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Gelée àe vipert.
Coupez par morceaux les troncs d’une douzaine de viperes nouvel-lement séparez de leurs peaux & de leurs entrailles ; coupez aufí leurscœurs & leurs foyes , & ayant mis le tout dans un pot de.terre quiait ion couvercle , & dont les jointures soient bien lutces avec de lapâte ; faites le bouillir de fuite au bain marie, jusqu’à ce que les vi-peres íòûnt cuites dans leur propre suc. Pout lors ayant garni uneccuelle d'un linge propre, vous verserez vos vipères dessus, & vous lescoulerez toutes chaudes par ce linge avec force expression. Puis lais-sant refroidir votre colature, elle se changera en une gelée excellente,que vous conserverez comme celle de corne de cerf. Elle pourroirauílì se faire de la même manière.
Cette gelée résiste à la malignité des humeurs ; elle est propre con-tre la p.ìtc Sc autres maladies contagieuses ; pour la vérole , la lèpre,&c. c est ausli un restaurant admirable pour rétablir les forces abacuës.
Gelée de co<i & de veau.
Empotez dans un pot de terre neuf un vieux coq dont vous aurezété la peau , & un jaret de veau avec les quatre pieds, cassez & blan-chi». Couvrez lc pot exactement & faites bouillir á petit feu. La vian-de étant presque cuire vous verserez par dessus du vin blanc, lc meil-leur Sc le plus clair que vous aurez. Ensuite ayant passé la liqueuravec forte expression, vous la mettrez dans un poêlon fur lc feu ; quandelle fera prête à bouillir vous y jetterez une livre, ou même cinq quar-terons de sucre, & quand elle bouillira, vous y ajouterez les blancsde demi quarteron d’œufs bien frais . avec le jus de cinq ou six citrons;le tout ayant bouilli, pour le clarifier vous le passerez par une chaussebien claire ,8c vous mettrez la gelée refroidir dans des pots.que vouscouvrirez ensuite pour vous en servir dans le besoin.
G É LIN O T T E. La gelinotte de bois est nourrissante, délicate Sctrès-asséc à digérer. Elle appaise & guérit les douleurs néphrétiques. ]
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GÉNÉALOGIE par rapport au Droit. Elle se justifie par titresou par témoins : Voyez k fille civil,tit. zo. des faits qui giflent en preu-ves, Ce mot est purement & originairement Grec , formé de genos ,race, lignée> & dc logos , discours, traité ou déclaration de tous les mem-bres & personnes donc est composée une famille , sur coût ancienne.C’est la suite & dénombrement des ayculs d’une honorable famille quisubsiste encore aujourd’hui. C’elt i'hiítoire sommaire des patentez &alliances d’une personne ou d’une m.ison illustie, tant en ligne direc-te que collatérale. On a lur ce mot les façons de parler suivantes ;par exemple, dressr la généalogie de quelqu’un , c’est en consultantl’histoire générale d’un Pais, Sc ('histoire en particulier dune certainefamille, trouver les noms Sc emplois dc toutes les personnes qui sesont succédées de perc en fils dans un ordre successif (ans aucune inter-ruption , décrivant exact, ment les noms des hommes Sc femmes >tant de la parenté que des alliances. II faut faire apparoir dc fa gé-néalogie dans un procès dc ficceslion , c'est.a-dire, qu’il faut répon-dre à un co’'rétendant Sc compétiteur , que nous tenons de plus prèsà une telle personne dont il s’agit de recueillir >a succession qu’aucunautre, ou que nous sommes pour lc moins en même dégré dc parenté ; dans ce dernier cas la succession est commune Sc il est besoin departage. Dans le premier cas le plus proche est désigné successeur. I!faut prouver par la généalogie sa nobleíle , quand on entre dan» desOrdres nobles & militaires > ou dans de certains Chapitres , commeLyon , Mâcon > &c. Dc généalogie vient l'adjectif généalogique, quis'applique à ccs mots substantifs table, dégré. Table généalogique Scar re généalogique , c’est lorsque , par exemple, un premier chef ouancêtre étant posé d’une part & sa femme de l’autrc , on exprime lenom de leur fils immédiat Sc de la femme dc ce fils au-dessous de cepremier pere & premiere mere. Sc qu’cnsuite on met les enfans dutroisième dégré en descendant julqu’aux enfans du dernier & présentdégré qui font actuellement fubsiítans ; il y a depuis le premier perc& la premiere mere trois lignes principales, la directe & deux latéra-les , la directe est la plus considérable Sc ks marquent au plus haut ,mais à côté droit & gauche du premier pere & de la premiere mere.Les plus illustres les noms des frétés & sœurs, tant du côté paternelque du côté maternel. Cet arbre ou table généalogique , composée delignes directes Sc latérales , peut être considéré en deux façons , endescendant & en montant ; en descendant l’origine est simple; savoir,d’un premier pere & d’une premiere mere, qui par eux-mêmes font& produisent en descendant la silice ou ligne directe des enfans, pen-dant que les fre es & sœurs du côté paternel produisent en descendantune ligne qui sera latérale à la premiere ligne directe, & pendant queles frétés & sœurs du côté paternel produisent en descendant une lignequi sera latérale à la premiere ligne directe , & pendant que les stères& sœurs de l’autrc côté produiront l’autre ligne latérale. En montanton considère d’abord celui depuis lequel on veut remonter jusqu’auxancêtres , & ce progrès se saie en posant de limite á la pluralité : onappelle ces tables généalogiques aíbre généalogique , parce que danscet arbre généalogique on procède de l’unité ou nombre simple à lamultitude par plusieurs ramifications, c’est-à-dire, divisions & sousdi-visions. Les Anciens usoient de la même méthode , 8 C les dégrez gé-néalogiques se marquoienr dans des ronds rangez au-dessus & au-des-sous . & aux cotez les uns des autres, & ces ronds s’appelloient Stem-mata. En Architecture on appelle colonne généalogique, une colon-ne dont le su st est en forme d’arbre généalogique > & qui porte auxbranche» qui l’enrourent, les chiffres, les armes ou les médailles d’unefamille. II y a des Officiers dans la Maison du Roi qui font nomrfiezGénéalogistes. L’nn est Juge général des armes & blasons de France, safonction consiste à examiner les preuves de noblesse de ceux qui pré-tendent à être Pages Si Écuyers dc la grande it petite Écurie. Ils doi-
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vent être Gentils-fiommcs dc quatre générations. Cette charge de Gé-néalogiste fut créée en 1645. U y a aussi un Généalogiste des"Ordresdu Roi en titre d’office. Généalogiste est aussi un mot général & a p-pellatif, pour signifier un homme lavant en généalogies, qui éciit pourde l’atgent ou dans l’efprit de vérité, des histoires de généalogie. Quel-qu’un a dit agréablement que les Généalogistes ont fait plus de Noblesque le Roi; d’autres ont pose dans leur phraséologie , au mot Généa-logiste , cette autre phrase odieuse 8c burlesque. Lts fainéans font d’or-dinaire nouvellistes ou généalogistes ; ils pourroient bien avoir ajoûtéou étymologistes pour faire un plus long & ample dénombrement»mais cette triple satire est fausîe Sc mal fondée, puisque ces trois sor-tes d'occupatìons sont autant nécessaires qu’il est important de recher-cher, & l’origine des langues & des familles , Sc les véritables princi-pes dc l’écat présent des affaires par rapport à la guerre & à U paix.Grotius a dû avoir un grand loisir pour avoir si bien écrit des princi-pes de la politique par rapport à la guerre Sc * ia paix : lc rems qu'il aconsacré à écriic un si excellent ouvrage n’est pas une fainéantise Scoisiveté, mais un sacré loisir dans l’efprit du Poète,qui dit ,0 mceltléerdeus quìs nobis bat otia fecit. Les Écrivains exacts des généalogies deFrance Sc des grands Princes de 1 Europe, sont des gens dont là occu-pations Sc profondes recherches méritent la faveur éc l'approbation;&les loix des étymologies, si elles sont bien observées, produisent deegrands fruits en faveur de la solide & fondamentale érudition ; mais ilfaut accorder beaucoup aux Poètes, aux Peintres & aux Phraiéoloeif-testees derniers doivent nous donner des phrases; mais ces phrases nereprésentent point leurs opinions ni leurs jugemens > ce sont des fidè-les historiens de cc qui se trouve dît & écrit en bon François. 11 s necourent aucun autre risque que de faire des fautes contre la grammaire& contre la belle élocution : c'est en cela que l’on doit distinguer 1 «ouvrages de Philologie,d’avec les ouvrages d’une Théologie Sc Philo-sophie dogmatique, où l’on ne doit point s’émanciper & sortir du sé-rieux.
GÉNÉRAL, est un mot d’une grande étendue, & fe dit commeterme de Jurisprudence, Police , Politique 8c (Economie ; il est qusubstantif, ou adjectif. Nous aurons soin de bien distinguer ces deuxfortes d'acceptions.
Général , terme de Jurisprudence. En termes de Judicature il y a leLieutenant Général, c’est cclui'qui rient le siégé dans un Préfidial ouune Justice Roïale à la place du Prévôt , Bailli ou Sénéchal, Ils sontplusieurs , quelquefois dans les grands ressorts un Lieutenant GénéralCivil, un Lieutenant Général Criminel, un Lieutenant Général de Po-lice. Le Procureur Général est l’Officier sous le nom duquel sc plai-dent coûtes les affaires du Roi en Cour Souveraine, qui a loin de con-server les intérêts du public, des mineurs , des Églises & des Commu-nal rez. L’Avocat Général est celui qui porte la parole pourjc Procu-reur Général dans les affaires du Roi, & où il a quclqu’intérêt public.On donne le nom de Général ou Gouverneur deBaravia, au Chef dela Compagnie des Indes Orientales de Hollande, on l’appelle Monsieurle Général. La Charge de ce Général, qu’on nomme Généralat ,, st lapremiere Chatge du Gouvernement des Hollandois dans les Indes; elledonne droit à celui qui la postède fur tour fans exception > elle est ivie , mais révocable au gré de la Compagnie.
Dans les Finances on applique ce mot adjectif à des substantifs quisont Officiers: on dit Receveur Général des Finances, Controllcur Gé-néral des Finances. Receveur Général des Finances est un Officier pré-posé en chaque Généralité pour recevoir les finances du Roi des Rece-veurs ou Commis particuliers, & les envoler au Trésor Royal , 8c sonbureau s’appclle la recette générale. On dit ausli un Trésorier Général,un Commissaire Général. Lc Controllcur Général des Finances est unOfficier qui comtoise toutes les quittances des Finances du Royaume.II y a aussi chez se Roi un Controlleur Général, ou absolument le Gé-néral , c'est i'Officier qui tient le controlle dc la dépense de la maisondu Roi. On appelle encore la Jurisdiction des Trésoriers de France,le bureau généial des finances, & on les appelle ausli Gméraux. Onappelloit autrefois Généraux, les Officiers nommez par les trois Étatsdu Roiaume , pour la levée & l’administiation des Aides ou Finances,comme on appelle Élus ceux qui avoient le même emploi dans lesProvinces. II y avoir d’abord trois Généraux des Aides , qui écoientnommez par les trois Ordres des États , & confirmez par le Roi, De-puis le Roi seul y pourvût , il en nommoit tantôt un , tantôt quatreou cinq ou huit, ils eurent ausli le pouvoir de rendre la justice fur lefair des finances. On sépara ensuite les Généraux des Finances, deceux de la Justice: les derniers composèrent un Tribunal fixe & régu-lier , c'est á présent la Cour des Aides. On dit encore ses Générauxdes Monnoycs, pour dire les Conseillers de la Cour des Monnoyei.
Général se dit aussi de plusieurs Officiers dans l’Épéc, qui remplis!sent plusieurs charges, offices & dignitez militaires, parmi lesquelssont, Lieutenant Général d’Arméc, c’est le piemicr Officier qui la com-mande quand il n’y a point dc Princes ni des Maréchaux de France. Ky a aussi le Colonel Maître de Camp , Général de l’Infancerie, de laCavalerie, c’est lc Chef qui commande ces Corps. On appelle OfficiersGénéraux ceux qui ne commandent pas feulement fur une Compa-gnie ou un Régiment; tuais fur un Corps composé de plusieurs Régi-mens de Cavalerie & d'Infancerie , comme les Lieutenans Généraux ,les Maréchaux de Camps. Lorsque se mot Général est pris substan-tivement , on 1 e dit absolument, par exemple, 1 e Général de l’Arméeest celui qui commande i'Armée cn chef , qui donne ses ordres partouc & ne reconnoit d’autre maître que son Roi, Un Maréchal deFrance est naturellement Général d’Armée, & il conserve ce nom
a u’il serve sous le Roi ou fous quelque Prince de la Maisone. Le Général des Galères est celui qui commande les Galères,Sc tous les Bâcimens qui portent des voiles Latines ; il ne reconnoitde supérieur en Mer que l’Amiral, il arbore l’érendart Royal > il a uneJurisdiction & Police navale : Voyez le Règlement de 166f. Dans leGouvernement dc la République de Pologne, il y a deux différens Gé-néraux