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viliss qui les déterrent par leurs eaux. Son origineembarrasse les Curieux , qui ne comprennent pasfa nature, ni fa formation. Quoi qu'il en soit, ellefait partie du commerce des Pétrifications que cer-tains Marchands Droguistes font en faveur des Na-turalistes qui font empressés d’enrichir leurs cabi-nets de ces espèces de productions. U usage qu’onfait de la Bélemnite aujourd’hui en Médecine, estdes plus stériles en fait de pierres, qui au fondfont toutes égales , pour servir d’absorbans contreles acides des premières voies du corps. La vertuqu’on lui a attribué, comme a bien d’autres , debriser la pierre dans les reins, & de la pousser parla voie de l’urine , est une ancienne opinion desplus mal fondées.
BELETTE. Petit animal a quatre pieds, cou-vert de poil, qui a le museau étroit, la gorge blan-che , & le reste du corps, particulièrement le dos,tirant fur le rouge. II a beaucoup de raport au fu-ret , soit pour la forme, soit pour la vivacité.
II y a de deux espèces de Belettes ; l’une très sau-vage , que quelques-uns nomment Moufìille, qui vitk ia campagne ; & l’autre moins sauvage, qui habi-te les granges & les greniers.
Elles fe repaissent f une & Pautre.de taupes, desouris, de mulots, & d’œufs de toutes fortes d’oi-feaux , mais particulièrement de ceux des poules &pigeons, dont elles font fort friandes. Elles man-gent aussi les poulets , pigeonneaux , & petits oi-ieaux , qui ne font pas assez forts pour s’envoler deleurs nids.
La Belette, quoique fort petite, ne laisse pas d’e-tre très hardie ; & i on prétend même qu’il s’en trou-ve d’assez courageuses pour livrer combat aux chats& aux serpens. Les Italiens la nomment Donnola , &les Espagnols i’appellent Camadreja. On prétendqu il fe trouve dans les Pais Septentrionaux, desBelettes toutes blanches, dont la peau est fort esti-mée pour ies riches fourrures. Quoi qu’il en soit,cet animai, très' commun en France , fournit pour lecommerce une forte de marchandise, qui est sa peaurevêtue de son poil ; laquelle étant encore crue, faitpartie de la Pelleterie commune nommée Sauvagine,que les Pelletiers apprêtent, & employeur a diver-íes fortes de fourrures.
BELIER, qu’on nomme aussi RAN. C’est lemaie de la brebis. Quand il est jeune, on le nom-me Agneau & après qu'il a été châtré, on rap-pelle Mouton. Le Belier fournit pour le commer-ce les mêmes marchandises que le mouton, a la ré-serve qu’il n’est pas si bon pour la boucherie. Voyez.Mouton.
BELINGE. On nomme ainsi en Picardie, par-ticulièrement du côté d’Amiens , une Tiretaine fil& laine très grossière, qui fe fabrique a Beauchamp-le-Viel. Voyez, Tiretaine.
BELLIRICS, que les Indiens nomment GOTIN.Espèce de Myrobolans. Voyez. MyrobolANs.
* BEN. La Noix appeílée Ben, est une petitenoix de la groíleur d’une Aveline , de figure tantôtoblongue , tantôt arrondie , triangulaire, couverted’une coque blanchâtre , médiocrement épaisse,fragile , contenant une amande assez grosse, cou-verte d’une pellicule fongueuse , blanche, de laconsistance d’une Aveline , ou d’une Amande , gras-se & amère. On estime celle qui est récente , plei-ne , blanche, & qui se sépare aisément de sa coque.On nous Paporte d’Egypte.
Les Parfumeurs vantent Phtisie de Ben, qui s’ex-prime de la même maniéré , que celle d’aman-des amères, & ? la préfèrent a toutes les autres,non pas qu’elle soit recommandable par l’excel-lence de son odeur, mais parce qu’elle est très pro-pre pour tirer Podeur des fleurs odorantes ; puisqu a peine se rancit-elle jamais , & quêtant fansodeur slle n’altére point celle des fleurs.
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Voici la maniéré de tirer les odeurs des fleurspar le moyen de cette huile. On prend un va'iílèaude verre ou de terre , large au haut. & plus étroitau bas : on y met plusieurs espèces de petits tamisfaits de crin de cheval & avec un cercle de boison les place a quelque distance les uns des autres :fur ces tamis on arrange des fleurs par lits , & ducoton cardé bien menu , imbibé d’huile de Ben :on les laisse pendant 4 heures. Eníuite on jette cesfleurs , & l’on en met d’autres avec le même coton;ce que l’on repéte plusieurs fois, jufqu’à ce queThuile soit suffisamment imprégnée de l’odeur desfleurs : alors on exprime í’huiie du coton ; elleest pénétrante & odorante.
On prépare avec l’huile de Ben & la cire un on-guent ou un cérat pour servir de base a tous leâBaumes, auxquels on joint des huiles distillées o-dorantes selon son gré. On se sert aussi de cettehuile pour enlever les taches ou lentilles du visage.
Il y a une autre espèce de Noix de Ben, quis’appelle Mouringou , ou Noix de Ben de Ceylan.L’arbre qui la produit est haut d’environ 25 pieds,& gros d’environ cinq pieds. Son écorce est blan-châtre en dedans , noirâtre en déhors, d’une odeur& d’une saveur sort semblable a celle du cresson oudu raifort sauvage. , II produit des fruits ou desgousses cylindriques, longues d’une coudée & de-mie , triangulaires , canelées k trois panneauxdont l’écorce est d’une couleur herbacée , & la sub-stance intérieure est blanchâtre & fongueuse : ellescontiennent des graines en grand nombre , selonla longueur de la gousse ; triangulaires , garniesd’une membrane ailée, couvertes d’une peau car-tilagineuse qui renferme une amande blanchâtre.
Cet arbre croît dans les fables du Malabar, dôCeylan, & dans d’autres pais des Indes. II fleuritaux mois de Juin, de Juillet & d’Août. On en re-cueille les fruits tantôt au commencement de sati-née , tantôt k la fin , tantôt dans l’un & l’autretems. On le cultive dans les jardins & les mai-sons de campagne, k cause de ses fruits que l’onenvoye vendre, comme les fèves , de tout côté.
L?huile de Ben paye en France les droits <£entrée,suivant le Tarif de 1664. à raison de 50 sols du centpesatit.
Ben de Jude'e. C’est un des noms que lesMarchands Epiciers-Droguistes donnent k la dro-gue ,qu’on nomme autrement Benjoin. Voyez Ben-join.
BENDELEON. G’est le Bdellium. Voyez Bdel-
L1UM.
BENEFICE. Signifie avantage , gain, profit. Ceterme est fort en usage parmi les Marchands, Ban-quiers , & Négocians. ■
On dit, qu’un Marchand a eu un bénéfice consi-dérable fur un marché, ou fur la vente qu’il a faitede quelque partie de marchandise , lorsqu’il y a beau-coup gagné.
Quand on dit, qu’un Banquier fait tenir de l’ar-gent d’une place k l’autre avec bénéfice, cela doits’entendre , qu’au lieu de demander quelque chosepour l’échange , il donne du profit. 11 y a tantpour cent de Bénéfice a tirer des Lettres de Paris furAnvers.
Quand le change est au pair, il n’y a ni Bénéfice,ni perte.
On nomme Bénéfice d’atmage, le profit qui ferencontre fur saunage des étoffes, des toiles, &c.II y a des endroits, où, quoique faune soit égale kcelle de Paris, on ne laisse pas de trouver un Béné-fice considérable fur Patinage. A Rouen, on don-ne 2.4 aunes, de toile pour 20 aunes ; ce qui est 4aunes de bon, ou de Bénéfice fur chaque fois 20aunes. Voyez Aunage.
BENEFICIER. Terme usité parmi les Ouvriersqui travaillent aux mines d’or , d’argent, & des au-
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