Band 
Tome 2.
JPEG-Download
 

Ik>z E C A. E C H.

trée-t à raison de io liv. le cent pesant , conformément auTarif de 1664.

■f Par le Tarif de la Douane de Lyonja graine d E-carlate de France paye à raison de 6 liv. y s. le quintalpour tous droits ; & la graine Ecarlate ou cochenilleétrangère 13 liv.

Ecarlate. Se dit aussi des étoffes teintes enEcarlate. Un drap EcarlateUne serge Ecarlate. *

Par le Tarif de la Douane de Lyon , les Ecarlatesd Italie payent 5 liv. $ fia pièce d’ancienne taxation , &

5 liv. IJ f. de nouvelle réapréciation.

Les Ecarlates d’Espagne, 7 liv. $ f. d'anciens droits*

6 55 f de nouveaux.

V Ecarlate de Paris, 3 liv. £ ancienne taxation , &20 f de réapréciation , auffì de la piéce.

ÈCHALAS, ou ESCHALAS. Morceaux de bois,ordinairement de chêne refendu en quarré , plus oumoins longs, & gros suivant l’usage k quoi ils sontdestinés.

Les Echalas de cœur de chêne , bien quarrés ,bien droits, & fans aubier, font les plus estimés. 11y a quelques Provinces où on les appelle du Pais-leau. Les Picards les nomment Efcarras & P Ordon-nance de la Ville de Paris , du mois de Décembre 1672.ch. 18 , les qualifie de Merrain a treillis.

Les Echalas font du nombre des bois de fente dechêne , qui fe débitent dans les forêts. Leur usageest pour soutenir les seps de vigne , & pour faire desberceaux , des espaliers, des contre-efpaliers, & au-tres semblables ouvrages de treillages , pour futilité& la décoration des jardins.

Ils fe vendent a la javelle, ou botte. Les Echa-las pour les basses vignes font de 4 pies de long ,& de 9 lignes en quarté , chaque botte en conte-nant.

Ceux pour les vignes des environs de Paris , &de la rivière de Loire , ont 4! piés -de longueur ,6c trois bons quarts de pouce au moins en quarté.Les bottes pour Paris font ordinairement de 40Echalas ; & celles pour les autres endroits en con-tiennent 50.

Les Echalas de treillage font d’un pouce en quar-té , fur 6,9, 12 & 15: piés de longueur ; chaque bot-te composée de 25 Echalas.

Les Provinces qui fournissent le plus d’Echalaspour la consommation des environs de Paris , fontla Bourgogne , la Brie , la Champagne, & la Picar-die. 11 s’en tire aussi quantité de Lorraine.

A Rome & aux environs , au lieu d’Echalas dechêne , on fe sert d’une efpéce de roseau pour sou-tenir les vignes ; ce qui est d’autant plus commode,

Í pe ces roseaux croissent sur le lieu même. On ré-èrve toujours un petit canton de terre pour y plan-ter ces roseaux , qui ressemblent assez k ceux qu’onporte a Paris, depuis quelque tems, légers, couleurde lait. & noués de distance en distance d’environsix a sept pouces.

f En Suisse , & particulièrement k Neufchâtel, oùil y a beaucoup de vignobles, & de bon vin rouge,les Echalas font de bois de sapin.

Les Echalas payent en France les droits d'entrée &de sortie, au char Û à la charette ; savoir, 6 f. du char ,Ó* 3 / de la charette à l’entrée ; éf à la sortie X 8 s. duchar , é 1 ' 11. s. de la charette.

ECHANGE. Troc qu’on fait d’une chose contreune autre.

Le premier commerce qui s’est établi entre leshommes , ne s’est d’abord fait que par Echange :encore aujourd’hui il y a des peuples , qu’il nousplaît de nommer Barbares,chez qui cet usage subsiste:& même chez les Nations les plus civilisées, il y abien des occasions où le négoce ne fe fait que decette maniéré. Tel est, par exemple, le commercede quelques-unes des Villes du Nord , & de la MerBaltique, ou les François portent leurs vins 6t leursDiElion. de Commerce. Tom. 11.

E C H A N» 194

Eaux-de-vie, 6c les échangent contre des bois, desmétaux, des chanvres , 6c des pelleteries.

Le commerce des Lettres de change n’est memequ’un négoce de pur Echange, un vrai troc d’ar-gent contre d’autre argent ; de celui, par exemple,que j’ai k Paris, contre celui qu’un Marchand , unBanquier, fou une autre personne ont a Venise, aRome, a Amsterdam , 6c k Constantinople.

Echange. Se dit aussi parmi les gros Négocians,sur-tout entre ceux qui trafiquent avec les Etran-gers, d’une eípéce d’adoptionmutuelle, mais seule-ment k tems , qu’ils font des enfans les uns des au-tres ; ce qui arrive, par exemple, quand un Mar-chand de Paris voulant envoyer son fils k Amster-dam , pour s’y instruire du commerce de Hollande,son Correspondant dans cette importante Ville deCommerce a pareillement un fils , qu’il a dessein detenir quelque tems k Paris , pour aprendre le Com-merce de France ; ces deux amis font alors commeun Echange de leurs enfans, qu’ils regardent en-suite chacun comme le sien propre , soit pour l’en-tretien, soit pour l’instruction ; ne mettant aucunedifférence entre ceux que la nature leur a donnés, 6ccelui que la confiance & l’amitié ont substitué a laplace de l’tin d’eux.

ECHANGER. Donner une chose pour une autre;des laines pour du blé, des fruits pour des légumes.Voyez Changer.

ECHANTILLON. Petit morceau d’étoffe, qu’oncoupe d’une piéce entière, pour servir de montre,afin que celui k qui on le fait voir, puisse juger sil’étoffe est de son goût, soit pour la couleur, soitpour la qualité.

On appelle aussi Echantillon, cette modique quan-tité qu’on donne, ou qu’on demande pour modèle ,de quelque nature de marchandise que ce soit ; pourque ceux qui veulent en acheter, voyent si ellesfont telles qu’il les leur faut , & qu’ils en ont be-soin. On dit en ce sens : Prenez ces clous pourEchantillon: Donnez-moi ce bouton pour Echantil-lon : Ces épingles ne font pas conformes k l’Echan-tillonque je vous avois envoyé.

Echantillon. Se dit chez les Teinturiers , decertains morceaux de drap, ou de serge, qui ser-vent k faire comparaison des teintures qu’on met audébouilli. On les appelle autrement Matrices, oUEchantillons matrices. Voyez Matrice, ou De-bouilli.

Echantillon. Est aussi la contre-partie de lataille, fur laquelle les Marchands en détail mar-quent avec des hoches & incisions la quantité demarchandises qu’ils vendent k crédit. Voyez Taille.

Echantillon. Est encore une certaine quantitéde laine de plusieurs couleurs, qu’k l’aide de l’eau& du savon noir l’on foule avec la main, pour laréduire en une espèce de feutre, qui sert ensuitede modèle pour les couleurs des draps mélangés.Voyez Feutre.

Echantillon. Signifie quelquefois messire, gran-deur. On dit .• Des bois, des tuiles du grand , dupetit Echantillon ; de semblable, de différent Echan-tillon.

Echantillon. Les Maîtres Couvreurs appel-lent l’Echantillon, ou le Pureau d’une tuile , ce quíreste de découvert de chaque mile, après que lacouverture est finie, 6c que toutes les tuiles fontplacées ; ce qui íe régie suivant la qualité du mou-le. Le grand moule a 4 pouces d’Echantillon ;c’est-a-dire, que de 13 pouces qu’ont les tuiles, il yen a 9 qui font recouverts par le rang de dessus. Lepetit moule, qui n’a que 9 k 10 pouces de long,n’a aussi que 3 pouces d’Echantillôn ; y en ayant 7a 8 pouces de cachés. Voyez Tuile.

Echantillon. On appelle Briques d’Echan-tillon, les chantignolles, ou demi-briques. VoyezBrique.

,/ I

Eckan-