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394 G R u.’ GUE.

AvriliíS S. En 169$. Édicdu Roi portant création Sc établissement d’unegrurie ail Bailliage Roui de Parthenay & de Vouvans & des Offi-ciers en chacune d’icelle pour la composer ; cet Édit fut donne aumois de Fevrier 1698. M.;is au mois de Juin de la méme année futun Édit portant suppression de ladite gturie à Vouvans, & créationd'une Maîtrise particulière des eaux & forets a Fontainay, donné aumois de Juin 1698 & regîtré-le 17 dudit mois.

GUE.

GUEPES. Voyez Mouche à miel. Piquâtes de guêpes. Voyez Pi-

URES. [

GUÉRÎTE. Cest un petit pavillon quatre ou d’autre figure,comme les deux que l’on bâtit à Pennée d’un château Sc où se retirela sentinelle pendant le maSvais teins. Et parce qu'il y terre lés ar-mes elle se nomme gard armes. Quand ces sortes dc guentes font àJ’enrtréc d’un Palais, elles ont quelque décoration , comme celles duChateau de Ver faille » qui fervent des pieds d’étaux à des groupes, enPatin plutew, selon Vitruve gin-;ite est aussi un petit lieu de retraitedans les forterelles pour les ièntinelles ; guente a été autrefois nom-mée partis, on l’appclle aussi à pr ei'er.técbanguette, qui est unecouiel-le de pierre ou de bois fur des billions revêtus, qui est bâtie fur lesmurs dune Ville, d'un Château pour y loger une sentinelle. Les gué-rites doivent être á l'épreuve du moulquet. Ce mot vient, dît on,del'Alicmand waren conièrver, toit que ces petits bâtimens conserventceux qui veillent a la sentinelle, soit que ces hommes par leur vigi-lance conservent la place contre les surprises des ennemis; mais fanssortir dc la famille de la Langue Françoise & de la Langue Latine íameie. je veux imaginer que guérite vient dc euratío, substantif verbaldc car ure soigner Sc veiller avec attention au maintien d'une chose, le-quel substantif vcsbúmratio , curationis , xcl curetas > curcitas ( autre subs-tantif verbal ) lotît le méme que ewa soin, attention à conlerver ou ré-parer. On auroit également raison d'établír une aurre comparaison fortinstructive & explicative du mot guérite > fi on dil’oit quejwróeestunsoldat spéculant d une hauteur sur l’horisoB, pour y chercher des yeuxs'i! pourroir découvrir quelque chose de dangereux , pour en fairepromtement son rapport à celui pour qui il veille; dciln’y apointdesujet de difficulté de dire, que guerite auroir lignifié autant la person-ne que le lieu , puisque sentinelle lignifie Sc un lieu & la personne quiy est en íèntinclle. Cujîodia lignifie un lieu de garde, il signifie factiondc garder & celui qui garde, dites le même dc Vígilu, le même de ex-euhtss. 11 y a encore une petite difficulté, que l’on ne peut voir cl .ire-ruent , coin nient guerite pourroir être un substantif verbale de querere,mais je dirai que réguLcrement on a dic quArere quantum, d’où vien-droit qnsurttut quaritus , guerite , mais que 1 c bel usage aapporré un adou-cill.incnt, & qu’on a dic qutfitum au supin, d’ou le mot François qusfte en guet sont venus successivement l'un après l’autre. La con.lulicncil donc que le supin régulier qusrìtum a fait guerite, Sc le supin de1 ’uiage qmtfitum a fait quefie Sc guet, & puis guefter du fréquentatif ré-giiii.r.inent thé de quejitum ou qmjlttm , c’ctf a-dire qHAjîtare.

. GUES. Voyez Pastel.

GUETTE. Poteau incliné servant de décharge, pour revêtir Sccor.trcventer un pan de bois, & lorfqcúl est croilé avec deux guér-irons de grosseur il forme une croix dc St. André ; on appelle aussiguérirons les petit, poteaux inclinés fous les appuis des croilé,s. Lesguettes ou poteaux inclinés k mettent entre deux gros poteaux,quifervent de remplage, Sc qui prennent de l’anglc d’cnbas á l’angleop-poíè d’en haut, en f >rme d ngonafc. Ce sont là cc qu'on appelleguettes simples, & quand elles sont traversée par d’autres poteaux deremplage pesés à plomb, on les appelle guettret & guettrens. On lesappelle petites guettes, quand elles íont au dessous de i’appui des fenê-tres & croisées. Les gue ttes comparées anx croix de St. André en sontla moitié, (avoir la branche d’une telle croix par exemple une desd agonaies. Les guettions se mettent nonsculement soils les appuisdes croisées, mais aussi aux exhaufïcmeris, fous les sablières d'cnia-blement, íur les inteaux d.s portes dans les cloisons de dedans , Scaux joints des lucarnes. Les Étymologistes ne patient point dc ccmot guette, Sc comme il est une branche ou un des côtés d’une croixdc St. André , nous supposerons pour aider la mémoire de l'usage dccure piece de charpentes ie, que guette cil comme côte ou côté d’unetelle piéce de croix de St. André.

GUERRE. Par rapport à la Pratique Sc Police. Conseil de Guer-re est rassemblée des (stands Officiers, pour délibérer fur les entrepri-ses de la guette, c’est aussi l’assembléc des Capitaines pour juger lesSoldats qui ont failli. Grotius a fait un excellent livre fur Ic Droit dela Guerre Sc de la Paix; il est évident que dans l’état tranquille dc lasociété, on doit assurer qu’il y a des régies â observer, pour la défi-nition constante Sc certaine de cc qui peut appartenir Sc appartientactuellement à chaque citoyen: mais il paroît que cc n’ost pas parler jexactement Sc proprement dc dire, que dans la guerre, c’est-a-dire, jdans l’endere licence Sc déchaînement où sont deux peuples, qui cou- jrent l’un contre l’autre pour lêmredémiire, il puisse s’y trouver au- jcunc idée de droit. 11 n’y a de droit que dans la paix, Sc l’usage de ‘la paix , car dans l'écat dc paix Sc déditìcation il y a des biens a pol- :seder avec ordre, Sc c’est cet ordre dans les maniérés dísserentes dcpoflèder des biens naturels Sc civils, corporels SC spirituels, que con-siste le droit; de sorte que le droit est cette bell» maniéré d’acqué-rir, qui est convenable avec le bien du public Sc de tous les particu-liers , par laquelle manière chaque particulier dans la société civile ,peur acquérir, conserver, Sc augmenter son bien sans dommage nidestruction aucune, ni des êtres réels physiques ou civils, ni des per-sonnes. Le droit est la voye par laquelle chacun est réglé ( pat lidécdu bien public) dans la cupidité du bien, pour l’cntreticn de sonctreSc ion bien être: le droit est dit droit parce que c’est la voye la pluscourte pour aller sûrement à son bien. Les propriétés du droit conçûen cc sens , c’est que le droit est ce qui est conforme à la raison Scexigence du bien de l’état ou l’on a pris naúlance ; cette raison d'c-

G U E.

fár-précede la naissance du citoyen; doneque le citoyen n'air investi& touc occupé, Sc préoccupé par cette raison d’ctat. Le premierdroit ou la voye la plus se ure Sc courte pour ce particulier , c’est desuivre la direction dc cette raison générale Sc commune, damant plusvolontiers, qu’clfe est plus (âge , plus éclairée & plus puissante , quesa raison patriculiere Sc que la raison de sa cupidité írop bornée. Lesecond droit ou voye droite de ce particulier pour être heureux dantcette société, c’est de reconnoitre quels font les biens & avantages,dont il le trouve saisi Sc occupé sous le bon plaisir de la puiílânce pu-blique , relidente dans un Prince ou dans une Magistrature compo-sée de plusieurs têtes. Le troisième droit c’est dc lé munir de toutesles preuves Sc ínsttumens capa.des de convaincre tout autre conci-toyen . de la vérité de ces faits qui sont dés droits ; de ces droits quisont des faits, il doit se féliciter de cc qu’il a en ces droits Sc faus ,des moïens certains Sc courts pour être heureux civilement , ils lonccertains parce qu’ils lui sont accordés par la puillàncc publique , qui«st invincible Sc íupérieure à la puíflànee de tous les concitoyens parti-culiers, qui seroient de mauvaise volonté, pour enlever par force( par guerre) ce que la societc lui accorde, Sc ces moïens droitslòncdroits , c’est à dire, les plus cours par comparaison aux moïens que desconcitoyen, greffiers Sc ignorans prennent le plus souvent, pari. frau-de, do I, vol, violence, rulés fineíles : car tous ces moïens d’acque-iii, bien loin d’aboutir a la félicité civile, y apportent des grands em-pêchements ; quand ce ne seroit que parce que la puissante publiquea déclaré la guerre par Ion ancienne constitution a ces ennemis ca.hcsou déclarés ou bien public Sc du bien des particuliers pourvûs pat iaméme puillàncc. J’ai raison de dire que ces moïens ne sont pointdroits, puisque au lieu d’alíùrer la félicité civile à celui qui s’cn ien,au contraire ces moïens (s’ils sont découverts) sont le chemin a ìaperte dc la personne Sc des biens de cc particulier, ignorant & négli-geant les viayes Sc fentes voies d ctre heureux. Le troisième droitest de considérer, par quelle voies on peut ( sous la protection desloix de cette puillàncc publique) augmenter son bien. J’cntends icipar bien noníeulement les biens corporels immeubles ou meubles,en les cultivant Sc les faisant fructifier ; mais encore tous les tak-nsqu’u n citoïen tn peut avoir par éducation, ctuoe, soin Sc adresse pourle rendre utile Sc au public Sc aux particuliers : car c’est la la plus droiteSc fente voye d’étre heureux; tout mérite de telle espece étant dékapprécié, non seulement pat les loix, mais par la préparation&prí-tique de tous les particuliers, qui veulent bien aggréer volontiers touccommerce utile. Car comme chacun ne peut pas tout faite , il nepeut pas tout avoir; mais par la commutation des biens Sc des ralensréciproques , il anive que chaque particulier peur espérer d’avoh part àtouc bien sensible Sc spirituel avec quelque pioportion ou égalité. Cha-que particulier a la liberté dc s'exerccr, rechercher, & lè procurerces talens dont est ici question. On a cous les moïens néceslàires dansla íocicté pour parvenir à ces ralens, dans l’établislèment des écolespubliques pour apprendre non seulement les sciences spéculative, uti-les au gouvernement, mais ies arts libéraux Sc raécharsiques, & mê-me toute forte de métiers. Tout citoyen peut donc sous ta protectiondés loix de la société augmenter son bien , soit sensible , soit spiri-tuel; suivre toutes ces régies sentes, courtes & infaillibles dans leurseffets, c’est suivre le droit, c’est ctre fondé en droit > c’est être heu-reux justement, dignement7raisonnablement. Ce droit est vrai , par-ce qu’ii tend a conièrver en premier lieu le bien public , cn secondlieu & conséquemment le bien de chaque particulier par le mou nmême du bien public. Ce droit est bon , c’est un bon droit par celamême quel bonifie & perfectionne le tout & la partie, sans admettrepour but & fin aucune destruction ni dommage à tour l’êae civil,pris en gros ou en détail. Tout ce qui vierut deux 4 -ít n'est que pourfaire connoître la vériable & propre idée du droit, c’est la chose laplus excellente eu égard à la nature humaine danslcs individus Sc par-ticulier . dans les petites & grandes sociétés, domestiques , urb ques,nationales, &c. Le droit eit la meilleure choie dans la même naturehumaine, elle ne tend qu’à ce qui est positif, réel Sc édificatif, c’est-à-dire > capable d’étabhi, poser, augmenter Sc tour perfectionnerdans 1 homme solitaire Sc associé. Comme je n’ai point d’autre idéede droit que celui-ci, j'accuíe cette façon de s’exprimer du droit de iaguerre , comme impropre Sc incompatible; ces deux tenues sont ex-clusifs guerre Sc droit, comme seroit ces deux mots, bon voleur,bondiable, bonne destruction. D ailleurs qu'eíl il besoin pour parler am-plement de la guerre Sc en exposer la maligne nature Sc les proprié-tés destructives Si abominables, de taire mention du vénérable & ai-mable mot droit. Certainement le titre est plausible droic dc la paix,parce que toute la nature humaine tend a là conservation & a la paix.ou félicité, parce que cous les peuples & nations considérées chacu-ne à part rendent a la paix Sc felic.té convenable . parce que cha-que particulier étant doué dc raison (qui fait l’eilcnee de l’hommeSc qui le distingue de la bête) tenu a être heureux & en paix:maisce n’ell pas sous cette véritable idée de droit, qu'on peut dire que cetitre soit fondé droit de la guerre, ce titre donc composé droit de laguerre & de la paix ne paroic gueres raisonné, je dis qu’il n’est pasraisonné avec aller de méditation , puisque tout au moins le mocdroit dans cc titre est très-d.ffsrent & rrès-équivoque, pourquoi doncRappliquer avant de lavoir distingué dans ces deux acceptions disse-rentes. En toute autre occasion 0Î1 distingue les sens des mots, Stl’on ne voir pas qu’il soit permis de dire une même chose de deuxautres choies opposées & exclusives , excepté quand on affecte lesparadoxes, fur tout quand ce paradoxe cil aussi pompeux que celui-ci traité du droit de La guerre Ce de la paix , où l’on a mis le mot guer-re le premier, parce qu’il fait aussi bien que bellum, un son plus écla-tant Si recentiflànt que le son de la paix, & parce que l’idée & senti-ment de k guerre qui alarme d’abord , rend Texpreffion Sc impressionplus forte & revêtue du sublime étonnant de Ia guerre. Cependantdans un pareil traité l’idée de Ia paix y dévoie paroitre en principal .fc l’idée de U guerre ensuite : parue que touc ue qui lerc a faire un

traite