Band 
Tome 2.
JPEG-Download
 

2§c> E S C À.

sant 9 piéS' z pouces 9 lignes d’Agen.

Au mas de Caumont & Gontault elle a 16 piesde Roi, qui font 15 piés 8 pouces d’Agen.

ESCALE. On nomme ainsi fur les Côtes d’Afri-que , ce qu’on nomme une Echelle dans l'e Levant ;c’est-à-dire, un lieu de commerce, ou les MarchandsNègres viennent apporter leurs Marchandises auxEuropéens. On le dit aussi des endroits où les Eu-ropéens vont faire la traite avec eux.

Au Sénégal, il y a quantité de ces Escales, lelong de la grande rivière, & de la rivière du Mor-phil ; les unes a 30 lieues, les autres jufqu’à, 100lieues & davantage de Phabitation des François.Voyez r Article du Commerce , oh il est parlé de celuidu Sénégal.

On nomme aussi de la forte fur l’Océan, les portsoù abordent les navires pendant leurs voyages , soitpour rafraichissemens ou autres choses nécessaires,soit pour y décharger partie de leur fret, ou pourrecevoir des marchandises dans leur bord.

Les Escales pour Terre-Neuve font Oleron,Broua-ge & la Rochelle ; c’est-a-dire, celles où les naviresfe fournissent ordinairement de sel & souvent de bis-cuit pour leur pèche.

Faire Escale. C’est entrer dans un port pours’y rafraîchir, ou y prendre & décharger des mar-chandises en passant.

ESCALEMBERG, ou Coton de montagne.C’est une forte de Coton qui vient de Smyrne par lavoie de Marseille. Son estimation pour le payementdu droit de 20 pour cent, est de 70 hv. 10 fols.

* ESCALTN : c’est ainsi qu’on i’écrit & qu’onle prononce parmi les François qui habitent les Pro-vinces-Unies*, & non Scalin , comme queiques-unspensent. C’est une petite monnoie commune dans lesPays-Bas, dont la valeur diffère selon la matière &le lieu où il est fabriqué. II y a trois fortes d’El-calins qui courent en Hollande. L’Escalin de Flan-dre , qu’on appelle autrement Escalin de permission ,vaut six fols de Hollande, & six fols ôc demi enBrabant. Le petit, ou le méchant Escalin, commeon l’y appelle, vaut cinq fols & demi ; celui-ci faitle plus grand nombre; il a été írapé en Hollandedepuis 1680. On a marqué ensuite une partie decette espèce d’une marque enfoncée avec un petitcoin, où il y a les sept flèches qui représentent lessept Provinces-Unies : il vaut six fols ; on le nom-me Escalin marqué. Escalin vient du mot FlamandSchelling , qui signifie le même. L’Escalin , ou Schel-lin , fait proprement le sol de gros, dont 20 font lalivre de gros, qui vaut 6 florins. L’Escalin ou solde gros sc divise en 12 deniers de gros, dont cha-que denier vaut le § fol commun , ou 4 duites, ou8 pennings. Voyez. Duit, & Penning.

■j- Les Etats du Brabant, de Flandre & du Hainautont réfoiu en Décembre 1749. de faire frapper pour4 millions d’Efcalins, qui auront cours a raison desept sols. On retirera peu a peu les anciens, qui nevalent que 6 sols & |.

ESCÁMITE. Sorte de toile de coton qui se ti-re du Levant par la voie de Smyrne ; elles se fabri-quent a Menemen, aussi-bien que les Démîtes. Lespremières se vendent jufqu’à 9 temins la pièce, &les autres jufqu’à dix temins.

Les Escamites doivent tirer 10 cannes de Mar-seille, qui font 30 pics de Smyrne. II y a néanmoinsdes pièces de 20 pics, dont les trois en font deuxdes autres.

ESCARBEILLE. Nom qu’on donne aux dentsd’élephant, du poids de 20 livres ôc au dessous.

ESCARBOUCLE. Nom qu’on donne quelque-fois a une sorte de pierre précieuse rouge qu’onnomme plus communément Rubis. Ce nom ne sedonne jamais au rubis, dont le poids est au dessousde 20 carats.

Les Anciens ont écrit & cru tant de choses ex-■Diïïion. de Commerce. Tom. II,

ËSCA. ËSCtî. Lyà

trâordinaires de la véritable Escarboucle, comme ilsl’appellent ; ôc les Modernes qui en ont parlé furleur foi, y ont tant ajouté de fables de leur proprefond , que plutôt que d’entrer dans ce détail, il vautmieux nier qu’il y ait aucune autre pierre précieuseque les plus beaux rubis, qui porte & qui méri-te ce nom. Comment ne riroit-on pas de ces dra-gons ailés, fur la tête defquels il a plû aux Anciens& aux Modernes de placer cette admirable pierre ?Et comment conserver son sérieux a la lecture deces combats romanesques des preux Chevaliers qu’ilsfont aller a leur conquête, qui doit toujours coûter,ou la mort du Héros, ou celle du dragon ?

ESCARLATIN. Espèce de cidre excellent , quise fait dans le Cotantin, petit Pays qui fait partie dela Normandie. Voyez. Cidre.

ESCARRAS. Mot Picard , qui signifie Echalas.Voyez. Echalas.

ESCARTS. C’est ainsi qu’on nomme en quelquesendroits de Barbarie, les cuirs les moins bons queles Francs négocient avec les Maures. Les meilleursRappellent Toroux. Entre les deux il y en a d’uneespèce moyenne. Voyez. Toroux.

II se dit aussi de certains cuirs qui viennent d’A-lexandrie ; ils sont sujets au même droit de 20 pourcent : leur appréciation est de 9 livres 10 fols lapièce.

ESCART-D’ONCE. Sorte de coton qui vientd’Alep par la voie de Marseille. II est du nombredes marchandises du Levant, fur lesquelles se payele droit de 20 pour cent. Son appréciation par leTarif de 1706. est de 112 liv. le quintal.

ESCAYOLLE. Drogue qui vient du Levant parla voie de Marseille ; elle est sujette au droit de 20pour cent. Son appréciation par le Tarif de 1706.est de 5 livres le quintal.

ESCHANDOLE. Petit ais a couvrir les toits desmaisons, dont 011 se sert en quelques lieux de Fran-ce. II est ordinairement de merrain.

ESCHANTILLER. Voyez. Etalonner.ESCHANVRER LA FILASSE. C’est lui ôteravec i’éçhanvroir les plus grosses chenevotes , quilui sont restées , après qu’on l’a concassée dans labrie, ou brayoire. Ce terme est Picard. En Norman-die on dit Efioujfer. Voyez Chanvre.

ESCHANVROIR. Instrument avec lequel onéchanvre la filasse. En Picardie, c’est une efpéce decouperet tout de bois, de la forme d’un batoira lessive, mais plus étroit, & sort tranchant d’uncôté. En Normandie, où on l’appelle E^oustoW ,il est de fer, en forme de couperet, avec un man-che de bois, le côté du tranchant fort émouiíé, pourne pas couper la filasse. Voyez Chanvre.

ESCHARSETE’. Terme de Monnoie, qui vientde l’ancien mot François, Eschars, qui signifie Ava-re & Epargnant. C’est proprement l’épargne que l’onfait de l’or & de l’argent dans la fabrique des mon-noies, en y substituant d’autres métaux, dont onfait ce qu’on appelle i’Alliage : aussi appelle-t-011 unLouis Escharts, celui où le titre de l’or est trop af-foibli.

Le terme d’Escharfeté étoit autrefois inconnudans la fabrique des monnoies, par ce qu’on y tra-vailloit fur le fin ; & il n’y a été introduit quedepuis qu’on a commencé de s’y servir de l’alliage.

Il y a deux sortes d’Efcharsetés ; l’une qni est per-mise , qu’on appelle Escharfeté de lòi dans le remè-de ; l’autre, qui est punissable, qu’on nomme Eschar-fêté de loi hors du remède.

La première est, lorsque le titre des espèces n’estpoint affoibli au-delà du remède permis par l’Or-donnance : en ce cas le Maître est tenu seulement depayer cette Escharfeté au Roi.

L’autre Escharfeté est, quand le titre de l’or 6 cde l’argent est affoibli, même au delà du remède;en ce cas, outre la restitution des sommes à quoi

N mon-