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ancien’ qtl’eux ) dans fa Théorie & Pratique des nom-bres, imprimée a Paris en 1644. ne la nomme sim-plement que Régie d'Alliage. Ceux qui auront be-soin destructions fur cette efpéce de Régie,peu-vent consulter les ouvrages de ces habiles gens;ils y trouveront amplement de quoi fe satisfaire,de même gîte la Bibliothèque des Jeunes Nègocians ,imprimée a Lyon 1747- in 4.
ALLIER. Fondre plusieurs métaux ensemble,pour les mêler, ou les joindre l’un avec l’autre ;en telle sorte qu’ils ne forment plus qu’une feule& même matière. L’or & le fer ne peuvent s’al-lier par la fonte, non pas même fe souder sansle secours du cuivre. L’étain fondu avec for, s’al-lie d’une telle maniéré, qu’il est impossible de lesséparer, étant même capable de gâter toute unefonte.
ALLIGATION, ou REGLE D’ALLIGATION.Voyez, ci-dejsus Alliage , terme d’Arithmétique.
ALLOCATION. Terme de reddition de com-pte , qui se dit quand on a approuvé, alloué ouadmis un article de l’une des trois parties d’un com-pte , recette, dépense, ou reprise, pour le passer encompte â l’état final.
ALLOI, Voyez Alloy.
ALLONGE. Signifie en terme de MarchandsBouchers, un petit crochet de fer attaché au boutd’un nerf ou membre de bœuf ouvert en deux, enforme d’anneaux. C’est avec ces fortes de crochetsqu’ils pendent leur viande h Tétalage de l’étau, ouà la tringle du dedans de la boutique ; ce qu’ils fontpour ne la pas manier trop souvent en la présentantaux chalans ; ce qui, fur-tout dans les chaleurs ,pourroit la gâter. Ces Allonges fe font & fe ven-dent par ceux qui fabriquent les soufflets a Bou-cher , qui font de la Communauté des Cercliers &Layetiers.
Allonge. On nomme ainsi dans le Commercedes Dentelles de Flandre les morceaux que lesMarchands qui veulent frauder le droit de marquede§ dites Dentelles, font ajoûter, & pour ainsi di-re, rentrer aux restes de Dentelles qui ont été an-ciennement marquées. L’arrêt du 24 Juin 1684.concernant la dite marque porte, qu’elle fera appo-sée a l’un des bouts des Dentelles, & aux allonges quise rencontreront en chacune piéce. Voy. Dentelles.
Allonge. Terme de Menuisier & de plusieursautres Arts & Métiers , signifie en général, rendrequelque chose plus longue ( & même quelquefoisplus large ) qft’elle n’étoit auparavant, par l’addi-tion de quelque morceau ou piéce de la même é-toffe communément.
■j- Allonge. Signifie aussi un morceau de papierqu’on colle a une Lettre de Change que l’on peutpassera Tordre de quelqu’un, & dont tout le dosest rempli par des précédens ordres. On y doitspécifier la somme de la Lettre, la datte du jourqu’elle est tirée, par qui & sur qui, a Tordre dequi, & a quel terme, afin d’éviter toute fraude &-toute équivoque.
ALLONGER. En terme de Manufacture de lai-nage , signifie rendre une étoffe plus longue, aforce de la tirer avec les machines ou instrumens,pour en avoir un plus grand aunage. Les Réglemensdes Manufactures défendent de tirer, allonger , niarramer aucune piéce de marchandise, tant en blancqu’en teinture. Voyez Rame , & Ramer.
ALLOUE*. Terme en usage dans les Communau-tés des Arts & Métiers. C’est un garçon qui ausortir du tem's de son apprentissage s’engage chezun Maître du métier dont il est apprentis, pour yfaire le tems du service ordonné par les Statuts.
La Déclaration du Roi du 18 Avril 1720. por-tant Règlement concernant les ouvrages de bas aumétier, défend, article XVIII, a tous Ouvriers &Fabriquans dudit métier, demeurans dans les lieux
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prétendus privilégiés, de faire aucun Alloué. VoyezCompagnon é Comfagnonage.
Alloue'. Est aussi un garçon qui s’engage pourun tems chez un Maître, fans avoir fait d’apprentifcsage. II y peut apprendre la profession, mais celane lui donne pas droit de parvenir a la maîtrise.
Alloue'. Terme qui se met dans la marge d’uncompte d’ordre, vis-a-vis les articles de dépense*On dit, Alloué pour la dépense & accordé pour larecette & la reprise.
ALLOUER. Approuver quelque article? le pas-ser , en demeurer d’accord. 11 se dit particulièrementen fait de compte, notamment des articles de la dé-pense , a côté desquels , en examinant un comptepour Tarrêter, celui a qui on le rend, met en apos-tille Alloué , pour dire qu’il le passe. Quelquefoison met simplement Alloué, quand la partie est as-sez justifiée; & quelquefois , Alloué en rapportantquitance , ou justifiant de Tordre , quand l’articlen’est pas assez certain ou assez éclairci. Je vous al-louerai cette somme dans vôtre compte : Cette dé-pense ne lui sera pas allouée ; pour signifier , qu’ontiendra compte de l’une, & non pas de l’autre.
ALLOY. Titre ou bonté intérieure que doiventavoir les monnoies, ou les ouvrages d’or & d’ar-gent, suivant les Ordonnances du Prince. L’Alloyde Por s’estime par carats, & celui de Targent pardeniers.
Le terme d’Alloy n’est guéres d’usage dans lesmonnoies : on s’y sert plus ordinairement des motsde Titre , de Fin , & de Loy. Voyez ces trois articles.
. Dans Tissage commun on dit, de l’or, de Targentde bon alloy ; pour signifier, de l’or, de Targenttrès fin & a très haut tître. On dit de même, de l’orOu de Targent de mauvais ou de bas alloy ; pour dire,de Tor ou de Targent au-dessous du tître qu’ils doi-vent avoir.
Alloy. On fe sert aussi de ce terme dans le com-merce , pour signifier qu’une marchandise, une dro»gue, n’est pas de bonne qualité.
ALLOYAGE. Voyez. Alliage.
ALLOYAU. Terme burlesque qu’on a donné àrla Confrérie des Garçons Marchands, établie a Pa-ris, dans PEgíife de la basse 8. Chapelle du Palais,fous l’invocation de S. Louis. Us prétendent avoirdroit de faire payer un droit de Confrérie a tousles Garçons qui fervent les Marchands, a moinsqu’ils ne soient reçus Marchands eux-mêmes ; ôzvont à cet effet en visite chez chacun d’eux pourexiger ce-droit. On les nomme vulgairement les\Confrères de t Alloy au.
ALLUCHON. Efpéce de dent de bois, qui entredans les fuseaux dé la lanterne des moulins a vent& a eau, & des autres machines qu’on fait mou-voir par le moyen des roues.
ALLUMELLE. Fer délié & plat, qui fait lalame des épées , couteaux, & autres instrumenstranchans.
Les AUumelles de couteaux de toutes sortent payenten France de droits £ entrée 30 fols du cent pesant.
Allumellè. Les Maîtres Tablettiers-Peignersappellent Allumelle l’outil avec lequel ils polissent& achèvent leurs peignes. II est d’acier, souvent faitd’un morceau de lame d’épée, dont ils émoussentle tranchant. Voyez. Peigne.
ALLUMETTE. Petit bâton de bois sec , de ro-seau ou de chenevotte , trempé des deux boutsdans du souffre, qui sert a allumer.la chandelle. Onappelle par mépris Marchands d allumettes , les Mar-chands dont le négoce est peu considérable.
Les Allumettes payent en France de droits d’entrée2 fols du cent pesant , & 1 solde droits de sortie.ALLURE. Voyez ALLÈVEURE.f AIMA. Mesure de Constantinople, dont 96 §.font a Venise 1000 liv. en mesure, & a gros poids1210 liv. Ainsi une Aima fait k Venise 12 liv. &
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