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cette espèce, qui se vendent dans les Marchés - otiqui se tuent par les Charcutiers de la Viiie ct Faux-bourgs de Paris. Le nom de Languayeiìrs leurviens de ce qu’ils visitent les Porcs, Truies, & Co-chons , fous la langue , où a de certaines marqueson peut connaître s'ils ne font point attaqués de la-drerie ; le commerce de ceux qui ne font pas sains *étant très expressément défendu par los Ordonnan-ces &les Statuts des Charcutiers. Voy. Charcutier..
COCK 1 EN. Espèce de monnoie de compte* donton le sert au Japon, à peu près comme de ia piiloleen plusieurs lieux de l’Europe. Le Co chien revientà dix liv. carolus des Païs-bas.
-j- Un Mémoire manuscrit met le Co chien furiepied de 4 Ecus de France* a raison de60 s. tour-nois l’écu.
COCON, qu’on nomme auísi C OU C ON. Co-que de ver à foie , que ce précieux insecte se filelui-même, où il demeure enfermé 15 ou 20 jours,fur la fin defquels il fe transforme en une espèce defève , Sc d’on il fort en papillon , pour répandre fagraine.
Les Cocons font de la figure d’un petit œuf depoule : quelques-uns font pointus par les deux bouts;d’autres ne font pointus que par un bout, ayant l’au-tre plus arrondi ; & c’est a cette différence que fereconnoissent les vers mâles d’avec les femelles , lespremiers ayant deux pointes, & les derniers n’enayant qu’une.
II y a des Cocons de plusieurs couleurs, particu-lièrement de jaunes, d’oranges , d’isabelles, & decouleur de chair ; les céladons , & les couleurs desouffre sont plus rares, & les blancs encore davan-tage : toutes ces couleurs fe perdent dans le décreu-fement de la foie. Voyez, les Articles de la Soie, & daVer a soie.
Les Cocons , ou Coucons de foie, nom fous lequel ilsfont employés dans le Tarif de Lyon de 1632. payent lesdroits à la Douane de cette Ville , à raison de 23 sols 6den. la balle, pour l ancienne taxation , & 12 s 6 den.pour la nouvelle réapréciation.
COCOS. Cest une efpéce de grosse noix qu’ungrand Arbre de la Classe des Palmiers donne par lemoien d’une Grappe , pour servir de nourriture auxhabitans de la Zone Torride. Voyez. Cocotier., ci~dessous.
* COCOTIER. C’est le nòm d’un grand Arbrede la dalle des Palmacées, qui donne cette grossenoix qu’on nomme Coccos , laquelle sert de nour-riture a tous les habitans de la Zone - torride.
U n’y a point d’arbre au monde, dont l’ufagesoit si universel que celui qu’on fait du Cocotier,dans les Indes Asiatiques. Car toutes íes parties ontleur utilité , mais les unes plus que les autres. Lebois est la partie dont on en tire le moins. II four-nit plus abondamment de quoi soutenir la vie auxIndiens Orientaux des pais maritimes , que touteautre chose que la nature y donne. Sans cet arbre& le ris, ces pais feroient déserts ; mais ces deuxchoses qui y viennent si bien, les rendent les pluspeuplés du monde.
Les principales choses qu’on tire du Cocotier *font de trois fortes ; des liqueurs , qui fervent deboisson; une substance pulpeuse de son fruit, qui sertde manger ; & une huile, qui sert pour la friture,auísi bien que pour brûler dans les láfnpes. On en ti-re encore du sucre, & du vinaigre.
Les liqueurs qui fervent de boisson, font aufftde trois fortes : Celle que lés Malayes appellent Toit -ac * & les Malabares Suri , & qu’on prononce Souri,fe tire de la grape de la fleur, lorfqu’elle est enco-re en bouton, ou envelopée de fa gaine. Ce bou-ton est long d’environ un pied & demi, épais com-me le bras ; c’est proprement une gaine qui renfermeavant son épanouissement une jeune grape de fleursavec les ombrions de fruit. On lie avec une ficelle
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le bout de ce gros bouton ; on coupe de travers lebout qui paiie dehors te lien de 3 ou 4 doigts ; ony ajoute un pot ou une cruche * ou u.i tuyaude bambou ; dans un defquels vaies u dntnie de ialiqueur ; 011 en tire par jour environ deux pots, plusou moins , selon la grandeur ct ia force dessinbre.
La seconde liqueur íe tire des jeunes Cocos, quiont encore ia peau verte. Chaque Coco en con-tient une chopine a une chopine ct demie, suivant fagrosseur. La troisième enfin est plutôt un espritqu’on tire par la distillation du Suri , que les Mala-yes appellent Arac ; qui est un peu moins forte ctmoins agréable que feau-de-vie ; cependant lesAnglois en font venir beaucoup des Indes, pourfaire leur meilleur Ponche. Voyez. Arac & Ponche.
Le Suri est aussi doux & agréable que le moût ,d’abord qu’il est tiré, & avant qu’il fermente. Il estfort promt a fermenter * & il ne tarde pas 24 heuresde bouillir. Alors c’est une liqueur qui exhale beau-coup d’efprit volatil, qui enivre , & qui est devenusdésagréable a boire. On s’en sert pour faire d’assezbon vinaigre. C’est dans le tems de la fermentationque le Suri est propre a faire f Arac. Les Chinois quifont répandus dans toutes les Iles, font ceux qui dis-tillent le plus de cette liqueur, qui est d’un grandcommerce dans toutes les Indes.
On volt par ce qui vient d’être dit du Suri , quecette liqueur vineuse ne fe tire pas du bas du troncdu Cocotier, comme l’Auteur du Spectacle ae la na-ture l’a marqué dans un endroit de son ouvrage , oùil nomme cet arbre un Palmier ; fans doute qu’il l’atiré quelque mauvaise rélation.
La liqueur des jeunes Cocos est une eau claire ,légèrement sucrée, très agréable, & propre pour dés-altérer. On en vend beaucoup pour c et usage. Cet-te eau de Coco est ragoûtante, lorsque ce fruit estjeune, ou verd , frais , & sortant de l’arbre ; mais amesure qu’il avance en âge, & que sa coque com-mence a se former, son goût va en diminuant debonté * júsqu’au tems qu’elle blanchit comme le petitlait, & prend une confidence épaisse. Car cette li-queur est proprement une substance, qui doit se con-vertir en une matière solide, par le mécanisme déla fructification, & former une espèce d’ainandéavec le tems, quoique le Coco soit séparé de l’ar-bre, & pendu à Pair pendant quelques mois. Cetteamande est ordinairement de ia grosseur & de la ron-deur d’une pomme enfermée dans ía coque. Quandon le veut planter pour en avoir un arbre, on con-tinue de le laisser pendu en plein air, jusqu’a ce queson germe ait poussé de la longueur d’un pan. Onplante ensuite ce Coco poussé, dans le fond d’uncreux de terre, où il reste a moitié enfoncé, & lapluye qui s’amasse dans ce creux, contribue a faConservation & a son accroissement, qui ne réuffi-roit pas si bien fans cette métode. On voit la figu-re de cette jeune plante dans le Père Labat , quil’a tirée en racourci, de même que celle du Cocotier,de P Hortus Malabaricus , dont les figures font bon-nes. Mais ce Père s’est trompé en voulant donnerla figure de l’arbre en fleur ; car il a pris pour celadu même Hortus Malabaricus , Celle de '('Aréquier,qui porte la noix d’Areque, qui est très différent duCocotier, puisque les fleurs n’y viennent pas auxmêmes endroits de l’arbre, que dans ce dernier. Latouffe des feuilles y est aussi fort différente , de mê-me que toutes les autres parties.
La pulpe du Coco, qui sert de manger aux In-diens, se tire avec une râpe ou une cuiller, en ra-clant le dedans de la coque ou coquille , lorsqu’elleCommence à se former-& a devenir dure; car alorselle y abonde de l’épaisseur d’un doigt contre lesparois de la coque. Cette pulpe est un très bon man-ger, cuite en forme de bouillie, fur-tout avec du ris,comme on le fait fort souvent. On en fait encored’áutres sortes d’aprêts.
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