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Tome 1.
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I

îzz CHANVR.

les Chanvres qui y seroient recueillis, & en four-nir les magasins de la marine à un prix convenu , Scque d’ailíeurs il étoit important pour le bien de l’Etatque les Chanvrft Sc les lins restassent comme aupara-vant du nombre des marchandises de contrebandepour la sortie ; il fut donné , immédiatement aprèsl’Arrêt du 29 Mai, un second Arrêt, par lequel 8.M. ordonne, que P Article v 1 du titre VIII de l’Or-donnance du mois de Fevrier 1687. portant défensesde faire sortir les Chanvres & lins du crû du Royau-me, (ans permission de S. , M. a peine de confisca-tion & de stoo livres d’amende ; feroit exécuté selonfa forme & teneur, Sc que le commerce defdits linsSc Chanvres, fera Sc demeurera libre, dans l’inté-rieur du Royaume entre les Sujets de S. M.

Ce dernier Arrêt est du 23 Juin 1722.

Commerce du Chanvre à Amsterdam.

Tous les Chanvres fe vendent a Amsterdam parschippont de 300 livres. Lorscju’ils font au poids,un Inspecteur, qu’on appelle Keur-méefler ou Tara-méejîer , les visite, & taxe le 'nombre de livres qu’ilèn trouve d’endommagé, dont il délivre un billetau vendeur, & un autre a Paçheteur, qui lui doiventpayer chacun pour cela 5 duytes ou | de fol parschippont.

Les prix ordinaires des Chanvres, font:

Pour Chanvre net de Riga, 48 flor. le schippont.

Le net de Konisberg, Ço st.

Le net de Petersbourg, 36 st.

Le net de Moscovie, 26 a 39 st.

Le net de Codille, 18 st.

Le non-net de Riga, 28 st.

Le non-net dePeteríbourg, 27 st.

Les déductions de tous ces Chanvres font d’unpour cent pour le bon poids, Ôc autant pour leprcmt payement.

CHAiWRIER. CIÍANVRIERE. Le Marchand,ou la Marchande, qui vend du Chanvre.

La Communauté des lanières, Chanvriéres, Fi-lassiéres, de la Ville & Fauxbourgs de Paris , esttrès ancienne; & ses Statuts de 148ç. ne font qu’uneaddition a ceux qu’elle avoit déja depuis longtems.

Dans tes Statuts, qui font les premiers de ceuxqui lui restent, cette Communauté étoit composéede Maîtres & de Maîtresses, également admis à laJurande, deux de chaque íexe.

Ce fut encore atì ndm des Maîtres Sc Maîtresses,des Jurés & Jurées, que Rirent demandées Sc accor-dées les Lettres Patentes fie Henri II en 1549. aus-si-bien que celles de 1578. Mais en 1666. la Com-munauté ayant obtenu de nouveaux Statuts , & ti-ne nouvelle forme de gouvernement, il n’y est plusfait mention de Maîtres, de Jurés, ni d’Apprentifs.Depuis ce tems la, c’est une Communauté de Maî-tresses, qui ne partagent la Jurande avec qui que cesoit.

Ces derniers Statuts, & les Lettres Patentes, fu-rent non seulement enrégistrés au Parlement, Sc auChâtelet, suivant l’usage ordinaire ; mais encore fu-rent lûs Sc publiés à ion de trompe le 8 Janvier1667. fur la permission du Lieutenant Civil du 30Hécembre de Farinée précédente.

Les Jurées de la Communauté font au nombre dequatre , qui font élues deux chaque année.

Les Maîtresses ne peuvent avoir d’Apprenties ,qifelles ne tiennent boutique ouverte, magasin , ouétalagé, pour leur propre compte.

Elles ne peuvent avoir qu’une Apprentie k la fois ,Sc doivent l’obliger au moins pour 6 ans.

L'Apprentie aspirante à la Maîtrise, doit fairechef-d’œuvre, dont néanmoins la Fille de Maîtres-se est exemte.

Aucune Apprentie, ou Fille de boutique, ne peutentrer au service d’une nouvelle Maîtresse, à moinsque la boutique de celle où elle entre, ne soit éloi-

C IL AIN. C.xi A Jr.

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gnée de 12 ou 13 boutiques, de çelle d’où elle sortî& cela , parce que toutes les boutiques de ces fortesde Marchandes, étant dans une des halles de Paris,& toutes attenantes les unes des autres, il feroit trèsdifficile d’entretenir la paix entre l’ancienne & la nou-velle Maîtresse de ces Filles.

Enfin, les Chanvres, lins & filasses, qu’apportentles Forains, font sujets a visite ; & les Marchandsfont tenus de les faire descendre, Sc mettre en laHalle , pour y être visités.

C’est dans un canton de la Halle au blé de Paris,que de toute ancienneté les Marchandes Chanvrié-res font établies : aussi il est fait mention de cetteplace dans leurs plus anciens Statuts ; & toujours de-puis elles y ont été conservées & maintenues partoutes leurs Lettres Patentes jusqu’a présent. C’estfa qu’elles ont toutes leurs boutiques , magasins , &étalages; & c’est la, comme il est ordonné par lesStatuts, ainsi qu’on l’a remarqué , que les MarchandsForains doivent envoyer leurs Chanvres.

II y a pourtant une exception k cet article en fa-veur de la Foire S. Germain .• les Marchands Fo-rains ayant droit d’y décharger leur marchandise ,que les Jurées Chanvriéres peuvent bien, & doiventvisiter ; mais qu’eiles , non plus que les autres Maî-tresses de la Communauté, ne peuvent acheter , qu’a-près que les Bourgeois s’en font fournis pendant lesdeux jours qui leur font donnés de préférence furelles:

CHAOURI, qu’on nomme aussi SAIN. Mon-noie d’argent qui a cours a Testis, capitale de Géor-gie. Le Chaouri revient à 9 fols 6 deniers de Fran-ce environ ; 4 Chaouris valent 1 abagi, 2 Chaourisfont 1 usaltou ; dix carbequis ou aspres de cuivre font1 Chaouri, Sc 10 \ Chaouris font la piastre.

CHAPE. C’est ce couvercle de fer blanc, dontles Cuisiniers, soit par propreté, soit pour confer-. ver les viandes chaudes, couvrent les plats des di-vers services qu’ils mettent fur table dans les grandsrepas. C’est de ce mot, que les Maîtres Traiteursfont qualifiés dans leurs Statuts, Cuisiniers-Porte-Chapes. Voyez Queux.

Chape. On appelle aussi de la forte dans les Fon-deries , cet enduit de terre composée , dont on cou-vre la cire des moules, où l’on veut fondre desouvrages de fonte, ou de bronze ; tels que fontles statues, les cloches, les canons, Sc autres piècesd’Artillerie, ou de Sculpture. C’est la Chape quiconserve la forme de la cire ; & qui, lorsque cettecire est fondue , & toute sortie du moule, la com-munique au métail liquide, qui en prend la place.Voyez Fondeur.

Chape , en terme de Monnoyage. Signifie le dessus des fourneaux où se fondent les métaux, Sc oùl’on fait les affinages. Voyez Monnoyage.

Chape. Se dit encore chez les Orfèvres, & Epe-ronniers, de la partie de la boucle où est le bouton,

. & qui est un peu plane Sc large.

Chape. Les Ceinturiers Faiseurs de baudriers,appellent pareillement les Chapes d’un baudrier, lesmorceaux de cuir , qui en tiennent les boucles dedevant, & celles du remontant.

Chape. Se dit aussi quelquefois pour Efcharpe,en parlant des bandes de fer, qui soutiennent & en-châssent le cylindre des poulies. Le terme propreest Efcharpe.

CnAPE. Se dit pareillement dans le commerce dela poudre k canon, & dans les moulins où on la fa-brique , d’un double baril qu’on met ordinairementaux poudres qui font destinées pour l’artillerie deterre, asm ■ de les garantir de l’humidité des souter-rains pù l’on a coutume de les conserver. On nedonne point de double barri liage aux poudres de lamarine, ni k celles qui font pour la consommationdu public.

Enchaper un baril de poudre, c’est lui mettre u-

ne

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