain. Les montures des éventails sc font par les Maîtres Tablettiers,mais ce font les Éventaillistes qui les plient & qui ses montent. 11vient des montures de la Chine qui sont très-estimees, même sontles plus estimées de toutes; mais elles font d’un grand prix. Outraccs deux Ouvriers déia nommés, les Peintres s’occupent de la pein-ture des éventails, les doreurs en cuir les dorent ou ses argentent!Cet instrument quoique assez simple aiant rapport â divers artisans,àété cause dc dissension Sc de procès, à cause de cette concurrente a unmême ©bjet. Car à peine cette Communauté commençoic à fe for-mer que la ressemblance des ouvrages la mit aux mains avec celle desMaîtres Peintres de Paris , qui fondé fur leurs Statuts , sor un Réglc-meut des Lieutcnans de Police du 14 Janvier 1684 Sc fur leur ancien-ne possession, prétendolent se conserver la liberté dc peindre & vendreles éventails ; a la vérité fans ses pouvoir monter Sc d’ailleurs foute*noient qu’ils écoient exempts de toutes visites des Jurés Éventaillistes»Ceux-ci au contraire foucenoit leur droit dc visite chez les Peintres, &entendoient que les Privilèges à eux accordés par leurs Statuts fus-sent exclusifs & qu’il n’appattient qu’à eux de peindre, monter & ven-dre des éventails, se fondant encore fur deux sentences,qui soisoiencdeffenses aux Maîtres Peintres d’entreprcndre fur Ic métier d’évantail-liste. Ces contestations de deux Communauté» & leuis prétensionsréciproques furent enfin réglées par un Arrêt du Parlement du 1 Aoûtié8í & fur ses conclusion» de Mr. le Procureur Général , il fut or-donné que les Maîtres Peintres pourroient peindre des éventails , nonles monter ; Sc peindre mime des éventails qui auroient été monté'par les Éventaillistes, fans néanmoins ses pouvoir vendre à dautraj,qu’aux Marchands Merciers & aux Maîtres Éventaillistes.
Quant au droit de visite prétendu parles Éventaillistes chez les Pein*tres/ìl fut fait desserties aux Jurés & Communauté des Éventaillistes,d’en faire aucune à l’avenir, sauf à eux en cas qu’ils fussent avertisdc quelques cçntravantions à leurs Statuts , à fe pouvoir pour ob-tenir permission de se transporter avec un Commiliaire chez sescon-trevenans, pour y procéder par voie de saisie ou autrement. Ce Ré-gleraient Sc ccttc décision est pleine de sagesse ; il est vrai d’une partque le Peintre pat la feule profession & par l’essenciel de fa vacation,1 a droit