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Tome 1.
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COL. COM.

C O M M.

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le, dans laquelle ils porteront les Imprimés qu’ilsexposeront en vente.

* COLSAT. Ce nom vient du Flamand Colsaatou Koolzaad-, qui veut dire semence ou graine dechou. Oh donne ce nom plus particulièrement à laplante qui porte cette graine, qui est une espèce dechou verd ou rougeâtre, fort branchu, qui ne porteque de petites feuilles clair-í'emées au milieu de fa ti-ge, & qu’on ne mange point. On en sème de grandschamps dans tous les Païs-Bas. Cette graine estd’un bon revenu, a cause de la grande quantitéd’huile qu’on en tire pour divers usages. C est lamême qu’on nomme Huile de Navette. Voyez. Na-vette. Ce nom François lui est venu , a causeque la plante ressemble assez a celle de la navette,quand elle est en graine. On fait des moulins avent exprès, pour piler cette graine & pour entirer l’huile par expression. On ne pourroit croirela quantité de moulins de cette forte, qu’on voiten Hollande & en Flandres , & que le vent faittourner , pour faire cette huile. * Mémoire de Mr.Garcin.

COMADREJA. Voyez Belette.

COMB , qu’on nomme aussi CARNOK. Mesu-re des corps solides, en Angleterre, comme grains,graines , pois, fèves , &c. Le Comb est composéde 4 boisseaux, chaque boisseau de 4 péchs, &chaque peck de 2 gallons, a raison de 8 livresenviron le gallon, poids de Troyes : deux Combsfont une quarte ; & dix quartes , un lest, qui pè-se environ U20 livres, poids deTroyes.

COMBLE. Terme de Mesureur. II se dit de cequi reste au-dessus des bords de la mesure, aprèsque le mesureur L’a remplie. II y a deux manières -de mesurer ; l’une a mesure Comble , & l’autre amesure rase. La mesure Comble, est quand on don-ne a l’acheteur ce qui reste sur les bords, avec lamesure même ; & la mesure rase, quand avant dela délivrer, le vendeur la rase avec un morceau deBots qu’on appelle la Radoire, & en fait tombertout ce qui est au-dessus des bords. II y a des grains& des légumes qui se vendent a mesure rase, & d’au-tres a mesure Comble ; le charbon, le plâtre, lachaux, se vendent à mesure Comble.

COM-BOURGEOIS. Voyez. Co-Bourgeois ÙBourgeois.

COMBRIERE, ou COMBRIER. Sorte de filet,dont on se sert en Provence pour prendre des thons,

& autres gros poissons. Voyez Thon.

COMMANDE. Ordre, commission qu’un Mar-chand donne k son Commissionnaire, de lui acheter,vendre, ou négocier des marchandises.

Commande. Se dit aussi des ouvrages que les Ma-nufacturiers , Marchands, & Artisans font, ou fontfaire par ordre exprès ; ce qui les distingue des ou-vrages fabriqués pour la boutique ou le magasin, quiTe vendent au premier venu. On dit, une étoffe,une écharpe de Commande , & ainsi du reste.

* COMMANDEUR. C’est le nom que la Com-pagnie Hollandoise donne constamment aux Chefs dequatre Comptoirs d’entre le grand nombre qu’ellepossède dans les Grandes Indes. Ces Comptoirs fontdes places ou villes des mieux fortifiées, & où il y abonne Garnison: Savoir, i°. Cochin-> sur la Côte de Ma-labar , dont toutes les autres places de cette Côte fontdépendantes. 2°. Ponte de Gale , au midi de l’Ile de Cey-lan. 3 0 . Jaffanapatnám , au Nord de la même Ile. 4 0 .enfin fur la Côte intérieure de l’Ile de Ja-

va. Ce dernier Comptoir commande tous les Fortsqui font a l’Orient de la même Côte. Ils font au nom-bre de 6 ou 7 de distance en distance, jusqu’au bout "de l T île. La Perse n’a point de Commandeur, com-me l’Auteur l’avoit mis dans la première Edition dece Dictionnaire. Le Chef qui y commande & quifait toujours fa résidence a Gammeron , autrementBender AbaJJi-, est d’un ordre plus relevé , quoique

son Comptoir ne soit qu’une maison dénuée de tou-te espèce de fortification, située au bout de la Villequi apartient au Roi de Perse. II porte le titre de Di-recteur , parce qu’il a la direction de tout le né-goce de Perse. Leá Comptoirs d’Ifipahan , de Chi-ras , & de Kirman , font fous fa direction. Voyez .Directeur , à ï Article du Commerce , dans t endroitoù U est parlé de ceux qui commandent dans les Indes.Les Commandeurs font établis dans des placesfans commerce , mais qui défendent par la force lesterres sujettes de la Compagnie, qui produisent leschoses nécessaires pour le commerce. * Mémoire d,eAI. Garcin.

Commandeur. On nomme ainsi dans les IslesFrançoiíes de l’Amérique , celui qui a inspection surle détail d’une habitation, en général, ou d’une Su-crerie en particulier.

Quelques habkans veulent que leur Commandeursoit un Blanc , d’autres le choisissent parmi les Noirs.Le Père Labat , a qui certainement il est juste de s’enrapporter fur le commerce & le ménage des Antil-les , ne décide pas tout-a-fait fur le choix qu’ondoit faire de l’un ou de l’autre ; mais il semblequ’on peut prendre pour une décision en faveur duNègre , l’aveu qu’il sait de s’en être toujours bientrouvé.

En général un Commandeur doit être fidèle, sa-ge , qui entende bien le travail, qui sache bien sefaire obéir, & qui exécute bien les ordres qu’il reçoit.

En détaillas fonctions font, d’être toujours avecles Nègres fans les abandonner jamais; de presser letravail, & avoir l’œil qu’il soit comme il faut; d’em-pêcher le désordre & les querelles très fréquentes ,sur-tout parmi les Négresses; de visiter ceux quitravaillent dans les bois ; d’éveiller les Nègres, deles faire assister k la prière soir & matin, & au ca-téchisme qui s’y fait ; de les conduire à la Messe lesFêtes & Dimanches ; de voir si leurs maisons fontpropres, & leurs jardins bien entretenus ; d’appaiserles différons qui naissent dans les ménages ; de faireconduire les malades a l’Infirmerie ; d’empêcher lesNègres étrangers de se retirer dans les cases del’habi-tation ; enfin de donner avis au Maître de tout cequi se passe.

COMMANDITE. On appelle Société en Com-mandite , celle qui se fait entre Marchands, ou au-tres personnes, dont l’une ne fait que prêter son ar-gent, fans faire aucune fonction d’associé ; & l’autreprête son nom , & est chargé de tout le détail de lasociété, fioyez Societe'.

COMMANDO. Terme qui vient d’Italie, & quiest passé en usage dans quelques Provinces de Francequi en font voisines. On s’en sert dans les écrituresmercantiles , pour signifier Ordre. Voyez Ordre, &ci-dejfus Commande.

COMMASSES. Petites monnoies qui ont cours aMocha, & qui font les seules qui se fabriquent dans lepays. Voyez P Article des Monnoies, où P on parlede celles de Mocha.

COMMERÇANT. Qui fait commerce, qui né-gocie, qui trafique. Voyez Marchand.

COMMERCE. C’est l’art du Marchand, qui con-siste dans la méthode de négocier en gros ou en dé-tail en toutes fortes de marchandises, soit par échan-ges , ventes ou achats ; d’en faire les comptes &de les écrire suivant les régies usitées dans les Livresdestinés k cela. C’est ce que l’on nomme encoreTrafic ou Négoce , qui se fait par terre ou par mer,de proche ou de loin.

II faut pour cela savoir entretenir les Correspon-dances avec différons pais, selon le genre de Négoceque l’on entreprend , & entendre les langues desNations avec lesquelles on trafique.

Comme cet article renferme un sujet fort étendu,& qu’il fait le principal objet de ce Dictionnaire, ona jugé a propos d’en faire un Volume k part, qui

fera