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G A L G A L*

que ct quelcs Romains appelloient/fra/c. Ot selon cette Jurisprudencetout ce qu’ils acqueroicnt étoit acquis au Perc tant qu'ils étoíent en fapuilfancc. La Loi !a plus favorable pour eux , fut celle qui leur accordala propriété 8c non l’usufruit des biens qu’ils tenaient d’aucre part. Par-mi nous au contraire, soit que lesenfans soient émancipés ou non, tousles biens qui leur arrivent leur appartiennent en pleine propriété , pour-vu qu’ils fallenc voir les titres de leur acquisition : parce que tant qu’ilsfont en la maison de leur Pere, on doit présumer que ce qu’ils ont lanstitre en leur possession a été acquis de ses deniers , ou s’ils qnt des deniersqu’ils appartiennent à lui.

Gain de survie , dit Mr. Colombet en son abrégé de la 'Jurisprudence Ro-maine part. j. tit. 30 . est une somme promise a la femme pat le marioutre íá dot, cé qu’on appelle proprement augnaent de dot, & la fem-me promet réciproquement quelque chose au mari L, p. C. depaHis con-sentit nivelle 97 . C. i-Ó' gains nuptiaux , voyez Mr. d'Olive livre 9 .thap. 19 •

Gain en fait de Commerce, c’est le profit que l’on tire de son com-merce , négoce, metier, profession Sc industrie ; comme toutes ces■choses peuvent être ou honorables ou infâmes , ou permises & illicites ,legainqu’elles produisent a aussi les mêmes qualités. Le gain le plusinfâme 8c le moins permis est celui qui vient d’un commerce usuraire.

Le plus fût Sc le plus honorable est celui que produit un commerce lé-gitime, particulièrement le commerce en gros, Sc celui qui se fait pardes voyages de long cours. Le gain du jeu ne donne point d’action enjustice , c’est-à-dirc , que les Loix Civiles & le Magistrat ne protè-gent point les acquisitions par gain de jeu, de forte que fi votre compa-gnon de jeu, qui a perdu une somme même considérable > ne veutpoinc vouslapaïer, vous ne pouvés avoir recours au Magistrat pouri’obliger 8c le contraindre à vous satisfaire. A l’égatd de l’origine de cemot , il paroìt qu’il vient du mot Hollandois ou bas Allemand gewin ,qui signifie gain j ou que c’est un mordu vieux gaulois. Je n’ose hazar-der d’asturer qu’il pourroit bien venir du mot Latin capere capimentum ,tapimen,capin,gapin,gain. Ce que l’on prend Sc acquiert par son tra-vail, ce qu onperçoit : quoique les abbréviations soient fréquentes, &que le C. 8c G. soient deux sons fort voisins 8c convertibles réciproque-ment. Les subtils Étymologistes qui entendcnc l’affinité des lettres, 8cles susdites communes 8c analogiques dégradations Sc diminutions dansles mots , ne me seront pas beaucoup opposés; mais le commun deceux qui parlent, trouveront que j’employe ici des licences étymologi-ques trop hardies Sc trop tirées > comme on dit par les cheveux. Cequêtant ainsi je me réfugierai dans la langue Hollandoise ou Alleman-de, qui a été Punique 8c originale langue de tout le Nord Européen , Scdu reste de l’Europc Occidentale. Ne Faisane nul doute que si les Ro-mains n’étoient venus pour nous forcer à user de leur Latin, on parle-ioit encore dans route l’Europe notre seule Sc ancienne langue , dont onS des restes dans la Biscaye, la Balle Bretagne , le Pais des Galles , dansquelques Pais de la Hollande, Sc ailleurs. Car les langues Feançoises,Italiennes, Espagnoles , Portugaises font modernes, c’est-à-dire,de-jpuis les visites importunes des Romains chez ces Nations, qui n’avoientque cette unique ancienne langue.

GAINE. On nomme ainsi la partie d’en bas d’un terme ou pilas-tre, parce qu i! semble que la demie figure d’homme ou d'animal, quiest en haut, semble sortir de la partie balle du terme ou pilastre com-me dune gaine : comme pat exemple on voir sous des galeries , desilaítres garnis de caryatides ou corps de femmes , ifiant tout à couporsdu bas du terme à mi-corps. Cts figures sont divetses , selon lesdivers ordres qui exigent chacun , ( outre les ornemens communs)leurs ornemens propres 8c distincts des autres ordres. Gaine de Sca-fcellon , c’est !a patrie rallongée qui est entre la base Sc le chapiteau d’unIcabtllon, & qui se fait de diverses manières & avec diffeicns ornemens»lemotde gaine vient du mot Latin vagrna , changeant v. en F. & va-gina de l’adjectif vanus Sc vacuus vuide. Ménage nous avertit que lelangage Bas Breton est tout plein de mots Latins > Sc le même dans lemême endroit dit que gaine vient du Bas Breton gwain. Cela n'est pas silien que fi on dit ce que je viens de dire , que gaine vient directementàevagina, ou pour !e moins il faudroit dire que les deux mots gainefrançois Sc gwain Bas Breton, viennent tous deux également du latin ;mais c’est un trait d'érudition pour le savant Ménagé, de faire mentionquoique sans besoin , opportune importune du mot Breton gwain ; duxnotgaine dans le sens propre nentgainter, ouvrier qui fait toute sortede gaine d’étuis, soit pourdescoutauxou autres ferremens, soit pourde là vaisselle d’or Sc d'argent, de lunettes, des instrumens de Mathé-matique , ou autres choses qu’on veut conserver. II y a à Paris un corpsdegainiers, fourretiers & ouvriers en cuir bouilli, établi par une Or-donnance de l’année izzz. Us ne peuvent travailler que fur du cuirlouilii ccreu , ( non tanné ni corroyé ) appliqué & collé fur édifié,

Í rommé par dessins, fans aucune couture á deux chefs comme portenteurs Statuts.

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r GALANTERIE. Excès dansl’urbanité > laquelle urbanité esttotie qualité indispensable aux personnes de famille 8c qui ont de l'éduca-tion. L’urbanité n’est autre chose que la civilité accompagnée d’une ex-quise politeslè , d’une grande complaisance & d’une démonstrationdissection & sincère estime pour les personnes des deux sexes, hommes& femmes. La galanterie en est fort différente, l’ucbanití est universelle,

!a galanterie a de la partialité, & ne regarde Que le sexe 8c seulement lebeau sexe. La politesse de l’urbanitc est un estér de la haute estime quel'on a pour tous les honnêtes gens, a qui on cherche àplaire 8c complai-se , dans toutes les régies de la bienléance , 8c qu’on évite de choquerriar quelque indécence 8c négligence : la galanterie n’est autre chose quel’amour le plus grossier couvert 8c caché sous les apparences de la do u- Iceur 8c de la complaisance, dans Punique commerce avec les personnes jdu beau sexe. La complaisance de l’m bsnitc a peur principe la charitéTome 1 ,

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& !tz vrai amour du prochain , qui nous fait vivre av'ec le prochainselon cette régie , quod tibi fieri non vis altéré ne feceris. Ne faite*point aux autres ce que vous ne voudriés pas qu’on vous fit ; & aussifaites aux autres ce que vous souhaités qu’on vons faste , 8c comraevous souhaités des autres , non seulement qu'on ne vous faste pas in-justice , mais que l’on vous traite avec douceur, 8c même qù’on vousprévienne ; ainsi prévenés les autres , & c’est ce combat louable pouríé prévenir mutuellemcntcn honnêteté que consiste la complaisance dél’urbanité : ce n’est pas une complaisance balle, feinte , intcreslèc, Scqui a pour but la brutalité , mais c’est une'complaisance généreuse 8eprévenante, noble » sincere, cordiale , déíinrérellëe , qui a pour bue1 exercice de ces devoirs mutuels que les gens bien nés Sc bien élevésjugent être d’une obligation réciproque entre eux & même à l'égard detouc le monde. II importe excrément au pere 8e à fa mere de famille deconnoître tout ce qui regarde cet article, pour pouvoir prémunir furtout leurs filles contre ce venin dangereux de la galanterie, 8c de leuten faite connoître l’indignité, le faux 8c le but 8c principe corrompu *8c au contraire faire connoître à tous leurs enfans le prix, la dignité 8cle but 8c motif de la vraye politesse Sc complaisance de la véritable 8c pré-cieuse urbanité, laquelle reçoit un renfort de la civilité 8c charité chré-tienne , qui est le supplément 8c complément de toutes les vertus mora*les Sl civiles ; qu’ils prennent aussi garde à cette vérité dans l’éducatíonde leurs enfans > que les vertus morales 8c civiles font une excellentepréparation aux vertus Évangéliques 8c Chrétiennes.

[Galbanum. Sa purification. Voyez. Puiumcation des gommes. ]

GA LBE.Termed’Architecture, qui se dit d’un membre d’Architec-turc qui s’élargit doucement par en haut, de même que les feuillesd une fleur qui s'ouvre beaucoup : on dit alors que ce membre d’Archi-tectureoú cette fleur se termine en galbe , en forme de galbe , qu’il abeau galbe. On le dit aussi du contour d’un dôme, d’un vase, d’un ba-lustre. Il vient dic-on de ritalien^arên bonne grâce, parce que cet élar-gissement qui arrive aux fleurs, est de bonne grâce, particulièrementgalbe sc dit du contour des feuilles d’un chapiteau ébauché, prêtes à êtrerefendues.

GALEouGratelle,8cRogne.‘ Voyez cet Article dans le Di**donnasse (Economique, 8c y ajoutez ce qui fuit.

Remède pour la greffe galle.

[Prenez ìeímatin à jeun une ou deux cuillerées de siropmercuriàsseul > ou mêlé avec du bouillon, ou avec un peu d’eau fraîche,

tour la galle qui vient à la tête des petits enfans.

f Faites brûler du camphre fur une pêle de fer rougie au feu > ré-duiscz-Ic en poudre , laquelle étant mêlée avec de vieux eint ou grais-se de pourceau, vous en frotterez les galles. On peut aussi employercette poudre toute seule. On se sert aussi de cendre de vieux souliersmêlée avec du miel rosat.

Remédi infaillible pouf U galle.

Prenez pour deflx liards de fouphre commun, pu!vériscz-le avesautant de sel 8c autant de poivre, le tout réduit en poudre subtile ,vous le mettrez dans un petit linge, que Vous lierez d’un fil 8c le met*trez tremper dans de l’huile de navette, l’cfpace de vingt-quatte heu-res. Ensuite vous en frotterez toutes les jointures du corps de la per*sonne malade, 8c continuerez pendant huit jours.

Galle aux paupières. Voyez Paupières. Yeux.

Galle. Noix de galle. Voyez Noix.

GALEGA. Cette plante est un antidote excellent, ptopre dans lapeste, dans les fievres malignes , 8c dans l*s maladies du cerveau >mais principalement pour l’épilepsie.

On la cueille en fleur, on la broyé dans un mortier, Sc on la meten digestion dans du vin blanc, pendant cinq ou six jours. Ensuiteon la distille au bain de sable , 8c on donne-son ea*i depuis une oncejufqu’à quarte. On employé aussi la plante en décoction , 8c en ti*sanne. Son suc 8c sa graine sont propres contre les vers, dans la rou-geole , la petite vérole, 8c dans l’épilepsie des petits enfans.

Les Italiens la mangent en salade. Elle est spécifique contre lemauvais air. ].

GALERES font perpétuelles ou à rems. Les Galères perpétuel-les emportent condamnation de mort civile, d'ou il s’cnlu.t que ceuxqui y sont condamnés ne succèdent point, & qu’ils sont privés detous les autres effets civils, c’est-à-dire, de toute la faveur accordée auxhommes par les Loix 8c les Coutumes. C’est une régie de nette DroitFrançois écrite dans les Instruites de LosseI, bannis ou condamnés auxgalères à perpétuité ne succèdent Sc ne peuvent succéder, puilquetous les actes d’héritier se font dans la (otietc civile, donc le condam-né est exclus , 8c sous la protection 8c faveur des Loix , à laquellefaveur il n’a plus de part; étant non seulement exclus des avantagescivils, en quoi il est semblable aux pauvres sauvages, privés de tou-tes les douceurs de la société dans leur diípcnsion & solitude ; mais cequi est bien pire, soumis a des peines tiès-erandes jusques à la fin deleur vie, ce qui est le comble de la miscre humaine. Cette considé-ration 8c cet article n'esl pas ici inutile à legard d’un pere de famil-le , qui est dans l’obligation d’élever les enfans dans la crainte Sc lerespect dû aux Loix Civiles Sc aux Loix Divines. Nous sommes d’abordmembres de la societc , puis la religion noUs appelle à une autre Scseconde société, qui est la société des fidèles 0 » Église Chrétienne,Le Pere de famille doit préparer les enfans à pouvoir facilement ré-sister à l’attrait & volupté des crimes pat la considération des thâti-rnens Sc des peines civiles. Sans certe instruction le Pere n’a pas faitle devoir de pere, parce qu’il n’a pas pourvu d’assez bonne heure àla sorecé 8c bonheur civil de son fils. Nous continuerons après cetavis donné en passant, à traitée cet article de Droit plus au long, 8c re-prenons le fil de notre premier discours, a quoi nous joignons cette

L Y r ij demaso