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monte cette Escharseté réglée suivant les Ordon-nances, & les Jugemens de la Cour des Monnoies,à laquelle le Maître est obligé , il est mis a l’amen-de, & même puni quelquefois de plus grande peine,suivant l’exigence des cas, & les circonstances. VoyezRemede de Loi.
ESCHASSES. Terme de Maçon. Ce sont des ; piè-ces de bois , que les Maçons dreíl'ent d’aplomb sousles premiers boulins qu’ils mettent dans les trous desmurs, pour échaffauder. On les appelle Baliveaux ,quand ils sont longs , & qu’ils se lient avec des cor-dages à plusieurs boulins les uns sor les autres. VoyezBaliveau.
ESCHAUDOTR. Terme de Manufacture. C’estle lieu destiné a dégraisser les laines, avant quede les faire filer.
Eschaudoir. Est aussi cbez les Teinturiers, unegrande chaudière, dans laquelle ils échaudent leurs-laines, avant de les mettre k la teinture.
Les Megiffiers ont pareillement des Eschaudoirspour l’apprêt de leurs cuirs : les Bouchers , pour la-ver & nettoyer les abatis de leurs viandes, commeles fraises & pies de veau : & les Marchandes Tri-pières, pour échauder les tripes dont elles sont né-goce. Voyez les Articles où P on parle de ces MarchandsU Artisans.
ESCHENO. Espèce de bassin de terre, que lesFondeurs font au dessus des moules , dans lesquelsils veulent fondre des ouvrages de métal. C’estdans l’Escheno que viennent se rendre les gros jets *ou tuyaux, où aboutissent tous les autres jets,qui sont moins considérables ; & c’est dans ce mê-me bassin que coule le métal fondu, au sortir desfourneaux où il a été mis en fusion. Voyez Fon-deur.
ESCHEVIN. C’est un Officier élû par les Habi-tans d’une Ville, pour être chargé de la directiondes affaires qui les regardent en commun, & pouravoir soin de la décoration & entretien de la Ville& quelquefois de la police.
Les Savans ne fout guéres d’accord sor l’étymo-logie de ce mot; & il y a peu de Langues, d’oùquelqu’un d’eux n’ait tâché de le dériver. Avec quelfondement ? C’est k ceux qui se connoissent en ces-fortes d’éruditions épineuses , à en juger.
La plupart conviennent que si les Echevins mo-dernes ne remplissent pas toutes les fonctions desanciens Ediles de Rome, du moins une partie estde leur ressort ; & qu’en Latin on peut les appellerJEUles ; comme le Prévôt des Marchands des Vil-les où il y en a, Prœfeclus Urbis.
A Paris, il y a un Prévôt des Marchands & qua-tre Echevins, qui ont une Jurisdiction particulière,qui s’étend sor tous les Ports, & sor les Marchandsde plusieurs sortes de marchandises , qui y arrivent ■par la rivière, &c. Voyez Prévôt des Mar-chands.
A Lyon, le premier Officier municipal se nommeaussi Prévôt des Marchands : mais dans la plupartdes autres Villes de France, c’est le Maire qui occu-pe cette place, & qui a ses Echevins.
A Toulouse, on les appelle Capitouls ; a Bour-deaux, Jurats; enDauphiné, en Languedoc & enProvence, Consuls; & k Beauvais, Pairs.
ESCHEVINAGE. C’est la qualité d’Echevin, oule tems qu’il est en fonction.
II y a plusieurs Villes en France, où l’Echevina-ge annoblit ; & c’est cette Noblesse, qu’on appellevulgairement Noblesse de la cloche ; parce que lors-qu’il s’agit d’éiire les Echevins, on assemble au sondùtne cloche les Bourgeois, ou Habitans, qui endoivent être les Electeurs.
ESCHOPE. Petite boutique attachée contre unmur, où des Marchands débitent des denrées de peude conséquence.
Les Echopes sont ordinairement appuyées aux
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murs extérieurs des Eglises, & des grandes Mai-sons. Elles'se font de planches , quelquefois endui-tes de plâtre, avec un petit toit en appenti, ausside bois, ou de toile cirée. La plupart de celles-cisont fixes , & se donnent k loyer.
II y a aussi des Echopes portatives, & commeambulatoires, pareillement de bois, qui se dressentsur quelques piliers, au milieu des marchés & desplaces publiques ; telles que sont les Echopes desHalles de Paris»
Enfin, il y en a encore de plus légères , & sim-plement couvertes & entourées de toile : ce sontcelles où les Mercelots Vendeurs de pain-d’épice,& autres, étalent leurs marchandises dans les foiresde village, & particulièrement devant & autour deslieux de dévotion , où quelque Fête attire un grandconcours peuple.
Eschope. C’est aussi un outil, dont se serventplusieurs Artisans & Ouvriers.
L’Echope des Graveurs a l’eau-forte, est unepointe d’acier, ou plutôt une aiguille affûtée par lebout en ovale, avec un petit manche de bois. Ilss’en fervent pour tracer for le vernis , dont leurplanche est couverte, les traits des desseins qu’ilsveulent représenter.
L’Echope des Serruriers est une espèce de ciseau*pour relever leur gravure.
Enfin, l’Echope des Sculpteurs & des Graveurssor métal, soit en creux, soit en relief, est un deleurs petits ciselets.
ESCHOPER. Travailler avec des échopes.
ESCLAPES DE LANGUEDOC. Marchandiseemployée dans le Tarif de la Douane de Lyon, de1632.
Elles payent 6 f de la charge pour ïancienne taxa-tion , & l f. du cent de nouvelle réaprêciation.
ESCLAVAGE. On appelle ainsi en Angleterre*un droit qu’on fait payer aux François , pour avoirpermission d’enlever certaines sortes marchandises ,dont la vente appartient par privilège a quelquesCompagnies, ou Sociétés de Marchands Anglois.Outre ce droit , on fait encore payer aux seulsFrançois le double des droits de sortie que payentles Anglois ; ce qu’on nomme Coutume de l’Etran-ger. Voyez cet Article. Voyez aujji ï Article des Droits£ entrée & de sortie des Pays étrangers , au paragra-phe de l’Angleterre.
ESCLUSE’E. Terme de Commerce de bois. C’essun train de bois de charpente, ou de chauffage,d’une longueur & largeur convenables, pour pou-voir entrer dans les différentes écluses qui se ren-contrent sur les canaux & rivières, pour en faciliterla communication.
L’Esclusée est ordinairement de 13 toises & demiede long, sor 12 piés de large ; & si elle est de boisa bâtir, elle contient environ 300 pièces de bois ,suivant la réduction des bois de charpente. On Rap-pelle aussi Brelle & Coupon. Voyez Train.
* ESCOPE, ouE’COPE. Mot Hollandois, dontil faut prononcer l’s. Espèce de pêle de bois, creu-sée & recourbée en dedans, ayant un très long man-che. On s’en sert dans les blanchisseries , pour arro-ser les toiles avec de l’eau , lorsqu’elles sont étenduesfur le pré. Les Hollandois s’en servent aussi sur leursbateaux quand ils font k la voile , pour jetter del’eau dans leurs voiles & les mouiller afin d’en res-serrer la toile , lorsque les vents sont foibles, ce quiles fait aller plus vîte. C’est pour cela, qu’ils appel-lent aussi cet instrument Gieter , c’est-à-dire, jetteur :ce mot se prononce comme s’il étoit écrit, Guitre.
Escope. Les Bateliers, Pêcheurs & Mariniers ,se servent aussi de l’Escope, pour vuider l’eau deleurs bateaux.
ESCOPERCHE. Machine pour élever les far-deaux; ou plutôt une nouvelle pièce qu’on ajouteaux machines, quand on veut les allonger, & leur
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