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diverses marques qui peuvent lui faire connoître cequi doit se mettre en italique, les différens caractèresdont il doit se servir, & telles autres choses sem-blables , qui perfectionnent, & qui embellirent uneEdition. Un Libraire ne peut être trop exact kpré-lire la Copie des Livres qu’il fait imprimer.
* Copies de Ch apelle. On appelle ainsi les Co-pies que les Imprimeurs & Compagnons ont droit deretenir de chaque Edition des Livrés qu’ils impriment.
L’article 39 du Règlement de 1723. concernantla Librairie, fixe ces Copies à quatre ; Tune pourle Libraire qui fait imprimer le Livre ; une pourle Maître Imprimeur ; une pour le Correcteur,pour faire les tables ; & la quatrième pour les Com-pagnons, qui font néanmoins tenus de la présenterh celui qui a fait l’impression qui la petit retenir ,en la leur payant ; sinon permis a eux d’en disposer.
Par le même Règlement, art. 38. les CompagnonsImprimeurs font obligés de garder les Copies , tantmanuscrites qu’imprimées, fur lesquelles ils onttravaillé , pour être par eux rendues a leurs Maî-tres , & remises par lesdits Maîtres aux Libraires ,ou a ceux qui auront fait faire les impressions ; fans,pour raison de ce , pouvoir prétendre aucun paye-ment , ou récompense.
CoFiE. On appelle, en termes de Commerce , Li-vre de Copies de lettres, le Régistre fur lequel lesMarchands font transcrire les lettrés qu’ils écrivent aleurs Commissionnaires & Correspondans. Ce Livreest un de ceux qu’il est le plus nécessaire de tenirdans un gros négoce. Voyez. Li vre de Copie deLettres missives.
COPIER UN T ABLE AIT. Signifie en Peinture,en imiter tous les traits , les attitudes , le coloris ;enfin, en faire une Copie toute semblable. Ce Pein-tre ne fait rien de lui-même, il ne fait que copier.
Copier un Livre. C est le contrefaire par uneEdition secrète, au préjudice du Libraire, qui en aobtenu le Privilège. Contrefaire un Livre , est plusen usage. Les Libraires de Rouen ont la réputationde copier les meilleurs Livres , qui s’impriment a Pa-ris. II n’y a guéres de bons Livres qu’on ne copieen Hollande. Voyez. Livre, <& Imprimeur.
COPOU. Espèce de toile qui se fabrique a la Chi-ne , & qui est une sorte de toile d’orties.
L’herbe dont oti la fait, s’appelle Co, & ne setrouve guéres que dans la Province de Fokien.C’est un arbrisseau rampant, ou , si l'on veut, uneespèce de lierre ; mais avec des feuilles rondes, mol-les, vertes par dedans, blanchâtres & entonnéespar déhors, beaucoup plus grandes que celles de no-tre lierre d’Europe.
Le petit bâton qui en fait le corps, & qui est en-tonné comme les feuilles, produit le chanvre , dontfont tissus les Copoux.
Après qu’on l’a fait pourrir, ou rouïr dans l’eau,on en lève la première peau, qui n’est bonne à rien ;la seconde , qui est très fine, est celle qui sert, en làdivisant seulement a la main en de très petits filets ,fans la battre, ni là filer.
La toile qu’on en fait, est transparente , & assezfine; mais si fraîche & si légère, qu’il semble qu’onne porte rien. On s’en sert dans les grandes chaleursavec des surtouts de Cha- Voyez. Cka.
COPRENEUR. Celui qui prend avec un autre,des terres, une maison, des droits, des rentes, &c.a loyer & a ferme. Le Copreneur est tenu des mê-mes clauses, conditions & engagemens que le Pre-neur. Voyez. Preneur.
COPROPRIETAIRE. Celui qui a la propriétéd’une chose avec un autre. Voyez Propriétaire.
COQUE DE LEVANT, que les Apoticairesappellent vulgairement Cocculi di Levante ; fans dou-te pour déguiser leur drogue, & lui donner du reliefpar ce jargon de la langue Franque.
C’est une espèce de fruit de la grosseur d’un grain
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de chapelet, demi-rouge, & de la figure d’un petitrognon.
Ce fruit , qui tient fortement a la branche del’arbre qui le produit , par une petite queue, quiest aussi rouge, a au milieu un petit noyau, qui estce qu’on appelle la Coque, fort sujet à fe vermou-dre ; ce qui rend les Coques légères , & de moin-dre qualité : aussi les faut-il choisir les plus pesantesqu’il fe peut. Leurs autres bonnes qualités font d’ê-tre nouvelles, grosses, & hautes en couleur.
Les Coques de Levant payoient les droits d?entrée enFrance y conformément au Tarif de 1664. à raison de$of le cent pesant ; & ceux de la Douane de Lyon-tpour les anciennes & nouvelles taxations ,fur le pié de4 liv. p f 3 den. le quintal ; mais par l’Arrêt du 15Août 1685. elles ont été mises du nombre des marchan-:dises venant du Levant , Barbarie , & autres TerresÛ Pais dû Grand-Seigneur, & du Roi de Perse, furlesquelles il e[í ordonné être levé 20 pour 100 de leur.valeur.
La Coque de Levant sert a faire mourir la ver-mine : elle a aussi la vertu ( mêlée a un apât, dontla composition est facile ) d’enyvrer le poisson, sur-tout dans des eaux dormantes : mais les Ordonnan-ces des Eaux & Forêts le défendent fous des peinessévères, & qui véritablement ne le fauroient êtretrop, pour punir, ou pour prévenir un crime quiest un véritable larcin, & qui fait encore plus depréjudice a ceux 'a qui apartient le poisson , que déprofit au voleur; la plupart du poisson mourant ca-ché dans les joncs A les roseaux, dont les eaux dor-mantes font toujours remcties.
Coque, ou Bru de Noix. Voyez Brou.Coques. Oeufs de poissons de mer, qu’on em-ployé pour amorcer les filets, avec lesquels on pê-che les Sardines. Voyez Resure.
Coques de vers a soie. Ce font les cocons défoie, où les vers s’envelopent à mesure qu’ils filent.
Ces Coques, après que la foie a été dévicée dédessus, fe lavent, se battent, & fe lessivent, pour enôter une espèce de gomme, dont elles font enduitesen dedans, après quoi elles font propres a être filées.
C’est de ces Coques que font faites une partie desbourres de foie , ôt des filoselleâ. On en fait aussidiverses fleurs & bouquets, après les avoir teintes dédifférentes couleurs. Voyez Soie , dr Vers a Soie.
COQUETIER. Marchand qui aporte 'a Paris desœufs & du beurre.
Le plus grand commerce qui fe fasse de ces mar-chandises par ces fortes de Voituriers, se fait par lesCoquetiers de Normandie, du Pais du Maine, dela Brie, & de Picardie.
11 y en a aussi qui fe mêlent du négoce de là volail-le; mais alors ils font plus communément appellesPoulailliers. Voyez Poulaillier, é* Rôtisseur.
* COQUILLAGES. On comprend fous ce nom;toutes les espèces de coquilles, tant de mer que déterre, & que des animaux, qu’on nomme lefìa-cées ; produisent pour leur conservation, en servantd’étui ou de maisonnette a chacun, de figure diffé-rente , afin de se défendre contre les injures de Pair&c. Les Coquillages de mer font en un plus grandnombre de genres & d’espéces, que ceux de terre.C’est leur grande variété, apportée de toutes les par-ties des mers du Monde, qui fait aujourd’hui la ri-chesse entre les curiosités naturelles, rassemblées dansles cabinets des curieux Naturalistes. C’est k cette oc-casion , que les plus belles & les plus rares coquillesmarines, font devenues un objet de commerce par-mi des Marchands Droguistes chez les Nations dùNord, lesquels tâchent de s’en procurer des Indesmême , pour en vendre.
COQUILLART. Terme de Carrier. C’est un desbancs, ou lits de pierre de taille, qui fe trouventdans les carrières, où il est ordinairement le quatriè-me. On l’appelle Coquillart, k cause des petits co-