5U ECU. EFF.
plus ordinairement appelle Fetit-gris , qui fournitune forte de fourrure fort estimée chez les Pelle-tiers , '& dont il fe fait un grand commerce. Voyez.PETlT-GRlS.
ECUREUR DE PUITS. Ouvrier qui nétoye lespuits, les citernes, les lieux communs , les égouts,&c. Le véritable nom est Vmdangeur. Les Vui-dangeurs composent une des Communautés des arts& métiers de la Ville de Paris.
Ecureur. Terme de Manufacture. Les Eplai-gneurs appellent ainsi celui, qui avec la curette, ôte.la bourre, qui est restée dans la croix, quand on aréparé les draps. Voyez Laineur.
EDERDON , ou EDREDON. Espèce de duvettrèsfin , qui vient du Nord, particulièrement desdeux Laponies, Suédoise & Danoise. C’est la plumela plus courte de ces oiseaux de proie, qu’on élévepour le vol, qui fe nomment Gerfaux, ou Faucons.On la leur tire du col, du ventre, & de deífus lesailes, de la maniéré que l’on fait en France le duvetdes oies.
Les Danois, pour rendre cette plume plus précieu-se , racontent des choses extraordinaires de la manié-ré de la recueillir , dans les trous, ou aux piés desrochers où ces oiseaux nichent, & font leurs nids ; &ils font combatre les Lapons contr’eux, pour leur en-lever cette dépouille , que les pères & les mères s’ar-rachent quelque tems avant leur ponte, pour y dé-poser leurs œufs, & y couver leur petits ; à peu prèscomme la fable parle des combats des pigmées con-tre les grues.
Ce riche duvet est très leger & très chaud, &s’enflé facilement, quand il est a I’air, & qu'il n’estpoint comprimé j enforte qu’on peut tenir dans unefeule main de quoi en faire un couvre-pié, ou unecouverture raisonnable. On en fait aussi des robesde chambre & des jupons de femmes : mais tousces ouvrages doivent être piqués , a cause de cetteefpéce de vertu élastique, qui le fait enfler avec tantde facilité, & si considérablement.
11 fe vend a la livre dans le Pays, où il vaut jus-qu a 7 francs, suivant sa finesse & fa beauté : enFrance on l’achette depuis 15 jufqu’a 27 iiv.
Les entrées & les sorties du Royaume ne font point ré-glées pour cette forte de duvet dans le Tarif de 1664.ríy étant pas alors connus présentement il fe paye parestimation à. cinq pour cent.
* EEN TOL-BRIEF, Phrase Hollandoife quisignifie, un Billet de Douane ou de Péage ; car Tonejì la Douane , & Brief Billet ou Lettre. On íesert a Amsterdam & dans les autres Villes des Pro-vinces-Unies, parmi les Bourgeois seulement, quifont francs de certains péages, des Billets ou Let-tres de franchise qu’ils obtiennent de leurs Bourgue-maîtres , par lesquels ces Magistrats municipaux cer-tifient que tels font en cette qualité exemts de quel-ques droits de péage. Ces Lettres ne durent qu’unan & six semaines, après quoi elles doivent fe re-nouvelles. Voyez VArticle des Droits d’entre’e
ik DE SORTIE.
-j- Un Marchand Bourgeois d’une Ville, qui veutfaire passer ses denrées ou ses marchandises d’uneVille a l’autre de Hollande, & être exemt du droitde péage, doit avoit un Tol-Brief, pour le prêterau Batelier qui méne ses marchandises, afin qu’il lefasse voir aux Commis'des Bureaux qui font établispour recevoir les péages. Le Batelier de retour deson voyage doit rendre ce Tol-Brief au 'Marchandpour s’en servir une seconde fois, s’íl a encore assezde tems jufqu’au terme que le Billet peut servir.
* Mr. Garcin.
EFFAUFILER. Terme de Marchand Rubanier.C’est tirer avec la main quelques fils de la trame d’unruban, par le bout où il est entamé, pour en connoî- .tre l’ouvrage & la bonté.
EFFAUTAGE. 'Terme de commerce des bois. On
EFF. EGO. sis
appelle ainsi le merrain de rebut. Voyez Mair™rain. '
EFFECTIF. Qui est réel & positif. Un payementeffectif, est celui qui fe fait véritablement, & endeniers comptans, ou effets équivalons.
EFFETS. Se dit des biens meubles, immeubles,& autres , qu’une personne possède; particulièrementde ceux que les Marchands & Négocians acquièrentdans leur commerce.
O11 distingue ordinairement les Effets des Mar-chands en trois classes, qui font, des bons Effets, desmauvais Effets, & des Effets douteux. C’est de tousces Effets,que par l’Ordonnance de 1673. ils fonttenus de faire l’inventaire ou le recolement tous lesans. Voyez Inventaire.
Par la même Ordonnance, les Négocians qui ontfait faillite, font tenus de fournir a leurs Créan-ciers ún état de tous leurs*Effets. Voyez Fail-lite,
EFFILE’. On appelle de l’Effilé, 1 e. linge donton fe sert pour íe deuil ; parce qu’autrefois on en effi-loit les extrémités; c’est-a-dire, qu’a forced’en arra-cher des fils, on y formoitune efpéce de petitefrange. Présentement ce sont de vrayes franges, oucampanes de fil, que l’on coud autour.
Les Maîtres Frangiers font & vendent ces fran-ges ; les Lingères, ou autres Ouvrières, les mon-tent fur les toiles.
On met de l’Effilé aux cravates & aux manchettesdes hommes .• les femmes en portent à leurs coeffures,a leurs engageantes, a leurs corcets, & a cet orne-ment qu’eìles mettent fur leur col, auquel elles ontdonné le nom bizare de Fichu. #
EFFILER. Oter quelques fils d’un tissu d’une toi-le , d’une étoffe. Voyez t Article précédent-
Les Tailleurs & Tapissiers, pour empêcher queles étoffes légères, comme les taffetas, étamines, ca-melots , & autres, ne s’effiient, après qu’iis les onttaillés, ont coutume de les bougier, c’est-à-dire, d’enarrêter les fils, en les collant les uns avec les autresavec la cire d’une bougie allumée.
EFFLEURAGE. Action par laquelle 011 effleureles peaux des moutons, des boucs, & des chèvres.Voyez ci-après.
EFFLEURER une peau de chèvre, de mouton ,ou de quelque autre semblable animal. C’est, aprèsqu’eíle a été planée & lavée à la rivière, en enle-ver la fleur, ou superficie du cuir, du côté où étoitle poil, ou la laine, pour la rendre plus douce &plus maniable. Cette façon fe donne fur íe chevalet,avec l’instrument, que de-la on nomme Couteau àeffleurer. Voyez Chamois.
EFFONDRE’. Se dit dans les Manufactures delainages, des draps, & autres étoffes de laine , quiont été extraordinairement tirées à la rame , ou tan-nées trop à fond avec le chardon fur la perche. Ainsil’on dit : Ce drap est trop effondré ; pour dire quele fond en est -foible, lâche & altéré. C’est un granddéfaut k un drap que d’être effondré.
EGANDILLER. Voyez Etalonner.
EGARDS. Voyez Esgards.
EGELFIN. Voyez Aigrefin.
EGOGER. Terme de Tanneur. C’est ôter avecle couteau tranchant les extrémités superflues d’unepeau de veau, comme font les oreilles, le bout despiés & de la queue. Voyez Tanneur.
EGOHINE. Efpéce de scie à main. Voyez Scie.EGOUT. Terme de Miroitier. Les Ouvriersqui mettent les glaces au teint, appellent de la for-te une grande table de bois fans châssis, fur laquel-le ils mettent la glace, 24 heures après qn’elle a étéétamée, pour en faire égouter le vif-argent.
Cette table , proportionnée aux glaces du plusgrand volume , a des crochets de fer à chaque en-cogneure, qui servent à l’éiever , & la tenir sus-pendue diagonalement j c’est-à-dire, en panchant au-tant,