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parente , a peu près semblable au cristal de roche ouau talc, qui se trouve dans les carrières de PaíTy prèsde Paris. Par la calcination que l'on fait de cettepierre, elle devient d’un très beau blanc.
L’ Alun Oatin est la même chose que le sel deSoude, i Voyez Soude.
Ces cinq dernières sortes d'Alun font propres adiverses choses ; mais leur emploi le plus ordinaireest pour la Médecine.
ALUNER. Faire tremper dans l’alun, ou dansun bain d’alun. Toutes les étoffes qu’on veut tein-dre en cramoilì, doivent être fortement alunées.Voyez. Teinture.
* AlYPON-MONTIS-CETI, autrementTURBIT BLANC. Plante qui vient en plusieurs en-droits de France, particulièrement en Provence &en Languedoc ,& sur-tout auprès de Sette, d’où lesBotanistes modernes lui ont donné le nom.
On le íùbstitue quelquefois au Séné ; ce qui peutêtre dangereux, étant beaucoup plus violent que cet-te herbe Orientale. Voyez. SENE'.
AMADOU. Espèce de mèche noire qui vientd'Allemagne. Elle se fait avec cette sorte de grandschampignons, ou d'excroissances fongueuses, quiviennent ordinairement fur les vieux arbres, parti-culièrement fur les chênes, les frênes & les sapins.Cette matière étant cuite dans de l’eau commune,puisséchée & bien battue, se remet ensuite dans une forteleffive préparée avec du salpêtre, au sortir de laquel-le on la met de nouveau sécher au four. Les Epi-
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d’or. Voyez Dorure sur metail.
L’Amalgamation de l’or se fait en mettant dansuncreuset des lames de ce métail, les plus déliées qu’ilest possible, avec du mercure ; & lorsqu’on les apoussés l’un & l'autre fortement au feu, l’or se dis-sout en parties menues, comme de la farine, que lemercure , qui est humide, réduit en pâte. Quand lecreuset est retiré du fourneau, & suffisamment re-froidi , on verse l’or & le mercure dans un vaisseaud’eau commune, d 1 où on le retire en pâte blanche.
C'est de cette pâte que les Orfèvres font leur ver-meil doré , & que les Doreurs fur métail dorent leursouvrages au feu.
L’or ne retire du mercure dans l’amalgamation,que trois fois autant qu’ii pèse.
Les Monnoyeurs & les Orfèvres disent aussi A-malgamer , & Amalgamation, de l’opération qui sefait dans le moulin des laveures, lorsqu’on en broyébien les terres ; afin que le vif-argent, qu’on a jettédans le tonneau, étant ainsi agité , attire & empâteles parties d’argent imperceptibles, qui font enga-gées avec ces terres. Voyez Laveure.
AMAN. Sorte de toile de coton bleue, ou blan-che , que l’on tire du Levant par la voie d’Alep.Voyez Toiles de coton.
-p 11 y a apparence que le nom de cette espèce detoile est pris de celui des Indes usité au Royaumede Bengale, qu’on écrit Haman. C’est une belletoile de coton, blanche & fine. Voyez Hamans.
AMANDES. Ces sortes de fruits, & les arbres
ciers vendent cette mèche en gros, & plusieurs petits qui les portent, font trop connus, pour avoir be-Merciers en font le détail. Elle sert a mettre dans les soin d’être décrits.
fusils pour recevoir & entretenir le feu, qu’on exci-te avec l’acier & le caillou frapés l’un contre l’autre.
Quelques uns nomment l’Amadou, Eponge Pyrote-chnique , a cause de la facilité qu’il a de prendre feu.
-p L’Amadou est la matière d’une espèce d’Aga-ric , & non d’un champignon , comme le dit Mr.Savary. Cette matière est artistement préparée parune sorte de lessive, puis séchée dans le four. Sonusage est si grand en Allemagne & dans tout leNord, sur-tout parmi les Fumeurs de tabac, queson Commerce est très considérable. Voyez Agaric.Dans le Royaume de Bengale , & peut-être danstout l’Empire d’Indoustan aux Indes, on s’y serten place d’Amadou , du charbon de Sola , espècede plante légumineuse ou papilionacée qui donneune tige épaisse, blanche et spongieuse. Voyez Sola.
VAmadou paye en France lésois du cent pesant ,de droits d entrée.
AMADOURI. Sorte de coton qui vient d’Ale-xandrie par la voie de Marseille.
Uestimation du prix de ce coton ,suivant le Tarif de1706. pour la levée du droit de 20 pour cent , est de 57livres 12 fols le quintal ; il est appelle Damanouri.
AMALGAME, ou AMALGAMATION. Opé-ration chimique, par laquelle on réduit l’or ou l’ar-gent en une espèce de pâte, en l’incorporant avecle mercure ou vif-argent, suivant certaines propor-tions de poids ou de quantité.
AMALGAMER. Calciner quelque métail par lemoyen du vif-argent.
Tous les métaux peuvent s’amalgamer, a l’excep-tion du cuivre & du fer, qui étant trop impurs &trop terrestres, n’ont point assez de rapport avec levif-argent, dont la substance est pure & subtile.Voyez les articles suivans.
Amalgamer de l’or. Le réduire en pâte, Pu-nir & l’incorporer avec le mercure.
Or amalgamé. II ne se dit pas seulement de l’or, réduit en pâte, mais aussi de l’or moulu ou réduit enchaux, mêlé avec le vif-argent, pour dorer les mé-taux, & particulièrement l’argent, & en faire cequ’on appelle Vermeil doré. La proportion de l’ormoulu & du vif-argent qu’employent les Doreursfur métail, est d’une once de vif-argent fur un gros
Le commerce qui s’en fait en France, est très con-sidérable , tant a cause des huiles qu’on en tire , queparce qu’il s’en consomme quantité en Carême , soitde cassées, soit avec leurs coques ; & qu’on en em-ployé aussi beaucoup de douces en dragées de toutessortes, & d’améres en biscuits & massepins, &c.
Les Marchands Epiciers & Droguistes de Parisles font venir les unes & les autres des Provincesdu Royaume , ou du voisinage, comme Provence ,Languedoc, Touraine, le Comtat Venaiffin , Avi-gnon , &c. 11 leur en vient aussi de Barbarie.
Les meilleures sont celles du Comtat Venaiffin ;les moindres, celles de Barbarie & de Chinon.
-J* U y a. de deux sortes d’Amandes douces ; l’une ala coque dure & épaisse ; l’autre l’a fragile, & le fruita une odeur approchante de celle de la violette.
Les Amandes en coque sont apportées des mêmeslieux que les Amandes cassées, même celles qu’onnomme Amandes de Florence j auxquelles on nedonne ce nom étranger, que pour les faire estimer& vendre davantage ; car on feroit mieux de les ap-peller Amandes de Languedoc, ou de Touraine,d’où on les tire, qu’Amandes de Florence,d’où onne les tire pas.
* Le bon choix des amandes est presque aussi con-nu que les amandes mêmes : les bonnes font cellesqui sont fraîches, jaunes en déhors, très blanchesen dedans, douces & agréables au goût, ni ran-ces , ni ridées. 11 faut aussi que les Marchandsqui s’en chargent en tonneaux, en caisses, ou enballes, examinent si elles sont égales par tout ; cettemarchandise étant très sujette a être parée par des-sus , pour être plus de vente.
L’on tire deux sortes d’huile des amandes, soitdouces, soit amères ; l’une par le moyen du feu, &l’autre fans feu. Celle que l’on tire avec le feu, n’estbonne qu’a brûler; mais l’huile d’amandes doucestirée fans feu, est employée k bien des usages diffé-rons , soit dans la Médecine, soit parles Parfu-meurs , & Perruquiers.
11 en est de même de l’huile d’amandes amères,qui, entr’autres vertus qu on lui attribue, est esti-mée souveraine pour les maux d’oreilles.
On sçait assez que les pâtes pour laver les mains
se
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