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H O S.

blir leur théâtre dans l’Hôtel de la Trinité, où pendant près de i y®,ans ils représentèrent des pièces de pieté ou de morale , lous le titrede mortalités. Ces frétés de la palsion ayant é.é obligés en > 547.0etransporter leur théâtre ailleurs > ils se trouvèrent aller riches pouracheter THôtel des Ducs de Bourgogne, ils le filent réparer, & y fi-rent construire un théâtre. Le Parlement approuva ces ctabliílemcns,à condition de n’y représenter que des sujets profanes, licites & honnê-tes , & leur défendit les Mystères dc ia Paillon, Sc les autres sujets sa-crés, qui ne dévoient erre traités que fur les chaires des Prédicateurs,par des personnes consacrées aux choses saintes, Sc aux instructionsmorales , sérieuses & religieuses. Ces prétendus confrères de la pas-sion s’étant dégoûtés, louèrent leur privilège, (Scl’Hótel de Bourgogneà une nouvelle troupe de Comédiens qui se forma, dans la fuite lesComédiens François , Sc les Italiens y jouèrent alternativement s maisle Roi ayant réuni en 167}. les troupes des Comédiens François, qu'ily avoir alors à Paris, & leur ayant donné le théâtre que l’Opera avoit auFauxbourg St. Germain, les Italiens lestèrent en possession de l'Hô-tel de Bourgogne, d’ou ils furent ensuite chassés pour les obscénitésqui y étoient répandues dans les pièces qu’rls reprclcncoitnt; mais enJ716. il s’y est établi une nouvelle troupe.

HOSTIES. Teime dc l'anciennc occonomic superstitieuse desGrecs & des Romains. Cette cérémonie ccconomique paroìt en d.uxot calions particulières, l’unc rapportée par Varron, Sc Fautre pat Fil-ms. Varron nous apprend dans le livre de la vie du Peuple Romain,que la famille ne pouvoit être purifiée après certaines profanations ,que par le sacrifice dune truye appellée f arc* fr&cedanea, que l’héri-ticr étoit oblige de faire à Telius& à Ceres. Ce crime dont Varronfait ici mention, c’tst dc n'avoir passait les funérailles ducétunt, dontquelqu’un étoit l'héritier, tiluod humants non stt , fore* frecedane* ítì-luri & ccrcn ab hendt suscificnda : altttr f'amilia hec fur* non est , c. tte famille teste i;n, ure, si l’héritier n’expie point la négligencecriminelle qu'il a commise , en n’observant point religieusement ks céré-monie- funérairts ; & pour la purification l'hériner dcvoic sa rifìcr àla Déesse Tellus & Cercs une tiuye, qu’on appclloit força1 freceda-nea > ainsi nommée de pre & cedo signifie immoler & tuer devant ,c'tst a-dire, devant des Fêtes sokmncìks, la veille des Fêtes solcm-titlles -.comme nousl’apprend Auk-Gclit ,viiïtma frecedane* , que an-te Sacrifie.■*feltmma maBabatur. Et le même Auteur décrit fore* fre-cedanea, en disant que c’étoit une truye qui étoit sacrifiéeàCeresparfirme d’expiation, avant la moisson, par ceux qui n’avoienc pas ren-du exactement les derniers devoirs à quelqu’un de leur famille, ouq ï n'avoient pas purifiés le logis ( selon ia coutume ) dans lequelquelqu'un étoit mort. Par occasion & par opposition à hosti* frece-dama , Aulu Gdlc nous explique la victime ou hostie dune nomina-tion toute opposée; lavoir, celle qu'on appel.oit Viclima Succédané*,ainsi dite du verbe Jub cedo , je tue ensuite , ou bien viclima questuccedit alik vtcfimk . une victime qu’on fait luccéder & suivre aprèsune piemiere qui n'a pas été acceptée , ou qui avoit quelque dé-faut : c’étoit une réitération de sacrifice , lorsque le premier n'avoirpoint été favorable, ou au'on avoir manqué à quelque cérémonieessentielle. C est ce qui arriva à Paul Emilie fur le point de livrer ba-taille à Persée Roi dc Macedoine : car Paul Em>lle sacrifia vingt tau-reaux l’un après l’autie à Hercule, avant que d’en trouver un favo-rable, enfin le vingtième lui promit la victoire, pourvu seulement qu’ilsc tint fut la défensive, c'cst ce que ledit Aulu-Gellc dit au livre +.chas. 6,

Festus nous apprend une autre sorte de cérémonie ccconomique &rurale , c’est la cérémonie qu’on appelle ambarvaks hostie , c’étoientdes hosties ou victimes, qu’on facrifioit après les avoir promenées àlenteur des terres, dans une procession qui sc faisoit pour la conser-vation des biens de la terre. Ambarvalis hosti *, dit Festus, est ea que retdivine caufá duaítir circum arva , ah iis qui faciunt fro frugibus ( id estqui illud sacrum feu sacrificium faciunt fro frugibus obtinendis d cerere. )C’tst ici une belle leçon que les anciens (Economes Payens Sc supersti-tieux font aux (Economes du tems présent. On voie au travers deleurs superstitions, leurs intentions> qui étoient. 1. Que les famillesdoivent être pures pour avoir la faveur de la Divinité, superstitieuse-ment multipliée, x. Que les fruits de la terre sont des esters de la bé-nédiction divine, & que l’on ne mérite pas les dons de Ceres, qu'onreçoit fans reconnoissance & (àns culte. Eu passant il faut remar-quer un équivoque sor le mot de etthe de Ceres ou de la terre, c’estqu'originairement celer c cererem feu tellurem, n’ctoit point un acte dereligion ; mais lacté physique & ccconomique delaboyrcr la terre, &de lui donner toutes ses façons. De là vient que l’on dit encore agri-culture, pour marquer non un culte cérémonieux ; mais une culturephysique, de laquelle réellement la fécondité de la terre a été toujours& est encore Fesser naturel. La méprise a été donc grande dans ceuxdu vieux tems, qui ont été abusés par un équivoque si grossier > quine vient que de l’ignorance dans l'étymologie Sc propre significationdu mot colere & cultus, qui n’a pas été inconnus à Varron , hommetrès-habile & très politique. Le P. Thomassin a montre à fond cet-te vérité , que je ne touche que d'un doigt; savoir, que la plus gran-de part des Dieux Ceres , Venus, Neptune, & toute la ThéologiePayenne, dans la tête des Varrons, & c. n’étoir que pure physique &pure agriculture , pendant que le seul Peuple prenoit superstitieuse-ment les mêmes choses. Ici paroìt l’excellente íàgeslé de cet hom-me envoyé dc Dieu Moise, dont la physique est très-pure, & la mo-rale très-Sainte , qui apprend Sc déclare expressément qu’un seul Dieu ,Créateur duCìel & de h Terre, est Punique cause dc tous les biens sen-sibles de Ia Terre & des Élemens. Cette Religion Mosaïque étoit par unesset de la divine providence, comme le préservatif de f Idolâtrie, &de l’aveuglement du Paganisme; mais peu en ont tiré ce fuit : cetteabondance de lumière étant réservée pour la plénitude des tems. Ou-tre les hosties ou victimes ambarvaks , où les Anciens conduisoient lavictime tout au tout du champ arvum ; il y avoit aussi amburbialeshostie , victimes conduites touc autour de la Ville de Rome , méme

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à quelque distance considérable , elles étoient établies poar prier lesDieux d’étcndre les bornes de la Ville Sc de l’Empirc» Festus en mar-que le détail.

HOSTIE disscre dc victime. Isidore livre 6. chap, is. dit qu’onappehoit proprement hostie l'animal que l’Empercur ou 1e Générald’armée immoloit avant que d’allcr contre Fcnncmi , atìn de sc ren-dre les Dieux favorables pour le vaincre, dérivant ce mot de heftisennemi, Sc àe hostire donner, & frapper sor Fennemi, agir contre l'en-nemi en 1 attaquant. Hostie afud veteres dkebantur facrifictâ , que fie-bant antequam ad hostem fergerent , vtílime vero erant jacrificta qu*f ost viBonam çst viciis hostibus immolaíantur . Hostia igitur fit dtimhof-tts débet offagnari, viÊlima dum hoshs vmeitur vel fostquam vibfus esttmo (st vmctus. Ovide nous donne c-tte étymologie au t icnuer livredes Fastes vers j 3 y.

V.Bima, que cecidit dextra viélrice, vocatur:

Hostibus a viciis hostie nomen habet.

Aulu-Gelle met cette disscience entre Fhostie & la victime , queFholtie pouvoit être sacrifiée pat toute forte de Prêtre > mais que* lavictime ne 1c pouvoit êtie que pat celui qni avoir vaincu -..nnemi,Isidore veut encore, Uvre s-chas. 13. que Ia victime servit*pour lesgrands sacrifices, & l’holiic pour les mu ndres : la victime ne fe pre-nant que du gros bétail, au lieu que Fhostie sc prmoit des troupeauxà laine. Macrobc nous apprend encore quelque chose de fort cuiktxau livre 3. ch. 2s. hostiarum duo généra fuerunt, alterum in quo volun -tas Dei fer exta inquirebatur (st exqutrebatur , alterum quo Jola animaD:o jacrabatur umie (st animales hostie vocahantur, II y avoit, dit Ma»crobe, deux lottes d’hoíiie ou victime, F une où l’on recherchoit lavolonté des Dieux : Fautre où l’on n’avoit d'autre dessein que de fi--crifier Familial ou lame des animaux. II est difficile dc pouvoir con-jectirer dc quciie prévention étoit venu la premier;- efpece de victi-me & hostie, car il n’y a point du rapport naturel entre les entraillesdes animaux & les volorués des Dieux. Quelqu'un me dit assez agréa-blement, me voulant tirer dc peine , quil solloit -, e les Arulpicesayent été en quelque maniéré une es, cce d’anciens Cartasicns ; carcomme Defcartes a pû deviner à quelles dispositions ce la glande- pi-néale & des nerfs da cerveau , répondent les passions, qui sont desvolontés de l’hommc , ainsi ces anciens Cartasicns étoient dans laméme imagination, qu’ils avèrent découvert quMles étoient les diffé-rentes constitutions des parties Intérieures, quirépondoientà tout au-tant de diverses volontés des Dieux, Sc concluoit que les Cartaíienssont des Arulpices modernes, Le les A uspices sont ks Cartasiens de cet.-ms-là. Voyez P a s s i o n , où il fera parlé avantageusement & sérieu-sement du lystéme tics ingénieux, íubtil & utile de cet habile hom-me , pour expliquer les passions exactement & méchaniquemcnt ; ccque je crois que personne n’avoit fait avant lui; je puis me satisfaireplus aise ment fur la vraie origine de l’idée du sacrifice dans k secondsens. Alterum, avons nous dit en citant Microbe, quo fole anima De»facrabatur , unde & animales hostie vocahantur, i! me semble que cetteidée de íàcrifice des âmes des animaux est un effet de deux causes Scimpressions naturelles, l’unc que l’homme , dont l’animal sacrifié tientla place, doit se dévou r au service de la Divinité selon son corps& son ame. L'autre que Fhomme , qui s’aime par un instinct natureld'amonr, doit conserver ce don précieux de la vie , dont l'a honorela bonté Divine. Du concours dc ces deux instincts raisonnables, vientce juste tempérament, qui sc trouve dans la seconde efpece de sacri-fice. Le Rabi Maimonides a fait un Traité de /ecristáis, qui est fortcurieux, & où il donne raison de l'usage des sacrifices chez les Payens,il y avoit d’autres noms , parmi lesquels étoient hosties pures, hostiesure, c’étoient des petits agneaux & cochons de dix jours , commenous Fapprcnons de Festus livre 1. agnus dicitur kgreco agnos,quodfignificat castum eo quoàfit hostia fura & immolation! esta , este. Hostiebidens, c’éroitune hostie dc deux ans, qui étoit l'âge ordinaire auquelon ks prenoit pour immoler, & auquel tems ellesavoient deux dentsplus élevées que les six autres , par quoi il s’en fumoir que bidtnte*pour la signification étoit k méme que biennes. Il y avoit hostie in-juges, les hosties ou animaux qui n’avoient jamais été souslejoug.ily avoit hostie eximìe, les hosties les plus belles d’un troupeau, qu’ondestinoit pour lc Iàcrifice, Sc que l’on séparoit du reste , comme nous]e dit Donar, exinita fecor* Aicuntur , que à grege excepta funt ut uberiutfastantur. 'Hostie f rodice, croient celles qu’on consiimoir enriercmentparle feu, lans qu’il en restât rien pour ks Sacrificateurs. Hostiepia-culares , c'éroicnt les hosties qu’on égorgeoit pour sc purifier d’un crimeou dc quelque mauvaise action , qui faisoit trop de peine à leur ameSc conscience pour la supporter plus long-tems, Sc dont ils préfu-moientqu'ils pourtoient être lou!agés,cn faisant quelque présent ouíàcrifice aux Dieux. Hofitemediales ( in medio dte facli ) étoient des vic-times noires qu’on íàetifioit cn plein midi. Toutes ces diverses nomi-nations, & ces diverses cfpeccs de sacrifices étoient chacune pour unbut & intention particulière, & ks Théologiens du Paganisme mer-toient coût Icui e ! ptïc & leur adresse à allegoriser toutes ks moindresparticularités de ces cérémonies. pour faire estimer & révérer davan-tage ks inventions & fantaisies propres ; car ks Dieux , êtres chymé»tiques, ne leur avoient rien inspiré & révélé là dessus. Le néant n’aïantpoint de propriété ni diction pour indiquer & révéler.

HOU.

HOUBLON. Voyez, cet Article dans le Dictionnaire (Economi-que , & y ajoutez ce qui soit.

Vropriettz.

[ La décoction de fa racine est apéritive ; pour la rendre fudorifî-ue, on en fait macérer une livre pendant une nuit , dans huit livres'eau, qu’on fait bouillir ensuite jusqu’à la consomption du tiers. Pouren augmenter la vertu, ob y ajoute ks racines de persil, & de chien-

. ^rìen»