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43* HOU. HUE. HUI.

d en t. La dose de cette tisanne est de huit onces. Le malade doit setenir au lie, & se bien couvrir.

Les tendrons, ou jeunes tiges du houblon infusées pendant la nuitfuries cendres chaudes dans du vin blanc > ou dans le petit lait, puri-fient le sang, diflîpenr les dartres, la gratelle, & autres maladies dela peau. On peut aussi faire macérer ces tendrons dans un bouillon deveau, comme la fumeterre. On mêle quelquefois le houblon avec cettederniere plante, pour en faite un sirop qui est rrês-utilc dans le scorbut.

On mange les boutons, ou sommités du houblon, & on les apprê-te de la même maniéré que les asperges. Quand on veut s’en lervirpour garniture, on ne leur laisse que le verd, on les fait bouillir unbouillon dans de seau , puis les ayant égoutés, on les met dans un placavec un peu de beurre, un filet de vinaigre, un peu de bon bouillon,sel & muscade , & on les fait mitonner.

HOUILLE Voyez. P soííts.

HOUX. C'cst un arbristeau, ou espece de buisson toujours verd ,ayant le tronc & les branches lillès, l’écorcc extérieure verte, Sc cel-le de dessous pâle, ses feuilles font années de piquants, son bois esttres-dur, & si pesant qu'il ne surnage point , & qu’il va toujours aufond de seau.

Le petjt houx qu‘on nomme autrement houíson, íragon , ou fre-lon, & buis piquant, est une plante qui croît à la hauteur d'unecou-dée , Sc quelquefois plus. Elle pousse plusieurs tiges, les feuilles fonttoujours vertes, Sc ont á peu près la figure du fer d’une pique , avecune pointe fort aiguë. On fait des balais, ou boudoirs des tiges dupetit houx ramassées ensemble, Sc attachées au bout d’un manche debois ; fa racine est en uláge en Médecine, elle entre dans les tisannes ,les bouillons , & les apozemes. Elle est propre dans l’hidropisie, lajauniílb , les pâles couleurs, lagravelle, & la néphrétique, four ré-soudre les tumeurs scrophuleuses , on fait infuser un gros de racine depetit houx, avec autant du sel de grande scrophulaite, & de silipendu-le dans un demi sérier de vin blanc, &son en fait prendre à jeun plu-sieurs matins de fuite. Ses semences s’employent dans la bénédictelaxative, & les baies dans une conserve très-utilc contre fardent del’utine.l

HUÉ.

HUÉE. Cri naturel qu’on íaisoit en France fur toute forte de mal-faiteurs , de méme qu’on fait en Normandie par la clameur de Haro.C’est ce qui se pratique encore quelquefoiscn Angleterre, & c’est ccqu’on appelle hue and tri , les Connétables assistés de tous les hom-mes d u Bourg ou de la Parroisse font des exactes perquisitions dansks maisons Sedans la campagne, avec des grands cris ou huées, pourchercher les criminels qui se veulent cacher. Cette recherche se pourliiitdans toutes les Parroilles jusqu’à ce qu’on vienne au bord de la mer,&comme personne ne peut se dispenser d’alsistcr les Connétables, qui ontdroit de chercher partout, il est difficile qu’un criminel puislêéchapcra ccs fortes de poutluitcs.

HUI.

HUILE. Vcyez cet Article dans le Dictionnaire (Economique, &y ajoutez ce qui fuir.

Huile balsamique sulphuret.

[Faites fondre dans un pot de terre vernissée une livre de lotisse,ajoûtez-y autant d’huile de lin , & autant d’huile de plusieurs infusionsdes sommités de mille permis. Le tout étant bien incorporé ensem-ble, & ayant versé par-deísus autant d’eau bouffante qu il en faut pourachever de remplir le pot, vous ramaslerez avec une cuillère l’huile quisekvera, & pour la séparer du peu d’eau que vous aurez enlevée avecelle, vous la verserez sur un papier gris, fut lequel elle testera, & seaupassera à travers. II faut auparavant tremper le papier gris dans seau.

Cette huile est propre pour guérir les plaies & les ulcérés, mémeceux qui sont invétérés) elle résout ks tumeurs naislàntes , ou ks mû-rit pour ks faire percer.

Huile de petits chiens.

Coupés par morceaux trois petits chiens nouvellement nés , mettez-Ies dans un pot de terre vernissé ; ajoûtez une livre & demie d’achécs,ou vers de terre vivans, après ks avoir fait dégorger en les lavant pin-ceurs fois dans seau claire , puis ayant versé par-dessus six livres d’huiled'olivcs, & bouché le pot bien exactement, vous ferez bouillir k tout aubain-maric pendant tout un jour > ou jusqu’à ce que les chiens & lesvers soient bien cuits. Alors vous paslèrez l’huile avec forte expres-sion, & ensuite sayant versée par inclination dans un vaisseau bien net,afin de la dépurer, vous y délayerez trois onces de thérebentinc, avecde l’csprir de vin à proportion.

Cette huile est admirable pour fortifier les nerfs &les jointures, &pour dissiper les humeurs froides & visqueuses, qui causent ta goûte ,la paralysie & les catharres. On la fait tiédir, Sc on en frotte les partiesmalades.

Huile pour calmer toutes sortet de douleurs .

Prenez chopine d’huile d’olive, Sc autant de gros vin le plus cou-vert que vous pourrez trouver , mettez les deux liqueurs dans un potde terre, Sc faites-Ies infuser , jusqu’à sevaporarion des deux tiers duvin. Alors mertez-y du sel commun, avec une once de mate de miel.Ensuite faites bouillir le tout, jufqu’à l’entiere consomption de l’humi-dité du vin. Passez votre huile par un linge, & gardez-la pout 1 e be-soin. On la fait un peu tiédir, ainsi que les ail les huiles» avant d’cnfrotter les parties malades.

Huile excellente pour les humeurs froides, & pour Ut

rhumatismes & catharres.

Faites bouillir dans une livre d’huile une bonne poignée dc saniclc,

HUI.

& autant de bugle , ensuite passez avec forte expression , frottez lemalade devant 1c feu, & enveloppez-le dc linges bien chauds.

Huile incombustible.

Distillez ensemble huile d’olive, chaux vive & sel commun. Vousaurez une huile incombustible.

HuiU de cheval.

Cette huile n’est autre chose que la graisse de cheval fondue & cla-rifiée. Les Chriffoniers, ou Écorcheurs la préparent. Ils la vendent ála pinte, ou à la livre ; elle est aussi chere, Sc quelquefois plus chereque la meilleure huile d’olive » mais les Émaillcurs ne peuvent gut-ros’en passer, parce qu, leurs ouvrages demandent un feu tics-vif Sctrcs-clair.

Hui/le siccative.

Délayez dans demi sérier d’huile de lin, & demi verre d’eau , groscomme la moitié d’un bon œuf de couperose blanche , autant ae li-targe d’or, & autant dc mine rouge ; ajoûttz-y gros comme une pe-tite noix de blanc de plomb broyé à l’huile. Faites bouillir le rout len-tement pendant une heure Sc demie. Quand la liqueur sera devenue rou-ge, vous tirerez 1e vaiílèau du feu, vous laiílèrez reposer, & pour biendépurer shuile, vous la verserez par inclination, & peu á peu dans unautre vaisseau bien net.

Autre huile siccative.

Mêlez bien ensemble dans detni sérier d’huile, & demi verre d’eau,pour un sol de mine rouge. & pour autant dc terre d’ombrc en pou-dre. Faites bouillir ensuite á un feu lent pendant une heure. Vous fe-rez ensuite comme ci-devant.

Pour faire PhuiU grasse.

Remplissez d'huile de l'in, ou d’huile de noix, une plaque de plombdonc vous aurez relevé les bords, couvrez votre plaque d’un verre, SCexposez au soleil. L’huile sera bien-tôt grasse.

Autre.

Mettez un quarteron dc couperose, & autant dc litharge d’or dansune chopine d’huile.

Huile essentielle det sieurs. Voyez Essence.

Huile stomachique. Voyez. Remèdes.

Huile de tartre. Voyez Tartre..

Huile peur en ôter Us tâches. Voyez Tache.]

HUILE, par rapport à la Jurisprudence Sc Police. II faut remar-quer qu’un (Econome aussi bien qu’un Marchand doit savoir, sur tou-tes ks denrées donc il a un plus grand besoin , les droits du Prince furces denrées, afin qu’il régie les dépenses qu'il a à faire, pour acheterSc faire ses provisions légitimement, & selon la coutume ; sor ksentrées & sorties des huiles, on peut consulter ce qui est en dit dansle Dictionnaire de Savary, pour ne rien redire autant qu’il se peut, quia iroit été tiès-bien dit ailleurs, il faut pourtant remarquer que ks be-foi is de l’Étac ayant obligé Louis XIV. d’ajoûter des nouvelles créau'onsd’Offices, pendant la guerre pour la succession d’Espagne à celles déjafaires pendant les guerres précédentes, il s’en sir une au mois de Mai170s. dc Conrrolleur Eflàycur & Visiteur de toute sorte d’huiles danstoute l'étenduë du Royaume, avec attribution de douze, de six, oude trois deniers pour livre pesant net poids de marc, suivant la qua-lité des huiles expliquée par l’Édit de création, & la Déclaration du8. Septembre en suivant, déduction faite néanmoins du sixième, oudu cinquième pour ks carres. Pour la perception de ces droits, il futdressé trois tarifs en 1706. k premier tarif pour le payement desdroits , 8 c la déduction du sixième , depuis une livre pesant, jusqu’àcent vingt-mille livres poids ort, réduites à cent mille livres poidsnet. Le second pour les droits sor les huiles, chargées de plâtre, dé-duction faite du cinquième, depuis une livre , juíqua cent mille li-vres aussi poids ort, réduites à quatre-vingt mille livres poids net j& enfin le troisième pour l’évaluation des barils d’huile de navette,&tavette jauge d'Amicns à xif.livres le baril poids ort,& à 181. livrespoids net, déduction faite du sixième. Dans ce tarif on fait laditeévaluation depuis un baril, jusqu’à cent : k droit sur ccs huiles n’estque de trois deniers par livre pesant : c’est sur ces crois tarifs que lesdroits fur ces huiles continuent d’crre payées. Les Épiciers sont pro-prement ks véritables Marchands Huiliers, puifqu’i s font !e commer-ce des huiles en gros & en détail; néanmoins les Chandeliers de Pa-ris ont prétendu en quelque sorte partager avec eux ccs prérogatives,parce que leurs Statuts leur donnent la qualité de Maîtres Chande-liers, Huiliers, Moutardiers, & ils ont eu long-tems des contestationsavec le Corps dc l’Épicerie furie débit des huiles, & sor leurs mesures.L’on peut lire la fuite dc cette affaire dans I’H.stoire générale des dro-gues du Sieur P omet , chap. s 3 . Uvre 7. de la première parité ; à l’égarddc l'Édir de création, & de la Déclaration qui suivit ; comme Mr. Sa-vary' en fait une mention fort courte, k lecteur fera bien aise de lavoir ici telle quelle paroit en son tems. Édit du Roi, portant créarionen titre d'Offices formes, & héréditaires dc cent Offices de Jurés Con-trollcurs, Essayeurs, Visiteurs de route sorte d’huiles, pour être établisdans la Ville & Fauxbourgs de Paris , & de pareils Offices pour êtreaussi établis dans ks Villes & Fauxbourgs dc Lion. Dijon, Rheims,Châlon, Troye , Amiens , Abbevilk . Soissons , Metz, Grenoble ,Marseille , Aix > Rouen , Ca'éen , Alençon , Rennes , Nantes , St.Maso » la Rochelle . Bourdeaux, Montauban, Poitiers, Tours, An-gers, le Mans, Bourges» Toulouze, Montpellier, Moulins, Riom ,Clermont, Angoulême » Orléans Sc Chartes, en nombre suffisant,lesquels Officiers controllerons , eBayeront & visiteront toutes le*huiles qui seront amenées dans lciditcs Villes & Fauxbourgs, tant pareau que par tetre, portant règlement, donné à Matly au mois de Mai170s. registré au Parlement de Rouen le 16. Juin audit an. Voyez /«Recueil det Edits de Btsongue , Imprimeur à Routn, de f année 170s.