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Tome 1.
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CI N. CI R.

jeunes pousses qui font droites fur les Caneliers ;peut-être alors , on ne les connoissoit même pas.On fe contenfoit seulement de tirer le Cinamome detoutes les petites branches inégales qui fe préfemtoient indifféremment. C’est pourquoi il y enavoit de différentes qualités dans chaque partie,qu’on aportoìt pour eu faire le commerce. C’estce qu’on peut déduire encore d’un endroit de Diosco-ride. * Mémoire de Mr. Garcin.

CINCENELLE. Voyez Cableau.

Cincenelle, en terme de rivière. Est la cor-de , ou cordeau, qui sert a conduire les bateaux,trains, & coches d’eau, en montant, ou en descendant.Voyez Cordeau.

C1NNABRE. Voyez CINABRE.

CINQ. C’est le second des nombres impairs,qui fuit le nombre 4, & qui précédé le 6. II est com-posé de quatre & un, ou de trois & deux. Un Cinq;en chiffre commun, ou Arabe, fe marque ainsien chiffre Romain , de cette maniéré ( V ) y & enchiffre François, de finance, ou de compte, de laforte, (/>). Cinq fols est le quart de vingt fols,qui est une des parties aliquotes de la livre tour-nois.

CINQUANTAINE. Ce qui peut fe diviser en cin-quante parties égales. Une Cinquantaine de pistoles:Une Cinquantaine de livres.

CINQUANTE. Nombre composé de cinq di-zaines , ou de dix fois cinq. En chiffre commun,ou Arabe, Cinquante fe marque par un cinq de-vant un zero , de cette maniéré , ( jo ) ; en chiffreRomain, il fe met ainsi, ( L ) j & en chiffre Fran-çois , de compte, ou de finance, de cette forte ,Cl).

CINQUANTIEME. C’est la partie d’un toutdivisé en cinquante portions égales. Je fuis inté-ressé pour un Cinquantième au total de cet ar-mement.

En matière de fractions, ou nombres rompus ,un Cinquantième s’écrit ainsi , ( — ). On dit aussi ,Deux Cinquantièmes, Trois Cinquantièmes, Qua-tre cinquantièmes, &c. ce qui s’exprime de cettemaniéré , ( f S , , -ì , ) &c. On dit encore, Un

Cinquante - unième , Un Cinquante-deuxiéme, UnCinquante-troisiéme, &c. qu’on marque de la forte,

C f y f 7 ^ Vï ^

CINQUIEME. C’est la partie d’un tout diviséen cinq portions égales. Le Cinquième de cinq estun. On dit qu’on a ion Cinquième dans une ío-cieté , lorfqu’on y est intéressé pour une cinquièmepart.

En fait de parties aliquotes, le cinquième d’unelivre tournois est quatre fols. Quelquefois au lieu dedire, un Cinquième, on dit , un Quint, qui signifiela même chose.

Quand il s’agit de fractions, ou nombres rompus ,de quelque tout que ce puisse être, un Cinquièmefe marque ainsi , ( j ). On dit aussi, Deux Cinquiè-mes , Trois Cinquièmes , Quatre Cinquièmes , &c.ce qui s’écrit de cette manière , ( f, f , |, ) &c.

CIRAGE. Les Peintres appellent un ouvrage deCirage , un tableau de Camayeu; c’est-à-dire, un ta-bleau peint d’une feule couleur , lorsque cette cou-leur est jaunâtre , & tirant sur la cire.

Cirage. Se dit aussi de Part de cirer les toiles.Cet Ouvrier est extrêmement expert au Cirage ;pour dire , qu’il fait de très-belies toiles cirées. Voy.Toile Cire'e.

Cirage. On dit encore, en terme de Gantier, leCirage des gants ; pour signifier la façon qu’ondonne aux, gants , qu’on nomme Gants cirés : & enterme de Cordonnier, le cirage des bottes & dessouliers ; pour dire , la manière de les enduire d’unedrogue composée de cire, de suif, de noir de fumée,& d’autres ingrédiens, qui les rend impénétrables al’eau, & leur donne une couleur noire & luisante.

CIRE. 960

* CIRE. Matière molle & jaunâtre, qui reste dutravail des abeilles, après qu’on eh a exprimé lemiel.

La Cire n’est pas l’excrément de ces laborieux in-sectes , comme Pont crû beaucoup d’Anciens, &comme le croyent encore quelques Modernes, quiont bien de la peine de fe désabuser de cette vieilleerreur. II est certain néanmoins que les abeillesvont recueillir la Cire , aussi-bien que le miel, furles fleurs , & fur les feuilles des plantes , mais sur-tout fur la roquette , & sur les pavots simples. El-les la ramassent avec les poils dont tout leur corpsest garni. Voyez le Spectacle de la Nature T. 1.pag. 173.

La différence est, que la mouche suce la rosée,dont les feuilles & les fleurs font humectées, & encompose son miel, qui semble prendre son premierdegré de perfection dans les viscères, ou entraillesde ce petit animal ; & qu’au contraire, l’abeille char-ge ses pattes de derrière d’une matière visqueuse dediverses couleurs , qu’elle trouve fur les mêmesfleurs, qui n’est autre que la Cire, dont elle bâtitces industrieuses cellules, où elle enferme son miel.Voyez Miel.

En général, presque toute la consommation desCires de toutes fortes , fe fait en Espagne , en Por-tugal, en Italie , dans la mer duSud & en France :mais en France plus que par-tout ailleurs, particu-lièrement a Paris, où il fe fait plus des trois quarts dela consommation du Royaume.

La Cire est ou jaune, ou Hanche. La blanchen’est point d’une nature différente de la jaune ; c’estla jaune même purifiée, lavée & exposée à Pair. LaCire jaune est la Cire telle qu’elle sort de la ruche ,après qu’on en a exprimé le miel.

Voici d’abord la manière de tirer la Cire jaune;on verra ensuite le travail qu’il faut faire pour làblanche.

Cire jaune.

Quand le miel a été séparé de la Cire par Punédes trois manières rapportées a P Article de cettedrogue, où l’on peut avoir recours , on met dans degrandes chaudières, avec une quantité d’eau suffi-sante , toute la matière qui est restée ; ensuite parle moyen d’un feu raisonnable on la sait fondre,puis on la passe à travers un linge, qu’on met aupressoir, quand le plus clair s’en est écoulé de lui-même. Avant qu’elle soit refroidie, on Pécume avecune tuile , ou un morceau de bois mouillé : & enfin,on la met encore chaude dans des moules de bois ,de terre , ou de métail , qu’on a froté auparavantde miel, ou d’huile, ou simplement d’eau, pour em-pêcher que la Cire ne s’y attache.

Quelques-uns fe fervent, pour la purifier, devitriol romain, ou d’autres couperoses : mais fansuser d’aucuns ingrédiens, le vrai secret d’avoir debelle Cire jaune est de la faire fondre a propos ,& fur-tout de ne la point faire trop chauffer, ce quiest le défaut de la plupart de ceux qui la fondent ;défaut essentiel, qui empêche les Cires de prendreun beau blanc, ce qu’elles feroient si elles avoient étéménagées au feu. II faut encore la bien écumer; &quand elle est reposée & refroidie , en ôter avecun couteau ce sédiment, qu’on appelle le Pied de laCire ; c’est-à-dire, les ordures échapées à travers dela toile, ou des trous du pressoir.

Toutes les Provinces de France, qui fournissentdu miel, fournissent pareillement de la Cire jaune :on en fait néanmoins venir aussi quantité des Paisétrangers ; de Pologne, de Barbarie, de Smyrne,de Constantinople , d’Alexandrie , de Satalie, &c.La Cire de ces quatre derniers lieux vient par lavoie de Marseille.

Smyrne en peut fournir, année commune , 3000

à 4000