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Tome 1.
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i i 4 3 COPA. COPE.

en met 12 011 15 goûtes dans un jaune d’œuí qu’antait avaler au malade ; on peut réitérer ce remèdedeux fois le jour ; on peut encore dans le premiercas en donner une demi-once dans un lavement a-nodin.

Pour les excoriations on en imbibe un peu de co-ton qu’on met ave c une compresse fur la partie affli-gée , observant en ce cas., de faire un peu chaufferì’huile avant de Rappliquer.

A 1 -égard des blessures , il faut appliquer I’huileaussi chaude que le blessé la peut souffrir, en pressantauparavant les lèvres de la playe, pour exprimer toutle sang autant qu’il est possible ; puis laisser tomberquelques goûtes de l’huile dans la playe, en oindreles lèvres & les environs, les raprocher & y apliquerdessus un plumasseau trempé dans la même huile ,& couvrir le plumasseau d’une bonne compressé ; en-fin bander la playe fortement fans s’embarrasser sielle jette du sang. On doit laisser cet appareil 24heures fans y toucher ; au bout de ce tems on ôte labande & les compresses très doucement j & si l’onvoit que le plumasseau soit adhérent, c’est Une mar-que que la réunion n’est pas encore achevée. Pourlors on doit laisser le plumasseau & se contenter derépandre dessus quelques .goûtes d’huile chaude pourThumecter.

On a auffi remarqué que cette huile étoit bonnepour guérir toutes fortes de fièvres, en en prenanty ou 6 .goûtes dans une demi-tasse de bouillon aucommencement de l’accès, & si elle est continué ,deux heures avant de prendre de la nourriture.

-j- Le Père Labat parle assez au long de ce bau-me, & le fait connoître un peu mieux qu’il n’étoitci-devant; mais ce qu’il en dit est un peu suranné ; caron le connoit mieux présentement, dans fa qualité,& dans ses vertus, que par ce qu’il nous en a dit. IIfait tous ses efforts pour le faire passer pour un puis-sant fébrifuge , promt & point dangereux. II ra-porte même dans son livre un exemple considérablearrivé en Bretagne en 17x9. tems auquel il y régnabeaucoup de fièvres : ceux qui prirent, dit—il, dece baume furent parfaitement guéris, & si promte-ment, que leur guérison sembloit tenir du miracle.On n’a pas trouvé depuis, malgré cet exemple, quece remède répondit aux merveilles que ce Père, har-di dans ses sentimens, en a publié. II peut se ren-contrer bon a quelques fièvres de rhumes : maisà celles qui font inflammatoires, il cauferolt plusde mal aux fébricitans, & augmenteroit plutôt lessymptômes, qu’il ne feroit de bien, suivant le sen-timent de ce Père. Ce remède est aussi commun enHollande que les Plèvres ; cependant on ne le metpas en usage dans ces maladies , après les mauvaissuccès qu’on en a vus. 'Ce qui rend commun cebaume en Hollande , c’est les vaisseaux qui viennentde Surinam qui en aportent pour le Commerce ; par-ce que son arbre croît abondamment dans les Paisvoisins de cette Colonie.

* COPAYBA, on dit mieux'COPAIVA. C’est lemême baume que le précédent ; ce nom vient de? Arbre d’où il découle par incision. Voyez. Copau ,Û Baume.

COPEAU. Menu bois qu’on -enlève de dessusquelque pièce de menuiserie , qu’on ébauche avec lavarlope, ou qu’on dresse avec le rabot.

Râpe* de Copeaux. C’est un tonneau remplide Copeaux, sur lesquels les Cabaretiers jettent duTin, pour Pèclaircir promtement. Voyez. Râpe'.

Vin de Copeaux. C’est du vin qui a passé furun râpé de Copeaux.

Copeau. Les Marchands Peigniers - Tabletiersappellent Copeaux, ces morceaux de buis plats &carrés dont ils font leurs peignes , & qu’ils débitentà la scie. Voyez. Peigné.

COPEC , COPECK, qu’on nomme auffi COPI-QUE, & KQPEKE'. Monnoie qui se fabrique,

COPE. COPI.

& qui a cours en Moscovie.

II y a deux sortes de Copecs ; le Copec d’or , &le Copec d’argent. Le Copec d’or pèse 14 grains ,qui, a raison de 48 francs Ponce, ancienne monnoiede France, ne devroit valoir que 20 fols un denierune maille de cette même monnoie ; mais qui acours néanmoins dans tous les Etats du Czar pourenviron 2y fols ; ce qui fait que quoiqu’il soit d’unassez bon titre , & même beaucoup plus haut quecelui de France, les Marchands ne pensent point aen faire sortir de Moscovie ; parce que sur le piécourant il y auroit quelquefois jusqu’a 20 pour 100de perte.

Cette monnoie est assez nouvelle ; & jusqu’enTannée 1636. que les Ambassadeurs d’Holstein, duvoyage desquels Adam Oléarius a fait la relation,étoient a Moscou, il n’y avoit pour toute monnoie ,que des Copecs d’argent, & autres menues espèces.

* Le Copec d’argent, qu’on nomme auffi Denaing ,ou fol, est de figure ovale. II ne pèse que 8 grains,& fur ce pié il vaut un fol & ioj den. de France.Le poluske vaut la moitié du Copec mofcofque.-Il y a auffi des pièces de trois Copecs, qui pèsent27 grains, & qui peuvent valoir y sols 7. d. L’altinvaut 2 Copecks , ou 2 sols 8 den. de France. II yavoit auffi des pièces de y Copecks, qui ont été ré-duites k 4 en Juillet 1744.

Tous ces Copecs, soit ceux d’or, soit ceux d’ar-gent , font marqués au même coin, & ont d’un cô-té les armes de l’Etat, & de Tautre le nom du GrandDuc , fous lequel ils ont été frapés, & celui de laVille où la monnoie a été battue.

On remarquera en passant, qu’il n’y a que qua-tre Villes en Moscovie, où l’on batte monnoie, quîsont, Moscou, Novogorod , Twere & Plescou.On y peut présentement ajouter Petersbourg, cetteVille célèbre située fur la mer Baltique , que lefameux Czar , Pierre Alexiowits, a fait bâtir sor lafin du XVII e siécle, pour y établir comme le cen-tre du commerce de ses Etats, & peut-être en fai-re Ia Capitale de son vaste Empire.

-J-Les Ducats valent en Russe 110 a 12CO CopecksLes Risdales - J2 à y4>monnoie

Des Roubles - - ÌOO jdechan-

Vòyez Rouble. ^ e *

COPIE. Minute , brouillon , ou premier projetd’un acte qu’on dresse.

Copie , en termes de-Peinture & de Sculpture. Sedît de limitation que l’on fait d’un original, en lereprésentant trait pour trait : Une Copie de Raphaël:Une Copie du Poussin. Ordinairement les Copies,quelque belles qu’elles soient, sont moins estimées ,que les plus médiocres originaux.

Copie. Ce qui est tiré fur la grosse, fur la minu-te, ou fur Toriginal d’un acte. La Copie d’une obliga-tion : La Copie d’un compte : La Copie d’une lettrede change.

Copie figure’e. C’est celle qui est entièrementsemblable a l’original, qui le représente page pourpage, ligne pour ligne, & qui en imite les lacunes,s’il y en a, les ratures, les signatures, & autres cho-ses semblables.

Cofxe , en terme d’Imprimerie. C’est le manus-crit original d’un Livre qu’on donne a imprimer.O11 le dit auffi de l’împrimé sor quoi se font les nou-velles Editions.

Le Compositeur tient fa Copie devant lui, por-tée sor un petit chevalet attaché sor le milieu de lacasse : cette Copie passe entre deux tringles du hautdu chevalet ; ce qui sert a l’Ouvrier a marquer pré-cisément où il en est de fa composition. On dit :Compter la Copie; pour dire, juger & évaluer com-bien de feuilles d’impreffion produiront les feuillesd’un manuscrit.

Pre’lire une Copie. C’est la lire avant quede la donner au Compositeur, afin d’y ajouter le$

diver-