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Tome 2.
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DOM. DON.

de fonte, ordonne que si les Dominotiers veulentmettre au dessous de leurs images & figures quelqueexplication imprimée & non gravée, ils ayent re-cours aux Imprimeurs ; enforte néanmoins que la di-te explication ne puisse excéder le nombre de six li-gnes , m passer jufqu’au revers defdites estampes &figures.

Le même article enjoint encore auxdits Mar-chands Dominotiers & Imagers, de faire apporter kla Chambre de la Communauté des Libraires & Im-primeurs, les marchandises de leur art qu’ils ferontvenir des Pays étrangers , & des Provinces du Roy-aume, pour y être visitées par les Syndic & Ad-joints afin que ceux qui feront profession de Do-minoterie & Imagerie soient connus par les' Syndic& Adjoints, il leur est enjoint de faire inscrire furle Registre de ladite Communauté leurs noms & leursdemeures , a peine de ioo livres d’amende, fansque ladite inscription puisse leur donner le droit devendre aucuns livres ou livrets , ni d’exercer laditeprofession de Libraire , ou d’Imprimeur, en quelquemaniéré ou fous quelque prétexte que ce soit.

DOMPTE-VENIN. Voyez Asclepias.

DON. On appelle a Baypnnedans le commerce delaines, les trois livres de Don , trois livres que levendeur a coutume de déduire a l’acheteur fur lepoids de chaque balle outre le ballin ou emballage.Voyez 1 Article du Commerce de Bayonne, ó* t Ar -ticle Déduction.

-j- DONGRIS. Toiles de coton qui viennent desIndes Orientales, par les Vaisseaux de la Compagniede Hollande qui en ont apporté 4480 pièces en 1740.

DONILLAGE. Mauvaise fabrication des étof-fes de laine, qui vient de ce que le Tisseur n’y apas employé des trémes de la même qualité danstoute la longueur des pièces. Voyez C Art . sui -vant .

DONTLLEUX. Terme de manufacture & de fa-brique d’étosses de laine. Une piéce donilleufe , estune piéce qui est ridée & mal unie, qui n'est vascarrée, & d’une égale largeur. Ce défaut vient duTisserand, lorfqu’il met dans fa navette des trémessèches avec des trémes qui font fraîches ; parce queles pièces fabriquées de la forte , allant au moulin ,ík ces trémes foulant plus les unes que les autres,les unes Rallongent, & les autres fe retirent ; .cequi cause cette inégalité , qu’on nomme Donillage.

Les Réglemens portent une amende de 20 folspour la première fois, & de 6 livres en cas de réci-dive, contre les Tisserans, Lissiers, ou Tisseurs,qui mettent ainsi des trémes fraîches avec des tré-mes sèches.

DONNER, en terme de Commerce. Se dit as-sez ordinairement dans le négoce en détail, poursignifier que la vente des marchandises a été consi-dérable, ou qu’eile n’a pas été bonne. En ce senson dit : La vente a bien donné ; ou au contraire :La vente a mal donné.

Donner, en terme d’Arithmétique, particuliè-rement dans la régie de Trois, ou de Compagnie.Signifie ce que peuvent produire certaines sommes,ou certaines quantités, par proportion les unes auxautres. Ainsi l’on dit : Si 40 aunes de France don-nent tant d’aunes de Hollande, combien donneront80 aunes de Hollande, de celles de France ? VoyezRéglé de Trois.

Donner du Tems. Se dit parmi les Marchands,pour accorder du terme, du délai a un Débiteur.-

Donner a la Grosse. C’est bazarder son ar-gent fur un vaisseau, ou fur les marchandises de facargaison, moyennant un intérêt de tant pour cent.Voyez Grosse.

Donner la trempe aux Aiguilles. C’est lesfaire rougir , & les jetter ensuite dans de l’eau froi-de, pour en rendre l’acier plus ferme & plus dur.On dit aussi dans le même sens, Tremper les aiguil-

DON. DOR. 94

les. Voyez Aiguille, à Vendroit oìt il est parlé dela maniéré de les fabriquer.

Donner le revenu aux Aiguilles , ou Fai-re REVENIR LES AIGUILLES. Voyez AlGUlLLE»Voyez aujji Revenu.

DsiMNEUR A LA GROSSE. Celui qui fait uncontrat ou obligation par écrit, pour assurer le corpsou les marchandises d’un vaisseau. Voyez commedessus.

Donneur d’Ordre. Terme de Commerce dsLettres de change. Celui qui passe son ordre au dosd’une Lettre de change. Voyez Ordre.

DONNOLA. Les Italiens, & quelques Mar-chands Fourreurs de France, nomment ainsi la be-lette , qui est un petit animal, dont la peau est pro-pre a faire des fourrures. Voyez Belette.

f DORADE. Poisson excellent a manger, ainsinommé par les Portugais, & qui fait le délice desvaisseaux des «Compagnies d’Europe , qui traver-sent la Zone Torride. Son nom vient, de ce qu’ila des nuances dorées vers le dos & les côtés. VoyezDauphin.

DORAGE. Terme de Chapellerie, qui signifie-couvrir une grosse étoffe d’une plus fine, pour fai-re paroître un chapeau plus fin par le dehors. LeDorage ne fe fait que fur les Chapeaux k poil ; maisc’est une tromperie des Chapeliers, qui est absolu-ment défendue par les Réglemens.

Dorage. Se dit aussi , en terme de Pâtissier -d’une couche légére de jaune d’œuf battu, cru’ondonne a la croûte de divers ouvrages de pâtisserie,avant de les mettre au four, pour leur donner cou-leur. L’outil dont on fe sert pour donner le Dora-sse, s’appelle un Doroir. Quelques-uns disent Do-rure , mais improprement. Voyez Doroir.

DORE’. Ce fur quoi on a appliqué de l’or.

Dore’ sur tranche. Terme de Relieur. II fedit de»Livres, fur la coupe defquels on a appliquédes feuilles d’or. Voyez Relieur, ou Relieure,& Dorure.

Cuivre Dore’. Voyez Doreur sur Cuivre.

Cuir Dore’. Voyez Cuir.

On appelle, en termes de Teinturier, Mors Do-re’ , une couleur jaune , qui imite celle de l’or.

Les Teinturiers en foie & en laine font des nuan-ces de Mors doré, depuis les plus claires jufqu’auxplus brunes. Voyez Jaune. Voyez austi Teinture.

Vermeil Dore’. C’est de l’argent doré. VoyezArgent.

DOREAS. Mousteline, ou toile de coton blan-che , qu’on apporte des Indes Orientales, particu-lièrement de Bengale. II y en a de grosses & défines, de rayées & a carreaux. La longueur de làpiéce est ordinairement de ió aunes, fur | de lar-ge. Voyez MoussEiftiE.

j- Les François l’écrivent ainsi ; mais les Hollan-dois écrivent Dourias , au singulier, & D&uriajfen ,au pluriel, & ils prononcent comme si c’étoit écritDaurias , &c. Cette forte de Mousseline est aussiquelquefois k fleurs. Sa longueur & largeur fontcomme le dit Mr. Savary ; ce qui fait en Cobidos , oucoudées, suivant la mesure des Indiens , 40. de lon-gueur , & 2 ^ de largeur ; ou bien en aunes d’Ams-terdam , 26 j de long, & 1 | de large. La valeur estd’environ 16 k 20 florins la piéce des ordinaires,& 25 a 30 florins la piéce de celles qui font a fleurs.Ce qu’on peut voir dans Ricard , Neg. d’Amfî.

DORELOTER1E. C’est ainsi qu’on nommoit au-trefois a Paris le métier de Rubanier-Franger. VoyezFranger. M. Sauvai remarque dans les Antìcpútésde Paris imprimées en 1724. que ce métier n’étoitguère exercé que par des femmes & des filles; CetAuteur n’ayant trouvé pendant plus de deux siéclesque des personnes de ce sexe reçues a cette maîtrise.Les choses ont changé depuis; & cette Communautéest fur lê pié des autres.

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DORE-