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Tome 1.
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973 CIRE.

déliers, & qu’on en a fait la description, on peutavoir recours a l’Article de la Chandele.

A mesure que ia broche des tailie-méches en estremplie , on les pasie fur des baguettes grosses com-me le doigt & d’environ trois pieds de long , obser-vant de mettre ensemble toutes celles qui font d’unemême longueur & qui ont même nombre de fils.Chaque baguette contient ordinairement de quoifaire jusqu’a 300 livres de bougie.

Trois Ouvriers , & souvent quatre , travaillentcontinuellement dans cet atteliër.

Les mèches y demeurent en resserve jusqu’a cequ’on en ait besoin dans Pattelier de l’apprêt où secommence la bougie.

Au milieu de ce -second attelier est un fourneau ,qu’en terme de l’art on nomme le Caque. II est detôle, fortifié avec des bandes de fer. Au dessus estla bassine ou poêle, qui est de cuivre , d’environquatre pies de diamètre. Elle est toujours rempliede Cire en pain que le feu du fourneau entretient li-quide.

Quelques piés plus haut que la bassine, & immé-diatement au dessus , est le cercle au jet suspenduau plancher : il est moins large que cette bassine,afin que la Ciré y puisse retomber. Les clous a cro-chet dont il est garni, fervent a y attacher les mè-ches fur lesquelles se doit jètter la Cire.

La première façon qu’on donne a la mèche, estde la tremper en versant dessus un simple jet de Cirepour l’affermir; ce qu’on fait en prenant garde an’en point jetter fur la tête.

Eniuite on la met en ferets, c’est-'a-dire, qu’onfait entrer cette tête encore k sec dans un petit tuyaude fer blanc d’une ligne ou deux de diamètre, &d’un pouce & demi de hauteur, afin de la garantird’etre couverte d’aucune Cire pendant le travail. C estpar le bas de la mèche qu’on l’attache a une ficellequi est au cerceau, pour recevoir tous les jets dontelle a besoin pour sa grosseur.

Les jets se donnent avec une cuiller de cuivreou de fer blanc, longue d’environ dix pouces , lar-ge de cinq & profonde de trois ; avec un mancheou poignée de même matière à un des côtés, pourla commodité du jetteur.

Lorsqu a force de jets les bougies du cerceau ontpris la meilleure partie de leur grosseur, on les metdans un petit lit de morceaux de toile pour en con-server ia chaleur, jusqu’a ce qu’on les ait toutes rou-lées les unes après les autres fur une table avec dePeau, ce qui s’appelle commencer la bougie.

Le rouioir k commencer, est de bonis, de figurequarrée, long d’un peu plus d’un pied, avec une ou-verture au milieu qui n’en traverse pas l’épaisseur.Cette ouverture où l’Ouvrier met les deux mains,lui sert a la tenir plus ferme & a rouler plus forte-ment.

Cette façon donnée, On coupe la Cire qui s’est al-longée du côté de là tête, avec un couteau aussi debonis, long d’un pied, & fait pour ia forme commeles couteaux ordinaires.

Les bougies en cet état passent dans le troisièmeattelier, où elles s’achévent, en recevant fur la bassinequi est établie de la même manière que dans le se-cond attelier, de nouveaux,jets, jusqu’a ce qu’elleait le poids convenable ; & pour ne s’y point trom-per , on la pèse dans des balances dont les bassinsfont plats, qui font pendus auprès de l’ouvrier quifait les jets. .

Les jets finis & la bougie parvenue a fpn poids,on la remet dans un lit de linge , d’où on Ia tirepour la rouler plus exactement ; après quoi on larogne de longueur par le bas avec un couteau debois, mais différent du couteau dont on s’est servidans l’apprêt, ce couteau étant quarré-long, &ayant le tranchant par dessous dans toute fa lon-gueur.

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Ces cercles a crochets ont des agrafes k un t iïdeux pouces l’une de l’autre, & font posées en for-me de cul de lampe, les plus grands couvrant lesplus petits : chaque cul de lampe est ordinairementcomposé de six ou huit cerceaux.

La bougie suffisamment sechée, se porte sur desbarres ’á l’herberie, d’où après y être restée quelquesjours pour prendre le dernier blanc, on ia portedans un attelier de la Manufacture destiné au plia-ge , où elle est pesée, liée & mise en paquets ; 6censuite envoyée chaque jour k Paris fur un fourgon,pour y être vendue en détail & en gros dans la bou-tique (St les magasins du Sr. de Saint-Gilles dt defa Société.

On ne dira rien ici de la bougie filée, non plus quedes autres ouvrages de Cire , comme cierges, flam-beaux , torches, &c. qui fe font dans la Manufactu-re d’Antony ; n’y ayant rien dans leurs fabriques,de différent de ce qu’on en a dit dans cet Article.Voyez, les Articles de la Cire, de la Bougie, desCierges , des Flambeaux & des Torches.

Cire d’Espagne. C’est de la laque fondue, 6cpréparée d’une certaine façon. Il s’en fait de rouge;de noire, de jaune, &c. On la vend ordinairementen petits bâtons de 6 a 7 pouces de long ; les unspresque quarrés, les autres tout-h-fait ronds ; pourl’ordinairë du poids d’une once. C’est au milieu dubâton que le Marchand, ou l’ouvrier, a coutumede mettre fa marque , ou.enseigne. On donne en-core k la Cire d’Espagne, le nom de Cire a cache-ter, parce qu’on s’en sert pour cacheter les lettres.Voyez. Laque , où l’on trouvera la manière de la com-poser.

La Cire d?Espagne paye de droits d’’entrée 6 liv. ditcent pesant ■, par le Tarif de 1 664,. & par celui de laDouane de Lyon , 3 liv. y s. par quintal pour P ancien-ne taxation.

Cire , en terme de Fondeur. Se dit de ia figure,ou ouvrage de Cire, qui couvre le noyau, & quiest couvert de la chape dans les moules, pouf jet-ter les statues, ou autres ouvrages en métal 1 . On ap-pelle aussi Cire, le jnodéle en petit, fait de cettematière, fur lequel le Sculpteur prend ses propor-tions , & qu’il imite fur la Cire de son moule. Voyez.Fondeur.

CIRER. Enduire quelque chose de cire. On ciredu cuir, du taffetas, de ia toile, &c.

Cirer. Se dit aussi des< étoffes, a la taille def-quelles les Tailleurs, Tapissiers, & Couturières,appliquent de ia Cire chaude, crainte qu’elles nes’éfilent en travaillant. O11 dit quelquefois Cierger ;mais le véritable terme est Bougier.

CIRIER, comme on dit ordinairement a Paris, ouCIERGIER, mot en usage dans les Provinces. Ce-lui qui fait commerce de cire, qui fabrique, ou quifait fabriquer des cierges , de la bougie, des flam-beaux , & des torches. Les Ciriers font du Corpsde l’Epicerie , qui est le deuxième des fix Corps desMarchands de Paris. Voyez. Epicier , Cire , Bou-gie , Cierge, & Torches.

î Cirier, Arbrisseau qui porte de la Cire. VoyezCire de la Louisiane.

CTRTKÁ. Voyez Cicus.

CIRSAKAS. Etoffes des Indes, presque toutes decoton, avec le mélange de très peu de foie. Lalongueur des Ciríakas est depuis 8 jusqu’a 14 aunesou environ, & la largeur depuis f jusqu’a §.

CIRURE. Composition de cire & de suif, où l’onmêle quelquefois un peu de salpêtre, que font lesCordonniers , pour enduire les souliers Sc les bottes,afin d’empêcher que çès ouvrages ne prennent l’eau.On dit aussi , La Cirure des toiles & des taffetas,& La Cirure des gants. On fe sert souvent du ter-me de Cirage, mais pas tout-a-fait dans le mêmesens; Cirage signifiant proprement l’art de cirer;ôí Cirure, la composition qu’on employé pour cirer.

S s 4 CISAIL-