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Tome 1.
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briqué, ou l’on n’a pas employé de bonnes matières kfa construction.

•j- Rien n’ëst égal a l’entêtement de l’ignorant furces matières, & aux préventions qu’ont certainsOuvriers fur la qualité des aciers , & fur celles quedoivent avoir les eaux dans lesquelles on doit trem-per •- Les uns les veulent chaudes, les autres lesveulent a la glace, & d’autres n’en veulent point &demandent des huiles & des grasses. Cependantpour faire un bon taillant, il ne faut qu’un bonforgeron , de bon acier bien choisi, & de l’eau trèsfçaiche.

CISEAUX , au pluriel. Ce font des instrumenstranchans, d’un usage presque universel, qui serventa couper les étoffes , les toiles , les rubans , &c.& a rogner & tailler presque généralement touteschoses.

Les Ciseaux sont composés de deux pièces, oùbranches dhicigi, ou de fer acéré , qui se croisant,forment, qus^Mls sont ouverts, la figure de la lettreX. Ces detàméces font mobiles, attachées ensem-ble par un cloïprivé ; & ont, a l’extrémité opposéeau tranchant, deux ouvertures, ou espèces d’an-neaux, pour palier deux doigts de la main, si lesCiseaux sont petits j ou une partie de la main dansl’un d’eux , s’ils font plus forts.

II y a une trop grande quantité de différons Ci-seaux pour la figure, pour la grandeur, & pour sa-lage , pour qu’il soit aisé de les décrire tous ici. Lesuns font pointus, les autres arrondis par les deuxpointes ; d’autres encore ont une branche ronde , &i’autre pointue. II y en a de larges Sc de courts pourles Tailleurs , Couturières, Tapissiers, Boureliers,Selliers, Chandéiiers, &c. de droits & de recourbés,étroits & fort longs, pour lesPapetiers-Cartonniers,&c. enfin, de très grands, Sc très forts, soit pour cou-per les cuirs, Sc les fortes étoffes, soit pour cisaillerles métaux. De ceux-ci, les uns Rappellent des Ci-sailles ; d’autres, des Cisoires ; & d’autres encore, desForces.

Quelquefois aussi ils retiennent leur nom de Ci-seaux ; comme ceux avec lesquels les Jardinierstondent les bonis , & les paliisades des parterres& des jardins ; Sc les Fourbisseurs coupent le bois,ou le cuir des foureaux des épées qu’ils mon-tent , Sc même les feuilles des métaux qu’ils em-ployent. ,

Ce font les Taillandiers, qui font ces derniers grosouvrages ; & les Couteliers, les petits & médiocresCiseaux. Les Quincailliers vendent les uns & lesautres.

On estime assez les petits Ciseaux de poche , dela fabrique de Chatellerault, Moulins , Nevers ,& Toury ; mais ils le cèdent de beaucoup -aceux de Paris, où il s’en fait d’une beauté , &d’une bonté , aussi-bien que d’un prix extraordi-naires.

Ciseaux. ' Les Epiciers - Ciriers qui fabriquentla bougie de table, ont deux sortes de Ciseaux ; lesuns qu’ils appellent Ciseaux a mèche, & les autresCiseaux a taille. Ils sont les uns Sc les autres de laforme des Ciseaux ou forces dont se servent les Tail-leurs d’habits, mais plus grands, fur tout ceux a tail-le. Ces derniers servent a tailler la bougie quand el-le est achevée, c’est-a-dire, a la couper du côté dupied.

Les Ciseaux payent en France les droits Feutrée<& de sortie , fur /<? v pied de mercerie ; ce(ì - à -dire , IO livres du cent pesant à P entrée, suivantP Arrêt du 13 Juillet 1692. & Z livres à la sortie :modéré à 2 livr. lorsque cette marchandise ejì façondu Royaume , & destinée à être envoyée à tE-tranger.

Ciseaux de Balle. Ce sont des Ciseaux demédiocre qualité , qui se fabriquent dans plusieursendroits des Provinces de France, ou qui se tirent

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de quelques Villes d’Allemagne, particulièrementde Nuremberg. Ils font partie de la Quincaillerie.On les appelle Ciseaux de Balle , parce que ce sontde ceux-sa, que les petits Merceiots , ou Porte-balles , ont coutume de vendre.

CISELER. Couper, tailler, graver délicatementavec le ciseau. 11 se dit de plusieurs ouvrages quefont les Orfèvres, les Fourbisseurs, les Eperonniers,les Graveurs fur métail, Sc autres Ouvriers qui íefervent du ciseiet.

Ciseler. Se disoit autrefois des différentes fa-çons , ou figures , qu’on faisoit avec la pointe desciseaux sur le velours plein , en découvrant une par-tie du fond, suivant le dessein qu’on vouloit suivie.L’invention de faire du velours ciselé sur le métier ,a épargné cet ouvrage long & impatientant.

• CISELE’. II ne se dit guéres que du velours quiimite fur le métier i’ancienne ciselure avec les ci-seaux.

On fait a présent a Paris & a Lyon ( 1719 ) uneespèce de velours, qu’on appelle proprement Veloursciselé , Sc qu’on devroit plutôt appeiier Velours gauf-fré , puisqu il se frit avec des fers chauds gravés, quiapplatissant le poil du velours aux endroits qui doi-vent servir de fond, Ôc épargnant le dessein Sc lesfaçons, font-une espèce de ciselure assez agiéabie.On n’employe k cet usage que des velours qui ontdéja servi ; ce qui teur donne un air de fraîcheur &de nouveauté. Voyez Gaufre’.

CISELET. Petit ciseau d’acier bien trempé , donton se sert pour ciseler. II y en a de plusieurs for-tes , de ronds, de carrés , de pointus, &c. LesOuvriers qui s’en servent le plus communément, sentles Orfèvres, les Arquebusiers, les Fourbisseurs,les Eperonniers , les Armuriers , ies Doreurs furmétail, les Graveurs fur acier, &c.

Plusieurs de ces Cifelets font ces espèces de poin-çons gravés en creux, avec lesquels i’Ouvrier gra-ve en relief la figure qui y est représentée. 11s p en-nent leur nom de ces figures ; comme le Perloir,parce qu’on s’en sert pour faire des perles : la Ro-sette , la Feuille , le Masque , qui font des roses, desfeuilles de laurier , Sc des têtes d'hommes, de fem-mes , ou d’animàux. 11 y a aussi des Fraiions, desCouteaux a refendre, des Couteaux k tracer , desMatoirs , &c. Voyez tous ces Cifelets aux Articles quileur font propres.

CISELURE. Ouvrage qui íe fait avec le ciseiet.II fe dit au-si de la façon d’un velours ciselé , & en-core de l’ébauche que font. les Tailleurs de "ierre,avec le ciseau & le maillet, autour du bloc qu’ils veu-lent tailler au marteau.

GI8OIRE8. Espèces de grands ciseaux, qu’onappelle autrement Cisailles. Voyez Cisailles.

CTSTUS. Voyez Hypocistis.

CITOUART. Voyez Zedoaire.

CITRIN. Sorte de couleur jaune tirant fur le ci-tron. II y a un bois médicinal , qu’on nomme San-tal Citrin, k cause de fa couleur. Voyez Santal,

CITRON. Fruit qui vient des Pays chauds, dontl’écorce est jaune, ridée, A d’une odeur agréable.

On ne parlera ici des Citrons, que par raport aucommerce qui s’en fait, & des marchandises que leurjus , ou leur écorce fournissent.

La plupart des Citrons soit doux, soit aigres,qu’on vend en France, font tirés par les MarchandsDroguistes Sc Epiciers du Royaume, de quelquesendroits de la rivière de Genes, entr’autres, de S.Remo ; ou de quelques Villes des Etats du Roi deSardaigne, comme Nice Sc Mentoneg d’où ils senttransportés par mer jusqu k Marseille, & ensuiteenvoyés a Paris , & ailleurs.

A S. Remo, Sc k Mentone , la vente des Citronsne se fait que par délibération du Conseil de Ville,* Sc cela deux fois Patinée, au plus trois , suivant l’a-bondance & la récolté ; mais pour l’ordinaire aux

mois