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d’etre blesses par la pointe de l’aiguille. Les Damesont ordinairement des Doigtiers d’or ou d’argent.Voyez De'.
DOIT. Mot dont les Marchands & Négocianstimbrent, ou intitulent en gros caractères, les pagesà main gauche de leur grand Livre, ou Livre d’ex-trait & de raison ; ce qssils nomment le côté' dudébit, ou des dettes passives, opposé a celui ducrédit, ou des dettes actives, qui a pour titre cetautre mot , Avoir.
On intitule aussi de la même maniéré tous les au-tres Livres des Négocians , qui se tiennent en débit& crédit. Voy. Grand Livre, à P Article des Livres.
DOLER LES ESTAVILLONS. Terme deMarchand Faiseur de gants. Voyez Estavillon.
Douer. C’est aussi un terme de tonnelier , qui si-gnifie, tailler & dégrossir, avec un outil qu’on appel-le Doloir , le merrain, ou autre forte de bois, donton fait les douves.
DOLLAR. Voyez Daller.
DOLOIRE. Espèce de hache, dont les Tonne-liers se servent pour doler & dégrossir les douves destonneaux. Ils en taillent aussi les cerceaux. VoyezTonnelier.,
DOMINO. Ancien mot qui signifioit autrefois dupapier marbré, & peint de diverses couleurs. C’estde ce terme, qui n’est plus d’usage, que sont ve-nus ceux de Dominoterie & de Dominotier , qui sefont conservés dans le Commerce. On en parle am-plement dans les deux Articles suivans.
DOMINOTERIE. Ouvrage que font les Do-minotiers. On le dit aussi de leur commerce , & deleur profession.
La Dominoterie consisté principalement dans lafabrique & le négoce de ce papier, qu’on appellePapier marbré ; & dans l’impression en toutes sortesde couleurs simples, de tout autre papier. On enparle ailleurs. Voyez Papier marbre’..
C’est aussi un ouvrage de Dominoterie, que cetteespèce de tapisserie de papier , qui n’avoit long-temsservi qu’aux gens de la campagne, & au petit peu-ple de Paris, pour orner, & , pour ainsi dire , ta-pisser quelques endroits de leurs cabanes, & de leursboutiques & chambres; mais que fur la fin du XVII esiécle on a poussé k un point de perfection & d’agré-ment, qu’outre les grands envois qui s en font pourles Pais étrangers& pour les principales Villes dudu Royaume, il n’est point de maison a Paris, pourmagnifique qu’elle soit, qui n’ait quelque endroit,soit garderobes, soit lieux encore plus secrets, quin’en soit tapissé , & assez agréablement orné.
Pour faire ces tapisseries, qui font présentementle principal objet du Commerce de la Dominoterie,les Domiuotiers , s’ils en font capables, sinon quel-que Dessinateur habile, font un dessein de simplestraits fur plusieurs feuilles de papier, collées ensem-ble de la hauteur & largeur qu’on désire donner achaque piéce de tapisserie.
Ce dessein achevé se coupe est morceaux, aussihauts & aussi longs que les feuilles du papier qu’ona coutume d’employer en ces sortes d’impreffions ;& chacun de ces morceaux se grave ensuite séparé-ment sijr des planches de bois de poirier, de la ma-niéré qu’il fera dit a f Article des Graveurs enbois.
Pour imprimer ces planches ainsi gravées, on fesert de presses assez semblables a celles des Impri-meurs de livres ; a la réserve que la platine n’en peutêtre de métal, mais seulement de bois , longue d'unpié & demi,& de dix pouces de large; & que ces pres-ses n’ont ni châssis, ni timpàns, ni frisquettes , nicornières, ni couplets, hors de >grands timpans,propres k imprimer histoires, .comme portent les an-ciens Réglemèns de la Librairie.
On se sert aussi de l’encre & des balles des Im-primeurs ; & de même qu’à ^imprimerie, on n’es-
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suye point les planches, après qu’on lésa noircies,a cause du relief qu’eiles ont, qui les rend plus sem-blables a une forme d'Imprimeur, qu'a une plancheen taille-douce.
Les feuilles imprimées & séchées, on les peins& on les rehausse de diverses couleurs en détrempe ,puis on les assemble pour en former des pièces ; ceque font ordinairement ceux qui les achètent ; sevendant plus communément à la main, que montées.
On ne dit point ici quels font les sujets repré-sentés fur ces légéres tapisseries, cela dépendant dugoût & du génie du Peintre ; mais il semble que lesgrotesques & les compartiments mêlés de fleurs, defruits, d’animaux , & de quelques petits personna-ges , ont jufqu’ici mieux réussi que les passages &les espèces de haute-lisse, qu’on y a quelquefois vou-lu peindre.
On appelle aussi Dominoterje , certaines gran-des images gravées en bois, au bas & a côté desi*quelles sont des légendes , des proverbes, des dic-tons, des quolibets ,& autres semblables bagatelles>soit en proie, soit en vers, propres a faire rire lepeuple ; ce qui a fait qualifier les Marchands Do-.minotiers, d’Imagers, comme les tapisseries en pa-pier leur ont donné le nom de Tapissiers. Voyez t Ar-ticle suivant.
Enfin, c’est encore Dominoterie, que* ces lanter-nes de papier, qu’on met aux fenêtres des maisonsdans les réjouissances publiques, fur lesquelles sontimprimées & peintes des armoiries , des fleurs de lis,des dauphins , & autres figures convenables au sujetqui cause la joie du peuple.
La Dominoterie , autrement papier peint chargé dctoile , paye en France de droits de sortie 32 s. le centpesant ■' & Fil e(l avec mercerie, Z liv. Les droits d en-trée , fi la Dominoterie est seule, sont de 2 liv. & avecmercerie 4 liv. aujfì du cent pesant.
DOMINOTIER. Marchand ou Ouvrier, qui saitou qui vend de la dominoterie.
Les Ouvriers Marchands Dominotiers, sont ap-pelles Dominotiers, Imagers & Tapissiers. «On a ditdans l’Article précédent a quel titre on leur donneles deux dernières qualités. Pour la première, ilsPont de l’ancien mot Domino , qui signifioit le pa-pier marbré, & tout autre papier diversement peint,Óc orné de figures & de grotesques.
Par plusieurs articles des anciens Statuts de la Li-brairie, a laquelle les Dominotiers sont en quel-que sorte soumis pour la police de leurs ouvrages& commerce de Dominoterie, il leur est défendud’imprimer, ni vendre aucuns placards, ou peintu-res dissolues : Et par i’article 61 du Règlement de1686. il est dit : Que les Syndic & Adjoints des Li-braires & Imprimeurs, iront en visite chez eux, pourvoir s’ils n’y contreviennent point.
C’est ce même article, confirmatif des Statutsde ij86. de 1618. & de 1649. ss 11 * régie, com-me on l’a dit a l’Article de la Dominoterie, de quel-le sorte de presses il est permis aux Dominotiers defe servir ; & qui leur défend, sous peine de confisca-tion & d’amende d’avoir chez eux aucuns caractèresde fonte, propres a imprimer des Livres ; lesditespresses & caractères qui leur sont défendus devantêtre vendus au profit de la Communauté des Librai-res & Imprimeurs, si les uns & les autres ont ététrouvés chez les Dominotiers, lors des visites desSyndic & Adjoints.
Le nouveau Règlement pour la Librairie & Im-primerie , arrêté au Conseil d’Etat du Roi, le 28 Fe-vrier 1723. a aussi mis un article concernant les Do-minotiers, dans le titre des visites de Librairie &Imprimerie, mais beaucoup plus ample que celui duRèglement de 1686.
Cet article, qui est le XCVII, outre la défense desplacards, peintures, & images dissolues, des pressespropres a l’Imprimerie de Livres, & des caractères
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